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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 12:03
J’en ai parlé récemment, s’il est difficile de définir précisément ce concept – Il y a autant de confédéralismes qu’il y a de confédérations – la plupart des auteurs sont d’accord de dire qu’il s’agit toujours d’une forme d’association d’Etats souverains qui décident de mettre en commun un certain nombre de compétences déléguées à une structure faîtière. Un peu comme dans le monde des entreprises ou des organisations qui s’associent pour arriver à des économies d’échelle tout en augmentant leurs visibilités ou leurs domaines d’action.
Et en général, ça marche plutôt bien. La Suisse en est l’exemple - proche - le plus connu. On ne peut pas dire que là, ce soit le chaos ou l’anarchie (et pas « l’énarchie », terme qui désigne ce que d’aucun appellent péjorativement la mainmise des « énarques » - diplômés de l’ENA, l’Ecole Nationale d’Administration - sur la haute administration de l'Etat... en France !).
Evidemment, celui qui est annoncé en Belgique est d’un modèle un peu… Euh… original ?
Ce n’est évidemment pas du confédéralisme – et là Francis Delperée à raison d’utiliser l’expression « fédéralisme des cons » - puisque c’est déjà comme ça qu’il aurait pu qualifier le fédéralisme « à la belge » qui n’était pas non plus du fédéralisme. Un fédéralisme « Belgica-Dry » en quelque sorte...
Or, le vrai fédéralisme tel que proposé par François Perin, dernier vrai « homme d’Etat » et moteur du Rassemblement wallon, aurait pu sauver la Belgique s’il avait été appliqué complètement, à temps et avec sincérité. Au lieu de ça, nos partis traditionnels sont entrés à reculons dans la régionalisation qu’ils ont subie après l’avoir longuement combattue. Quand il fût trop tard, on a bien essayé d’aménager le machin et de le baptiser « fédéralisme d’union » et de s’étonner qu’il ne marche pas.
Le confédéralisme proposé aujourd’hui n’est qu’un avatar supplémentaire de cette longue chaîne de non-décisions, de reculades ou de résistances liées à la cécité de nos dirigeants face au nationalisme flamand que certains - Picqué, Moureaux, Milquet, Reynders etc… - découvrent tout à coup ces derniers jours.
Ce confédéralisme « à la belge » confirmerait probablement la mainmise de la Flandre (le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière…) sur toutes les activités rentables du pays. Et comme d’habitude, au détriment de la Wallonie. Faut-il en arriver là pour sauver une Belgique en qui plus aucune personne moyennement informée et normalement cérébrée (*) ne croit plus vraiment ?
Parce que je serais vraiment très étonné que « nos » négociateurs aillent au bout des choses, sans tabou, c'est-à-dire jusqu'à la création des plusieurs Etats souverains avant de passer à une éventuelle phase d’union dont on pourra alors se poser la question de la réelle utilité. 
Sinon, nous aurons un confédéralisme « Flandria dry » qui sera pour nous, Wallons, une nouvelle catastrophe autant politique qu’économique.
Il y a une autre solution, bien plus intéressante… Mais elle demande cinq minutes de vrai courage politique !
(*) Dotée d’un cerveau…  L'ignorance étant un des fondements les plus sûrs du sentiment belge. L'ignorance de l'histoire du fédéralisme certes, mais aussi l'ignorance de l'histoire de Belgique elle-même.
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 12:02
J’ai reçu une copie du Communiqué de la Présidence du Parlement wallon daté d’hier soir.
On n’en a pas parlé, et pour cause, lui aussi fait semblant de s’étonner du caractère flamand de Verhofstadt.
 
Il y a pourtant un passage, un peu difficile et d’une formulation curieuse, intéressant quand il parle de Verhofstadt « qui a voulu acquérir une stature d'homme d'Etat par une contribution pour la Belgique à venir mais a, en réalité, simplement voulu deux choses :
- il n'a pas digéré la défaite du 10 juin 2007 et rend toute gouvernance quasi impossible après le 23 mars ;
- il met la barre des exigences de réformes institutionnelles à un niveau tel qu'Yves Leterme ne pourra l'atteindre lors des négociations avec les Wallons et les Bruxellois ; dès lors, l'horizon des élections régionales en Flandre reprend tout son sens. »
Il termine avec un éclair de lucidité à laquelle il ne nous avait pas habitué… : « la Flandre, y compris celle de Guy Verhofstadt, est partie vers une indépendance unilatéralement. Il faut arrêter de nous prendre pour des mendiants ! Il vaut mieux être seul que mal accompagné, surtout si l'objectif final est de nous déconsidérer. Il y a des moyens moins hypocrites de le dire, mais cela nécessite un certain courage. »
 
