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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 12:05

… pour le dernier carré des supporteurs de l'ancienne Belgique bien entendu. Rassurez-vous, je ne parle pas la salle de spectacle flamande de Bruxelles, mais bien du futur ex-pays du même nom dont même Luc Delfosse dans "Le Soir" écrit maintenant qu'il ne devrait pas passer la décennie.

Je me souviens avoir lu avec amusement dans "La Libre", début avril que Marianne Thyssen, pressentie pour la présidence du CD&V était une sort e de modérée puisqu'elle estimerait que la réforme de l'Etat est "l'un des défis qui l'attend si elle devient présidente reconnaissant qu'elle ne s'en est guère mêlée jusqu'à présent". Ajoutant que  "c'est vrai, mais je peux apprendre très vite".  Toujours cette quête éternelle du "Bon Flamand" qui a caractérisé ce journal depuis le début des années '60. Mais il n'est pas le seul, au récent métingue électoral du FDF de soutien aux candidats bourgmestre de communes de la périphérie bruxellois, il y avait aussi une brave Flamande qui est venue rassurer le public belgicain conservateur. Comme si une hirondelle pouvait réellement faire le printemps dans un pays à l'orée de l'hiver.

Marianne Thyssen est donc parfaitement dans son rôle. Après tout, elle est une fervente partisane du cartel avec la N-VA, et ce depuis le début. Mais que de cécité dans les rangs "Francophones".

C'est comme les commentaires à ce sondage dans le "Vers-l'Avenir" (*) publié ce matin.
On y trouve quand même deux enseignements intéressants dans les tableaux. Il est évident que présenter l'option de la réunion avec le Luxembourg montre  toute  les limites (volontaires ?) de ce genre d'exercice et en fait une opération assez ridicule. Personne n'imagine sérieusement le Luxembourg envisager une telle annexion de fait. Cette question est là pour diminuer la pertinence des réponses aux autres questions.
La somme des réponses en faveur de l'indépendance et de la réunion à la France dépasse les 50 % et même davantage (87 %) si on ne tient pas compte de l'option irréaliste luxembourgeoise. C'est un premier enseignement.
Le second concerne le très faible résultat consacré au dernier choix : "autres". Sachant que ce qui est là derrière, c'est une option unique : l'Etat résiduel Bruxelles-Wallonie défendu pourtant par les différentes formations politiques traditionnelles et les grands médias.

C'est le moment que choisi le Soir pour annoncer la publication d'un livre blanc de recueil d'avis de ses "jeunes lecteurs" (nés après 1970). Je suis allé lire quelques réactions… Et bien, ça promet ! Tout ça est d'un sentimentalisme nationaliste du dernier ringard ou d'un un angélisme absolument confondant. Le journal a le culot de faire un parallèle avec le bouillonnement d'idées de 1968 alors que ceux qu'il appelle les "Zéro-huitards" (joli et tellement vrai !) sont plutôt de vieux réacs qui geignent sur leur paradis perdu. Et largement imaginaire.

Tout le sens est dans la première partie du titre de cet ouvrage qui fera date dans les annales de la bêtise : "Pas d'avenir 100 projets"

Pra ailleurs, nous pouvons craindre le pire du nouvel opus du Sénateur Destexhe (à paraître) : "Le Mouvement flamand expliqué aux francophones"…

Heureusement, l'actualité est là pour nous rappeler quelle est la réalité : Près de la moitié des Flamands veut l'éclatement de la Belgique nous signalait l'AFP le 7 juin. Lisez plutôt : "Pour la première fois, près de la moitié de Flamands se prononce en faveur de l’éclatement de la Belgique dans un sondage publié samedi, alors que le fossé reste plus profond que jamais entre néerlandophones et francophones du royaume.
A la question "Souhaitez vous que la Belgique éclate’", 49,7% des Flamands répondent "oui", 45,% "non" et 4,6% sont sans opinion, indique le sondage, réalisé pour le journal Het Laatste Nieuws auprès de 1.000 personnes habitant en Flandre, la région néerlandophone du nord de la Belgique. "Que l’opinion publique flamande se radicalise à grande vitesse était clair depuis un moment déjà, mais c’est la première fois qu’une majorité de Flamands indique crûment que pour eux, la Belgique n’est plus une nécessité", relève le plus gros tirage de la presse belge. En septembre 2007, alors que la crise politique issue des élections du 10 juin 2007 dépassait déjà les 100 jours, les séparatistes n’étaient "que" 46,1% en Flandre, contre 49,6% en faveur d’une Belgique unie, ajoute Het Laatste Nieuws". Sans commentaires...

