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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 18:34
Un certain nombre d’entre vous me demandent pourquoi je n’ai pas publié de réaction lors la publication de la note de cet avocat fort connu (et dont je ne remets pas en cause la compétence) démarchant ses amis et arrivée par hasard (?) sur le Bureau de la Greffière du Brabant wallon.
 
Il y à ça deux raisons :
1. C’est qu’il est particulièrement hypocrite de dénoncer des faits qui sont de notoriété publique. Seuls les naïfs ou ceux qui ne connaissent pas les milieux politiques ignoraient la manière dont les choses se passent dans tous (j'insiste !) les partis. Complices d’hier, ceux qui, aujourd’hui, jouent les « vierges effarouchées » sont donc particulièrement mal venus. C’est avant qu’il aurait fallu agir.
2. Brabançon wallon, je trouve déplorable que le plus haut fonctionnaire provincial joue le jeu politique de son époux (ministre fédéral et… frère d’un député permanent de la même province…) qui appelle à un « cessez le feu » politique prétextant l’intérêt général tout en choisissant de diffuser en février un document reçu en… juillet ! La lourdeur bureaucratique n’explique pas tout.
Où en est le principe de sincérité en politique ? Je suis honteux pour l’image dégradante ainsi donnée par les plus hautes autorités administratives et politiques de ma province. Nos concitoyens méritent mieux. Ces attitudes ne peuvent que renforcer le sentiment de « tous pourris », alors que de nombreux agents des services publics et mandataires politiques sont pourtant irréprochables.
 
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 12:04

C’est fait ! Bruno Valkeniers, l’ancien patron du port d’Anvers, est devenu samedi le nouveau président du Vlaams Belang.  On le sait, il est favorable à un large front flamand : « Le Vlaams Belang doit être une organisation de combat efficace et attirante et non un club agréable d’old boys qui se maintiennent en place jusqu’à la pension. » a-t-il précisé. 
C’est le moment que choisit Herman Van Rompuy pour déclarer ce matin, à la RTB(f), que les « francophones » ont intérêt à lâcher du lest le plus vite possible s’ils ne veulent pas se trouver face à une coalition de battus (sous -entendu les partis dits démocratiques flamands) au lendemain des prochaines élections. Il a même évoqué la constitution d’une « Forza Flandria » capable d’obtenir une large majorité en Flandre !
Patrick De Waele allait dans le même sens si les « francophones » persistaient dans leur attitude.
 
Je suis d’accord avec ces deux politiciens pour dire que l’attitude des partis francophones est dangereuse et stupide… mais évidemment pas pour les mêmes raisons. Au lieu de participer à de vains palabres, il est plus que temps d’étudier et de préparer sérieusement des solutions d’avenir plutôt que d’essayer de sauver… Oui au fait, de sauver quoi au juste ?

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 13:02

Je viens de recevoir ce texte, malheureusement anonyme, que donne un éclairage particulier sur cette organisation « apolitique » fort présente dans les médias : « B Plus ». 
 
A l'heure où plusieurs membres et sympathisants du mouvement B Plus ont été introduits dans le gouvernement fédéral provisoire, II est intéressant de revenir sur cette association apparemment belgicaine.
L'étude de son site Internet est à même de nous fournir quelques indications sur les orientations réelles de ce mouvement. Les bulletins de liaisons, apparemment cachés, sont toutefois visibles à qui les recherche. Tout ce qui figure ici a été tiré de cette source d'informations. 
 
Comment se présente-t-il ?
Se définissant comme un groupe de pression, il prétend combattre le séparatisme et soutenir un fédéralisme équilibré. II plaide donc pour une réforme des institutions qui viserait à améliorer la gouvernance du pays et de toutes ses composantes. 
Il soutient que le Mouvement flamand actuel est un successeur déviant d'un combat social et linguistique qu'il affirme justifier. Cependant, il reconnaît que ce combat a bénéficié de la participation de plusieurs de ses membres. Préférant oublier que plus de la moitié du corps électoral flamand a voté pour des partis séparatistes ou proches de ceux-ci, il pense que les exigences du mouvement flamand actuel ne bénéficient que d'un maigre appui dans la population.
 
