Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 18:44
Un pamphlet consacré à l’effet délétère des médias, surtout télévisuels, sur nos esprits est paru il y a quelques dizaines d’années  – je n’arrive plus à le retrouver dans mes archives. L’auteur avait appelé cette entreprise « la crétinisation ».
 
A quoi d’autre, en effet, avons-nous assisté ces derniers jours ?
Sorti des louanges et des cris d’allégresse – Alléluia ! Noël ! Il est né le divin gouvernement. Sonnez hautbois, résonnez musettes… - le bricolage à durée déterminée, intérimaire, asymétrique, réduit, constitué sans programme mais avec des préséances et des chasses gardées n’a comme objectif que de mettre au frigo – pour trois mois, ce qui est fort long – les « faux problèmes » qui sont bien vrais et régler des problèmes urgents.
Et « on » veut nous faire croire que tout est réglé, que la crise est derrière nous ? Quel spectacle ! « On » n’a pas lésiné sur les moyens. Retransmission en direct du discours du premier sinistre. Annonce d’une menace terroriste – quel en serait l’intérêt, la Belgique est connue à l’étranger pour être la plaque tournante et le sanctuaire de ces terroristes « suicidaires mais pas cons pour autant ».
 
Et puis… Et puis… le discours ! Le point d’orgue !
Magnifique communication dans le style. Dormez braves gens, ou mieux, circulez, il n’y a rien à voir. Quoi de neuf ou d’important ? Apprenons à nous connaître mieux…  parlons l'autre langue… bâtissons de grands projets mobilisateurs… esprit d’ouverture, de respect mutuel et de tolérance… dialogue constructif... écouter et à comprendre les sensibilités des uns et des autres et à progresser ensemble… Certes !
Et ça : « J’ai fondamentalement confiance dans l’avenir de notre pays parce que je crois aux ressources des Belges lorsqu’ils sont acculés. » Acculés ?Tu parles !
Plus curieux, et Luc Delfosse dans « Le Soir » l’a même remarqué : « L’effort de rapprochement nécessite une « forme de réconciliation entre communautés ». Dans notre histoire il y eut certainement des « injustices collectives ». Il importe de surmonter ces blessures. Belle langue de bois.
 
De quoi s’agit-il ? De quelles injustices parle-t-il ? Du génocide congolais ? De l’abdication de Léopold III ? De la prétendue domination des Wallons sur les Flamands en 1830 ? Du refus de l’amnistie des collabos ? Du détournement des moyens de l’Etat belge au profit de la Flandre ? Du lâchage des Fourrons ? Ou quoi ... ?
 
Enfin, comme le dit le titre du Soir, le roi est soulagé…. A preuve cette phrase qui clôturait son pensum : « il est nécessaire de lutter plus efficacement contre la pauvreté. En effet, celle-ci se développe sous des formes parfois nouvelles et préoccupantes, et nous devons renforcer et adapter nos moyens pour la combattre. »
Il va pouvoir partir en vacances, conscient de l'avoir échappé belle. 

Joyeux Noël quand même à ceux qui le fêteront  !
 

Noël ? Noël ? Tiens, ça me rappelle la phrase du regretté Pierre Desproges... Elle est de circonstance : "Noël au scanner, Paques au cimetière..."
Partager cet article
Repost0
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 12:05
Décidément, le PS de Di Rupo continue à montrer le peu de cas qu’il fait de la Wallonie. A peine installé, voici que Paul Magnette, quitte le gouvernement wallon pour le fédéral. Le PS manquerait-il tellement d’hommes (et de femmes !) de qualité. Ou alors le président ne leur fait-il pas confiance ?
  
Fameux renfort en tous cas pour les partis politiques francophones qui vont devoir négocier au fédéral que cette sommité politique, brillant politologue reconnu mondialement, qui a déclaré – si mes souvenirs sont bons – dans les pages de Vers l’Avenir en complément de la fameuse phrase de Rudy Demotte « on n’a pas vu les Flamands venir… » : « on a cru que lors de l’éclatement de la Volksunie, c’en était fini du nationalisme flamand… ».
Partager cet article
Repost0
20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 12:04

On a appris ce jeudi que les Indiens Lakota - véritable nom des Sioux - auxquels appartenaient notamment les grands chefs Sitting Bull et Crazy Horse, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres avec les Etats-Unis il y a plus de 150 ans. « Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq États que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre », a déclaré leur représentant Russel Means. Il a précisé que des passeports et des permis de conduire seraient délivrés à tous les habitants du territoire s'ils renonçaient à leur nationalité américaine. Les traités représentent « des mots sans valeur sur du papier sans valeur et ont été violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes. »
 
Après la formation du gouvernement Verhofstadt III que tous les partis de la nouvelle majorité - par défaut - se félicitent d’avoir contribué à mettre en place pour régler les problèmes urgents. Officiellement là pour régler les problèmes socio-économiques, nous verrons comment les promesses populaires, voire populistes, vont résister aux réalités budgétaires. C’est qu’en même temps, la véritable négociation va vraiment commencer.
 
