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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 06:24

En marge de la réunion organisée ce soir à Namur à l’appel du Manifeste pour la Culture wallonne, et de ce que j’ai appelé dans le billet précédent le frémissement de la Société wallonne, après Paul Piret dans « La Libre » d’hier, « Le Soir » consacre aujourd’hui la page 20 de sa rubrique « Forum »  à deux cartes blanches.
Sous le chapeau : 
Quel projet politique pour la Wallonie ?
Au sein de la « nation francophone » ? Dans un fédéralisme des régions ?
Ou au-delà de la Belgique ? Si les avis divergent, les Wallons donnent de la voix 
 
-
Vous pouvez dire à nos mères que nous sommes régionalistes
Christophe Collignon, Jacques Gennen, Charles Jansens, Guy Milcamps, Sebastian Pirlot et Eliane Tillieux, tous députés wallons PS
- Wallons, exigez la convocation d'Etats généraux !
Qui est une adaptation, une mise à jour de l'appel du « Manifeste pour la convocation d’Etats-généraux de la Wallonie » que j’ai co-signé avec mes amis Jules Gheude, Didier Melin et Thierry Ollevier. 
 
Et pendant ce temps là... Les sondages d'opinion continuent. C'est au tour de Vers l'Avenir. Tiens ? On y parle du RWF cette fois...

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 18:20
Si on s’appuie sur la théorie de Darwin comme Gould et Eldredge qui, en 1972, ont avancé l'idée que l'évolution des espèces ne se réalise pas de façon graduelle et continue au cours des temps, mais au contraire que l´évolution se fait à travers des périodes ponctuelles d´intense activité évolutive séparées par de longues périodes stagnantes, nous pouvons nourrir de grands espoirs pour le Mouvement d’émancipation de la Wallonie.
 
Nous nous trouvons sans doute à l’aube d’une de ces périodes. On sent, en effet, plus qu’un frémissement au sein de la Société wallonne. Frémissement lié à la longue crise politique (crise de régime ?) sainement décapante que traverse notre pays hôte actuel, mais aussi à la prise de conscience d’un sentiment d’inachevé et surtout d’incertitude quant à l’avenir.
Comment expliquer autrement la renaissance de mouvements « dits régionalistes », les propositions d’associations Bruxelles-Wallonie de certains, ou encore la campagne « subite et spontanée » de séchage de drapeaux sur certains balcons, par exemple.
On ne peut évidemment pas nier qu’il y derrière ces prises de positions de nombreux arguments - certes tous intéressants et pertinents du point de vue de leurs auteurs - l’expression d’un sentiment d’urgence, d’angoisse ou encore celle de croyances basées sur des idées reçues, mais en pleine déstabilisation. Nos hommes et femmes politiques ne déclarent-ils pas se coaliser, se mobiliser, pour garantir nos droits alors que les mêmes nient nos identités, les négociations se déroulant sur la logique de blocs linguistiques, et non entre les représentants des trois Régions du pays, quatre avec la Communauté germanophone ? C’est aussi que je ne vois nulle part, derrière les prises de position, un complément qui me paraît utile : « pour quoi faire ? »
 
On ne peut pas nier nos identités. 
Pour faire simple et malheureusement forcément réducteur  : 
Les « régionalistes » mettent en avant, avec raison, l’identité wallonne. Elle existe. On la sent vivre quand on se retrouve entre Wallons, quelle que soit notre origine locale. Au-delà des mots, il y a un sentiment difficilement explicable - par moi – de communauté d’esprit. Il y a parmi les régionalistes, des « ultras » qui rêvent d’une langue différente du français par l’imposition d’un wallon standard… Je ne les cite que pour mémoire, ils font du tort au courant qu’ils prétendent défendre.
  
