Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 19:14

Depuis que j’ai ouvert ce blog, je pense avoir toujours cherché à être le plus clair possible et à aider à la réflexion, soit par des analyses, soit en apportant des arguments à l’appui d’une cause que j’ai embrassée dans les années ‘80. Si je suis rattachiste (ou réunioniste), c’est la suite logique de mes engagements depuis mes dix-huit ans par amour de la Wallonie et des Wallons. Je refuse l’idée du noir et du blanc. Les choses sont évidement plus complexes. Je cherche à mettre mes concitoyens devant des faits, des situations, en essayant qu’ils soient le plus pertinent possible, à eux, ensuite, de se faire leur opinion. 
J
e vois notre société comme un ensemble de situations particulières. 
Certes, c’est là une attitude assez éloignée de certains - et ils ne se privent pas de me le reprocher, parfois avec véhémence sur les fora (*) -  pour qui il faut toujours présenter, en politique, des options claires et simples à l'électeur.

Faire simple en politique, c’est encourager le fanatisme. C’est bâtir une société guidée essentiellement par des émotions. 

Par ailleurs, en fonction des circonstances et des intérêts, on peut dire que tous les points de vue sont valables et aucun ne l’est. Je crois en la vertu de l’information (je n’ose pas utiliser le terme d’éducation). Cette dernière ne rend pas nécessairement plus intelligent - je n’aurai pas l’impudeur de le penser – mais ce que je sais, c’est qu’elles rendent, à coup sûr, moins con…

(*) N’hésitant pas non plus à user de méthodes qu’on aurait pu croire réservées à l’extrême droite, comme ce dirigeant non élu du parti réunioniste qui intervient courageusement sous le pseudonyme de « Léon » sur le forum que « Le Soir » a consacré à notre appel à la convocation d’Etats-généraux de la Wallonie et qui me convainc ainsi de ne pas renouveler ma carte de membre…

Partager cet article
Repost0
8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 17:22
Alain Destexhe nous informe sur son blog que : " le CD&V aurait fait réaliser (discrètement)  un sondage qui montre qu'une alliance "NVA + Lijst Dedecker + les plus 'modérés' du Vlaamse Belang" donnerait 25 à 30% d'intentions de vote... 

A suivre...
Partager cet article
Repost0
8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 17:15
J'ai reçu ce texte engagé d'un réunioniste sincère, observateur assidu de l'évolution politique. Je le publie intégralement, il me plait bien. Merci Michel !
  
Souvenez-vous, il y a presque un an (27/03/2007), le Ministre-Président flamand, Yves Leterme (tiens !) enterrait de manière magistrale le principe de la vignette autoroutière après une visite aux Pays-Bas. Du côté francophone, André Antoine, ministre des transports,  parlait de trahison ! Michel Daerden quand à lui parlait de sacrifice des intérêts du pays (lequel ?).
Même l’Union wallonne des entreprises se demandait qui décidait de la politique en Belgique.
Dont coût pour la Région, 24 millions d’euros de rentrées escomptées.
 
Ce jeudi 06/03/2008en visite au Pays-Bas, Rudy Demotte, notre très bilingue ministre président wallon déclarait acceptable la création d’une taxe « intelligente » pour camions dès 2011 et en 2012 pour les voitures, se ralliant ainsi au point de vue défendu par la Flandre et par sa capitale, Bruxelles !
 
« Jusqu’à présent en Belgique, la Flandre y était très favorable ; plusieurs ministres bruxellois ont dit de même. Seule la Wallonie restait en retrait, tentant toujours d’imposer une vignette classique pour les camions. Le virage est donc notable, note Michel De Meulenaere dans le Soir de ce vendredi. « Si l’on ajoute le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Allemagne où le système existe déjà pour les poids lourds depuis plus de cinq ans, cela représenterait un espace et un trafic considérable au centre de l’Europe. Le principe ? Intégrer dans les véhicules une puce couplée à un GPS qui, par satellite, mesurait le nombre de kilomètres parcourus, mais aussi le type de trajet, l’heure à laquelle il est effectué et le type de véhicule hôte du système. A partir de là, les possibilités sont multiples: payer simplement le kilomètre, augmenter le prix aux heures de pointe, faire payer davantage lorsqu’il existe une alternative valable de transport en commun (une liaison ferroviaire, par exemple), etc. » 
« D’un coût modique, le système ne devrait pas alourdir la taxation sur les autos puisque la taxe de circulation serait supprimée. On ne paierait plus qu’à l’usage. Certains conducteurs qui choisiraient de réduire l’usage de leur auto verraient donc la facture diminuer. Et cerise sur le gâteau, un plus pour l’environnement et pour la mobilité espère les partisans du système.
Rappelez-vous, il s’agissait du même discours à propos de la libéralisation de la distribution du gaz et de l’électricité pour ne prendre que l’exemple le plus récent. 
  