A ce propos, et pour les encourager, hier, deux tiers des lecteurs du Standaard manifestaient déjà – dans un sondage sur le site Internet du journal et donc sans valeur, mais…) leur hostilité à la nouvelle équipe.
 
Les « vrais belges » ne doivent pas se leurrer, ils ont n’obtenu qu’une « victoire à la Pyrrhus ». Les partis traditionnels le savent parfaitement. Ce gouvernement, c’est du bois de rallonge, c’est surtout l’aboutissement du projet flamand auquel les « frankeupheunes » se sont opposés pendant 6 mois. On va enfin discuter de l’institutionnel. Et c’est tant mieux !
 
Nous verrons si nos politiques « demandeurs de rien » mais obligés d’en discuter feront preuve de courage pendant les trois mois qui viennent. S’ils veulent en rester fidèles à un certain « romantisme rouge-jaune-noir », ils vont devoir user de… ruses de Sioux. Divisés comme ils le sont, bonne chance !

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 12:05

Et ce n’est qu’un début… 
 
Le conseil communal de Braine-l’Alleud a voté, sans guère d'espoirs, une motion pour faire revenir le Conseil d’administration de « THE POST - DE POST - LA POSTE » (*) sur sa décision de ne plus garder qu’un seul bureau de poste (difficile d’accès) pour 38 000 habitants et cinq cents entreprises dans une commune qui est encore en expansion...
 
La commune n'a pas été consultée, évidemment.
 
Rien de vraiment étonnant pour ceux qui ont suivi les décisions budgétaires tout autant qu'idéologiques du gouvernement sortant. Il fallait bien maintenir le budget annuel de l'Etat en équilibre.
 
En effet, avec le mariage forcé de LA POSTE avec la poste danoise et un Fond d'investissement britannique, le gouvernement fédéral, qui ne voulait pas investir dans la modernisation de l'entreprise publique, a ainsi réédité le coup de la fusion de la SABENA, pratiquement dans les mêmes termes. 
 
On a peu parlé de ce bel investissement pour les Danois et surtout pour CVC Capital Partners Ltd (qui ne sont pas des bienfaiteurs, ne nous leurrons pas ; la preuve…). Leur objectif est de s'approprier ce qui fait pour eux la valeur de « LA POSTE », c'est-à-dire son patrimoine immobilier, son réseau bancaire et les avoirs en dépôts. 
Ne doutons pas que, ces opérations effectuées, ils lâcheront ce qui restera de l'entreprise publique. 
 
Une preuve de plus que la Belgique n'est plus un Etat digne de ce nom. En expropriant les citoyens d'un service public, patrimoine collectif constitué par eux et pour eux, pour le brader à vil prix à des opérateurs étrangers, l'Etat belge n’a plus rempli son rôle qui est d'assurer pour l'ensemble de la communauté des missions essentielles à un prix raisonnable et l'accès aux services, témoins d'une certaine forme d'égalité et assurant ainsi la cohésion sociale. 
 
On commence seulement à en voir les conséquences.

(*) Pour mémoire, la langue internationale de la Poste, c'est le français...

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 07:10

drapeaureunioniste.gifNos amis du groupe "Liège-France" et de l'arrondissement de Liège du RWF ont fait confectionner de superbes "drapeaux rattachistes" (*). Le drapeau de la République frappé du coq (Wallon) de Paulus. 

Ils sont en vente à 12 € l'unité (port compris) 
- c
ontre un versement sur le compte bancaire 068-2449319-96 de Liège France, 15 /22 place Emile Dupont - 4000 Liège
- Ou en complétant ce formulaire.

Ils sont vraiment réussis. Afficher ses choix, c'est faire avancer notre cause.

