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18 novembre 2005 5 18 /11 /novembre /2005 00:00
Après les JT d'hier soir, le Soir et La Libre révèlent ce matin que le gouvernement wallon était parfaitement au courant des détails de l'accord et du prix à payer pour le maintien du Grand prix de F1 à Francorchamps. Après quelques jours de déni et de silence (oubli ?), Michel Daerden s'est souvenu de la note à ce sujet qu'il avait remis au gouvernement. Note dont le gouvernement n'a pas teniu compte, Daerden non plus...
 
De toute façon, sale coup pour les grands principes de "bonne gouvernance" des partis traditionnels. Après les "petites magouilles du PS", voilà les méthodes gestionnaires des libéraux du MR (PRL-FDF-MCC-Fournaux & Co.) sérieusement écornées. Inquiétant quand on sait que Kubla est proposé pour le poste de Gouverneur du Brabant wallon. J'ai difficile à croire que ses démentis étaient liés à des problèmes de mémoire. C'est quand même inquiétant de voir la désinvolture avec laquelle il gère les deniers publics.
Pain béni pour l'extrême droite et la droite extrême, hélas !

Evidemment, il faut tout relativiser... Les "petites magouilles du PS" dans le logement social servent à enrichir des gens de chez nous. Ecclestone n'en profite pas... en principe.
 
Petite consolation !
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17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 00:00
La Région wallonne ne gère pas, elle subit.
                                                                                                         Serge Kubla (1998)
 
Ce pays a un problème culturel : personne n’est jamais responsable de rien.
                                                                                                          Jacky Morael (1998)
 
(…) La Région wallonne n’est plus un bâtiment en perdition qui se contente de naviguer à vue mais un vaisseau bien caréné, piloté aux instruments et barré d’une main ferme vers une destination clairement identifiée.
                                                                                                    Van Cauwenberghe (2001)
 
J’ignore si Happart a raison, mais il a ses raisons…
                                                                                                          Michel Daerden (1999)
 
En Wallonie, les gens ont l’impression que l’hiver ne finit pas.
                                                                                                   Jean-Jacques Viseur (1998)
 
 
Sans commentaires
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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 00:00
Pas de chance pour Di Rupo, la RTB(f) et le Soir révèlent que les inspecteurs sociaux qui interviennent auprès de la société de logements sociaux "Toit & Moi" à Mons, évoqueraient une utilisation abusive de mesures d'aide à la promotion de l'emploi, réservées à la mise au travail de chômeurs peu qualifiés, pour recruter des... directeurs fortement diplomés !

Pourtant, Mons ne manque pas de chômeurs...
 
Distraction de Pollet, excellent ami de Di Rupo, et depuis peu ex-président de la Fédération socialiste du Brabant wallon ?
 
Gaffe ou plutôt "petite magouille du PS" comme serait qualifiée (banalisée) ce type d'info par Jean-Pierre Jaquemin de Matin première ?
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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 00:00
Belle empoignade sur ce dossier qui engage la Région wallonne pour quelques années.
Incroyable de voir que personne ne veut en assumer la responsabilité.
Fabuleuse amnésie de tous les acteurs.
Etonnante naïveté d’Yves Bacquelaine et de Jean-Marie Happart (Les frères des autres).
Difficile de croire qu’au Gouvernement wallon, ce dossier n’a jamais été évoqué, quand on sait que toutes les décisions sont et doivent être collégiales et que Van Cauwenberghe et Kubla étaient comme cul et chemise. Certes, il n’a peut-être pas fait l’objet d’une décision formelle. Mais quand même, Daerden, Michel, Darras, Detienne, Foret ne pouvaient pas ne pas être au courant.
Même Ecolo qui a beau jouer les innocents dans cette affaire, eux aussi étaient d’accord. Leur combat portait sur l’interdiction de la pub pour le tabac et pas sur l’interdiction du Grand prix.
 
Bref, la région est maintenant le dos au mur. Il reste maintenant à faire de ce grand prix une opération rentable, sinon, le fameux « plan Marshall-Di Rupo » va encore être amputé d’un dixième, déjà que 50% du milliard promis n’était que virtuel…
 
La bonne gouvernance « à la Wallonne » vient encore d’en prendre un coup. A tous les niveaux !
 