Pas mal, José ! Je me demande ce qu’en pense son président de parti…
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 06:58
Alors qu'il s'agit d'une simple synthèse (*) des propositions des uns et des autres. Synthèse même assez modérée en ce qui concerne les revendications flamandes, je trouve. Non ? (Téléchargez la note Verhofstadt)
Les partis "francofiottes" – suivant l'amusant lapsus de Javaux ce matin à la RTB(f) – ont beau pousser des cris d'orfraies en découvrant que Verhofstadt est... Flamand, il n'en reste pas moins qu'ils n'étaient demandeurs de rien. Et qu'ils ne pouvaient que subir la négociation.
Ils n'ont toujours pas intégré le fait nationaliste flamand qui a détruit ce pays. Certains peuvent le regretter sans doute. Ne pas en tenir compte est une faute. 

(*) Amusant aussi ça, une synthèse qui... divise !
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 12:24

Les représentants « francophones » au Groupe des 12 ont été désignés par les partis traditionnels. 
Au MR, Didier Reynders et Olivier Maingain. Armand De Decker y participera également en tant que président du Sénat. 
Au PS, il s’agira d’Elio Di Rupo de Philippe Moureaux.
Le CDH enverra Joëlle Milquet. 
Ecolo sera représenté Marcel Cheron, l’homme qui a déclaré un jour « qu’il n’aimait pas les Wallons mais se battait pour eux… ».
Soit six ultra-belgicains dont quatre élus bruxellois, un montois royaliste et un brabançon wallon fort peu Wallon. je ne classe pas Reynders qui co-présidera le groupe et jouera la « neutralité ». 
Excellent choix, logique et très équilibré, convenons-en… Il ne manque qu'Annie Cordy et Christian Laporte pour que notre bonheur soit complet…
Les débats vont être intéressants.
Avez-vous compté le nombre d'anciens membres de la Volksunie dans la délégation flamande ?

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 20:52
J’ai eu envie de réagir à l’interview et donc aux propos sidérants de Philippe Moureaux (Pouvions-nous imaginer qu’un jour il y aurait une telle poussée séparatiste au nord du pays ?) dans « Le Vif /l’Express » de ce 4 janvier, mais Jules Gheude vient de le faire avec talent sur « Debout la Wallonie ! ».
 
J’aimerais simplement « jeter un peu d’huile sur le feu » (Traduction : « Contribuer à la réflexion »…) à propos de la prochaine révision de la constitution.
 
M. Moureaux se disait, dans « Le Vif /l’Express », convaincu de la nécessité d’une nouvelle grande réforme de l’Etat, mais il refuse  « la version du confédéralisme dans laquelle les Régions et les Communautés seraient quasiment des Etats indépendants, où la Belgique serait vidée de toute substance ». Un point de vue différent de celui duministre-président flamand, Kris Peeters, qui déclarait en septembre dernier : Il nous restera encore en commun l’armée, la monnaie, une partie de la fiscalité et les lignes à haute tension. Différence de point de vue qui montre que les francophones sont responsables en n’ayant toujours pas accordé le crédit nécessaire aux résolutions du Parlement flamand. Résolutions votées le 3 mars 1999 et dans la droite ligne des revendications du Mouvement Flamand. Ce n’est pourtant pas faute de les avoir avertis…
 
Tout ça pose une question…  le Confédéralisme même est-il encore possible ?
 