(*) La photo est tirée du site internet http://www.rwf-liege.fr
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 18:37

Il est bon parfois de rappeler ce qui pour nous, « rattachistes », sont des évidences, mais est peu connu et surtout n’est jamais expliqué dans la presse « francophone » belge. La récente sortie de Daniel Ducarme à propos de sa « Belgique française » en est l’occasion. Voyons ce qu’en disent les sources officielles françaises dont je me suis plus que largement inspiré.

Je m’excuse dès le départ d’être un peu long et technique, mais c’est le sujet, vous le verrez, est très vaste. 
On le sait, la France n’est plus cet Etat hyper centralisé qu’on se plait encore à décrire dans certains milieux ou sur les fora des journaux. Tout d’abord, parlons de la loi de décentralisation de 1982 qui a changé bien des choses.
 
La décentralisation est le transfert de compétences de l’État à des institutions distinctes de lui, ici, les collectivités territoriales (anciennement collectivités locales). Celles-ci bénéficient alors d’une certaine autonomie de décision et de leur propre budget (principe de libre administration) sous la surveillance d’un représentant de l’État (l’autorité de tutelle).
Ce n’est pas un supérieur hiérarchique, il vérifie simplement la légalité des actes émis par les collectivités territoriales.
Ce contrôle est la contrepartie nécessaire du principe de libre administration des collectivités et rappelle le caractère unitaire de l’État. Cette relative autonomie permet aujourd’hui de traiter la diversité des situations locales afin d’y apporter des réponses adaptées. Ainsi dans le domaine de l’enseignement, le département, et non le ministère de l’Éducation nationale, décide et assure la construction ou la réparation des collèges nécessaires sur son territoire. Il peut même en devenir propriétaire avec la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.
Il ne faut pas confondre la décentralisation avec la déconcentration. Celle-ci consiste aussi en une délégation de compétences à des agents ou organismes locaux, mais ces derniers relèvent de l’administration d’État. A la différence de la décentralisation, ils sont soumis à son autorité et ne disposent d’aucune autonomie.
Le mouvement de décentralisation a contribué à transformer la société française. Avec le transfert de pouvoirs aux nouveaux aux élus locaux, la démocratie a progressé, les attentes des citoyens s’expriment mieux qu’auparavant et des réponses plus concrètes sont apportées.
 
Cette loi a été marquée par trois avancées majeures :
  • La suppression de la tutelle administrative. Ou plutôt son allègement. Le préfet n’exerce plus de contrôle a priori et sur l’opportunité des actes des collectivités, mais a posteriori et uniquement sur leur légalité. Les actes des collectivités deviennent exécutoires à partir de leur publication et, pour les plus importants, après leur transmission au préfet. Celui-ci ne peut plus exiger le retrait d’un acte estimé illégal mais doit saisir le tribunal administratif, qui seul peut prononcer l’annulation de l’acte, dans un délai de deux mois. Le préfet doit avertir la collectivité de ses intentions et lui indiquer toutes les précisions sur les illégalités constatées. Ce procédé vise à favoriser le dialogue entre les collectivités et le préfet et à éviter des procédures juridictionnelles.
  • Le transfert du pouvoir exécutif au département et à la région. Avant 1982, le préfet assurait l’exécution des mesures prises par le département et la région. Désormais, cette fonction incombe au président du conseil général pour le département, et au président du conseil régional pour la région.
  • La transformation de la région en collectivité territoriale. Il s’agit sans doute de la modification législative la plus importante. Elle place les régions sur le même plan que les communes et les départements, consacrant ainsi trois niveaux de collectivités territoriales.
La réforme initiée en 2003 va dans le sens d’un approfondissement de la décentralisation et enfin, la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a précisé les nouveaux transferts de compétences, pour la plupart effectifs depuis le 1er janvier 2005.
 
Voici un « état des lieux » :
 