(*) Pour le GD de Luxembourg : 39% (19 en 2004); Pour un Etat indépendant : 31% (27 en 2004) ; Pour la France : 20% (24 en 2004) ; Une autre solution : 7% (11 en 2004)

Sondage effectué par Dedicated Research par téléphone du 2 au 4 juin 2008, sur un échantillon de 607 électeurs de Wallonie. La marge d'erreur maximale (c'est-à-dire pour des fréquences observées proches de 50%) est de 4.0 % sur l'échantillon total

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 12:00
Lors de la conférence de presse du lundi 26 mai, à Namur, consacrée à la présentation officielle de son nouveau livre - Le Choix de la Wallonie - Pour la convocation de ses Etats-Généraux, préfaces de Jean Beaufays et Pascal Delwit, politologues, Editions Mols -, Jules Gheude a annoncé la mise sur pied, avant l’été, d’une réunion destinée à réunir l’ensemble des signataires du Manifeste.

Etant donné l’évolution de la situation politique et la probabilité de plus en plus grande d’un démantèlement de l’Etat résultant d’un échec de la négociation institutionnelle de juillet, nous pensons, en effet, qu’il convient de convoquer, dans les meilleurs délais, ces Etats-Généraux de Wallonie, qui devraient permettre d’opérer un choix parmi les quatre options proposées par le Manifeste.

Un tel événement, requiert, vous vous en doutez bien, la constitution d’une équipe large et solide, en vue d’aborder les indispensables questions organisationnelles, qui concernent tant la logistique que les aspects financier et de relations publiques.

C’est dans cet esprit que nous vous invitons à nous rejoindre, le  vendredi 20 juin, de 19 h 00 à 22 h 30,  à la Salle

académique de l’Université de Liège, Place du XX Août, à Liège.

Le succès et la crédibilité de l’entreprise dépend largement de la contribution de chacun et de chacune d’entre vous.

Nous comptons donc sur votre présence et, en vous adressant nos remerciements anticipés,

Jules Gheude,
Didier Melin,
Thierry Ollevier,
Claude Thayse.

Merci de bien vouloir confirmer votre présence pour le lundi 16 juin au plus tard.

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 12:32
C'est un truisme, mais entre 1994 et 2006; 3,1 milliards d'euros ont été déversés sur le Hainaut dans le cadre du programme d'aides européennes aux régions en retard de développement avec un résultat à peu près désastreux. Il suffit d'observer qu'après coup, les statistiques macroéconomiques du Hainaut étaient pires qu'avant.

Le Gouvernement wallon avait ainsi décidé de revoir sa méthode de travail et de ne plus saupoudrer plus les moyens sur une série de projets de prestige, sans intérêt du point de vue économique.
Pour assurer cet engagement, il a mis en place un jury indépendant, à l'instar de celui installé pour la sélection des pôles de compétitivité du plan Marshall. L'initiative est louable, si la même politique avait été suivie dès 1994, on aurait sans doute évité de gaspiller des milliards d'euros. Les jurés étaient douze. Un reproche majeur, on n'y retrouve pas un seul membre étranger (huit  professeurs d'université de la Communauté française - équilibre oblige !- et quatre entrepreneurs, dont deux sont retraités, à la différence du jury des pôles qui comptent au moins deux Français). Dommage pour la fraîcheur du regard et l'originalité des idées (. Entendons-nous, si le principe de ce jury, même imparfait, est une bonne chose, un aréopage plus diversifié aurait peut-être pu davantage sortir des habitudes et des tabous et cibler directement l'optimum.

Même si, par rapport aux (mauvaises) traditions du passé, certains ne vont pas manquer - et ne manquent pas - de crier au favoritisme et à la manipulation politique. Il faut savoir que l'ensemble des projets présentés représentaient près de 3 fois le montant disponible... et que tous les choix sont toujours critiquables. Surtout dans une optique partisane.

Quoiqu'il en soit, et c'est assez rare, il faut saluer la cohérence du gouvernement qui a suivi les choix de ce jury.
Un pas dans la bonne direction, celle d'une gouvernance responsable. Républicaine quoi !
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 06:37
"Lorsqu'un dirigeant qui a bonne réputation rencontre une société qui a mauvaise réputation, c'est la réputation de la société qui reste intacte."  (Warren Buffet)

Dans "Le Soir", Kris Peeters, ministre-président du gouvernement flamand, déplore que "des francophones" saliraient l'image de la Flandre en saisissant les Instances européennes pour faire progresser leurs dossiers.

