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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 12:00

Trente ans d’acquisition d’autonomie pour la Wallonie, ça se fête.

 

Partie de rien, ou presque, depuis l’expérience de régionalisation préparatoire, l’autonomie wallonne est montée en puissance au cours du temps. Et pourtant, que de résistances à cette évolution dont  tous les observateurs objectifs reconnaissent aujourd’hui qu’elle a permis à la Wallonie d’enrayer le déclin dans lequel l’avait plongée la Belgique.

 

Cette institution jouera demain un rôle de plus en plus important.  Je constate d’ailleurs un changement de ton et de propos très significatif. 

Effet « Bart »  ou  prise de conscience ? L’avenir proche nous le dira. Serions-nous à un moment fondateur ?

 

Après avoir été étouffé sous «  la francophonisation » qui a empilé dans les esprits une double dose de « belgicanisme »  censée permettre la survie de la Belgique par l'écrasement du sentiment wallon et son remplacement par un « sentiment francophone » tout aussi artificiel.

Oui, la Wallonie a bien une identité et cette identité wallonne est une des multiples identités françaises.

 

Mais là n’est pas le thème de ce billet.

 

Parlons plutôt d’une évolution terriblement importante où certains politiciens, syndicalistes et intellectuels n’hésitent plus à oser dire tout haut ce que vous avez pu lire sur ce blog depuis quelques années en matière d’identité, de reconnaissance du fait wallon, de son indispensable prise en main d’outils de développement qui lui échappent encore. Sans enregistrer de sarcasmes ou de manifestations indignées. Tiens ! Comme si ce n’était plus tabou.

 

Sans remonter aux propos de Demotte sur l’identité wallonne, trois exemples récents :

 

L’excellente émission « Face à l’info » sur l’avenir de la Wallonie de ce jeudi 16 septembre 2010 (à écouter ou réécouter ici jusqu’au 23/09…)  et particulièrement les interventions de Thierry Bodson de l'Interrégionale wallonne de la FGTB, Michel Quévit économiste et professeur émérite de l'UCL  et aussi Vincent Reuter Administrateur délégué de l'Union wallonne des Entreprises. Vous y retrouverez des propos très semblables à ceux distillé ici au cours de ces dernières années.

 

Jean-Jacques Viseur, après avoir fait campagne sous le slogan belgicain éculé : « L'union fait la force » vient maintenant de déclarer : « La Wallonie doit oser la carte d’un nationalisme wallon ».  Certains retournements sont décidément très rapides...

 

Le ministre Marcourt s’est exprimé il y a quelques jours en faveur de la régionalisation de l’enseignement. En toute logique ou cohérence dirais-je parce qu’il est clairement démontré depuis des années que les Régions de vieille industrialisation qui ont obtenu la maîtrise de leur enseignement et de leur culture sont aussi celles qui ont le mieux réussi leur reconversion et leur redéveloppement. (sud de l’Angleterre, nord de l’Espagne, etc..)

   

Une chose est certaine, c’est qu’on ne peut plus se contenter de parler uniquement en termes économiques.  Surtout maintenant que les prémices (pour rester volontairement modeste) du redressement wallon sont là (exportations et investissements où la Wallonie a dépassé la Flandre… et autres domaines où  la Wallonie fait jeu égal). Ce n’est pas suffisant, il faut y ajouter l’indispensable versant culturel.

 

C’est le moment de faire émerger un projet fédérateur wallon. L’identité se crée et se recrée tous les jours.  Nous avons tous un rôle à jouer.

 

Si certains en parlent, nous, nous devons le faire !

 

 

PS. J’ajouterai pour ceux qui lisent rapidement, ou font une lecture manichéenne, que mes propos ne rejettent absolument pas Bruxelles. Simplement, Bruxelles n'est pas la Wallonie. Mon opinion reste celle que je défends depuis longtemps. Je suis partisan d’un maximum d’autonomie et d’acquisition de compétences pour chaque entité (Flandre y comprise !) tant que la Belgiqe existe. Des entités clairement distinctes.  Ce qui n’empêche absolument pas de conclure - ensuite - des accords équilibrés de partenariat. D’égal à égal. Comme avec n'importe quelle autre entité politique.

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 06:25

Intitulé : "Ça sent l'orange bleue", l'édito revient sur les résistances des partis "francophones" à la régionalisation de l'impôt.