Ainsi sur le papier, tout va pour le mieux. Oui mais voilà la Wallonie n’est ni la Flandre, ni Bruxelles.
Négligée, voir volontairement sacrifiée par la SNCB d’Etienne Schouppe, son ancien administrateur et actuel président du CD&V-NVA (!) son réseau n’a plus la densité d’autrefois, nombres de gares ont été vendues ou désaffectées et parmi celles qui restent, nombres d’entre elles sont délabrées. Ne parlons pas plus des kilomètres de voies qui non entretenues durant des décennies ne pourraient plus être remise en service sans des réparations trop lourdes et trop coûteuses pour notre région.
Son habitat dispersé, surtout dans le sud ne permet pas l’instauration hors agglomération de ligne de bus et de tram rentable (mot d’ordre actuel) en nombre suffisant  pour permettre une mobilité telle que l’exige notre époque.
 
Relevons également à ce propos le mot d’ordre du valet de la Flandre qui déclarait il y a peu de temps vouloir envoyer des chômeurs wallons travailler en Flandre. Sachant que les Tec ne desservent pas la Flandre et De Lijn la Wallonie, on leur promet bien du courage pour s’y rendre à moindre coût et dans un délai raisonnable. Cela sans tenir compte de l’accueil qui leur sera réservé s’il ne maîtrise pas la langue de nos toujours compatriotes du Nord.
 
« Dans l’entourage de Demotte, jeudi, on confirmait sa volonté d’être partie prenante à partir de 2011, « sans préjugé de ce qui se passera entre-temps ». En clair, le Sud ne renonce pas à l’idée d’une vignette forfaitaire à court terme. La Flandre y est cependant opposée et personne ne semble imaginer que les wallons pourront seuls concrétiser cette idée. Prélude à un nouveau virage ? »  ajoute courageusement le journaliste.
 
Degrelle ne renierait pas l’évolution actuelle des choses lui qui considérait que
« les Pays-Bas bourguignons avaient constitués le plus beau fleurons du Saint Empire germanique »*.
  
*Louise, duchesse de Valence, Degrelle m’a dit », Roubaix, 1961, pages 375-376, citée par Fr. Perin dans « Histoire d’une nation introuvable » 
Partager cet article
Repost0
7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 18:34

Le site de la société batave « Kluwer » analyse l’actualité fiscale à l’attention des professionnels. Il y a parfois des informations intéressantes en matière de comparaison internationale. Voyez cette information qui m’avait échappé.
 
En bref, statistiquement, la quasi totalité de la population française est dispensée de payer un tribu suite au décès d’un de leurs proches. Cet impôt non payé augmentera ainsi corrélativement le pouvoir d’achat des héritiers, ce qui devrait indirectement permettre une relance de la consommation…
 

Et quelques autres informations pour ceux qui en ont les moyens...

Partager cet article
Repost0
7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 12:05
On peut être un excellent « politique », mais un très mauvais « politicien ». L’idéal étant d’être les deux à la fois. N'être que « politique » n'amène généralement à rien...
Ayant côtoyé les Ecolos lors d’un bref passage, comme technicien, dans une majorité gouvernementale, je me dois de dire que quand ils disent « faire de la politique autrement », ils ont raison.
Ils sont effectivement « autrement plus fort » - pour reprendre une formule entendue à la RTB(f) - et ont moins de scrupules (sans doute parce qu’ils sont moins engagés) que les autres partis traditionnels dont qu’ils le veuillent ou non, ils font partie.
Ils viennent encore de le démontrer avec brio, clamant leur déception tout en étant ravis de ne pas devoir prendre leurs responsabilités. Et gardant ainsi, confortablement et sans se mouiller, la confiance des naïfs qui espèrent encore en la prolongation de l’aventure belge tout en faisant la fortune des marchands de drapeaux... 