 
Jusqu’en 2003
Après la réforme de 2003
Organisation de la République
Aucune précision dans la Constitution.
«  Son organisation est décentralisée » (art. 1).
Définition des collectivités territoriales
Sont reconnus les communes, les départements et les territoires d’outre-mer.
Sont reconnus les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer. (art. 72).
L’outre-mer
Il existe des départements et régions d’outre-mer (DOM et ROM), et des territoires d’outre-mer (TOM).
Les DOM et les ROM continuent d’exister. Les collectivités d’outre-mer remplacent les TOM. Seules les TAAF (terres australes et antarctiques françaises) restent alors un TOM dans les faits, en vertu de la loi statutaire du 6 août 1955 (articles 72 et 72-3). La loi du 21 février 2007 a depuis modifié son statut.
Pouvoir réglementaire
Pas reconnu par la Constitution
Reconnu par la Constitution (art. 72).
Expérimentation
Pas reconnue par la Constitution
Les collectivités et leurs groupements peuvent, lorsque la loi ou le règlement les y autorisent et pour une durée définie à l’avance, déroger aux lois et règlements qui les régissent afin de « tester » localement les effets d’une mesure nouvelle (art. 72).
Autonomie financière des collectivités
Existe, avec quelques imperfections, mais pas inscrite dans la Constitution
Principe inscrit dans la Constitution (art. 72-2). En conséquence :
- la liberté de dépense est consacrée  ;
- les collectivités peuvent fixer l’assiette et le taux des impositions dans des limites fixées par la loi  ; 
- aucun transfert de compétences entre l’État et les collectivités sans transfert des ressources équivalentes ; 
- reconnaissance du principe de péréquation. (Mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales)
Démocratie Locale
 
 
Droit de pétition
N’existe pas.
Est inscrit dans la Constitution. Les électeurs des collectivités peuvent demander l’inscription à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante (ex : conseils municipaux, généraux, régionaux…) d’une question relevant de ses compétences (art. 72-1).
Référendum local
Seules les communes peuvent organiser un référendum. Mais il a seulement une valeur consultative et non de décision.
Toutes les collectivités peuvent désormais soumettre à la décision de leurs électeurs un projet de texte (acte ou délibération) par référendum décisionnel local (art. 72-1).
Consultations locales
idem
Les électeurs peuvent être consultés lors  :
- de la création d’une collectivité territoriale à statut particulier et de la modification de son organisation ;
- d’un changement de limites territoriales de la collectivité. Ces consultations ont une valeur d’avis (art. 72-1).
Par contre, une collectivité territoriale située outre-mer ne peut pas changer de régime législatif sans le consentement de ses électeurs (art 72-4).
 
Quelles sont les différentes collectivités territoriales ?
 
Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, sont définies comme « collectivités territoriales de la République » à l’article 72 de la Constitution :
  • les communes (36 783 en 2007) ;
  • les départements (96), auxquels s’ajoutent les 4 départements d’outre-mer (DOM) (Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion) ;
  • les régions (22) auxquelles s’ajoutent également 4 régions d’outre-mer (ROM) (Guadeloupe, Guyane, Martinique et La Réunion) ;
  • les collectivités à statut particulier, notamment la collectivité territoriale de Corse ;
  • les collectivités d’outre-mer  : Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna, la Polynésie française, et depuis la loi organique du 21 février 2007, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. 
La catégorie juridique des territoires d’outre-mer (TOM) n’existe plus dans la Constitution depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. Les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) ), anciennement TOM, forment cependant « un territoire d’outre-mer », mais au sens de territoire situé outre-mer, en vertu de la loi statutaire du 6 août 1955 modifiée par la loi du 21 février 2007. La Nouvelle-Calédonie dispose d’un statut situé entre indépendance et gouvernement autonome. Le titre XIII de la Constitution lui est consacré. Le caractère unique des statuts de ces deux territoires fait qu’on les désigne souvent comme des « collectivités sui generis ».
La plupart des collectivités suivent les mêmes règles de fonctionnement définies par la Constitution et les lois et décrets. Elles sont dites de droit commun.
Elles sont composées :
  • d’une assemblée délibérante élue au suffrage universel direct (conseils municipal, général ou régional) ;
  • d’un pouvoir exécutif élu en son sein par l’assemblée (maire et ses adjoints, présidents des conseils général et régional).
Les régions sont dotées, en plus de ces deux instances, d’un conseil économique et social régional.
Il existe cependant des exceptions. C’est le cas :
  • de Paris, car son territoire recouvre deux collectivités territoriales distinctes, la commune et le département ;
  • des communes de Lyon et Marseille, qui sont dotées de statuts spécifiques ;
  • de la Corse, qui bénéficie d’un statut de type unique  ;
  • de certaines collectivités d’outre-mer (ex : Polynésie), qui présentent des particularités ;
  • des TAAF et de la Nouvelle-Calédonie.
Focalisons nous sur les collectivités d’outre-mer, puisque l’occasion nous en est donnée :
Les collectivités d’outre-mer (COM) ont été créées par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003. On en compte six depuis la loi organique du 21 février 2007. Ce sont des anciens TOM (Polynésie, Wallis-et-Futuna), des anciennes collectivités à statut particulier (Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte) ou d’anciennes communes (Saint-Barthélemy, Saint-Martin). Afin de « tenir compte des intérêts propres de chacune d’elles » Art. 74 de la Constitution), elles ont toutes des statuts différents. Ceux-ci sont désormais obligatoirement définis, après avis de leur assemblée délibérante, par une loi organique. C’est une nouveauté pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte dont les statuts étaient régis par des lois simples. Les lois et décrets de la République s’y appliquent sous certaines conditions fixées par la loi organique définissant leur statut. Certaines sont dotées de l’autonomie (la Polynésie par exemple).
 