 

"Une fermeté étonnante" écrit-il  "car l’IPP est déjà partiellement régionalisé (autonomie de 6,75 %) et le périmètre dessiné par Elio Di Rupo porte la marge à 10 ou 13 %". D'autant plus étonnante que de nombreux spécialistes des finances publiques plaident pour une extension de cette fourchette, afin que les Régions soient, enfin, autant maîtres de leurs recettes que de leurs dépenses... Ce que les présidents de parti savent très bien.

 

Leurs réticences viendraient donc d'ailleurs. Il cite trois pistes dont :

1. La crainte : l’IPP régional marquerait très concrètement une évolution du pays qu’ils ne sont pas certains de vouloir,

2. L’anticipation : si la préformation file vers l’échec, l’opinion comprendra mieux l’argument "argent et solidarité" que BHV.

 

Bien vu !

 

Mais c'est grave ! Agir ainsi, c'est  mentir aux Wallons et ce m'est pas en cachant la vérité aux gens qu'on prépare l'avenir. Ppour paraphraser Georges Clemenceau, je finirai par croire que la politique est une chose trop grave que pour être confiée à des politiciens ! 

 

 

PS : J'aime beaucoup cette petite phrase trouvée sur le site de "La Libre" : "A un moment donné de la négociation, si la N-VA poursuit vraiment dans cette voie de la surenchère et de la demande de régionalisation de l’IPP , décrypte une source francophone, on va dire : "OK, mettez vos schémas pour la révision de la loi de financement sur la table", et on verra très bien que ces schémas appauvrissent considérablement les francophones. Alors, on dira : "Si vous voulez discuter de cela, eh bien discutons aussi des pensions. Et eux nous rétorqueront qu’il faut parler de la dette. C’est l’escalade. Et on va négocier la fin du pays..."

 

Et tant qu'a faire, je ne résiste pas à vous redonner ce morceau d'anthologie :

«  la Belgique devrait envoyer des spécialistes du droit constitutionnel en Irak pour aider ce pays à résoudre ses problèmes de minorités parce que la Belgique est experte en la matière  »... (LOUIS MICHEL 2004)

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 23:17

 

La Cour internationale de Justice de La Haye a donc reconnu la légalité internationale de l'indépendance du Kossovo (*), proclamée unilatéralement voici deux ans et demi. Cet avis juridique, non contraignant, et portant si j'ai bien compris sur la méthode, est une évolution juridique considérable.

 

Certes, cette reconnaissance est la porte ouverte à d’autres déclarations d’indépendances. Reste à voir si les régions qui se sentent pousser des ailes auront le courage politique de le faire. L’Ecosse, la Catalogne probablement. La Flandre ? Ça reste à voir. Aura-t-elle vraiment les cinq minutes de courage politique que ça demande ?

 

Cette jurisprudence pourrait bien ouvrir la porte à une échappatoire honorable au « problème belge. Nul doute que les négociateurs réunis autour du préformateur doivent y penser…

 

Les bruxellois qui ne se sentent ni Wallons, ni Flamands vont-ils profiter de l’occasion pour absorber dans leur rêve (nationaliste) de « District européen » en sortant les communes colonisées de la périphérie flamande du « joug flamand » ? Les « francophones de la périphérie » feront-ils mieux ou aussi bien que les Albanophones du Kossovo ?

 

Quoi ? Parler de « colonies » à propos de communes à facilités vous choque ?

 

Rien n’est plus éloigné de mon esprit que la provocation. Face à la réalité historico-sociologique à laquelle nous sommes confrontés, il s’agit bien de cela! Le terme de « colonisation » est beaucoup plus adéquat à la situation de ces communes (comme de celles des Fourons d’ailleurs) qu’il ne l’était à l’ère dite « coloniale », pour laquelle il constituait une sorte d’abus de langage. A l’ère dite « coloniale », et qu’il vaudrait mieux vaudrait appeler « impériale », l’Etat impérialiste ne transférait pas sa population. Il conquérait, fondait un empire. Ce fut d’ailleurs une brève parenthèse vite refermée. Tandis que la colonisation actuelle, francophone comme flamande, mais aussi « économico-religieuse » pour élargir le concept, mérite bien mieux son nom, étymologiquement. Elle a d’ailleurs des conséquences mille fois plus graves, puisqu’elle implique un remplacement, d’une population par une ou plusieurs autres. Il ne s’agit pas, cette fois, pour le « peuple colonisé » (Flamands comme Fouronnais mais pas seulement), de perdre son indépendance un moment : il s’agit de disparaître, de s’effacer, de se dissoudre et même. D’être persuadé qu’il n’a jamais existé, qu’il a rêvé son histoire et son existence même.