J’ai relu récemment un article de la revue « Brussels Studies » (à vos souhaits !) des Professeurs Dumont et Van Drooghenbroeck des Facultés Saint Louis à Bruxelles (Mais peut-être faut-il dire « Brussels ?). Consacré au statut de Bruxelles dans l’hypothèse du confédéralisme, les auteurs développent leurs réflexions et comparent les points de vue entre Flamands et francophones. Intéressant et trop rare.  En très gros résumé - je vous invite à lire cet article – l’objectif flamand est de « réclamer toutes les dévolutions de compétences intéressantes sur les plans politique, financier, et économique (*) et la conservation des avantages de la cogestion de la région bruxelloise ». Il n’y a donc plus que les seuls rattachistes qui le disent.
Les auteurs rappellent que pour eux, ce qui est visé c’est donc bien la transformation de la Belgique actuelle en une association entre plusieurs Etats souverains. Et la raison de leur analyse est que : « la situation politique nous contraint à envisager très sérieusement la fin de la Belgique fédérale ».
 
Ils présentent ensuite un certain nombre d’objections d’ordre théorique et juridiques à l’instauration du confédéralisme. Et donc de la sortie de l’Etat.
Logique puisque « le passage au stade confédéral exige une rupture du cadre étatique et son remplacement (…) par la coexistence d’entités indépendantes et souveraines non reliées les unes aux autres. Ce n’est qu’après (…) que ces Etats souverains pourraient décider d’un commun accord de conclure un traité fondateur d’une confédération ».
Parmi ces objections, la difficulté de sécession unilatérale, puisque écrivent-ils, « le Droit international contemporain interprète le Droit de Peuples à disposer d’eux-mêmes de manière restrictive (ils se basent sur un arrêt de la Cour Suprême du Canada). Ne réservant ce droit qu’aux Peuples gouvernés en tant que partie d’un empire colonial ou, soumis à la subjugation, la domination ou à l’exploitation étrangère…(**)
Autre difficulté, une révision de la constitution dans un sens confédéral n’est pas possible « parce qu’une constitution ne peut statuer ou autoriser elle-même la suppression de l’Etat sur lequel elle repose »…
 
Moins connu, les effets du décret du 18 novembre 1830 qui excluent – en Droit – la sécession unilatérale d’une des composantes de l’Etat mais aussi l’abrogation de la constitution. Hé oui, en Droit, il n’est pas permis au pouvoir constituant dérivé (nos parlements actuels) d’aliéner la souveraineté nationale qui n’appartient qu’au pouvoir constituant originaire. Simplement parce que l’article 33, alinéa 1, de la constitution actuelle a consacré la souveraineté nationale et que le décret de 1830 a érigé l’indépendance du peuple belge en une norme constitutionnelle irrévisable !
 
Heureusement, le Droit n’est pas une science exacte (sinon pourquoi aurions nous besoin d’avocats et de juristes pour en exploiter toutes les subtilités et les défauts) le politique a certaines prérogatives. Et un outil essentiel permet de contourner et dépasser ces obstacles en toute légitimité. Puisque on ne peut mettre fin à la constitution par une simple révision, il faut une « révolution juridique », un acte déconstituant.
Un referendum d’autodétermination !
Vous verrez qu’on y arrivera ! En plus, ce referendum est prévu par la Constitution française (art. 53, si mes souvenirs sont bons !)
 
(*) Un peu comme dans le Gouvernement actuel où les partis « francophones » ont été dépouillés de quasiment toutes les « fonctions régaliennes » de l’État et se retrouvent dans le même temps confinés dans des compétences purement internes. La puissance et la voix de la Belgique étant désormais flamandes… comme l’a judicieusement fait remarquer le GERFA.
(**) Mais également - peut-être – d’un peuple qui se voit refuser un réel accès au gouvernement pour assurer son développement politique, économique, social et culturel à l’intérieur de l’Etat dont il fait partie… Bref le portrait craché de l’image que la Flandre veut donner d’elle… Etonnant, non ?
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 12:19
Les Flamands en général, j’ai des doutes quand on sait que 4 Flamands sur 5 de plus de 50 ans ne travaillent plus…
Mais leurs négociateurs ? Eux, certainement. Et bien même !
 
On nous informe que, se haussant un peu du col, la Flandre se prétend la région la plus riche du monde… Ouais, s’ils le disent.
Une des raisons de cette « richesse » ? Les effets des accords du Lambermont conclus en 2001 à la demande des francophones (on comprend mieux pourquoi ils se disent n’être plus demandeurs de rien…). Petit rappel, ces accords ont permis le refinancement des Communautés et Régions. Mais, évidemment, ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
 
Mais que faisons-nous encore ensembles dans ce pays ? Comment s’étonner du sous-financement de notre enseignement ? Et pourtant malgré ça… Depuis la dernière guerre, aucun prix Nobel (*) n’a été attribué à un Flamand… Je me demande ce qu’en pense ce bon Leterme ?
 
