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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 10:05
Il s’agit du Communiqué de presse des Relations publiques du Parlement de la Communauté française suite à cette réunion. Je vous le mets en version intégrale. Il est intéressant en ce sens qu’on voit dans quel sens les débats s’orientent.
 
Ce mardi 29 janvier 2008, le Groupe Wallonie-Bruxelles a poursuivi ses auditions d'experts. Quatre professeurs et constitutionnalistes, dont l'expertise est largement reconnue en Communauté française Wallonie-Bruxelles, ont présenté aux membres du Groupe le fruit de leurs réflexions.
 
Premier intervenant, le professeur Marc UYTENDAELE (ULB) a consacré son intervention à l'articulation des collectivités fédérées et la question de la sous-nationalité dans l'espace Wallonie-Bruxelles.
Après avoir énuméré les maladies de jeunesse de notre système fédéral, Marc Uyttendaele propose une nouvelle configuration de l'Etat autour de quatre autorités fédérées : l'autorité flamande, l'autorité de Wallonie et de Bruxelles, l'autorité bruxelloise et l'autorité germanophone. Dans ce contexte, il propose la création d'une fédération francophone dans la fédération belge, qui permettrait aux Francophones de parler d'une seule voix et de se préparer à un éventuel éclatement du pays, sans remettre en cause l'autonomie wallonne et l'autonomie bruxelloise. L'autorité bruxelloise, qui se substituerait à l'ensemble des institutions bruxelloises actuelles (Région, COCOF, COCON), se verrait confier, à l'instar de ce qui se fait au nord et au sud du pays, un ensemble homogène de compétences regroupant des compétences qui sont aujourd'hui qualifiées de régionales et de communautaires. Enfin, il propose l'instauration d'une citoyenneté culturelle qui est de nature à résoudre un certain nombre de problèmes politiques épineux
(scission des arrondissements judiciaire et électoral de BHV, accès des Francophones de la périphérie à l'enseignement et à la culture).
 
Le professeur Hugues DUMONT (Facultés Saint-Louis), s'est quant à lui penché sur l'exercice des compétences communautaires à Bruxelles.
A Bruxelles, outre les 19 communes bruxelloises, pas moins de six collectivités politiques sont en effet compétentes pour exercer les compétences communautaires. Quatre collectivités politiques gèrent les matières unicommunautaires. Il s'agit de la Communauté française, de la Communauté flamande, de la Commission communautaire française (COCOF) et de la Commission communautaire flamande, soit la « Vlaamse Gemeenschapscommissie » (VGC).
 
Les deux autres collectivités politiques gèrent les matières bicommunautaires qui intéressent tant les francophones que les flamands de Bruxelles. Il s'agit de l'autorité fédérale, pour les matières biculturelles et biéducatives, et de la Commission communautaire commune, principalement pour les matières bipersonnalisables. L'exposé a souligné les écarts qui séparent souvent les règles de droit qui répartissent les compétences entre ces diverses autorités et les pratiques sur le terrain. Plusieurs suggestions ont été avancées pour améliorer ces règles et ces pratiques. Il a notamment été proposé de transférer à la Région bruxelloise les compétences biculturelles et biéducatives
d'intérêt régional que l'Etat fédéral néglige d'assumer actuellement.
Le thème abordé par le professeur Marc VERDUSSEN (UCL) recouvre deux sujets différents : les frontières de l'espace Wallonie-Bruxelles et la protection des minorités. S'ils sont distincts, ils n'en sont pas moins liés, dans la mesure où, en Belgique, la protection des minorités mobilise, de part et d'autre de la frontière linguistique belge, deux visions a priori antinomiques du modèle fédéral, l'une personnaliste, l'autre territoriale.
 