C'est un des effets néfastes de l'existence de la Communauté française. Néfaste aux Wallons, on ne le dira jamais assez !

 

Tiens, avez-vous remarqué que le terme générique « francophone » remplace presque systématiquement celui de wallon pour qualifier les populations du… « Sud du pays ».

Que devenons-nous ? Que Wallons-nous encore ? Comment Wallons-nous réagir ?

 

Ce n’est pas de la provocation de ma part, mais bien du ressentiment. Cette volonté d’effacement de notre identité n’aurait pas été possible sans l’effondrement culturel dû, pour la plus grande part, au désastre du système éducatif. Un peuple qui connaît son histoire et qui sait ses classiques ne se laisse pas mener béatement dans les poubelles de l’Histoire. L’enseignement de l’oubli, l’inoculation scolaire de l’inculture, la bêtification de masse sont les conditions indispensables à la survie de la Belgique.

 

(*) Kosovo étant un anglicisme. En français, on écrivait jusqu’il y a peu « Kossovo »…

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 12:00

Un gouvernement composé de la NV-A et des Socialistes pourrait fonctionner. Avec comme objectif à court terme un financement (fédéral ?) complémentaire pour la Région bilingue de Bruxelles (point important pour les socialistes) le scission de BHV (là, les modalités se feront sans doute à frottement dur pour qu’aucun ne perde la face vis-à-vis de ses électeurs) permettant à la NV-A de montrer qu’elle a appliqué un point important de son programme (mais avec le risque de ne plus être considérée comme utile par la suite, donc ce ne sera pas si simple) et aux socialistes de se débarrasser des électeurs votant majoritairement MR (les « bourges de la périphérie »), éliminant ainsi un problème auquel la majorité des Wallons n’attache - de fait - aucune importance.

 

Le reste de la législature – qui peut être très courte – consistant à chercher un point de chute favorable permettant d’accuser le camp adverse de la rupture sur le thème « nous avons étés conciliants, nous sommes allés très loin dans la tentative de compromis, mais il n’y a vraiment pas moyen de discuter avec ces gens. Donnez-nous les moyens de leur montrer votre volonté de résistance et de mettre l’accent sur « les vrais problèmes » en votant… pour nous »…

 

Un argument supplémentaire en faveur de l’hypothèse du « lâchage » des francophones « égarés » de la périphérie bruxelloise (comme l’écrivait déjà Jules Destrée en 1929), c’est que l’existence de l’arrondissement litigieux de BHV a empêché ce dimanche le gain d’un siège pour le PS et a provoqué la perte d’un siège au CdH (démocratie chrétienne, 12,89 %) au profit du Parti Populiste (5,04%) représentant la droite extrême  - en l'absence du FN  - en Brabant wallon par le report des voix excédentaires de BHV, ce qu’on appelle « le mystère de l’apparentement »  entre les anciens arrondissements. Ce fait interviendra certainement dans les agendas cachés des négociateurs. Il n’y a donc pas que les Flamands à avoir intérêt à supprimer l’anomalie BHV… Cet apparentement absurde et peu démocratique hérité de l’ancienne Belgique unitaire avait déjà permis l’élection surprise d’un membre de la Volksunie (domicilié en Flandre !) au Conseil régional wallon en 1985.

 

La NV-A est dirigée par un homme remarquablement intelligent et manœuvrier. Il a été constant dans son message depuis des années, parlant de deux pays, et à clairement annoncé vouloir avancer par étapes. Les prochains mois vont être intéressants...

 

Et si, pour la suite, enfermés dasn un chateau ? Elio Di Rupo et Bart De Wever seront-ils à la hauteur d'Homme d'Etats comme  Vladimír Mečiar et Václav Klaus qui ont négocié la dissolution de velour de la Tchécoslovaquie ?

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 19:36

Si Luc Van Der Kelen (qui « se sent toujours belge, et pas flamand en premier lieu »…),  dans « Le Soir » se montre modéré dans ses propos, il est néanmoins très clair.  L’élargissement de Bruxelles ? : « C’est la seule chose qui n’est pas négociable »

Et pour cause !