Les bases du raisonnement.
L'analyse de B Plus se fonde sur des assertions péremptoires, voire non fondées.
Ainsi, dès octobre 2005, il affirme que le principe de territorialité a été reconnu comme principe de base du fédéralisme classique. Il fait référence à des organisations « pro-belges » telles que le Groupe Coudenberg et le Front pour un Fédéralisme d'Union. Il déclare que la scission de BHV fait principalement craindre aux partis francophones de perdre des voix. Manière de détourner l'attention sur les conséquences réelles de cette scission… Il affirme qu'il n'y aura que peu de conséquences pour les habitants francophones de la périphérie flamande de   Bruxelles.   Reprenant   ainsi   la   dialectique   purement flamande   qui   s'exprime habituellement dans ce dossier.
En septembre 2007, B Plus souligne que comme de nombreuses enquêtes d'opinion l'ont déjà prouvé par le passé, que l'écrasante majorité de la population en Flandre... est contre une séparation de la Belgique. Il maintient que les récents sondages ne montrent pas de différences par rapport à cette constatation. Il reconnaît cependant que  certains commentateurs interprètent ces résultats d'une toute autre manière.
 
Sa plate-forme institutionnelle.
 
La scission de BHV :
Dans son programme 2007, B Plus veut la scission de ta circonscription électorale B-H-V pour la Chambre, le sénat et le Parlement européen. C'est un cran en dessous des revendications du vlaamsRaad, mais cela va bien dans le sens des revendications flamandes.
 
La création d'une circonscription électorale fédérale :
Dans un premier temps, B Plus visait à la création d'une circonscription électorale fédérale pour 25 % des sièges dans la Chambre des Représentants. Ensuite, II soutint la campagne du « Paviagroep » pour une circonscription électorale fédérale. Ecolo affichait cette exigence depuis longtemps dans son programme. Le parti socialiste s'y est rallié.
V. De Coorebyter, directeur général du CRISP, dans Le Soir du 01/10/2005, donnait cet éclairage sur la chose : « Les partis francophones prendraient-ils la peine d'investir les médias flamands ... pour gagner l'électeur flamand à leur cause ? ». Et de se demander s'il n'est déjà pas trop tard. Ce que l'on constate depuis longtemps, c'est que des politiciens flamands n'hésitent pas à tenter la séduction tant en Wallonie qu'à Bruxelles.
En fait, Ils se trompent de combat. Ce sont les partis fédéraux qui font défaut en Belgique. La circonscription fédérale est une poudre aux yeux. Elle risque bien d'attiser encore plus les démonstrations de force de partis qui resteront régionaux et/ou communautaires. Il y a fort à parier que la pratique des doubles langages, selon que l'on s'adresse à l'une ou l'autre des communautés, ne fera que s'amplifier.
 
Sa stratégie.
Au travers l'intervention de ses membres, B Plus a fait paraître de nombreuses cartes blanches.  
Celles-ci mettent en évidence les incohérences et le manque de clarté des partis politiques au niveau  communautaire. L'amalgame entre nord et sud est constant. Ainsi en est-il de cette « Belgique de papa » faite d'une rancœur attisée par de petits partis composés d'excités communautaires ... de revanche à prendre sur l'autre, de caricatures .... Ce sud ressemble étrangement à Bruxelles et le petit parti d'excités au FDF. Quant à la revanche à prendre ..... Ces cartes blanches s'adressent donc prioritairement aux bruxellois francophones.
A travers la création de sous-sous-groupes régionaux, B Plus organise des actions régionales. Les différences entre les actions organisées en Flandre, à Bruxelles et en Waflonïe sont frappantes.
 