A l’avenir, quitte à faire dans les Courses, vous verrez qu’ils vont finir par jouer le budget de la Région au Tiercé ?
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16 novembre 2005 3 16 /11 /novembre /2005 00:00
Je ne résiste pas à vous présenter ce texte d'Alain Finkielkraust paru dans le Figaro de ce 15 novembre.
http://www.lefigaro.fr/debats/20051115.FIG0096.html

Alain Finkielkraut : «L'illégitimité de la haine»
Le philosophe Alain Finkielkraut (1) dresse un premier bilan des émeutes dans les banlieues.
Propos recueillis par Alexis Lacroix
 
LE FIGARO. – Quels enseignements politiques et intellectuels tirez-vous des émeutes ?
 
Alain FINKIELKRAUT. – Je suis terrifié par cette violence. Terrifié, mais pas étonné. Il y avait des signes avant-coureurs : la Marseillaise conspuée lors du match France-Algérie, les agressions de lycéens pendant une manifestation contre la loi Fillon. Il y avait aussi des livres avertisseurs comme celui d'Emmanuel Brenner, Les Territoires perdus de la République, ou le rapport de juin 2004 du ministère de l'Education nationale sur les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans certains établissements scolaires des quartiers difficiles. On y apprenait notamment que l'enseignement de l'histoire était accusé par certains élèves et ceux qui les influencent de donner une vision judéo-chrétienne, déformée et partiale du monde. Les exemples abondent, du refus d'étudier l'édification des cathédrales ou d'entendre parler de l'existence de religions préislamiques, aux turbulences que provoque inévitablement l'évocation de la guerre d'Algérie ou du Moyen-Orient.
 
Certains ont été jusqu'à parler de «guerre civile». Qu'en pensez-vous ?
 
Il n'y a pas de guerre aujourd'hui entre les Français de souche et les autres, ni même entre la France des villes et celle des banlieues. Les premières cibles des violents sont les voisins. Et ce sont eux qui réclament une restauration de l'ordre républicain. La sympathie pour les vandales est beaucoup plus répandue chez les bobos écolos qui font du vélo à Paris que parmi les automobilistes pauvres du 9-3.
 
Y avait-il d'autres signes annonciateurs des émeutes ?
 
Voici un charmant couplet de rap : «La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser comme une salope, il faut la traiter, mec ! Moi, je pisse sur Napoléon et le général de Gaulle.»
 
Mais les excès de la sous-culture musicale ont-ils vraiment un lien de causalité avec ces violences ?
 
Si ceux qui mettent le feu aux services publics, qui lancent du haut des tours d'immeubles des boules de pétanque sur les policiers ou qui agressent les pompiers, avaient la même couleur de peau que les émeutiers de Rostock dans l'Allemagne réunifiée des années 90, l'indignation morale prévaudrait partout.
 
L'indignation morale prévaut quand même dans certains lieux !
 
Non, ce qui prévaut, c'est la compréhension, la dissolution du sentiment de l'injustifiable dans la recherche des causes. Dans l'hypothèse Rostock, politiques, intellectuels, journalistes, responsables d'associations, chercheurs en sciences sociales – tous crieraient comme un seul homme : «Le fascisme ne passera pas !» Mais comme ces lanceurs de boules et de cocktails Molotov sont des Français d'origine africaine ou nord-africaine, l'explication étouffe l'indignation ou la retourne contre le gouvernement et l'inhospitalité nationale.
 
Au lieu d'être outragés par le scandale des écoles incendiées, on pontifie sur le désespoir des incendiaires. Au lieu d'entendre ce qu'ils disent – «Nique ta mère !», «Nique la police !», «Nique l'Etat !» –, on les écoute, c'est-à-dire que l'on convertit leurs appels à la haine en appels à l'aide et la vandalisation des établissements scolaires en demande d'éducation. A ce décryptage qui n'est que poudre aux yeux, il est urgent d'opposer une lecture littérale des événements.
 
Loin de la culture de l'excuse ?
 