Notons, en passant, que le TOQ pour « territoire d’outre-Quiévrechain » (et non pas « d’outre-Quiévrain » comme certains le disent erronément) serait dans l’esprit de Ducarme une nouvelle exception. J’avoue, au-delà du plaisir de voir que nos idées avancent et sont reprises, comme porévu, par d’autres, ne pas être très enthousiaste parce que son projet consisterait alors à ne rien changer des nombreux dysfonctionnements que nous connaissons, l’action de la France se limitant à donner un « chèque de fonctionnement » qui permettrait à nos politiques de continuer leurs « petites affaires » entre eux comme maintenant…
 
Et la Polynésie justement ?
Depuis le 27 février 2004, la Polynésie a un nouveau statut renforçant son autonomie et clarifiant la répartition des compétences entre l’État et la collectivité. Ce statut est défini par une loi organique et complété par une loi ordinaire, promulguées toutes deux le 27 février 2004. Ce nouveau statut renforce encore l’autonomie de la Polynésie après les statuts du 12 juillet 1977 (autonomie administrative et financière), du 6 septembre 1984 modifié par les lois du 12 juillet 1990 et du 20 février 1995 (autonomie interne) et du 12 avril 1996, en vigueur avant la réforme de 2004 (autonomie renforcée).
 
Quels sont, en France, les domaines d’intervention de la région ?
Les missions de la région sont caractérisées par un rôle important joué en matière de développement économique, social et culturel. Les domaines d’action de la région sont les suivants :
Le développement économique C’est le domaine d’intervention principal de la région, qui a été confirmé par la loi du 13 août 2004. En effet, toutes les collectivités interviennent économiquement, mais désormais la région «  coordonne sur son territoire les actions de développement économique des collectivités territoriales et de leurs groupements ». L’action économique de la région comprend entre autres :
  • la définition du régime des aides économiques aux entreprises et la décision de leur octroi. La distinction s’opère entre aides économiques et aides à l’immobilier. Par ailleurs, les communes, leurs groupements et les départements peuvent désormais mettre en œuvre leurs propres régimes d’aides économiques avec l’accord de la région, ce qui n’est pas négligeable ;
  • depuis la loi du 13 août 2004, l’élaboration d’un schéma régional de développement économique, après concertation avec les départements, les communes et leurs groupements, à titre expérimental et pour cinq ans, afin de coordonner les actions de développement économique, promouvoir un développement économique équilibré de la région et à développer l’attractivité de son territoire.
L’aménagement du territoire et la planification qui comprend notamment :
 la consultation des régions lors de la détermination de la politique nationale d’aménagement et de développement durable ;
  • l’élaboration du plan de la région constitué par un schéma régional d’aménagement et de développement du territoire (SRADT), qui fixe les orientations à moyen terme du développement durable du territoire régional. Il définit notamment les objectifs de localisation des grands équipements, des infrastructures et des services d’intérêt général de la région et veille à la cohérence des projets d’équipement avec les politiques de l’État et des autres collectivités. Il intègre le schéma régional de transport. Des schémas interrégionaux peuvent être élaborés à l’initiative des régions concernées ;
  • la signature de contrats de projets entre l’État et les régions qui succèdent désormais aux contrats de plan, recensant les actions qu’ils s’engagent à mener ensemble (ex : plan Université 2000 pour la construction d’universités). Les contrats de plan permettaient la mise en œuvre d’orientations définies dans le SRADT. La 4e génération de contrats de plan, couvrant la période 2000-2006, a pris fin. La première génération de contrats de projets couvre la période 2007-2013. Ils doivent se concentrer en priorité sur la compétitivité et l’attractivité des territoires, le développement durable et la cohésion sociale ;
    - depuis la loi du 13 août 2004, l’aménagement, l’entretien et la gestion des aérodromes civils appartenant à l’État pour les régions qui en ont fait la demande jusqu’au 1er juillet 2006. Les régions peuvent être en concurrence avec d’autres collectivités dans cette demande. La loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité permettait déjà l’expérimentation pour les collectivités qui en feraient la demande des compétences concernant l’aménagement, l’entretien et l’exploitation des aérodromes civils ;
    - depuis la loi du 13 août 2004, la propriété, l’aménagement, l’entretien et la gestion des ports non autonomes relevant de l’État au plus tard au 1er janvier 2007 pour les régions, mais également toute collectivité ou groupement, qui en ferait la demande avant le 1er janvier 2006. La loi du 27 février 2002 prévoyait également d’expérimenter le transfert aux régions uniquement des compétences concernant l’aménagement, l’entretien et l’exploitation des ports d’intérêt national, les département pouvant pendant cette expérimentation leur transférer leurs compétences concernant les ports de commerce ou de pêche ;