Les débats.
Si l'on comptabilise les différentes rubriques, il ressort que depuis avril 2004, ont eut lieu à Bruxelles 3 débats, dont 1 non politique, en Wallonie 7 débats et en Flandres 21 débats, dont 5 conférences.
Fallait-il donc débattre plus en Flandres afin de contrecarrer le séparatisme flamand ? Pas du tout, les titres des débats sont suffisamment évocateurs : Belgique ou Flandre (avec B. De Wever), Les paris flamands et l'avenir de la Belgique (aucun représentant de partis unitaristes ou B Plus), L'avenir de la Flandre, en Belgique ou en dehors (avec Hugo Schiltz), Le futur de Bruxelles dans une Belgique éclatée.
En juillet 2005, B Plus participait au forum des nationalistes flamands à Courtrai. En juin 2006, il débattait avec le groupe « In de Warande ».
Pendant ce temps-là, les débats en Wallonie semblaient pour le moins soporifiques.  
 
Le folklore.
B Plus a également organisé des manifestations à caractère festif, tels des fêtes, des soirées de présentations de son association aux étudiants universitaires, des votes fictifs dans la rue de certaines villes et des promenades découvertes en Wallonie. 
Tandis que la Flandre enregistrait 6 manifestations et Bruxelles 7, la Wallonie en comptabilisait 12.
C'est connu, l'on s'amuse plus en Wallonie, surtout lorsque l'on est flamand.
En Wallonie, des fêtes flamandes ont été organisées tous les 11 juillet depuis 2004. A Bruxelles, des stands ont été présentés aux fêtes nationales. En Flandre, si l'on a célébré les fêtes de Wallonie depuis 2005, cela n'a jamais été un 27 septembre, mais bien avant cette date. Drôle de belgicains que ceux-là qui fêtent ostensiblement la Flandre en Wallonie le 11 juillet, et qui n'osent rien organiser en province lors des fêtes nationales (excepté à la baronnie de Huy), et surtout pas fêter la Communauté française le 27 septembre... en Flandre.
 
Le prix du courage politique.
Depuis 2006, chaque année, B Plus décerne un prix à un flamand et à un soi-disant francophone.
Les premiers lauréats ont été Wilfried Martens et Rudy Demotte.
B Plus a une façon bien particulière de décrire ses décorés. W. Martens y est taxé de vieux belgicain conservant un réflexe flamand prononcé. R. Demotte aurait fait montre, en tant que Ministre, de sa particulière faculté de compréhension des sensibilités flamandes. Bourgmestre de la commune de Ftobecq/Vloesberg, commune francophone à facilités pour les flamands, il aurait veillé à ce que le flamand soit bien présent sur la place publique ainsi que dans la prestation de ses services communaux. Et dire que c'est cet homme là qui est censé défendre les wallons.
En 2007, tes lauréats étaient Rudy Aernoudt et Philippe Van Parijs. Ce dernier est issu d'une famille flamande, éduqué à l'école en français et résidant depuis longtemps en Région bruxelloise. Diplômé de Louvain, il y est professeur ordinaire. II est signataire du Paviagroep.
A la mise en place, dans les services de l'Etat encore unitaire, des cadres bilingues, et longtemps par la suite, de nombreux emplois de francophones bilingues ont été occupés par des flamands ayant effectués leurs études en français. Il semblerait que cette pratique prévaut encore pour les prix de B Plus. On ne se refait décidément pas.
 
Qui sont-ils ?
Le temps manque pour faire une analyse socio-économique des animateurs, des membres fondateurs, des membres effectifs et des cooptés de dernière date. Cependant, à première vue, la vieille noblesse et la grande bourgeoisie ainsi que des affidés socialistes et écolos semblent se tailler la part du lion.
 
Les revues.
Un vieux dicton wallon rappelle que « l'on est toujours noirci par des noirs pots ». Il est encore vérifié cette fois. Les attaques tout azimut contre les pourfendeurs de la Belgique volent bas. Le ton des suppliques de rassemblement et de prosélytisme égraine tous les numéros.
 