Et, à propos d'écologie (la vraie, pas la politicienne), une petite vidéo américaine qui fera plaisir à certains : 
Partager cet article
Repost0
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:06

Suite à mon billet du 21 février, D. L. de Liège (je le remercie , il se reconnaîtra…) m’envoie ce texte avec le commentaire suivant : «  ce décret, qui date peut être un peu (19 novembre 1792), je ne suis pas juriste et je doute qu'il ait encore une quelconque valeur, néanmoins il est tellement beau que je n'ai pas résisté au plaisir de vous le transmettre ».
 
« La Convention nationale déclare, au nom de la nation française, qu'elle accordera aide et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer leur liberté et charge le pouvoir exécutif de donner aux généraux les ordres nécessaires pour porter secours à ces peuples. »
 
Décret de la Convention nationale de 29 brumaire an 1

Partager cet article
Repost0
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 12:03
Une pétition (*) circule pour demander au président de la République, Nicolas Sarkozy, de respecter ses engagements électoraux en matière de langue française, de Francophonie et de lutte contre le tout anglais.
 
Je ne résiste pas au plaisir de citer ce rappel qui lui est fait des propos qu'il avait tenu dans son discours du 9 mars 2007 à Caen lors de la campagne électorale : 
- « La France, c’est une langue, une langue qu’elle met à la disposition de tous les hommes. Le français disait Rivarol ce n’est plus la langue française, c’est la langue humaine ».
- « Le français, c’est l’âme de la France, c’est son esprit, c’est sa culture, c’est sa pensée, c’est sa liberté. C’est le droit de penser autrement que selon la pensée dominante. La diversité linguistique, c’est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La langue n’est pas une marchandise, la langue n’est pas une technique ».
- « L’obsession d’une langue unique au prétexte de l’efficacité est un leurre qui masque les effets de domination de la pensée unique dont la langue unique est l’antichambre. Mais l’efficacité n’est même pas prouvée : la Renaissance où tout le monde s’est mis à penser et à écrire dans sa langue nationale fut plus féconde pour la pensée humaine que les longs siècles de domination exclusive du latin, comme si la créativité était bel et bien inséparable de la diversité ».
- « Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française ».

(*) Lancée par Régis Ravat - Président de l'A.FR.AV
Partager cet article
Repost0
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 12:41

Une intéressante pétition que je vous invite à signer... pour montrer que notre communauté scientifique française ou francophone a encore la capacité de penser par elle-même et qu’il ne faut pas rejeter, comme insignifiant, tout ce qui s’écrit en français. 
   
Il existe au moins trois bonnes raisons de penser qu'il est indispensable que les scientifiques continuent d’écrire en français.  
– Puisque la recherche repose essentiellement sur des financements publics, une considération  élémentaire voudrait que les contribuables aient un accès en français à ce qu’ils ont  soutenu par le biais de leurs impôts.
– La deuxième raison concerne l’enseignement. La production de livres de synthèse et de manuels en français est une tâche extrêmement honorable et même nécessaire pour compléter un enseignement dispensé en français. Comment faire aimer une discipline en n'offrant que des livres en anglais qui ne sont en général pas adaptés, ni au niveau, ni aux habitudes que nous avons de structurer nos enseignements ?
– La troisième raison relève de l'apprentissage. Il faut un grand entraînement pour pouvoir s’exprimer dans une autre langue que sa langue maternelle avec le même sens de la nuance, avec la même richesse. Quel meilleur moyen d’accéder à la pensée d’un auteur que de discuter avec lui dans sa propre langue ?

Partager cet article
Repost0
2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 18:31

Discutant récemment avec Guido Fonteyn, l'éditorialiste flamand de gauche bien connu, celui-ci me soutenait que nous avons une vision tronquée de la Flandre. Que le Peuple flamand de gauche s'opposerait à toute indépendance, entre autres, parce que dans ce cas, ils se retrouveraient avec un régime de droite assez dur.
Le
Manifeste des intellectuels réunis dans le "Gravensteengroep" montre au contraire qu'il y a certainement plus que des convergences entre les deux côtés de l'échiquier politique en Flandre. Ils ont une même vision de l'Histoire et des revendications communes pour le tout proche avenir. Et bien l'intention de les voir aboutir... Je n'avais pas encore eu l'occasion d'en parler.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 10:23

Je ferais un bilan en demi-teinte. Tout d’abord, il y a très longtemps que des Wallons ne se sont plus réunis aussi nombreux pour réfléchir à leur identité , mais curieusement ce mot n’a pas été prononcé de toute la soirée.