Les casseurs ne réclament pas plus d'écoles, plus de crèches, plus de gymnases, plus d'autobus : ils les brûlent. Et ils s'acharnent ainsi contre les institutions et toutes les médiations, tous les détours, tous les délais qui s'interposent entre eux et les objets de leur désir. Enfants de la télécommande, ils veulent tout, tout de suite. Et ce tout, c'est la «thune», les marques vestimentaires et les «meufs». Paradoxe terminal : les ennemis de notre monde en sont aussi l'ultime caricature. Et ce qu'il faudrait pouvoir réinstaurer, c'est un autre système de valeurs, un autre rapport au temps. Mais ce pouvoir-là n'est pas au pouvoir des politiques.
 
La communication politique a-t-elle abdiqué devant la «vidéosphère» ?
 
La vulgarité sans fond des talk shows, la brutalité des jeux vidéos, l'éducation quotidienne à la simplification et à la méchanceté rigolarde par les «Guignols de l'info» – tout cela est hors de portée des hommes politiques. S'ils s'y opposaient d'ailleurs, les éditorialistes dénonceraient aussitôt une atteinte totalitaire à la liberté d'expression. Peut être le ministre de l'Intérieur – mais est-il le seul ? – a-t-il tendance à trop spectaculariser son action. Et le terme de «racaille» ne devrait pas faire partie du vocabulaire d'un responsable politique. Mais les mots manquent devant des gens qui, se sentant calomniés ou humiliés par cette épithète, réagissent en incendiant des écoles.
 
Mais ils sont frappés par des taux de chômage record !
 
Aujourd'hui où le coeur de l'humanisme ne bat plus pour l'école, mais pour ses incendiaires, nul ne semble se souvenir qu'on ne va pas en classe pour être embauché mais pour être enseigné. Le premier objectif de l'instruction, c'est l'instruction. Celle-ci, au demeurant, n'est jamais inutile. De même que la République doit reprendre ses «territoires perdus», de même la langue française doit reconquérir le parler banlieue, ce sabir simpliste, hargneux, pathétiquement hostile à la beauté et à la nuance. Ce n'est pas une condition suffisante pour obtenir un emploi, mais c'est une condition nécessaire.
 
Personne n'invente cependant les discriminations !
 
Dans cette affaire, il faut évidemment se garder de stigmatiser une population. Né polonais en France, je suis moi-même un immigré de la seconde génération, et je me sens résolument solidaire de tous les élèves noirs ou arabes qui, parce qu'ils préfèrent les diplômés aux dealers, se font persécuter, racketter, traiter de «bouffons». Ceux-là doivent être aidés ; la discrimination à l'embauche doit être inlassablement combattue ; il faut oeuvrer sans relâche à l'égalité des chances, aller chercher l'excellence dans les cités, détruire les grands ensembles, désenclaver les banlieues. Pour autant, il serait naïf de s'imaginer que ces mesures mettront fin au vandalisme.
 
Comment pouvez-vous en être sûr ?
 
La violence actuelle n'est pas une réaction à l'injustice de la République, mais un gigantesque pogrome antirépublicain.
 
Cette violence ne serait donc pas une riposte à l'abandon des «territoires perdus» ?
 
Si ces territoires étaient laissés à l'abandon, il n'y aurait ni autobus, ni crèches, ni écoles, ni gymnases à brûler. Et ce qui est proprement insupportable, c'est de décerner aux auteurs de ces exploits le titre glorieux d'«indigènes de la République». Au lieu de cela, on aurait dû décréter l'illégitimité de la haine et leur faire honte, comme on fait honte, bien qu'ils soient aussi des cas sociaux, aux supporters qui vont dans les stades pour en découdre et qui poussent des grognements de singe chaque fois qu'un joueur noir a la balle. La brûlure de la honte est le commencement de la morale. La victimisation et l'héroïsation sont une invitation à la récidive.
 
L'expiation des crimes du colonialisme conduit-elle à l'embrasement des banlieues ?
 
Non, bien sûr. Mais à vouloir apaiser la haine en disant que la France est en effet haïssable et en inscrivant ce dégoût de soi dans l'enseignement, on se dirige nécessairement vers le pire. Ces révoltés révoltants poussent jusqu'à son paroxysme la tendance contemporaine à faire de l'homme non plus un obligé, mais un ayant droit. Et si l'école elle-même les encourage, alors c'est foutu.
 