Intéressant. Il est vrai que l'image de la Flandre en prend un coup ces derniers temps. Particulièrement dans la presse internationale. Le Kroll du 20 mai l'avait superbement illustré. Kris Peeters ne fait que reprendre une vielle tradition du Mouvement flamand. Se faire passer pour victime.

S'il a été relativement facile de manipuler l'Histoire en mettant en avant les malheureux Flamands brimés par les odieux hobereaux "fransquillons" (*), puis chair à canon d'officiers dont ils ne comprenaient pas les ordres pendant la grande guerre (**), victimes des conditions de travail inhumaines imposées par le capitalisme dans les mines et aciéries situées dans le bassin Sambre et Meuse (***), ayant capté les Fonds structurels européens de reconversion industrielle destiné à la Wallonie dans les années '50 et '60 pour permettre leur développement économique (****),  il devient de plus en plus difficile de faire croire au Monde qu'un peuple flamand, sûr de lui, "confiant et ambitieux, économiquement très forts" - pour reprendre les paroles du ministre - reste une pauvre malheureuse victime.

L'utilisation stratégique et manipulatrice du statut de victime aurait-elle ses limites ?

Tant pis... et tant mieux. Voilà qui va augmenter la cohésion et l'unité du ressentiment que d'aucuns, rares en Flandre, lucides, appellent  mystique, traumatisme ou  phobie. Toute la Flandre, largement convaincue d'être dans son bon droit face aux critiques internationales qu'elle attribue aux basses manœuvres des partis francophones va ainsi se radicaliser encore un peu plus.

A quelques jours d'un débat sur la révision de la Constitution - que personne ne semble préparer, la crainte des conséquences d'un échec collectif le 15 juillet est devenue aussi grande que la crainte des conséquences qu'entraineraient des concessions - ça promet des moments très chauds, très rapidement ! Comme le dit fort justement Jules Gheude dans une interview au Vif, il est plus que temps de poser crûment, et d'urgence, la question de notre devenir. 

Et pendant ce temps, la France prépare son opinion publique, voyez cet article du Figaro international...

(*) Des Flamands aisés s'exprimant en français pour se différencier du petit peuple.

(**) Oubliant que la plupart des soldats wallons ne les comprenaient pas beaucoup plus et également passant sous silence la défection de régiments flamands entiers, eur fraternisation avec les troupes nazies la fois suivante. Oubliant également le retour immédiat dans leurs foyers de ces "valeureux guerriers" pendant que les Wallons sont restés en captivité pendant toute la guerre...

(***) Au même titre que les autres ouvriers, tant Wallons (bien plus nombreux) qu'étrangers...

(****) Sidmar à Gand ayant été construit avec les fonds européens destinés à la restructuration de la sidérurgie wallonne.

Avec toutes mes excuses aux puristes, d'avoir utiliser ce néologisme de "victimisation", "mot-valise" emprunté à l'anglais (le français correspondant serait « victimer »).

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 12:58

L'actualité est très calme. Je voudrais revenir sur la proposition de ce juriste francophone de Tervueren, Jacques Autenne, qui propose à la Flandre de céder à Bruxelles les axes de communication (ferroviaires, routiers et fluviaux) qui la relient à la Wallonie...

Ce spécialiste en droit fiscal, professeur à l'UCL et à l'Ecole royale militaire, ancien membre du Conseil supérieur des finances et du Conseil central de l'économie dit comprendre la demande flamande de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde. Que les francophones devraient accepter la scission - en exigeant cependant une disposition transitoire permettant aux habitants francophones de Halle et Vilvorde de pouvoir avoir recours à des tribunaux francophones pendant quelque temps encore... En gros ce qui était prévu en 1963 avant qu'on ne déclare (unilatéralement) que les facilités accordées (provisoirement) aux habitants francophones présents à l'époque dans les communes proche de Bruxelles et situées au nord de la frontière linguistique (mais bien d'Etat) étaient "bétonnées".