Les « Wallo-bruxien », des communautaristes, parlent d’une « identité francophone », concept flou destiné à répondre à une identité flamande forte. Elle me paraît plutôt être une construction artificielle par la juxtaposition d’identités basée seulement sur une langue commune ou une coalition d’intérêts face à une altérité.
 
Les « unitaristes » se retranchent derrière une « identité belge » qui veut sublimer les autres pour mieux les nier. Opposés depuis toujours aux revendications fédéralistes, et hélas pour eux, malgré leurs efforts sémantique - pensons seulement au terme « région » dont ils ont affublé les entités fédérée (or, ce sont des Etats, quoi !) qui renvoie à une notion de partie, de subdivision - ils ont échoué sur le territoire qui a choisi le combat culturel plutôt que le combat économique que ce dernier avait déjà gagné par la force de sa majorité numérique. La Flandre a ainsi une identité forte, elle est un Etat et se veut maintenant une nation. Il n’y a plus que des naïfs ou des nostalgiques pour défendre ou croire à « l’identité belge ». On peut peut-être les rassurer, cette « appellation belge » persistera encore dans les esprits fort longtemps après la disparition du territoire politique qui aura porté ce nom pour la dernière fois sans doute dans l’Histoire. Certains parmi eux bottent en touche vers un concept encore plus flou, « l’identité européenne » (pourquoi ne pas parler directement « d’espèce humaine » ?). Il en va ainsi, entre autres, du fumeux concept « d’Europe des Régions »… 
 
Les milieux rattachistes sont divisés entre ceux (rares, mais fort actifs) qui rejettent de l’identité wallonne (« sans identité fixe », ils ont simplement remplacé le mot « belge » par celui de « français ») et ceux qui sont profondément Wallons, justement. Ces derniers sont autant régionalistes que rattachistes parce qu’ils ont compris que dans le monde moderne, les identités sont complémentaires et empilables comme des poupées russes. Comme je l’ai dit un jour dans un discours, on ne peut pas se dire réunioniste (ou rattachiste, peu importe le terme) et en même temps nier notre identité wallonne. Comme on est Liégeois, Namurois, Brabançon wallon et Wallon en même temps. Comme en France, on est en même temps, Breton, Bourguignon, Corse, Normand ou autre, en même temps que Français.
 
Il y a donc entre ces rattachistes-réunionistes et régionalistes wallons des aspirations communes que séparent souvent des questions d’interprétation sémantique ou parfois de stratégie sur les choix d’avenir, sur les finalités. Le temps est peut-être venu de voir ce qui nous rassemble, sur les priorités pour nos concitoyens plutôt que d’insister sur ce qui nous sépare. Et se rendre compte que c’est là qu’est le plus important si nous voulons que demain, la Wallonie existe... encore !
 
Ce qui est certain, c’est que cette symbiose effectuée, les autres attitudes deviendront - pour revenir à l’esprit de la phrase d’introduction – que des culs-de-sac, des branches mortes sur l’arbre de l’évolution des espèces politiques 

M. à j. : Sous le titre « Militants wallons en reconstruction », et deux articles annexes (1) (2), Paul Piret confirme le sentiment exprimé ci-dessus dans « La Libre » de ce jeudi 28 février 2008.
A noter que dans la rubrique « repères »: écrivant « qu’en souhaitant des "états généraux de Wallonie", Jules Gheude et consorts tablent sur une autre perspective, celle d'une Belgique post-scission. On se rapproche ici davantage du RWF, dont la ligne rattachiste passe par nier non pas la Wallonie, mais la Région wallonne », s’il rappelle bien que l’objet du manifeste est d’appeler à positionner la réflexion sur la Belgique post-scission, nous ne nions pas, et bien au contraire, l’existence de la Région wallonne en tant qu’entité politique. Nous mettons au contraire en exergue l’existence d’une Société wallonne distincte et bien réelle à laquelle nous sommes fiers d’appartenir et que nous ne voulons plus voir subir, mais prendre son destin en main.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 19:00

Matin Première la chaîne de l’info de la RTB(f), ce matin. L’invité était le vice-président bruxellissime du MR. Il y a eu des propos d’une audace incroyable, jugez-en… 
 
« Les « Francophones » (*) ne doivent pas se croire protégés par l’Etat fédéral. Les Flamands se sont érigés en nation. » Quelle découverte !
 