  • l’élaboration d’un schéma régional de transport, qui devient avec la loi du 13 août 2004 un « schéma régional des infrastructures et des transports ». La région organise des services de transport routier non urbain des personnes et, depuis le 1er janvier 2002, est l’autorité organisatrice des transports ferroviaires de la région, sauf en Ile-de-France où c’est le syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) qui organise les réseaux de transports. La composition et les compétences du STIF ont été modifiées par la loi du 13 août 2004, l’État se retirant du conseil d’administration, la région Ile-de-France disposant désormais de la majorité des sièges.
L’éducation, la formation professionnelle et la culture.Citons, entre autres :
  • la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement des lycées, des établissements d’éducation spéciale et des lycées professionnels maritimes. Depuis la loi du 13 août 2004, la région peut devenir propriétaire de ces locaux, soit automatiquement pour ceux dont elle a assuré la construction ou la reconstruction, soit avec l’accord des communes, groupements de communes, ou départements qui en étaient les précédents propriétaires. La région devient également responsable du recrutement et de la gestion, notamment de la rémunération, des personnels non enseignant de ces établissements (personnels techniciens, ouvriers et de service, dits TOS) ;
  • la participation au financement d’une part significative des établissements universitaires (Plan Université 2000), bien que l’enseignement supérieur relève de l’État ;
  • un rôle de premier plan pour la formation professionnelle : depuis la loi du 13 août 2004, la région « définit et met en œuvre la politique régionale d’apprentissage et de formation professionnelle des jeunes et des adultes à la recherche d’un emploi ou d’une nouvelle orientation professionnelle ». La région élabore un plan régional de développement des formations professionnelles, créé par la loi du 27 février 2002 et modifié par la loi du 13 août 2004, définissant les actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes et favorisant un développement cohérent des filières de formation. Chaque année, les régions arrêtent également un programme d’apprentissage et de formation professionnelle continue, désormais dans le cadre du plan régional de développement des formations professionnelles ;
    - l’organisation et le financement des musées régionaux, la conservation et la mise en valeur des archives régionales que la région peut toutefois confier, par une convention, au département ;
    - depuis la loi du 13 août 2004, la responsabilité de l’inventaire général du patrimoine culturel, dont la région peut confier, par une convention, aux collectivités ou groupements qui en font la demande, la conduite sur leur territoire. Cette loi offre également la possibilité aux régions, tout comme aux départements, d’engager une expérimentation, maximum un an après l’entrée en vigueur de la loi et pour quatre ans, concernant la gestion des crédits d’entretien et de restauration du patrimoine classé ou inscrit, n’appartenant pas à l’État ou à ses établissements publics. Elles peuvent aussi, si elles en font la demande et comme pour toute collectivité territoriale ou groupement, se voir transférer la propriété de monuments classés ou inscrits, et des objets qu’ils renferment, appartenant à l’État ou au Centre des monuments nationaux et figurant sur une liste établie par décret en Conseil d’État ;
  • l’organisation et le financement, depuis la loi du 13 août 2004, du cycle d’enseignement artistique professionnel initial.
La santé, domaine d’intervention qui a été enrichi par la loi du 13 août 2004 notamment avec :
  • la possibilité pour les régions, tout comme pour les communes et les départements, et dans le cadre d’une convention conclue avec l’État, d’exercer des activités en matière de vaccination, de lutte contre la tuberculose, la lèpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles ;
  • la possibilité, à titre expérimental, pour les régions qui en font la demande dans un délai d’un an après l’entrée en vigueur de la loi et pour une durée de quatre ans, de participer au financement et à la réalisation d’équipements sanitaires.
J’aurais pu aborder d’autres points comme l’intercommunalité qui désigne les différentes formes de coopération existant entre les communes. Des compétences des municipalités, des Départements. Ou encore la particularité de la commune, du département de Paris ou de la région Ile-de-France. Les statuts de Lyon et de Marseille, celui de la Corse… Les différents dispositifs d'aide en faveur du développement économique mis en place par les régions, les départements, les communes et les divers établissements publics locaux.
En faisant remarquer que ces différences ne posent aucun problème en France.
 