Inspirée du statut de Berlin-Ouest qui n'a pu tenir que grâce au couloir aérien et à l'autoroute qui la reliait à l'Allemagne de l'Ouest, son idée rejoint celle émise dans les discussions communautaires dites de Steenokkerseel (1974), une idée de couloir limité à la chaussée de Waterloo (rattachant des parties de la foret de Soigne - les "Espinettes" -  à cette chaussée). Ce que François Perin avait appelé la solution du "pédoncule" et qui a signé la fin des négociations.

Amusant ? Délirant ? Ouais... peut-être. Indépendamment du fait qu'il est assez incongru de comparer la situation de Berlin enclavée dans un territoire contrôlé par une puissance hostile avec contrôle d'identité systématique de tous les navetteurs, agences en douane à la frontière à celle de Bruxelles intégré dans l'Europe (accords de libre circulation des hommes et des idées, Schengen, etc..). Ça n'aurait de sens que si la Flandre (et je l'imagine mal, en cas de crise extrême, couper ces voies de communication) quittait l'Europe.... Ce qui serait encore plus incongru, cette dernière serait la première à la reconnaître comme Etat lors de sa déclaration d'indépendance.  (Mais qu'attend-t-elle ?)

Notez que ça répondrait au désir de certains d'établir un lien physique entre Bruxelles et la Wallonie...

Et donc, si les projets délirants qui ont cours à l'heure actuelle, de pouvoir réunir une communauté française sans passer par un élargissement de la Région bruxelloise au sens strict, puisque toutes les habitations jouxtant ces voies d'accès resteraient rattachées juridiquement à la Flandre. On apporterait aussi une solution symbolique à un problème politique insoluble. Sauvegardant l'avenir, les Régions pouvant se choisir leur destin...

Mais, gageons que certains (néo-belgicains) n'apprécieront pas...  les habitants francophones de la périphérie étant de facto assimilés à la Flandre, les privant d'une bonne partie de leur fond de commerce électoral. Tout le monde ne partage pas ce point de vue : voyez ce qu'en dit Liège-France.

Et pendant ce temps là, délaissant ses dossiers locaux (entendez fédéraux), le premier ministre voyage... en représentant de la future Flandre indépendante ?

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 12:15

L'événement (Que dis-je ? le séisme !) majeur d'hier (*), la retraite sportive de Justine Henin, n'a pas tout à fait occulté la visite des trois délégués du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. A ce propos, certains journalistes et hommes politiques pêchent par omission en parlant de « Représentant du Conseil de l'Europe » à propos de ces émissaires venus en mission de suivi de la démocratie dans trois communes de la périphérie bruxelloise. 
  

Certes, le Conseil de l'Europe a toujours reconnu l'importance de la démocratie aux niveaux local et régional et s'investi dans la promotion (le terme est important) d’une autonomie locale qui réponde aux besoins des citoyens partout où ils se trouvent. Le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux – qui n'est qu'une instance mineure - a ainsi recommandé l’élection directe des bourgmestres sans intervention d'une tutelle (Ce que la Wallonie applique). Rien d'étonnant donc aux propos jugés négatifs des trois envoyés du Congrès. Gageons que le rapport de « de monitoring » ira dans ce sens. L'interview de Michel Guégan (curieusement qualifié uniquement de « Breton » et pas de « Français » …) ce matin à la RTB(f) montre toutes les limites de ce genre d'exercice. N'étaient ses propos à titre personnel interprétés différemment des deux côtés de la frontière linguistique il est resté extrêmement prudent, neutre même, ne sortant pas du cadre local et des termes de sa mission et faisant appel à la modération et au bon sens pour le reste. Il est vrai que dans la culture politique française, les politiciens ont une vision de service au Peuple. Ils se considèrent comme les élus de tous, sans distinction… Ce qui est en contradiction avec la culture politique locale communautariste et partisane difficile à assimiler pour un démocrate.
 

Pendant ce temps, « l'International Herald Tribune » et les autres journaux du groupe ( le « New York Times »  et le « Boston Globe ») exprimait son inquiétude (pour être gentil) sur l'avenir de la Belgique : « The fight over BHV "will be seen as the start of the war between the Flemish and the French-speakers," he said. "The Flemish people are becoming more self-aware and more decisive. We've been ruled long enough by the French people, and our time has come. It may take 10, 20 or 30 years. But this Belgium will become superfluous. » et sur ce qui s'y passe :  « This combination of national pride, rightist politics, language purity and racially tinged opposition to big-city mores and immigration is a classic formula these days in modern Europe, a kind of nonviolent fascism.  »
 

Charte du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe  

Charte européenne de l'autonomie locale 
 

(*) Qui dira encore que les journalistes, comme les politiciens, ne s'intéressent pas aux « vrais problèmes des gens ». La preuve ? Entre vingt et trente minutes consacrés aux JT du soir (RTB(f) et RTL-TVi) à la conférence de presse de la championne.