Mais si le thème était de présenter « un projet politique de la société wallonne pour son avenir », je reste sur ma faim. L’assistance était certes composée de militants wallons sincères (des rattachiste au partisans du "tout en wallon refondu", j'étais assis à côté de l'un d'entre-eux...) et d’une grande délégation de Fouronnais, mais n’avait attiré que peu de politiques, quelques syndicalistes et pas de représentants du monde économique. En particulier,seul des adhérents ( ?) du PS (si on peut encore qualifier ainsi les Van Cau, Dehousse, Eerdekens, Happart plutôt régionalistes et l’ultra-belgicaine Lizin - qui est juste passée le temps de se faire photographier - de « représentants du PS ») et quelques un de leurs apparatchiks représentaient le monde politique. Certes, des dirigeants ou militants de partis wallons ou confidentiels étaient présents (RWF, WALLON…). bravant leurs instances officielles. Seule bonne surprise, la présence  de quelques universitaires. Le pari de réunir la « Société wallonne », s’il a jamais existé n’est donc pas encore gagné… Mais c'est un premier pas.
 
Petit résumé des interventions (Je n’ai pas entendu celle de Jean Louvet…) :
 
Jean Pirotte, président de la Fondation wallonne a été clair et son discours, repositionnant le mouvement wallon, dans son histoire. (Le texte de son intervention est publié sous forme decarte blanche dans "Le Soir" du 4 mars)
 
Les différents dirigeants syndicaux présents - et leur présence est un fait important - ont mis l’accent (avec redondance et un ton très syndical) sur ce qu’a apporté la régionalisation des compétences économiques à la Wallonie, mais, curieusement tout en se référant à la pensée d’André Renard qui a eu (lui !) l’intelligence de lier le combat syndical au combat wallon. Ceux qui s’en réclamant maintenant ont tapé sur la Communauté française, sur la concentration des moyens à Bruixelles, sur leurs excellentes relation avec les "camarades flamands" tout en se livrant à des incantations pour le maintien de la solidarité fédérale et des professions de foi fédéralistes dont tout le monde sait que la Flandre - qui s’édifie en nation - n’en a plus rien à cirer. L’un d’eux à même parlé de symbiose, alors que le terme parasitisme eût mieux convenu. Clamant enfin leur solidarité avec Bruxelles mais tout en exprimant un certain malaise vis à vis du statut de cette ville-région.

Evidemment, ils font partie du système, il est bien loin le temps où les syndicats étaient des structures révolutionnaires. Wallons ? Oui, mais solidaires avec nos amis Flamands qui eux ne le sont pas. Il n’y a pas d’autre horizon que les frontières de la Belgique unie. En tous cas officiellement... Pour eux.
 
De l’intervenant présenté comme venant du « monde économique », en réalité le secrétaire adjoint à la fédération wallonne de l’agriculture et ancien membre du Cabinet de José Happart, alors ministre, il y a peu de chose à retenir, sauf une confirmation : c’est que la Wallonie est capable, après une période d’adaptation, d’absorber n’importe que transfert de compétences. Mais qui en doutait ?
 
De Thierry Haumont, romancier, présenté comme parlant au nom du monde culturel et associatif, je ne retiendrai qu’une chose d’une intervention laborieuse, confuse,  maladroite et improvisée (Méforme ou stress ?) : il n’y a presque rien qui a changé en 25 ans… Pour le reste, mieux vaut oublier, il est même parvenu à choquer un authentique résistant wallon de la guerre 40-45 et militant de la Wallonie libre !

 
Christophe Collignon, a sauvé la mise en résumant sa carte blanche publiée dans « Le Soir ». 

Bref, non au communautarisme, oui au régionalisme (3 régions distinctes et disparition de la Communauté française) mais dans le cadre de la Belgique… tant qu’elle assure la sécurité sociale. Point ! Rien de bien neuf, une position connue.
Alors que dans quelques mois, nous allons probablement assister à la grande rupture… On voudrait relancer le débat entre communautaristes et régionalistes qu’on n’aurait pas fait mieux. Certains cachaient mal une certaine jalousie à l’égard de Bruxelles tout en l’assurant de leur solidarité indéfectible. Il faut dire que la sortie provocatrice et méprisante de Maingain sur son projet d’Etat francophone était dans tous les esprits.

Tout ça manquait furieusement de hauteur.

Un pause bienvenue a permis à aux spectateurs de se rencontrer… Et d’échanger leurs points de vues.