Bref, mon propos est de faire remarquer qu’on retrouve beaucoup de points communs avec les compétences de la Région wallonne ou celle de Bruxelles. J’avoue donc avoir beaucoup de mal à comprendre les différences subtiles sous-entendues dans la déclaration de Ducarme (et semble-t-il approuvée par les instances de son mouvement – qu’en pensent les belgicains du FDF ?) concernant ce qu’il appelle notre « identité propre » qui ferait que nous, Wallons ou même Bruxellois, serions fondamentalement différents des Français. Certes, il y a une partie de notre histoire, qui n’est pas commune… Et alors ? C’est valable pour toutes les régions de France si on remonte le temps. Ça n’a jamais rien empêché.
Je regrette que Ducarme qui, paraît-il, nourrirait une vrai passion pour la France, ses valeurs et son système politique, ne soit pas plus clair et se sente obligé de recourir à cette démagogie facile et racoleuse.
Franchement, quand on passe la frontière française, il n’y a pas vraiment de dépaysement. On s’y sent moins à l’étranger qu’en Angleterre, sur Mars ou encore en Flandre… Non ?
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 16:07

La première « Cartographie des retraites belges » est disponible sur le site du SPF (Service Public Fédéral - nouveau nom pour « Ministère »)  Sécurité sociale.
 
Menée par le Centre de recherches sociologiques de la KUL ( Katholieke Universiteit Leuven). Elle procède, pour la première fois à une cartographie de la population retraitée belge pour l'année 2004. Outre le profil des pensionnés, elle met en lumière les caractéristiques des pensions légales perçues dans notre pays. Une approche qui permet de cerner les différences existantes entre groupes professionnels et les conséquences pour la protection financière de nos pensionnés. 
C’est assez dramatique, pour ne pas dire scandaleux. Là aussi, vivement la France
 
Téléchargez la "Cartographie des retraites belges"

Et toujours la possibilté de vous comparer aux autres pays européens : http://www.observatoire-retraites.org/ (Cliquez sur "Sistèmes de retraites")

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 15:14

Lise Thiry m'envoie cet appel que je m'empresse de relayer. 

Chers amis et concitoyens,
 
Depuis leur création, les Instituts Pasteur ont pour vocation de tenter de faire face aux besoins actuels d’une population, en matière de santé, par de la recherche dans les domaines du diagnostic des maladies infectieuses, ainsi que du perfectionnement de vaccins et de traitements. C’est à ce titre que l’Institut Pasteur de Bruxelles fait partie du Réseau international de la trentaine d’Instituts Pasteur.
Or, notre Institut Pasteur se trouve sous très sérieuse menace de disparaître en tant que tel, ce qui abaisserait le niveau global de la recherche scientifique dans notre pays. Avec Jean Content, directeur honoraire de l’institut Pasteur, et avec les autres membres du Comité de soutien qui s’est créé, je vous demande de signer et de récolter des signatures pour la pétition, soit directement sur le site http://www.savepasteur.be.
 
En cette ère où de nouvelles maladies infectieuses surgissent- et que d’autres resurgissent- ce n’est vraiment pas le moment de diminuer la lutte.
 
Bien à vous,
Lise Thiry
 
Créé en 1900 par Jules Bordet, Prix Nobel, l’Institut Pasteur de Bruxelles (IPB) a été transféré au Ministère de la Santé Publique en 1995, et fusionné en 2003 avec l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) dont il est devenu l’un des 4 départements. Le maintien de cet Institut prestigieux comme une entité reconnaissable et autonome est maintenant fortement menacé, suite à sa fusion avec le département de microbiologie de l’ISP, impliquant la suppression progressive des activités de recherche scientifique (celles-ci  n’étant pas le principal objectif de l’ISP), la suppression de son nom prestigieux et la perte de son rattachement au Réseau International des Instituts Pasteur. Ceci entraînera inévitablement la disparition du savoir-faire accumulé par plusieurs générations et le départ de chercheurs talentueux qui ont largement contribué à la réputation de cet Institut.
 