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 06:02

Comparaison n'est pas raison, mais ce texte d'Alphonse Daudet pourrait redevenir d'actualité - qui sait ? - dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise...

Ce matin-là j'étais très en retard pour aller à l'école, et j'avais grand-peur d'être grondé, d'autant que M. Hamel nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes, et je n'en savais pas le premier mot. Un moment l'idée me vint de manquer la classe et de prendre ma course à travers champs.
Le temps était si chaud, si clair.
On entendait les merles siffler à la lisière du bois, et dans le pré Rippert derrière la scierie, les Prussiens qui faisaient l'exercice. Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes; mais j'eus la force de résister, et je courus bien vite vers l'école.
En passant devant la mairie, je vis qu'il y avait du monde arrêté près du petit grillage aux affiches. Depuis deux ans, c'est de là que nous sont venues toutes les mauvaises nouvelles, les batailles perdues, les réquisitions, les ordres de commandature; et je pensai sans m'arrêter:
«Qu'est-ce qu'il y a encore?»
Alors, comme je traversais la place en courant, le forgeron Wachter, qui était là avec son apprenti en train de lire l'affiche, me cria:
--«Ne te dépêche pas tant, petit; tu y arriveras toujours assez tôt à ton école!»
Je crus qu'il se moquait de moi, et j'entrai tout essoufflé dans la petite cour de M. Hamel.
D'ordinaire, au commencement de la classe, il se faisait un grand tapage qu'on entendait jusque dans la rue, les pupitres ouverts, fermés, les leçons qu'on répétait très haut tous ensemble en se bouchant les oreilles pour mieux apprendre, et la grosse règle du maître qui tapait sur les tables:
«Un peu de silence!»
Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu; mais justement ce jour-là tout était tranquille, comme un matin de dimanche. Par la fenêtre ouverte, je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel, qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme. Vous pensez, si j'étais rouge et si j'avais peur!
Eh bien, non. M. Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement:
«Va vite à ta place, mon petit Frantz; nous allions commencer sans toi.»
J'enjambai le banc et je m'assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement, un peu remis de ma frayeur, je remarquai que notre maître avait sa belle redingote verte, son jabot plissé fin et la calotte de soie noire brodée qu'il ne mettait que les jours d'inspection ou de distribution de prix. Du reste, toute la classe avait quelque chose d'extraordinaire et de solennel. Mais ce qui me surprit le plus, ce fut de voir au fond de la salle, sur les bancs qui restaient vides d'habitude, des gens du village assis et silencieux comme nous, le vieux Hauser avec son tricorne, l'ancien maire, l'ancien facteur, et puis d'autres personnes encore. Tout ce monde-là paraissait triste; et Hauser avait apporté un vieil abécédaire mangé aux bords qu'il tenait grand ouvert sur ses genoux, avec ses grosses lunettes posées en travers des pages.
Pendant que je m'étonnais de tout cela, M. Hamel était monté dans sa chaire, et de la même voix douce et grave dont il m'avait reçu, il nous dit:
«Mes enfants, c'est la dernière fois que je vous fais la classe. L'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les écoles de l'Alsace et de la Lorraine... Le nouveau maître arrive demain. Aujourd'hui c'est votre dernière leçon de français. Je vous prie d'être bien attentifs.»
Ces quelques paroles me bouleversèrent. Ah! les misérables,voilà ce qu'ils avaient affiché à la mairie.
Ma dernière leçon de français!...
Et moi qui savais à peine écrire! Je n'apprendrais donc jamais! Il faudrait donc en rester là!... Comme je m'en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées à courir les nids ou à faire des glissades sur la Saar! Mes livres que tout à l'heure encore je trouvais si ennuyeux, si lourds à porter, ma grammaire, mon histoire sainte me semblaient à présent de vieux amis qui me feraient beaucoup de peine à quitter. C'est comme M. Hamel. L'idée qu'il allait partir, que je ne le verrais plus me faisait oublier les punitions et les coups de règle.
Pauvre homme!
C'est en l'honneur de cette dernière classe qu'il avait mis ses beaux habits du dimanche, et maintenant je comprenais pourquoi ces vieux du village étaient venus s'asseoir au bout de la salle. Cela semblait dire qu'ils regrettaient de ne pas y être venus plus souvent, à cette école. C'était aussi comme une façon de remercier notre maître de ses quarante ans de bons services, et de rendre leurs devoirs à la patrie qui s'en allait...