Limitant l'examen de la problématique à la protection des minorités linguistiques et, plus particulièrement, de la minorité francophone établie dehors de l'espace Wallonie-Bruxelles, le professeur Verdussen envisage cette protection dans le cadre actuel du territoire de la Région bruxelloise et ensuite, dans l'hypothèse d'un élargissement du territoire de la Région bruxelloise. En effet, la mise en place d'un espace Wallonie-Bruxelles alliant efficacité et solidarité passe également par une prise en compte des valeurs identitaires des francophones établis sur une autre portion du territoire belge et qui y ont le statut de groupe minoritaire. De la ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales jusqu'à l'élargissement du territoire de la Région bruxelloise, des formules permettraient, d'améliorer les difficultés de la minorité francophone établie en dehors de l'espace Wallonie-Bruxelles. Elles se heurtent toutefois à des écueils politiques liés aux postulats d'homogénéité et d'intangibilité des régions linguistiques, auxquels les flamands paraissent indéfectiblement attachés.
 
Première observation. De toutes les formules, l'élargissement du territoire de la Région bruxelloise, englobant un nombre significatif de communes, pourrait conduire à une amélioration sensible des droits linguistiques de la minorité francophone et répondre à des impératifs socio-économiques, même si les communes ici concernées ne sont pas celles confrontées à un problème minoritaire. Cette formule n'est néanmoins pas la panacée, car ne concerne pas les francophones domiciliés dans en région de langue néerlandaise ou allemande. Elle doit donc être complétée par d'autres formules, comme la conclusion d'accords de coopération.
 
Seconde observation. Les revendications des minorités linguistiques appellent-elles un même traitement ? Ces revendications se fondent généralement sur l'exigence du respect d'une identité culturelle, impliquant ainsi la nécessité d'une dynamique de contextualisation des droits fondamentaux. Mais l'utilisation d'une langue (minoritaire ou majoritaire) n'a pas en toutes circonstances un enjeu culturel aussi essentiel. En d'autres mots, le professeur Verdussen estime qu'il y a place pour une appréhension culturelle et fonctionnelle des droits linguistiques.
 
Le professeur Verdussen pose ainsi la question : « Est-il absolument irréaliste d'envisager un réaménagement des champs de compétences des communautés, en leur permettant de prendre des initiatives culturelles ou de créer des écoles en n'importe quel endroit du territoire national ? A l'évidence, le concept même de « frontières » s'en trouverait profondément revisité. »
 
Le professeur SCHOLSEM, de l'ULg, estime quant à lui que l'impact fiscal et financier du processus de réforme de l'Etat s'impose de plus en plus. Il suffit à cet égard de considérer les revendications flamandes actuelles.
Ces facteurs fiscaux et financiers ont véritablement modelé la structure actuelle du fédéralisme belge. Ceci est encore plus visible pour les institutions appartenant à l'espace Wallonie-Bruxelles en raison de leur complexité. Toutes ces entités sont connectées sur le plan budgétaire.
L'observation scrupuleuse des règles relatives aux dépenses doit permettre d'éviter que, par le biais d'accords de coopération, la compétence réelle ne glisse dans les mains d'un autre pouvoir. On pense plus spécialement au cas de la Région de Bruxelles-Capitale dont le sous-financement est admis par tous. La voie d'un accord de coopération "chargé" doit être exploré. Les Régions peuvent prélever des impôts et ce dans un cadre plus large depuis la réforme de 2001.
Les francophones doivent veiller à ce que les règles actuelles et futures ne débouchent pas sur une concurrence fiscale déloyale qui sera surtout sensible au centre du pays.
Le refinancement de la Communauté française via l'aide de la Région wallonne et de la Cocof suscite un problème particulier en ce qui concerne cette dernière, dont le financement doit être revu. Enfin, toute idée de fiscalité communautaire semble devoir être abandonnée.
Toutefois, les francophones devront être attentifs à toute tentative qui, sur le plan fiscal ou para-fiscal, introduirait à Bruxelles un concept s'apparentant à la création d'une "sous-nationalité".
 
Un large échange de vues s'en est suivi entre les membres du Groupe Wallonie-Bruxelles et les experts.
 
Prochaine réunion du Groupe Wallonie-Bruxelles : mardi 4 mars 2008
14h. Présentation des rapports intermédiaires des quatre groupes de travail et poursuite des travaux.
 