J'ai signé la pétition. Faites-en autant. C'est un devoir.
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 11:50

Daniel Ducarme, responsable du MR section « international » et accessoirement résidant dans le Cotentin, s’exprime dans « Le Soir » et « Libération » pour évoquer une «  association » avec la France… si la Flandre poursuit ses obstructions.
 
Ses propos sont plus modérés dans le Soir (qui reconnaît que le « libéral-réformateur » n'est certainement pas isolé, ni dans son parti ni dans son pays…) que dans Libé où il avoue clairement  « qu’une majorité de politiciens francophones estiment, en privé, que « les carottes sont cuites » : pour eux, la scission n’est plus qu’une question de temps. »
 
Bien sûr, on ne peut que se réjouir de ce type de propos. Enfin !
 
Mais il est à craindre que ce ne soit que de la musculation. Que l’intervention  Daniel Ducarme ne participe d’un chantage envers la Flandre (il précise qu'il n'est « absolument pas rattachiste ») à qui on sait combien l’idée du rattachisme fait peur. Eerdekens l’a fait avant lui. Sans persévérer vraiment. Le fait qu’il tienne ces propos, qui ont fait l’objet d’une discussion au sein des instances dirigeantes, avec la bénédiction du MR me font craindre une manœuvre tordue.

Il n’empêche, si la situation reste bloquée, cette perspective donne de l'air aux Wallons et belges francophones en entrouvrant la porte vers la France. Que Ducarme et le MR le veuillent ou non.
 
Quand même, le discours n’est pas inintéressant, même s'il s'inscrit clairement dans sa campagne pour les élections régionales à Bruxelles en 2009. Citons le : « Il faut désormais préparer un «avenir francophone», car « la Belgique est à bout » (Là, il reprend ce que disait François Perin). Il souhaite donc la naissance d’une «Belgique française» qui réunirait les régions de Bruxelles (francophone à 90 %) et de Wallonie, éventuellement étendue aux cantons germanophones de l’est. Et comme il ne croit pas à «l’efficacité d’un micro Etat isolé dans l’Union européenne» (Bien vu, voilà qui flingue l’idée saugrenue de la « Belgique continuée »), Ducarme propose non pas un rattachement pur et simple à la France, car « nous avons une identité particulière (?) à faire respecter », mais une « association ». En clair, les fonctions régaliennes comme la politique étrangère et la défense seraient assumées par « l’Hexagone » (Pourquoi ne pas dire : « la France » ?). Pour Ducarme, la Belgique française aurait le même statut que la Polynésie française.
 
Je ne peux qu’admirer son utilisation partisane du fonctionnement des institutions françaises. Relisez ce que j'écrivais sur le statut de la Polynésie dans : « La fin du syndrome de Waterloo ? » le 9 septembre dernier. Mais pourquoi pas, c'est un premier pas. Il doit ménager ses électeurs.
 
Mais pourquoi diable ce choix de la Polynésie française par Ducarme ?
Bon sang, mais c’est bien sûr ! Pour la défiscalisation… Sacré Daniel, va ! Mais j'y reviendrai.

Dans un autre style, il y a ceci auquel les belgicains n'ont pas encore pensé... 
Lire aussi le point de vue de Fabrice Grosfilley qui donne un éclairage intéressant sur son blog.

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 12:14

Je reviens sur ces propos étonnants, pour ne pas dire plus de David Coppi dans « Le Soir » d’hier 13 décembre : « A la manœuvre, Guy Verhofstadt souffre. Premier en affaires courantes en mission d’« informateur » depuis dix jours, il est tenu pourtant à une obligation de résultat. (…)Il est le dernier recours. Si Guy Verhofstadt n’y arrive pas ? Ce sera les élections. Un scénario-catastrophe ».
 
Voilà qui est vraiment nouveau !
Depuis quand les élections seraient-elles une catastrophe dans une démocratie? 
 
Alors qu’on vante avec emphase le « bon sens des belges ». Alors qu’on n’arrête pas de dire que « la majorité des Flamands sont attachés à la Belgique », pourquoi donc craindre des élections ?
 
A moins que les élections, exercice réel de démocratie, ne risquent de tuer la Belgique, ou en tous cas lui donner le coup de grâce… N’aurait-on plus confiance dans les électeurs ? Le régime se méfierait-il des citoyens ? Est-ce l’aveu que la Belgique n'est pas une nation ? Déjà qu’il n’y a pas de peuple belge…

Partager cet article
Repost0

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Recherche

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Sur Le Feu...