Où l'on ne peut que conclure.
« Le principe de territorialité comme principe de base du fédéralisme », la scission de BHV, la réforme de l’Etat, la fin de parcours des compromis minimalistes, la « faculté de compréhension des sensibilités flamandes ». Seuls ou ensemble, ces mots apparaissent dans toute la prose de B Plus. Après les premiers blocages qui suivent les élections de juin 2007, ils laissent la place à fa promotion de la circonscription électorale fédérale. Cette dernière semble être la réponse au désarroi ambiant qui étreint tes belgicains.
Dans une carte blanche parue le 9 juin 2007 dans « Le Soir », B Plus termine ses diatribes par ces mots: « les Francophones devraient se montrer davantage à l'écoute des souhaits flamands de protection de leur culture et de leur langue ». Au vu des gifles flamandes reçues ces derniers mois par les francophones, l'on doit comprendre que le martyr de la culture française en Belgique est loin d'être terminé.
Alors que la nouvelle génération de politiques flamands s'est engouffrée comme un seul homme dans la dé-fédéralisation à outrance, l'ancienne a choisi un chemin différent. Sans doute plus conforme à sa vrai nature. Le but est toujours le même.
La vieille garde a entrepris d'emmener les derniers belges dans le brouillard. Celui-ci ressemble étonnement aux mirages que l'on rencontre dans les déserts : on croit ce que voient les yeux, mais pas ce que la raison dit. Etre belge avec B Plus, c'est croire que l'on va pouvoir continuer à étancher sa soif, alors que l'on ne fait que se déshydrater et s'épuiser de plus en plus. La fin est d'autant plus proche.

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J’ai reçu le 10/2 un courriel de Monsieur Gilles Vanden Burre, Président du Comité de direction de l'asbl BPlus qui me signale que – de son point de vue – « de nombreux propos erronés se retrouveraient dans cet article et portent de fait préjudice à son asbl ».

Il me demandait de pouvoir réagir par un « droit de réponse » posté  ici , « non pas pour faire une quelconque propagande pour BPlus, mais bien pour rectifier les éléments faussés laisser l'internaute se faire une opinion juste et équilibrée ».
Je lui ai répondu que je publierais ce « Droit de réponse » dès sa réception.

 
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 09:47

On a re-parlé à propos de la « proposition Uytendaele » de ce groupe de « sages » (encore ? Il n’y a décidément plus que ça dans ce pays…) chargé de plancher sur la définition d’un avenir souhaitable pour les habitants de langue française de Wallonie et de Bruxelles. J’ai parcouru, par curiosité, leur site Internet. Décevant et avec, comme prévu (hélas !), un rabotage très net des objectifs. Voici, ci-dessous, la copie d’un courrier envoyé à Philippe Busquin, coprésident wallon de ce groupe de travail.

Monsieur le Président,
 
Je viens de parcourir le site Internet dédié au « Groupe Wallonie-Bruxelles » que vous coprésidez avec Madame Spaak.
 
J’avoue avoir été quelque peu surpris du libellé de vos mission sur la page d’accueil : « ce groupe de travail qui réfléchit à l’avenir de nos institutions francophones, dans le cadre d’un état fédéral équilibré et solidaire pour une Communauté française forte et deux Régions – wallonne et bruxelloise –, chacune établie dans ses compétences propres. »
 
Or, à l’époque du lancement de la proposition par Madame Arena de « réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone », il était question d’un programme plus vaste et résumé en cinq questions :
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre
les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° « Et si demain, on devait se séparer ? »

 
Déjà, à l’époque, ces questions destinées à baliser la réflexion me laissaient sur un sentiment de perplexité. Elles restaient confinées à des questions qui auraient du faire l’objet de débats et de résolutions dans le passé, en particulier lors de la publication du programme du gouvernement flamand du… 29 février 1996 appuyé par une large majorité et elles arrivaient fort tard. Je craignais que la composition de votre commission ne la limite à certaines pistes déjà largement débattues comme cette fameuse « union Wallonie-Bruxelles ».
  