Sa solution : imaginer un Etat Bruxello-wallon… Mais toujours dans le cadre de la Belgique, rassurez vous bonnes gens !

Voilà ce qu’on appelle un beau coup de pub à destination de ses électeurs bruxellois et de la périphérie (oui, ceux qui font la fortune des marchands de drapeaux) puisqu’il exige en même temps la continuité territoriale entre Bruxelles et la Wallonie par l’élargissement de l’entité politique bruxelloise à 31 autres communes… pour des raisons économiques. (le fameux Hinterland)
Bruxelles tirant la Wallonie, LA seule solution au retard de développement de cette dernière…
 
Et bien entendu sans qu’on ne demande l’avis de personne. Nous sommes toujours dans la logique du XIXème siècle mâtinée d’ancien régime qui sert de fil conducteur à toute la réflexion. (voir ce que j’écrivais à propos du « Groupe Wallonie-Bruxelles » dont il fait partie et auquel il fait référence pour justifier sa proposition).

Rien de bien neuf, on en conviendra.

(*) Il prononce « frankeupheunes »
 

Mise à jour :  José Fontaine a publié le 26/02 un billet sur le forum qu'il anime où il fait un rappel historique des relationsentre le Rassemblement wallon et le FDF après 1980. Pour avoir vécu cette période comme simple sympatisant RW et Wallon, je ne suis pas loin de partager sa conclusion. « Parce qu'il peut être perçu comme autonomiste et fédéraliste, le FDF fait, a fait et fera encore, je le crains, bien plus de tort à la cause wallonne qu'aucune autre formation politique même flamande. Les ennemis de la Wallonie sont au FDF. »

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 12:34
« La Wallonie s’est classée cinquième du TOP 25 des régions et des villes les plus séduisantes d'Europe en termes d'investissement, derrière Londres, la Flandre, Paris et Leipzig. Elle est cinquième encore derrière l'Ecosse, la Flandre toujours, l'Irlande du Nord, et le Kent, si l'on s'en tient aux seules régions. »
 
C’est ce qu’annonce le journal  « L’Echo » en ligne ce jour.
« Ce palmarès annuel des pays et régions les plus performantes sur le plan du développement économique et les plus attractives sur le plan de l'investissement étranger émane de l'édition de mars du fDI Magazine. Filiale du « Financial Times», fDI Magazine est spécialisé dans la promotion des pays, des régions et des villes et dans la localisation d'investissements étrangers ». Voilà qui ne doit pas faire plaisir aux déclinologues et à tous ceux qui veulent minoriser notre Wallonie.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 06:23
Au lendemain (ou presque) de la déclaration du Ministre-président sur l'Etat de la Wallonie,

 

le Conseil Economique et Social de la Région Wallonne vient de publier Son édition 2007 des   "Regards sur la Wallonie", un portrait  des synthétique de la Wallonie économique, sociale et environnementale
 
Regards sur la Wallonie 2007 s'articule en 6 chapitres :
1. La Wallonie au coeur de l'Europe
2. Quelle croissance, quels investissements, dans quels secteurs, pour quels emplois 
3. L'emploi et la formation
4. La recherche et le développement
5. Les ménages
6. L'environnement et l'énergie

Au sein de ces grandes thématiques, plusieurs "zooms" ou "focus" ont été intégrés, choisis en fonction des enjeux qu'ils représentent pour la Wallonie. Un CD-ROM reprenant l'ensemble des données statistiques dans les différents domaines étudiés et sur lesquelles s'appuient les analyses est annexé à la publication.
 