D'autres documents alimenteront leur site spécialement dédicacé : www.groupewalloniebruxelles.be
 
Ce communiqué est suivi d’un « APPEL A CONSULTATION ». Je ne peux que vous inviter à y participer. Suggérer dans ces matières une équivalence avec la France serait par exemple une bonne suggestion à faire…
 
Le Groupe de travail « Matières culturelles » du Groupe Wallonie-Bruxelles encourage toute personne concernée tant par les matières audiovisuelles, culturelles, d'emploi des langues ou encore sportives, à communiquer leur réflexion sur le renforcement des liens entre entités fédérées francophones afin d'assurer une cohérence en ces matières au sein de l'espace Wallonie-Bruxelles.
 
Cette réflexion synthétisée en maximum 2 pages, peut parvenir au secrétariat du Groupe de travail « Matières culturelles » avant le 15 février 2008 : sophie.charlier@pcf.be - boegaertsl@pcf.be
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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 12:16

C'est le titre d'un carte blanche que signe dans « Le Soir »  de  ce vendredi Marco Van Hees, journaliste et fonctionnaire au Service Public fédéral des Finances, auteur de « Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches », livre à charge du Minister des Finances (Ed. Aden, 2007)
Intéressant, les propos de cet homme très engagé rejoignent
ce qu'écrivait, il y a peu, Jean-Pierre Hellin-Robert sur « Debout la Wallonie !  »...

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 18:59
Vous vous souvenez de l’appel de Lise Thiry, répercuté ici pour sauver l’Institut Pasteur menacé - officiellement - pour raisons budgétaires. Vous avez d’ailleurs été nombreux à réagir et à signer la pétition lancée à cette occasion sur «  www.savepasteur.be »

 

 

On apprend aujourd’hui qu’une scientifique aurait été licenciée parce qu’elle a pris part, avec plusieurs éminents chercheurs belges et français, au lancement du Comité de soutien de l'Institut qui est également membre du Réseau International des Instituts Pasteur, comptant actuellement plus de 30 institutions dans le monde entier. C’est une information à faire confirmer…

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:36

Sans commentaires...

Les membres de la famille royale devraient percevoir, en 2008, un total de 13,3 millions d'euros contre 12,5 millions en 2007, après indexation de la dotation royale. 
Le roi Albert devrait se voir attribuer 10,2 millions d'euros, la reine Fabiola, 1,472 million, le prince Philippe 940.000 euros, la princesse Astrid 326.000 et le prince Laurent 318.000.
 
Ceci simplement à titre de donation royale (pour couvrir les frais courants, l'argent de poche...) et ne tient pas compte des bâtiments « de fonction » que l'Etat met à disposition du souverain et de sa famille (comme, par exemple, le château de Laeken ou le palais royal de Bruxelles). 
Pour mémoire, la fortune personnelle du roi se composerait essentiellement d'une propriété immobilière à Châteauneuf de Grasse (France), d'un yacht de 15 mètres (d'une valeur d'environ 1,5 million d'euros) et d'un capital financier d'environ 12,4 millions d'euros.

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:15
Pour coller à l’actualité, j’aurais pu gloser sur la énième sortie, hier, du bruxello-nombriliste Maingain et son rêve « d’Etat Wallonie-Bruxelles ». Mais bon, il n’y a là rien de neuf et ce n’est qu’un message à l’usage de ses électeurs – ceux qui mettent des drapeaux aux fenêtres des immeuble bruxellois – inquiets, à juste titre en ce qui les concerne, de voir leur « ancienne Belgique » se déliter. 
Il y a pour la Wallonie – et pour Bruxelles si elle le veut – une bien meilleure solution. Et certainement pas uniquement pour des raisons économiques comme certains le disent.
 