 
Je m’interroge en effet depuis quelques temps sur la volonté des ces deux « partenaires obligés » de construire quelque chose ensemble. Existe-t-il (encore) vraiment aujourd’hui des arguments qui corroborent la logique d’un espace commun Wallonie-Bruxelles ? Lors du lancement de la réflexion que vous pilotez, Luc Courtois, historien à l’UCL rappelait dans « La Libre » qu’« il n’y a rien, dans l’histoire, qui oblige à aller vers tel ou tel projet. Les identités sont des constructions intellectuelles et symboliques. Elles s’enracinent dans un substrat historique et sociologique, mais celui-ci ne suffit pas ». Marc Jacqmain, Responsable du service des identités contemporaines (ULg) affirmait qu’il n’a « pas trouvé d’argument massue en faveur d’un espace Wallonie-Bruxelles ». Faute de données suffisantes…  Et enfin, Vincent de Coorebyter (CRISP) rappelait que « l’identité francophone n’a jamais été le souci premier des Bruxellois. Que si la francisation de la ville est incontestable, dans le même temps, les relations entre francophones et néerlandophones n’ont jamais été aussi bonnes, les Flamands de Bruxelles sont maintenant convaincus qu’ils ont besoin d’une Bruxelles forte ». Et je ne reprendrai pas de déclarations de politiques.

 
Il y a là, à Bruxelles, une sorte de nationalité (un nationalisme) en puissance qui ne veut pas encore dire son nom. Alors qu’en contraste, la Wallonie a toujours manifesté une solidarité sans faille avec les Bruxellois francophones, ce qui a permis d’obtenir, malgré l’opposition de la Flandre, l'existence de la Région de Bruxelles. (Au prix de l’abandon des Fourons, entre autres…). Il y a là plus qu’un terrible malentendu.

Force est de constater que la mission telle que vous en décrivez les termes, et qui est logiquement déclinée dans les différentes sous-commissions chargées d’apporter des résolutions, est très en deçà de ce qui avait été annoncé en septembre 2007 et se limite à essayer de répondre aux deux ou trois premières questions.
Alors que l’urgence inclinerait plutôt à développer les pistes d’avenir réelles et réalistes contenues dans les questions suivantes. Le grand jeu auquel se livrent les Flamands risquant de les amener, sous la pression de leur propre opinion publique, plus tôt que prévu à une position de rupture.
En cantonnant vos réflexions au sein de l’Etat et des frontières actuelles, ne risquez-vous pas de passer à côté de l’intérêt véritable des Wallons et des Bruxellois francophones ?
Quelles sont les raisons qui vous ont menées à abandonner une partie important de la réflexion devant mener à un « projet francophone » pour reprendre les termes de Marie Arena ?
 
Si je reçois une réponse, je la publierai ici…

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 12:16

Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. La fin d'un long débat puisque au début de la Révolution, lors de la célèbre Nuit du 4 août (1789) qui met fin aux privilèges féodaux, seul le duc de La Rochefoucauld-Liancourt envisage d'étendre aux esclaves le principe d'égalité devant la Loi. Le 28 mars 1792, l'Assemblée législative se contente d'établir une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception des esclaves). Les représentants des colonies menaçant de se séparer de la métropole si l'on abolissait l'esclavage... 
Le décret de Pluviôse, voté dans l'enthousiasme, énonce : «La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution».
Le décret ne sera en définitive appliqué qu'en Guadeloupe avant d'être abrogé par le Premier Consul en 1802...

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 12:05
Une superbe émission pour comprendre une partie du "problème belge" est reduffusée ce mardi 5 février sur ARTE à 9 h55
 
A voir absolument !
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 23:51
On le sait, le Vlaams Belang devrait bientôt avoir un nouveau président.  Jean-Pierrre Stroobants lui consacre un article assez neutre dans « Le Monde ».  Epinglons cette phrase qui montre une certaine évolution dans la pensée toujours prudente du chroniqueur : « De convictions ultralibérales, M. Valkeniers apparaît, sans doute, comme le candidat du consensus, dans une formation désormais divisée, mais il portera surtout les espoirs de certains milieux d'affaires, pour lesquels l'éclatement du pays est une nécessité politique et, avant tout, économique ». Tiens donc ?
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 13:29

undefinedÀ l’heure où les partis « autruchiens » se gargarisent de mots creux à propos de l’avenir des « francophones » (terme générique niant les spécificités sociologiques entre Bruxellois et Wallons dans le vain espoir de les habituer à une Belgique continuée qui n’ose toujours pas dire son nom) dans la Commission Arena-Busquin-Spaak ou au sein de « l’octopus », la Flandre pose ses jalons.