(*) George Pire (Nobel de la Paix en 1958,  Albert Claude (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974, Christian De Duve (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974), Ilya Prigogine (Nobel de Chimie en 1977)
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 18:06

Article étonnant  dans "Le Soir" sous la plume de  Michelle Lamensch conscré à la dernière publication du sénateur social-chrétien.
Extraits :
Selon lui, le scrutin du 10 juin a été le « révélateur d’un mal tenace et profond », pour ne pas écrire d’un « malaise existentiel ». La crise, écrit-il, a cessé d’être celle du gouvernement, elle est devenue celle de l’Etat. 
L’auteur, d’optimiste est devenu inquiet parce qu’il a senti les propos se radicaliser en Flandre où l’on envisagerait désormais, sans état d’âme, la déconstruction de l’Etat belge.
Francis Delpérée met en garde les nostalgiques de la Belgique unitaire et les adeptes de la « politique de l’autruche » qui consisterait à penser que, au nord du pays, « seuls quelques excités de village ou quelques journalistes en mal de copie » veulent en finir avec la Belgique fédérale.
De même, il balaie quelques « fausses bonnes idées », tels le « divorce de velours » (où situer la ligne de séparation Nord-Sud et que faire de Bruxelles ?), la Confédération d’Etats (qui suppose l’existence de plusieurs Etats souverains et indépendants) ou encore la cogestion du pays par les deux grandes Communautés (où seuls les porte-parole de ces Communautés disposeraient de tous les leviers de commande), etc.
 
Pas mal, non ? On le croirait inspiré par la saine lecture des publications du Mouvement walllon. 
Inspiré, mais pas encore touché par la grâce... Mais ça viendra.

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 18:27

Chère lectrice, cher lecteur, 
Cher visiteur occasionnel, 
 
La tradition des vœux apparaît parfois comme une sorte d’obligation collective pesante. 

C’est pourtant l’occasion de porter un regard renouvelé sur celles et ceux qui nous entourent et les évènements qui ont marqué l’année ou se profilent à l’horizon. L’occasion aussi de réfléchir ensemble à la meilleure stratégie pour les mois, les années, à venir. 

Alors permettez-moi, vous toutes et vous tous qui me lisez (que vous partagiez ou non mon combat), d’avoir avant tout une pensée pour vous, votre famille et vos proches. Que l'année 2008 vous apporte de l'espoir et un nouveau départ dans la vie. Permettez-moi aussi d’avoir une pensée particulière pour ceux qui souffrent, qui sont dans la solitude, dans l'abandon, ou qui ont connu au cours de l'année 2007, des drames ou des épreuves. Ceux aussi qui s’inquiètent de leur survie financière. Ceux qui craignent de ne plus pouvoir se soigner, se loger, faire réussir leurs enfants à l'école, recevoir un juste salaire de leur travail, pouvoir préparer l'avenir, pouvoir accéder à la culture dans ce futur ex-Etat en pleine déliquescence. 

Je vous souhaite de profiter de chaque moment, de bâtir votre bonheur en 2008. 

Je souhaite une bonne année à la Wallonie et aux Bruxellois francophones. Une année qui s’annonce pourtant périlleuse et difficile puisque nos dirigeants s’apprêtent à subir une révision constitutionnelle qu’ils n’ont pas voulue. Position difficile qu’ils sont parvenus à faire valider par nos populations contre toute raison. Position passée d’indéfendable à  « nécessaire », puis à « souhaitable » sous la pression du nationalisme (du Peuple !)  flamand qui est, de son point de vue, parfaitement légitime. 

L’Histoire de notre Wallonie a prouvé que des sursauts collectifs sont toujours possibles. Nous le savons tous, comme l’ont montré les grands moments du Mouvement wallon à diverses occasions, la braise du sentiment français et républicain couve encore sous la cendre et ne manquera pas, un jour, de ranimer la flamme. Comme l’avait dit un jour François Perin, « Nous avons acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la révolution française et c’est irréversible ».  