Je m’inquiète davantage des propos récents de Nicolas Sarkozy qui semble vouloir faire une « révolution cultuelle ».
Même si le Chef de l’Etat prétend « ne pas remettre gravement en cause le principe de laïcité », il a eu des propos inquiétants dans plusieurs discours.
- Au Vatican : « Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes » et « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur. »
- En Algérie : «  je suis venu vous dire que la France se trouvera toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de combattre le terrorisme, l’extrémisme, l’intégrisme, l’islamophobie »... « Mais si nous voulons ensemble vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice. »
- En Arabie saoudite (pays où l’islam n’es pas très modéré) : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la civilisation n’ait pas de racines religieuses ». Louant Dieu « qui n’asservit pas l’homme mais le libère », «Dieu, qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes », «Dieu,source d’espérance et de progrès ».
 
Ce que je comprends de sa « laïcité positive », c’est que, pour lui, la religion est davantage un atout qu’une tare et mérite à ce titre d’être encouragée… et qu’elle vide le concept de laïcité de son sens, puisque la définition de la laïcité est forcément négative et minimaliste. La société politique laïque repose sur la forme de la non-croyance, on se constitue comme citoyen indépendamment de ce qu’on est préalablement, aux plans religieux ou culturel. La société politique ne peut garantir la liberté d’expression que si elle est aveugle sur les croyances des citoyens et si elle s’abstient de se prononcer sur ce sujet. C’est ce que garantit d’ailleurs l’excellente loi de 1905. Ce qui est en jeu ici, c’est la reconnaissance des « communautarismes » comme partenaires ou pire, égaux du monde politique.
 
Des écarts choquants par rapport à ce qui a été l’attitude des Présidents précédents qui ont toujours mis un point d’honneur à ne pas à imposer leurs croyances privées à la République. La France – à l’inverse de la Belgique - ne mélange pas les religions, aussi respectables que soient leurs croyances, et le domaine public dans lequel elles n'ont pas à interférer. La France, ce n’est pas non plus l’Amérique de Georges W. Bush…
 
Choquant quand il explique que « le fait spirituel est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance ». De quelle « tendance naturelle » parle-t-il ? Il nie ainsi la capacité des athées ou des agnostiques à se poser des questions existentielles. comme il dénie aussi ce droit aux milliards de gens, des animistes aux confucianistes et autres, qui ne croient pas non plus à une transcendance ! C’est une vision très étroite et assez insultante.
 
Des propos choquants à l’égard des enseignants et une remise en cause des Valeurs de l’Ecole publique républicaine, laïque et obligatoire qui a fait la France moderne.
 
Choquant également cet amalgame : l’antisémitisme et le racisme, le fanatisme et le terrorisme, qui restent pour tous les humanistes les maux les plus violents et les plus insupportables, qui sont mis sur le même plan que la « phobie » d’une religion. C’est tout le débat sur ce thème contre lequel nous nous élevons : le procès de Charlie Hebdo, l’inquisition et les poursuites contre les auteurs des caricatures de Mahomet, le délit de blasphème... On ne peut pas mettre l’antisémitisme et l’islamophobie sur un même plan. C’est presque du révisionnisme.
 
Mais, qu’est-ce qui lui a pris ? Les calculs électoraux et le racolage ne justifient pas de prendre des risques aussi important pour l’avenir d’une Nation.
 
Heureusement, la Démocratie française est saine et gageons que le Peuple saura actionner les leviers adéquats pour ramener le président à la raison, s'il lui prenait l'envie de dépasser les bornes. 
C’était Victor Hugo qui écrivait dans « Histoire d’un crime » que : « L'Elysée fut dans Paris le coin inquiétant et noir. Dans ce lieu mauvais on était petit et redoutable. On était en famille, entre nains. On avait cette maxime : jouir. On vivait de la mort publique. Là on respirait de la honte, et l'on se nourrissait de ce qui tue les autres. C'est là que se construisait avec art, intention, industrie et volonté, l'amoindrissement de la France. » A méditer...