 
A preuve,
la carte blanche de Peter Degadt, Administrateur délégué de la Fédération flamande des institutions de soins de santé (« Verbond der verzorgingsinstellingen ») dans « Le Soir » d’hier.
Que dit-il ? Que : « Le niveau de compétence des Communautés est le plus approprié pour livrer l’architecture de cette politique : ce niveau est le plus proche du contexte socio-économique et culturel, dans lequel les gens vivent, habitent, travaillent… » Comment lui donner tort ? Actuellement, c’est clairement impossible étant donné la répartition actuelle des compétences entre autorités fédérales et communautaires. Son analyse et sa conclusion sont logiques. Communautarisons : « Ceux qui optent pour la performance, la responsabilité et l’accessibilité des soins de santé, sont les vrais Belges solidaires ». Joli, non ? 
 
Et c'est vrai que les Belges ont toujours été solidaires des Flamands. En 60 ans de pouvoir majoritaire, avec l’aval des « Autruchiens » (PS(B), PSCDH, PRL-MR-FDF-MCC-Etc.., ECOLO) la Flandre a capté l’essentiel de la richesse de ce vieux jeune pays et s’est développée sur notre dos. Demain, certains pousseront à nouveau leurs cris d’orfraies et assureront tout faire pour nous défendre. En avons-nous vraiment besoin ? N’est-il pas temps de dire « pouce !» et de réunir les Etats généraux de Wallonie ? Pour décider, seuls de notre avenir ? Et si on mettait ça à l'ordre du jour ?
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 18:43
Pour comprendre la Flandre profonde, vous ne devez pas rater l’édito de Paul Geudens dans la « Gazet van Antwerpen » de ce jeudi 31 janvier.
Il est consacré à la chance extraordinaire que nous avons, Bruxellois comme Wallons, d’avoir de cet outil extraordinaire qu’est le port d’Anvers. Nous sommes des ingrats, et c’est peu dire !
Je vous invite à en lirte la traduction de Jules Gheude sur « Debout la Wallonie ! ». Un très grand moment, exceptionnel de mauvaise foi remarquable.
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 12:03
Ayant eu peu de temps ces derniers jours pour suivre l’actualité de très près, j’aimerais revenir sur la proposition… euh… originale de Marc Uyttendaele.
 
Si le terme « fédération francophone » n’est qu’un avatar de plus du bon vieux Wallo-brux, en matière de simplification, ajouter une fédération dans une fédération (dans un Etat qui se veut déjà fédéral), c’est une vue… intéressante.
 
Mais il y a mieux : Si j’ai bien suivi, Monsieur Onkelinx voudrait remplacer les Régions et les Communautés de Belgique par des « autorités »… Et c’est là que ça devient curieux : Il en prévoit 4 : une autorité flamande (logique !), une autorité germanophone (idem !), une autorité bruxelloise (oui…) et une quatrième : l'autorité Wallonie-Bruxelles…
 
Parlerait-il au nom du PS ? Di Rupo n'a pas encore réagi, peut-être faisait-il encore du sport...
Voilà comment on supprime d’un trait de plume une Région, une communauté sociologique et économique. La Wallonie ? Connais pas ! Ce qui est proposé, c’est tout simplement la fusion Communauté française-Région wallonne. Sa simplification consiste en la suppression de la Région wallonne, mais pas de la Région bruxelloise, qui elle hérite des compétences communautaires… Vous me suivez ?
 
Là où ça en devient presque comique, c’est que « l’autorité Wallonie-Bruxelles » chevaucherait « l’autorité bruxelloise » sans en avoir les compétences… mais qu’il n’y aurait plus qu’un seul Parlement (appelé « francophone », évidemment) et un seul gouvernement (idem) siégeant à Bruxelles la majorité du temps avec (quand même !) possibilité de se déplacer à Namur pour certaines matières régionales.
 
Evidement, pour que ça marche il faudrait que les compositions des majorités régionales soient les mêmes, et donc les gouvernements… Ça ne sera pas simple à organiser… A moins que dans la foulée, le constitutionnaliste propose de supprimer les élections. Après tout, la dernière loi électorale va déjà dans ce sens en interdisant de fait toute modification du paysage politique…
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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