Je forme le voeu que ce sentiment qui est en germe dans les esprits se transforme, grandisse et qu’en 2008 le peuple wallon ne soit plus dupe de la politique-spectacle et ouvre enfin les yeux sur la démission de ses dirigeants. 

Face aux défis qui nous attendent, je forme le vœu que les rattachistes soient en mesure de mobiliser toutes les intelligences et de bâtir enfin une alternative politique crédible, conforme à cette idée républicaine, patriote et sociale, qui nous rassemble. 

Le temps presse, Les Wallons et les Bruxellois francophones méritent mieux. Oui, mieux, parce que nous avons du potentiel, de l'énergie, du talent dans nos laboratoires, nos entreprises, nos écoles, nos universités. 
Le temps presse, c'est pourquoi je souhaite que l'année 2008 soit l'année du changement voulu, de la morale politique et des résultats. 

Et, par passion et par raison,  je souhaite une bonne année à la France !

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 12:02
Ou presque !
Le gouvernement intérimaire à peine formé, un de ses principaux ministres, le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open VLD) s'interroge dans « De Morgen » sur sa viabilité… Et renforce le Front flamand.
Le ménage continue au PS, après Charleroi, c’est au tour de Huy à être dans le collimateur de Di Rupo. Comment croire, en effet, que  la RTB(f) ose, seule et sans ordres, mettre en cause Anne-Marie Lizin ?
 
Et enfin, la menace terroriste ! Annoncée en même temps, et même pendant le déclaration gouvernementale de Verhofstadt… Est-ce de la politique fiction que de penser que c’est pour masquer la vacuité de cette déclaration et de l’action du gouvernement où tous les postes d’autorité sont aux mains des Flamands ? 
J’avoue que j’ai un peu de mal à y croire à cette menace. Quand on lit dans la presse internationale, comme dans les romans de politique-fiction qui s’en inspirent, qu’il y aurait des accords entre les mouvances islamiques radicales, l’Allemagne et la Belgique pour que ces deux pays ne les inquiètent pas sur leurs territoires respectifs en échange d’un engagement de ne pas conduire d’opérations chez eux, ni de cibler leurs ressortissants !
 
Mais c’est certainement une légende, de la parano ou de la fiction… Je ne suis pas un adepte du "Grand complot" et je n'ai pas de preuves.
 
Allez, Bonne fin d’année à tous !
2008 va être, dès les premières semaines, une année passionnante en matière politique. Puisse-t-elle l'être également dans vos projets personnels.
 
Merci à ceux qui suivent mes billets. Vous en avez lu plus de 50.000, rien que pour ce mois de décembre.
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:24

Le Figaro de ce matin démarre par un titre conformiste à souhait, mais, comme ce dernier ne l'indique pas, prend pratiquement acte de la scission future de la Belgique dès le second paragraphe...
 
Mais hélas… A la lecture on voit que la longue campagne de propagande conjointe du Mouvement flamand et de son allié objectif belgiciste porte ses fruits. « En dépit du gouvernement intérimaire, la Flandre voudrait vivre seule, elle a de l'argent et peut s'autogérer, ce qui n'est pas le cas de la Wallonie en proie à des difficultés économiques contrairement au passé ». Le journal poursuit par : «  Historiquement, l'animosité vient de la Wallonie, le cœur de l'ex-bassin sidérurgique et minier où débarquaient dès cinq heures du matin des travailleurs venant de Flandre. Le Flamand représentait avec les Italiens et les Polonais la majorité d'une main-d'œuvre très exploitée. »
 
C’est oublier que la Wallonie n’est pas dans une situation économique si dramatique et surtout que ce sont les travailleurs wallons qui ont, les premiers et les plus nombreux, étés les victimes du capitalisme sauvage qui sévissait à l’époque. Les Wallons ont été plus exploités que les Flamands. Mais qui s’en souvient encore ?
 
Nos adversaires ont décidément bien intégré ces quelques phrases du sinistre Goebbels :
- Plus le mensonge est énorme, plus les gens y croient.
- C'est l'un des droits absolu de l'Etat de présider à la constitution de l'opinion publique.
- Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose ! 
- La technique de propagande la plus brillante ne remportera jamais de succès tant qu'un principe fondamental ne sera pas constamment gardé à l'esprit : il faut se limiter à quelques points et les répéter encore et encore.
- La vérité est le pire ennemi de l'Etat.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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