Je reste confondu devant la mauvaise fois des partis traditionnels (ou plus récemment par les calculs électoraux de partis francophones sociologiquement bien implantés en périphérie bruxelloise comme le MR et le CdH) et des organes de presse francophones qui taisent aux citoyens la réalité politique et institutionnelle qui s’est imposée le 31 octobre 1962 lors du « clichage » de la frontière linguistique par 130 députés (dont 93 élus dans les arrondissement flamands) contre 56 autres (dont 45 élus d’arrondissements wallons). « Clichage » qui a été complété par l’adoption de la loi sur l’emploi des langues et la reconnaissance des quatre régions linguistiques le 2 août 1963 ainsi que par l’inscription dans la Constitution des Régions linguistiques le 24 décembre 1970. Constatons donc que depuis 1963, et à plusieurs reprises, ce choix politique de la frontière linguistique a plutôt été confirmé que remis en question malgré un échafaudage de délicats compromis.

La Constitution (et personne ne remet ça en cause) précise que les limites des Régions ne peuvent être changées ou rectifiées que par une loi adoptée à la majorité des suffrages dans chaque groupe linguistique de chacune des Chambres…

 

Quand Mme Milquet – dont le parti a voté touts les réformes - ou Monsieur Maigain proposent de rendre la province de Brabant flamand bilingue ou d’agrandir Bruxelles au Brabant wallon, c’est de la démagogie.

Cette revendication d’élargissement de Bruxelles est purement tactique. Qui y croit vraiment, en réalité ?  

 

Dans la dernière parution de la « Revue nouvelle » Pascal Fenaux analyse avec pertinence et documentation les mensonges et errements des partis traditionnels qui ont gaspillé depuis plus de quarante ans une énergie démesurée pour ce qu’ils persistent à appeler curieusement un faux problème. Curieusement baptisé « faux » alors qu’en même temps, ils annoncent des scénarios de jour en jour plus catastrophiques(en quoi et pour qui ?) comme la scission de la Belgique, l’indépendance flamande (et alors ?), l’étranglement financier de Bruxelles et l’effondrement de la Wallonie…

 

BHV n’est pas un faux problème, c’est une illusion politique et tactiquement entretenue et contrairement à ce que dit le « Sénateur- j’étais professeur de Droit constitutionnel » « Désespérée », un vrai problème. Sinon, comment expliquer que ces trois lettres ont fait tomber quatre gouvernements en trois ans ?

 

C’est un réel problème en ce fait :

- que on maintien l’opinion publique dans un sentiment d’insécurité,

- qu’on condamne les enjeux économiques et sociaux au second rang des préoccupations politiques,

- qu’on a contribué à cabrer l’opinion publique et, en conséquence les partis flamands, qui confondent allègrement « francophones impérialistes » et Wallons,

- qu’on a laissé, quand ce n’est pas incité, des Bruxellois francophones et étrangers à s’installer en périphérie de Bruxelles dans un territoire qu’ils sont sensés savoir constitutionnellement et définitivement administré en néerlandais depuis 1963, BHV est scindé depuis 47 ans !

- qu’il y a un déficit démocratique dans les cantons de Halle-Vilvoorde, puisque les partis cités plus haut puisent allègrement dans un vivier de plus de 75000 électeurs francophones auxquels ils n’ont pas (ou peu) de comptes à rendre mais sont d’une importance énorme en matière de constitution des majorités dans le collège électoral français et donc sur la manière dont la Wallonie y est prise en compte. (*)

- que les partis des deux camps se sont radicalisé en « néo-belgicains agressif » d’un côté et objectivement flamands de l’autre avec les dérives exclusives et discriminatives que sont l’interprétation sous forme de circulaires (Peeters, Keulen, etc) des décrets par tous les partis. Dois-je citer celles en matière de logements publics et aussi privés ?

Il y a d’autres conséquences, particulièrement en matière sociale en Région de Bruxelles même, mais je vous invite à lire l’article de Pascal Fenaux.

 

Même si la loi de 1963 n’est pas allée au bout de sa logique et si, à cause de ceux qui ont refusé d’intégrer (et ont même ou même nié) le caractère territorial et linguistique des « compromis des belges », le « jusqu’auboutisme belge » aura couté très cher  - non seulement à la Wallonie, je l’ai écrit souvent ici – mais aussi, à titre individuel à ces gens qui, s’installant en toute confiance dans la périphérie bruxelloise, ont été trompés par leurs représentants politiques. Eux, ils savaient !

 

Il y a quelques années, on pouvait encore, dans l’intérêt de ces francophones égarés, espérer sauver quelque chose. Il reste maintenant, en fonction du résultat des élections à négocier au mieux le divorce puisqu’il sera difficile de former une majorité fédérale sans les partis dits nationalistes flamands, l’entêtement francophone sur la scission de BHV aura, pour les tenants de l’aveuglement néo-belgicain, comme conséquence que ce seront ces partis les moins intéressés à la poursuite de la Belgique qui sortiront renforcés du scrutin. Mais, en face qu’aurons-nous ?