J'en étais là de mes réflexions, quand j'entendis appeler mon nom. C'était mon tour de réciter. Que n'aurais-je pas donné pour pouvoir dire tout au long cette fameuse règle des participes, bien haut, bien clair, sans une faute; mais je m'embrouillai aux premiers mots, et je restai debout à me balancer dans mon banc, le coeur gros, sans oser lever la tête. J'entendais M. Hamel qui me parlait:
«Je ne te gronderai pas, mon petit Frantz, tu dois être assez puni... voilà ce que c'est. Tous les jours on se dit: Bah! j'ai bien le temps. J'apprendrai demain. Et puis tu vois ce qui arrive... Ah! ç'a été le grand malheur de notre Alsace de toujours remettre son instruction à demain. Maintenant ces gens-là sont en droit de nous dire: Comment! Vous prétendiez être Français, et vous ne savez ni parler ni écrire votre langue!... Dans tout ça, mon pauvre Frantz, ce n'est pas encore toi le plus coupable. Nous avons tous notre bonne part de reproches à nous faire.
«Vos parents n'ont pas assez tenu à vous voir instruits. Ils aimaient mieux vous envoyer travailler à la terre ou aux filatures pour avoir quelques sous de plus. Moi-même n'ai-je rien à me reprocher? Est-ce que je ne vous ai pas souvent fait arroser mon jardin au lieu de travailler? Et quand je voulais aller pêcher des truites, est-ce que je me gênais pour vous donner congé?...»
Alors d'une chose à l'autre, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c'était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide: qu'il fallait la garder entre nous et ne jamais l'oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu'il tient sa langue, c'est comme s'il tenait la clef de sa prison... Puis il prit une grammaire et nous lut notre leçon. J'étais étonné de voir comme je comprenais. Tout ce qu'il disait me semblait facile, facile. Je crois aussi que je n'avais jamais si bien écouté, et que lui non plus n'avait jamais mis autant de patience à ses explications. On aurait dit qu'avant de s'en aller le pauvre homme voulait nous donner tout son savoir, nous le faire entrer dans la tête d'un seul coup.
La leçon finie, on passa à l'écriture. Pour ce jour-là, M. Hamel nous avait préparé des exemples tout neufs, sur lesquels était écrit en belle ronde: France, Alsace, France, Alsace. Cela faisait comme des petits drapeaux qui flottaient tout autour de la classe pendu à la tringle de nos pupitres. Il fallait voir comme chacun s'appliquait, et quel silence! on n'entendait rien que le grincement des plumes sur le papier. Un moment des hannetons entrèrent; mais personne n'y fit attention, pas même les tout petits qui s'appliquaient à tracer leurs bâtons, avec un coeur, une conscience, comme si cela encore était du français... Sur la toiture de l'école, des pigeons roucoulaient bas, et je me disais en les écoutant:
«Est-ce qu'on ne va pas les obliger à chanter en allemand, eux aussi?»
De temps en temps, quand je levais les yeux de dessus ma page, je voyais M. Hamel immobile dans sa chaire et fixant les objets autour de lui comme s'il avait voulu emporter dans son regard toute sa petite maison d'école... Pensez! depuis quarante ans, il était là à la même place, avec sa cour en face de lui et sa classe toute pareille. Seulement les bancs, les pupitres s'étaient polis, frottés par l'usage; les noyers de la cour avaient grandi, et le houblon qu'il avait planté lui-même enguirlandait maintenant les fenêtres jusqu'au toit. Quel crêve-coeur ça devait être pour ce pauvre homme de quitter toutes ces choses, et d'entendre sa soeur qui allait, venait, dans la chambre au-dessus, en train de fermer leurs malles! car ils devaient partir le lendemain, s'en aller du pays pour toujours.
Tout de même il eut le courage de nous faire la classe jusqu'au bout. Après l'écriture, nous eûmes la leçon d'histoire; ensuite les petits chantèrent tous ensemble le BA BE BI BO BU. Là-bas au fond de la salle, le vieux Hauser avait mis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux mains, il épelait les lettres avec eux. On voyait qu'il s'appliquait lui aussi; sa voix tremblait d'émotion, et c'était si drôle de l'entendre, que nous avions tous envie de rire et de pleurer. Ah! je m'en souviendrai de cette dernière classe...
Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi, puis l'Angelus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l'exercice éclatèrent sous nos fenêtres... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais il ne m'avait paru si grand.
«Mes amis, dit-il, mes amis, je... je... »
Mais quelque chose l'étouffait. Il ne pouvait pas achever sa phrase.
Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie, et, en appuyant de toutes ses forces, il écrivit aussi gros qu'il put:
«VIVE LA FRANCE!»
Puis il resta là, la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main il nous faisait signe:
«C'est fini...allez-vous-en.»