Est-ce le modèle français d'intégration qui est en crise ?
 
On parle beaucoup de la faillite du modèle républicain d'intégration. C'est absurde. L'école républicaine est morte depuis longtemps. C'est le modèle post-républicain de la communauté éducative supersympa et immergée dans le social, qui prend l'eau. Modèle, hélas, indestructible car il se nourrit de ses fiascos. A chaque échec, il réagit par la surenchère. Et c'est reparti pour un tour : au mépris de la vérité, l'école française noiera donc demain la diversité des traites négrières dans l'océan de la bien-pensance anti-occidentale. On enseignera la colonisation non comme un phénomène historique terrible et ambigu, mais comme un crime contre l'humanité. Ainsi répondra-t-on au défi de l'intégration en hâtant la désintégration nationale.
 
(1) Dernier ouvrage publié : Nous autres, Modernes (Ellipses).
 
Soufflant, non ?
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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 01:00
Excellente intervention sur le fond de Jacques Chirac hier soir à propos des événements malheureux que vivent depuis deux semaines les banlieues défavorisées. Il s'est placé sur le plan des principes. Tout à fait dans son rôle, même s’il est apparu fatigué et vieilli et que son « attitude non verbale » ne correspondait pas assez à l’importance de son message.
Une justice ferme mais juste, c’est bien dans l’esprit de la République.
J’ai beaucoup apprécié son plaidoyer pour l'égalité des chances et la lutte contre les discriminations.
«Je veux dire aux enfants des quartiers difficiles, quelles que soient leurs origines, qu'ils sont tous les filles et les fils de la République»,
«être fiers d'appartenir à une communauté qui a la volonté de faire vivre les principes d'égalité et de solidarité, et qui fait pour cela des efforts considérables»,
«C'est une chance d'appartenir à la communauté française»
, « chacun doit  en avoir conscience et agir en conséquence»
,
sont les paroles fortes que tout le monde attendait.
Par ailleurs, on parle beaucoup ces derniers jours du droit à l'Egalité républicaine. Le drame, c’est que certains l’interprètent en un droit de fait à l'égalité absolue. Ce qui n’est pas la même chose.
Dans nos pays et particulièrement en France où la Révolution a substitué le droit écrit à la coutume et donc l’autodétermination à la tradition, les principes de la République ne sortent pas de l’air du temps mais de textes explicites.
Ces articles sont :
- « Les hommes naissent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune » (article 1er de la Déclaration de 1789),
- « La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège soit qu’elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » (article 6).
- « Tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance possède des droits inaliénables et sacrés » (préambule de la Constitution de 1946, alinéa 1),
- « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme» (alinéa 3).
- La France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » (préambule de la Constitution de 1958).
Tous ces textes ont pleine valeur constitutionnelle et sont d’une parfaite clarté : ils proclament l’égalité de droit.
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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00
Hier soir aux journaux parlés et télévisés (RTL ou RTB) les journalistes ont mis l'accent sur la visite de Di Rupo à Paris. Grand seigneur et donneur de leçon, soignant son image, il a ainsi rencontré le Ministre de l'intégration dont on sait qu'il n'apprécie pas vraiment la manière dont Nicolas Sarkozi s'exprime à propos des fauteurs de troubles.

Ce Ministre (Begag) insistait sur la situation difficile vécue dans les banlieues défavorisées. Il disait précisément : " Dans ce pays (la France) nous avons un taux de chômage d'un peu moins de 10 %, alors que dans ces cités, le taux peut atteindre 30 à 35 %, c'est énorme".

Di Rupo l'a certainement rassuré en lui montrant que nos méthodes de gouvernement sont beaucoup plus efficaces.

En Wallonie, le taux de chômage est en dessous des... 20% et nous n'avons pas de cités défavorisées. Certaines régions du Borinage, Liège, Mons etc., n'ont rien à envier aux "pires banlieues" françaises.
Mais ici, tout va bien. On fait tout pour qu'ils soient résignés.

Ouf !
Plus d'info ? http://www.leforem.be/informer/info/EdT_Taux.xls
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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