 

Le fait aussi que Van Der Kelen décerne à Di Rupo un titre « d’homme d’Etat » n’incite guère à l’optimisme.

Au mieux, nous retournerons aux urnes dans l’année.

 

 

 

(*) A ceux qui estiment que la reconnaissance du caractère flamand serait une tragédie pour les francophones égarés (comme l‘écrivait déjà Jules Destrée en 1929 !) on peut rétorquer que la scission de l’Université de Louvain a apaisé les esprits dans la ville universitaire, que les francophones seront toujours libre d’être candidats et de voter pour des listes francophones. Encore que, pour les élections régionales de 2009, 58% des électeurs francophones ont apporté leurs suffrages à une liste francophone (UF) alors que 42 % des électeurs (toujours francophones) ont voté pour une liste flamande classique.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:01

La presse en a fait  peu état, les700 délégués  de la FGTB wallonne  présents au congrès que tenait le syndicat cette semaine ont approuvé la proposition de Thierry Bodson de régionaliser toutes les compétences communautaires, ce qui implique la suppresssion de la Communauté française. La FGTB wallonne veut ainsi rapatrier en Wallonie tout ce qui concerne la culture, l'enseignement, les medias et la recherchle scientifique.

 

Après la décision du gouvernement walon de parler de Wallonie plutôt que de "Région wallonne", c'est un nouveau point du programme de l'ancien  parti "WALLONS" qui s'est mué en W+ après avoir été rejoint par de nouveaux militants - et sera présent aux élections à la Chambre dans plusieurs provinces wallonnes - qui se trouve mis en avant par d'autres.

 

Certes, dans le cas de Demotte, il s'agit d'opportunisme, mais dasn celui de la FGTB, c'est simplement du bon sens !

 

On est là, loin de ceux qui n'aiment pas les Wallons et qui partagent le même discours méprisant  des deux côtés de la frontière linguistique au point de s'entraider pour le dépôt des listes électorales.

 

Qui se ressemble...

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 12:10

A l’heure où la cohérence nécessaire entre les questions économiques, sociales et culturelles, de même que la clarté et la visibilité des institutions imposent que ce qui reste de la Belgique se recompose autour de ses composantes régionales, forme de fédéralisme traditionnellement privilégiée par le Mouvement wallon, chacune disposant ainsi de « paquets » de compétences homogènes et complémentaires.

 

Cette recomposition sur base régionale – ou mieux - est dictée par le bon sens. Seuls les inconscients hésitent encore à reconnaître que ce territoire qu’on appelle Belgique est en réalité composé de nationalités différentes et antagonistes là où il y a superposition.

 

La nation flamande est une réalité sociologique, culturelle et humaine. La nation belge n’existe que d’une manière théorique. Le « paradis perdu » de la Belgique unitaire avec déclinaisons boîteuses de cette solution qui font régulièrement surface - comme le bilinguisme généralisé ; celui de la province de l’ancienne province du Brabant ou encore la circonscription électorale unique pour une partie des élus au Parlement fédéral -  ne sont plus envisagées que par un petit nombre de rêveurs nostalgiques. Ce sont évidemment des mirages.

 

C’est pourtant le moment que choisissent les partis traditionnels pour jouer sur l’émotion plutôt que la raison. Nier l’évidence me paraît pas comme particulièrement responsable.  Quelle que soit la façon dont l’abcès actuel sur les communes de la périphérie bruxelloise sera vidé, il est certain que ce dossier brûlant ne sera pas le dernier et que ce qui reste de l’État belge continuera sa progression vers un accroissement des compétences des entités fédérées. La Flandre politique demande avec insistance cet approfondissement des compétences. Le refus obstiné de rendre justice à leurs revendications institutionnelles ne fera qu’humilier les Flamands, les exaspérer et gonfler les rangs des indépendantistes. Je trouve que les partis traditionnels sont suicidaire de mépriser à ce point la volonté des Flamands. Des blessures nationalistes sentimentales peuvent s’infecter méchamment. Je ne suis pas certain que les Wallons s’en sortiront indemnes puisque, en même temps, ils sont ignorés par les partis traditionnels francophones sensés les représenter et surtout représenter leurs intérêts. C’est là que nous a mené le système. Dans une démocratie, le pouvoir est révocable, chez-nous, le pouvoir ne l’est plus.