Regards sur la Wallonie 2007 est disponible
en cliquant ici (format PDF) tout comme les annexes statistiques. La version imprimée peut être obtenue sur simple demande auprès du Service Communication du CESRW (04/232.98.64 - info@cesrw.be).
 
N'hésitez pas !

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 12:24

Tiré de la Constitution française

Art. 88. - La République peut conclure des accords avec des Etats qui désirent s'associer à elle pour développer leurs civilisations.

Même si cet article était destiné à l'origine aux pays qui, après avoir acquis l'indépendance, auraient souhaité conserver des liens étroits avec la France, il pourrait avoir une autre interprétation...

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 06:02
Brillamment célébré en présence de 150 à 200 personnes dont de nombreuses personnalités du monde académique et politique, la cérémonie académique de cet anniversaire a été marquée par plusieurs interventions brillantes et dynamisantes.  En particulier celles des professeurs Jean Pirotte et J.-M. Klinkenberg qui ont ainsi replacé le rôle et la place des Wallons dans l’histoire, mais aussi insisté sur notre absence (comme celle de Bruxelles) dans le débat institutionnel actuel. Ils ont - à juste titre – mis l’accent sur l’importance de la redécouverte des valeurs propres à notre société, sur la réappropriation de nos identités multiples et le fait de les assumer pleinement.
Un livre sera prochainement publié à l’occasion de cet anniversaire. Je ne manquerai pas de vous signaler sa parution.
 
La Fondation wallonne, basée à Louvain la Neuve veut concourir à un renouveau du pays wallon, au-delà des cloisonnements politiques et idéologiques.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 06:08

La diplomatie belge aux mains du ministre De Gucht – oui, celui qui a déclaré que la frontière linguistiques est une frontière d’Etat – devrait se trouver devant un dilemme. 
Comment, en effet, reconnaître l’indépendance de cette province serbe progressivement colonisée par des Albanais tout en campant sur ses positions face aux Bruxellois francophones qui se sont progressivement installés dans la périphérie flamande de Bruxelles ?

 
Evidemment, on peut toujours dire que dans le cas du Kosovo, ça fait partie d’un processus sous contrôle international.
Si reconnaissance il y a, je me demande combien de temps les « Kosovars de la périphérie bruxelloise » vont mettre pour déclencher leur propre processus d’autodétermination ? Après tout, la reconnaissance internationale du Kosovo, c'est en quelque sorte la négation du « Droit du sol », non ?
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 12:13

Avec trois amis, Jules Gheude, Didier Melin et Thierry Ollevier, nous avons publié hier un « Manifeste pour la convocation des Etats-généraux de la Wallonie ». La presse y a fait écho.

Constatant l’inéluctable évolution de la Flandre vers une forme d’indépendance quoi nous serait préjudiciable si elle se fait à ses seules conditions, nous y plaidons pour une analyse, sans a priori ni limites, des pistes d’avenir possibles pour les Wallons.
1° Un Etat wallon indépendant ;
2° Un Etat wallo-bruxellois ;
3° La réunion à la France ;
4° La réunion à une autre composante européenne que la France.
 
Nous y constatons qu’il n’y a pas actuellement vraiment de comparaisons objectives, de compilation de faits concrets qui permettent aux Wallons de choisir, en toute objectivité, quel avenir serait le meilleur. Nous souhaitons élargir le débat, par un appel à la constitution de dossiers objectifs, présentant les avantages, conditions et inconvénients de ces quatre formules. Ces dossiers seraient ensuite soumis à une Assemblée largement représentative des forces vives de la Région et de la société civile au travers de ses divers courants politiques et idéologiques.
 
Le fait que nous citions un « Etat wallo-bruxellois » parmi les quatre options, montre que nous ne nous désintéressons nullement de la donne bruxelloise. Mais nous estimons essentiel que les Bruxellois se déterminent également eux-mêmes quant à leur avenir.
 