Après une rapide présentation rapide de la « Déclaration pour un projet politique mobilisateur de la société wallonne » (ICI en pdf pour que vous puissiez vous en faire une idée et éventuellement réagir) un court débat avec la salle a surtout permis aux politiciens présents de s’adresser à l’assemblée pour leur dire – comme d’habitude – ce qu’elle souhaitait entendre. Van Cau plutôt régionaliste, Eerdekens partisan du rattachisme, Dehousse osant rappeler que c’est grâce à la Communauté française (omettant de dire qu’elle fut obtenue par F. Perin dans cet objectif) que la Région wallonne a pu exister. Pour ceux qui l’ont oublié, les Flamands voulaient un fédéralisme basé sur les Communautés linguistiques, les Wallons mettant en avant la maîtrise de l’économie par les régions. Le résultat fut un compromis boiteux dont nous payons encore aujourd’hui les conséquences. (1) Particulièrement en matière d’enseignement où il faudrait adapter les programmes en fonction des besoins locaux. J’aime bien utiliser l’image suivante : « Un sanglier ne se chasse pas de la même manière dans le bois de la Cambre et dans les forêts d’Ardenne… »

Happart a conclu à sa manière inimitable. Dans un discours disant tout et son contraire.
Petit florilège :
- La Belgique vivra encore longtemps et la rupture risque de se faire dans les 6 mois qui viennent.
- La Wallonie Région de France ? Pourquoi pas, je n’y suis pas opposé (Ah bon ?) ? Mais les Français n’en veulent pas. (Ah booonnnn  ?)
- Il faut préparer l’avenir, mais le Parlement wallon ne veut pas en parler.
- Les politiques ont bien compris qu’on va dans le mur, mais ils doivent suivre l’opinion publique qui ne l’a pas compris.
 Bref une soirée décevante d’une part, ne représentant qu’une partie de la société civile wallonne et une fraction (en rupture de ban ?) du monde politique les orateurs inscrits au programme persistant à croire (ou à vouloir faire croire) à la poursuite d’une Belgique fédérale pourtant illusoire. Tandis que dans la salle, et autour d’un verre ensuite, les militants wallons se retrouvaient pour dire qu’il est temps de préparer l’avenir parce que le moment de la rupture est très proche. Le débat entre régionalistes et communautaristes risque d'être très vite dépassé... "On ne fait pas les cuivres quand la bateau coule"...

Mais malgré ça, un moment important d’autre part simplement parce qu’il a eu lieu. J'espère que les organisateurs vont en tirer les leçons nécessaire et poursuivre en élevant le débat. Ceci dit, je pense que sans un relai politique fort et pluraliste, tout ça risque de n'être qu'un coup d'épée dans l'eau. Et à l'heure actuelle, ce relai n'existe pas. Il y a peut-être quelque chose qui est né ce vendredi soir de tempête à Namur...

Il est pourtant urgent maintenant de se réunir autour d’un vrai projet d’avenir pour la Wallonie, au-delà des partis et des divisions de la Société civile. Pour ça, il faut absolument une pression politique, une prise de conscience et une réflexion approfondie en mettant toutes les cartes sur la table. C’est l’objet de l’appel lancé dans le
Manifeste pour la convocation des Etats-généraux de la Wallonie.
Je n'aimerais pas que vous restiez sur une mauvaise impression. Il s'est passé quelque chose ce 29 février à Namur. Et vous verrez que c'est en rapport avec ce que j'écrivais sur l'identité dans un billet précédent. Je vous invite vivement à lire
ce qu'écrit mon ami François Lemaire sur "Debout la Wallonie !", tout comme le regard d'Arnaud Pirotte.
 
(1) Il faut aussi savoir que les Flamands n’ont pas renoncé à faire valoir leur point de vue. Les projets de Maingain et Consort les rejoignent curieusement. Si vous relisez les résolutions que le Parlement wallon a voté le 3 Mars 1999, ces résolutions proposent une structure binationale avec deux Etats fédérés à part entière, la Flandre et la Wallonie et deux régions à statut spécial, la Région de Bruxelles-capitale et la Région de langue allemande. (Jusque là on peut les suivre sauf pour les statuts spéciaux… qui sont en réalité une façon de nier
la Région de Bruxelles)  Mais ce qui est sous entendu également, c’est qu’à l’instar de la Flandre, la Belgique francophone pourrait également procéder à une fusion de la Région et de la communauté, ce qui entraînerait plus de transparence et d’équilibre. C’est avec quelques nuances ce que Maingain propose. Pour les militants wallons, il n’en est évidemment pas question.

 
 
Partager cet article
Repost0

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Recherche

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Sur Le Feu...