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 06:00

C'est le titre d'un article publié ce mercredi par Vers L'Avenir et que vous pouvez lire ICI

M. à J. ce 8 mai :
Je n'ai pas encore eu l'ocasion de regarder l'émission annoncée, mais il semble que passée la partie folklorique où on voit quelques militants distribuer des tracts, le contenu était assez intéressant. Elle devrait prochainement être en ligne sur :
http://blogrtbf.typepad.com/qalu//videos.html
J'ai reçu une copie de cet article du "Soir" dont le choix de la photo d'illustration a du agacer (délicat euphémisme !)... certain(s) !

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 12:58

On ne voit pas, à l'heure actuelle ce qui pourra empêcher le Parlement (Organe législatif en principe indépendant (*) du gouvernement, pouvoir exécutif) de voter (ce 8 mai, anniversaire de la fin de la guerre contre le fascisme...) la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). De quoi marquer unilatéralement par les Flamands l'unicité linguistique de leur territoire.

Face aux responsables politiques flamands plus nationalistes que jamais, des Francophones feignent de faire le gros dos. Incapables qu'ils sont de s'entendre sur un projet d'avenir.
A moins de trouver un truc évitant un vote qualifié d'humiliant pour les francophones pour qui, la Belgique est encore ressentie (pour combien de temps ?) comme protégeant un quotidien douillet...

Différentes pistes sont lancées :
- le conflit d'intérêts d'abord, mais il doit être lancé avant le vote. Cela suppose donc de réunir en urgence le Parlement wallon... Est-ce logique ? BHV est situé en dehors de la juridiction de la Région. Les 6 communes de la périphérie n'ont jamais été wallonnes, Fourons oui. Les 6 n'ont jamais demandé à se rattacher à la Wallonie, Fourons oui. Une votation populaire à Fourons en 1962 a clairement officialisé cet état de fait. Mais il est vrai qu'on n'a jamais demandé leur avis aux habitants de la périphérie...
- Curieusement, on ne parle pas du Parlement bruxellois qui devrait se sentir plus impliqué... Il est vrai que la Région bruxelloise célèbre sa Fête de l'iris...
- La sonnette d'alarme (On reporte le vote et on gagne 30 jours, mais on renvoie le dossier au gouvernement.).
- Le dépôt d'amendements pour gagner le temps de leur examen par le conseil d'Etat.
- Le droit d'évocation par le Sénat mais celui-ci ne peut intervenir qu'après le vote.

Par ailleurs, il semble bien qu'on prépare l'opinion publique. Ce matin, j'endentais un journaliste de la RTB(f) dire que si BHV avait une charge symbolique importante, la scission n'était, somme toute, qu'un fait... relativement anodin !
Le vote flamand en commission de la Chambre a été présenté l'an passé comme un événement sans précédent. alors que cela s'est déjà produit plusieurs fois en Belgique, notamment en octobre 1962 (**), en 1938 (***)et, de mémoire, à au moins une autre occasion, (en 1921 ?).
2008 devrait donc venir s'ajouter à ces dates.

Le mouvement flamand n'a aucune raison de renoncer à ses objectifs, dans la mesure où un mouvement politique doit son dynamisme aux victoires dont il peut se nourrir.
L'attitude des partis flamands est assez grossière. En votant la scission, ils remplissent le contrat passé avec leurs électeurs et en demandant (****) aux partis francophones d'accepter de prendre l'initiative de ralentir la procédure, ils se proposent d'obtenir d'autres acquis d'ici à la mi-juillet. Grossier, mais bien joué. De même que l'attitude de Leterme qui, en temporisant, joue également sur les deux tableaux.