(M. à J.) Une réflexion complémentaire de Jean-Claude Monod dans "Le Monde" du 29 janvier
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 22:15

On a un peu parlé de la proposition de limiter la fonction de bourgmestre à deux mandatures. Elle a été immédiatement flinguée par pratiquement toute la classe politique… Sauf Ecolo, qui est partagé et j’y reviens ci-dessous.
 
Il faut dire aussi que cette proposition arrive à un moment suspect (pensons aux cas « Vandenhaute et Lizin ») et dans ce cadre s’apparente à de la démagogie facile puisque son auteur – qui a grandi dans le sérail politique et n’est donc pas un naïf ni un idéaliste - était quasiment certain des réactions. Mais un coup de pub n’est jamais à dédaigner.
 
Si on veut mettre vraiment fin au clientélisme, aux baronnies et à l'immobilisme, ce serait un petit pas, mais facilement contournable tant que tout le système électoral, politique et administratif qui a été conçu pour bétonner l’immobilisme n’aura pas été réformé. Mais ça... 
 
Et tant qu’à faire, on pourrait proposer la même chose pour les ministres, députés, sénateurs, députés provinciaux, mandats divers dans les organismes publics, etc. Non ? 
 
Et c’est là que la réaction d’Ecolo (qui a voté la loi électorale actuelle) est intéressante et amusante parce que si mes souvenirs sont bons, les statuts d’origine de ce parti prévoyaient bel et bien l’interdiction d’occuper deux fois successivement le même mandat. 
La professionnalisation de la politique leur a fait oublier très rapidement cette bonne résolution.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 18:32

... de Xavier Diskeuve (et à celui de Freud !) qui s'est fendu d'un billet dans le Vers l'Avenir de ce matin. Lisez-le, finalement, et probablement sans le vouloir, il confirme que nous avons beaucoup à apporter à la France !

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 12:10

C'est sous ce titre choc qu'Arnaud Huppertz publie dans le « Vers l’Avenir » de ce 22 février une interview qui fait écho aux vœux 2008 d’André Flahaut, président local du PS. Ce dernier plaide pour une position commune des élus politiques actuels concernant l’impact potentiel des réformes institutionnelles sur notre Brabant wallon. 
 
Les quatre partis traditionnels (hors FN) représentés au parlement – et classiquement les seuls à être qualifiés de « démocratiques » - ont tous promis un élargissement de la Région de Bruxelles - c'est fort bien - et Flahaut d’énumérer les différents scénarios possibles, depuis élargissement aux six communes à facilités jusqu’à l’annexion (il ne le dit pas en ces termes…) de communes du Brabant wallon. 
 
Il récuse (heureusement) cette dernière possibilité, contrairement à ce qu’à laissé entendre Di Rupo (qui, comme Gilson en 1963 n’hésiterait pas à se débarrasser de communes à faible pourcentage d’électeurs de son parti) en d’autres temps et à d’autres occasions. Il est vrai que d’autres, au MR, par exemple ont fait pire… Pendant que d’autres encore, au CdH et chez Ecolo, se taisent… politiquement ou plutôt… prudemment !
 
Sursaut de dignité, bon sens ou… simples propos de début de la campagne électorale régionale de 2009 ? 
 
Si, une fois n’est pas coutume, je ne peux que lui donner raison sur le fond de son message, j’espère qu’il est sincère quoique fort tardif dans ses convictions. 
 
J’avoue faire très peu confiance aux partis traditionnels sur ce point. Chez moi, cette défense de l’intégrité française (et donc wallonne !) du Brabant wallon, ce n’est pas nouveau.
 