Indépendamment de nos choix personnels et de nos convictions, nous avons fait cet appel parce que nous estimons que l’heure n’est plus aux chamailles partisanes, mais à la mobilisation dans la sagesse et l’entendement. Il est temps, pour nous, de réfléchir à une réponse de survie, digne, raisonnable et dans l’ordre. 
Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de cette initiative. Elle ne vise nullement à mettre de l’ordre dans le paysage institutionnel francophone. Sans doute ce débat ne manque-t-il pas d’intérêt, mais il nous paraît totalement dépassé vu la précipitation des événements et la plus que probabilité d’une scission de l’Etat.
 
La presse quotidienne, tant flamande que francophone y a fait écho.
Voici ce qu'en dit "Le Soir", journal sur lequel un débat des lecteurs est ouvert.
 
Vous pouvez lire et signer le manifeste à cette adresse : http://www.etatsgenerauxdewallonie.net 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 12:53

J’aime le lyrisme de Michel Konen dans « La Libre » d’aujourd’hui. Encensant le travail des journalistes du Standaard qui jouent pleinement leur rôle en « découvrant la couronne » par la révélation des certains propos du « colloque singulier », il stigmatise par ailleurs l’attitude des hommes politiques flamands (les nôtres jouant les vierges effarouchées...) et particulièrement Yves Leterme. Venant ainsi au secours de la stratégie du « Palais » dont on sait maintenant quels ont été les véritables objectifs politiques pendant toute la crise mise en évidence par les élections de juin dernier.
 
A propos de la violation du « Colloque singulier », il précise que « ce n'est qu'en de très rares occasions que cette règle n'a pas été observée et jamais au plus fort d'une crise politique majeure. Le Palais, et les huit mois de crise en témoignent, est, en ces circonstances, le dernier refuge pour des hommes politiques déboussolés, incapables de réaliser entre eux les nécessaires consensus qui peuvent mener à la constitution d'un gouvernement. » 
Ajoutant : « Nous sommes là au cœur du pouvoir de la monarchie parlementaire. C'est en ces circonstances que le Roi peut et doit jouer un rôle pour dénouer le nœud gordien de négociations qui s'enlisent. Il choisit les hommes, il leur confie des missions (formateur, informateur, explorateur, démineur...). Au sens quasi philosophique du terme le Roi pratique la maïeutique, cette méthode par laquelle Socrate disait accoucher les esprits des pensées qu'ils contiennent sans le savoir. C'est à l'issue de ces nombreuses consultations, au cours desquelles il sonde les cœurs et les âmes, que le Roi tente de trouver les convergences qui permettront au pays d'être gouverné. »
 
Diable ! (*)
 
Il n’a pas tort de dire, évidemment que ceux et celles qui ont raconté par le menu leurs conversations avec le Souverain, mettent ainsi en péril l'un des rouages essentiels du système politique belge… C'est en effet en raison de son pouvoir d'influence secret (et qui par conséquent ne peut jamais être contesté), que le roi a justement une influence politique très grande. Quel autre acteur du jeu politique peut ainsi agir sans jamais être exposé à la critique ? Ni ne jamais devoir rendre de comptes ?
 
Et je pense que ça se reproduira. Les politiciens flamands ont changé. Derrière ces « écarts » à la règle n’y aurait-il pas des arrières pensées ? Quoi de plus efficace de saper ainsi ce que d’aucuns appellent le dernier ciment de la Belgique ? 
 
Personnellement - point de vue de simple citoyen - je ne suis pas mécontent de ce déballage. Ça nous change enfin de tous les non-dits de notre histoire et de l’opacité des interventions de la monarchie. Devrons-nous un jour remercier les Flamands qui semblent être devenus plus démocrates que nous sur ces questions ?
 

(*) A la relecture, je viens de me rendre compte que c'est mon 666ème billet...

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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