(*) En principe... Mais en réalité, et tout le monde sait - mais feint de l'ignorer - que le Parlement (tout comme le gouvernement) n'est qu'une chambre d'entérinement de décisions prises par les présidents de partis. Le seul véritable pouvoir dans cet ersatz de pays démocratique.
(**) Fixation de la Frontière linguistique et transfert des Fourons en Flandre. La Chambre comptait 212 députés répartis comme suit : 76 Wallons, 29 Bruxellois et 107 Flamands. Le projet a été approuvé par 130 députés (dont 93 Flamands) contre 56 (dont 45 Wallons), en tenant compte de 12 abstentions et 14 absences.
(***) Division linguistique de l'armée.
(****) On parle maintenant d'un accord implicite sur une procédure de conflit d'intérêt qui aurait permis la formation du gouvernement. Tout bon négociateur sait que dans une négociation, tout ce qui est implicite, est une source de contestation inévitable. Tout doit être pesé et surtout explicite. Au Congrès de Vienne en 1814 ,  Talleyrand, qui savait ce que négocier voulait dire, a eu cette phrase historique : «Si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant.
»
Ceci dit, il aussi dit à une autre occasion : «Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite.»...

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 12:56

Intéressant ce retour de BHV (et très bon dessin de Kroll dans "Le Soir") !

Comme prévu, la symbolique émotionnelle qu'ont cultivée tous les partis flamands se retourne aujourd'hui contre eux. Impossible désormais de faire machine arrière, à moins de perdre la face. A preuve, l'intervention du plus pur style : "Retenez-moi, sinon je fais un malheur !" du sénateur Vandenberghe ce dimanche sur une chaîne de télévision "francophone".

Depuis 1830, le Mouvement flamand et les discours identitaires sans nuance les ont amenés au point de rupture. Pas simple d'être acculés à se montrer chaque jour "le meilleur flamand".

Les temps semblent bien désormais venus pour eux d'aller plus tôt que prévu au bout de leur logique et, évidemment, de risquer de ne pas réaliser complètement leur véritable agenda, à savoir la mise en coupe réglée de l'état belge et leur prise d'indépendance lorsqu'il n'y aura plus rien à en tirer.

A moins... A moins qu'en face, cédant au bluff, on ne leur donne le coup de main permettant de sauver provisoirement la Belgique. Rien ne dit qu'in extremis, nos politiques n'entreront pas dans ce jeu de dupes. Ce matin, à la RTB(f), le ministre de la Coopération retrouvait des accents dignes des politiciens de années '60 qui, traitant les problèmes communautaires de faux problèmes en leur préférant les vrais problèmes des gens (*) ont par aveuglement fait rater le processus de fédéralisation qui aurait pu sauver leur Belgique. Idem pour la ministre de l'emploi lors du congrès de son parti. Seuls les écolos semblent, à l'heure actuelle, se montrer fermes. Mais c'est logique, ils sont dans l'opposition et le font pour gêner le gouvernement, sans risques.

A moins que ce ne soit le bon moment pour négocier. C'est-à-dire éventuellement accepter des sacrifices des deux côtés. Nous, Wallons, avons ainsi déjà donné en acceptant il y a quelques années de sacrifier les Fouronnais (dont je salue le combat et accessoirement un mayorat, celui de José Happart, qui il est vrai qu'il en a été bien récompensé) en échange de la création de la Région bruxelloise. Les Flamands étant cette fois demandeurs (et détail amusant, de territoires leur appartenant..) c'est une occasion à saisir, la politique étant un rapport de forces...

Sinon... La constitution spécifie qu'une province peut être divisée par une simple loi. Les partis flamands, poussés par leur Peuple (**), s'ils sont logiques avec eux-mêmes, doivent voter la scission de BHV (Après tout, il suffit de 5 minutes, et même pas de courage). Et en tirer toutes les conséquences... Et elles seront nombreuses, tant locales... qu'internationales.
Nous n'avons pas à en avoir peur.

(*) Les gens, pas les citoyens... Et comme si tout n'était pas lié...

(**) A la question : "BHV splitsing nu ?" ("scission maintenant"), 87% des internautes ont répondu : "oui !" sur le site Internet du journal (dit modéré) "De Standaard".
 


M. à J. : La revue de presse de Jules Gheude de ce 28 avril sur "Debout la Wallonie" sous le titre :  « Poker menteur, roulette russe et clash en vue »

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

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