Voici quelques textes publiés ces dernières années sur ce thème et que vous pouvez retrouver parmi d’autres dans la rubrique « 
Brabant wallon ».
- 28 mai 2004 : « Conférence de presse » (6ème point)
- 8 décembre 2005 : « 
Notre Brabant wallon reste menacé ! »  
- 30 décembre 2005 : « 
Jodoigne, les Flamands pourraient faire la différence aux élections communales ! » 
- 4 avril 2006 : « 
Le Brabant wallon devient-il un nouvel eldorado pour les enseignants flamands ? » 
- 12 juillet 2006 : « 
Brabant wallon : les communes visées par les revendications flamandes » 
- 19 décembre 2006 : « 
L’intégrité du Brabant wallon en péril » 
- 13 janvier 2007 : « 
Plus fort que le séparatisme ? » 
- 12 février 2007 : « 
Le MR veut-il des échevins flamands à Waterloo et Braine-l’Alleud ? » 
- 5 septembre 2007 : « 
Que Bruxelles avale les deux Brabant ! » 
- 2 octobre 2007 : « 
BHV: B. Grouwels demande si le Brabant wallon est prêt à être bilingue »

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 20:13
Une fois n’est pas coutume, Jean Nandrain, rattachiste tournaisien, m’envoie ce petit mot qui, s’il soulève une interrogation importante, mérite de figurer ici parce qu’il me permet de rebondir sous forme de notes.
 
Il est vrai, que depuis des lustres, les noms d’oiseaux valsent entre élus du nord et du sud de ce pays. Chose plus étonnante qui révèle bien l’état de la démocratie et du respect en Wallonie (les jeunes délinquants n’ont plus la primeur de la vulgarité), c’est que même certains élus n’hésitent plus à insulter d autres élus de la région wallonne.
Apres s’être faite huer il y a quelques temps au parlement wallon, parce qu’elle parlait dans sa langue (allemande), une députée d’Eupen, se serait faite traiter de « punaise » lors d’une visite au Conseil communal de Huy et, ne comprenant pas, s’entendre expliquer que ça veut dire « un tout petit peu nazi » par une personne bien connue à Huy et au Sénat. (1)
Il est grand temps de revenir à des pratiques moins douteuses, car c’est la réputation des wallonnes et des wallons qui est en jeu. (2)
 
Jean Nandrain
 
Notes :
(1) C’est d’autant plus gênant d’associer une personne germanophone au mot « nazi » que ça devrait rentrer dans le cadre de la loi qui protège les gens contre des propos racistes. Mais, on sait qu’en politique belge, l’application de cette loi est à géométrie variable, surtout si les propos sont flamands et destinés à stigmatiser des Wallons. Nous verrons ce qu’il en sera ici…
(2) Je rappelle cette phrase de François Perin dans un de ses discours : « Nous, Wallons, avons acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible ». Ne le faisons pas mentir…
C. T.
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:53
Il y a 60 ans, le 21 janvier 1948, le « Fleurdelisé » devenait le drapeau officiel du Québec à l'initiative de l'Assemblée Législative de la province (l'actuelle Assemblée Nationale du Québec). Détail piquant, ce drapeau aux quatre fleurs de lys (emblème de la dynastie capétienne) est adopté le jour anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI…
La croix blanche sur fond bleu est apparue sur les navires français au temps de Jacques Cartier et de François 1er. Les Québécois ont complété leurs symboles identitaires en 1977, en faisant de la Saint-Jean (24 juin) leur fête nationale.
 
Pour la petite histoire ; l'ancienne colonie française de la Nouvelle-France, annexée par l'Angleterre suite au traité de Paris du 10 février 1763, a été rebaptisée Province of Quebec par la Proclamation Royale du 7 octobre de la même année. La «Belle Province» est constituée en colonie du Bas-Canada par l'Acte constitutionnel du 10 juin 1791. Elle reprend le nom de Province de Québec à la faveur de la création de la Confédération canadienne, en 1867.
Mais cette affaire n’est pas terminée, certains (et je salue leur combat, Marie-Mance Vallée !) contestent avec des arguments intéressants la validité de cet traité. Toujours à propos de celui-ci, Voltaire, que l’on a connu mieux inspiré, a écrit au ministre Choiseul : « Je suis comme le public : j'aime mieux la paix que le Canada et je crois que la France peut être heureuse sans Québec »…C’est lui aussi qui évoquera plus tard dans Candide ces « quelques arpents de neige vers le Canada ». Comme quoi, être un illustre philosophe n’est pas tout dans la vie…
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
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- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
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