 

Leur attitude actuelle est proche de celle des mouvements identitaire : « Belges et rien d’autre », tel semble être leur message principal. Effrayant de penser qu’on joue ainsi sur une fibre nationaliste qui ne repose sur rien. Ou plutôt sur une construction méconnaissant l’Histoire, un malentendu quand ce n’est pas simplement du mépris pour nos voisins. Les « Autres ».

 

Ceci dit, il va y avoir une négociation dans laquelle chacun acceptera de perdre un petit peu pour sauver la face. La question, c’est « au détriment de qui ? ». Il est à espérer que tout ne se focalisera pas uniquement sur les « francophones de la périphérie ». En 1980, la grande question était la création de la Région de Bruxelles. On y a sacrifié les Fourons et le financement de l’Enseignement.

 

J’entendais ce matin le candidat écolo bruxellois Olivier Deleuze dire au micro de la RTB(f) :  « Nous, nous sommes prêts à négocier, il faut trouver une solution pour BHV. Vous vous souvenez de Fouron ? C’était aussi une question « très importante ». Aujourd’hui, le problème est résolu et on parle d’autre chose »... Les Fouronnais apprécieront j'imagine !

 

Pour nos élus, l’illusion Belgique vaut bien tous les sacrifices…

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:40

Pour info... A propos de le pacification annoncée sur toutes les chaînes officielles eou commerciales en Communauté française de Belgique...

 

Extraits de l'invitation:

 

We blijven we de Vlaamse Voerenaars een duwtje in de rug geven. Niet zoals vroeger door te gaan betogen, maar wel door er te wandelen, fietsen, eten en drinken. Een toeristische tactiek die de voorbije jaren haar vruchten heeft afgeworpen.

 

Traduction: Nous continuons à donner un coup de pouce aux Fouronnais flamands. Pas comme avant en allant y manifester, mais en allant promener, faire du vélo, boire et manger. Une tactique touristique qui a livré ses fruits au cours des années passées.

 

Eind 2009 overleed Eric Crommelynck, de ‘generaal’ van Voeren, de man die begin de jaren 1980 de wandelingen in de Voerstreek in goede banen leidde. Zonder hem was Voeren niet wat het vandaag is. Om hem te herdenken brengen we de wandelaars naar Noorbeek (NL), waar destijds de meeste marsen startten. 

 

Traduction: Eric Crommelynck, le "général" des Fourons, est décédé à la fin de l'année 2009. Il était l'homme qui mit les promenades aux Fourons en bonne voie au début des années 80. Sans lui, les Fourons ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. En souvenir de lui, nous amènerons les promeneurs à Noorbeek (Pays-Bas) d'où partaient les marches à l'époque.

 

Bij de start is er een historische toelichting door Guido Moons (ere-voorzitter VVB en voormalig TAK-woordvoerder) en Huub Broers, burgemeester van Voeren.

 

Traduction: Au départ, un exposé historique par Guido Moons (président d'honneur du VVB et ancien porte-parole du TAK) et Huub Broers, bourgmestre des Fourons.

 

Huub Broers, apôtre de la paix pour les francophones, comme il l'affirmait encore ce week-end sur les ondes de la télévision commerciale francophone assurera l'accueil des manifestants. 

La preuve est que ce qu'ils n'obtiennent pas par la politique, ils l'obtiennent  par la violence. La projection récente codu film « Mémoires » de Jean-Jacques Andrien nous a rappelé le douloureux souvenir de ces marches flamandes sur Fourons.

 

On ne sait pas encore si un comité d'accueil wallon est prévu. Est-il nécessaire de signaler que tout ce petit monde sera accueilli au stade de Valentijn Theunissen, celui-là même qui se fit filmer en frappant un caméraman de RTL à la tête avec une barre de fer? 

 

Merci à  J.-L H  de l'informtion.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 12:00

Comme tout le monde, j’écoute les informations sur la « crise belge ». Pas pour m’en réjouir  parce que ce qui arrive était écrit, prévisible et, hélas pour ceux qui vont en être les victimes, souvent douloureux.

 

Indépendamment des conséquences (*), particulièrement sociales, qui mériteraient plus qu’un billet rapide, je suis toujours effaré de la méconnaissance (volontaire ?) de l’Histoire affichée (je le répète : « volontairement » ?) par les politiques et des journalistes. Ils nous persuadent que le communautaire est dérisoire. Ils se sont mis (ils nous ont mis) dans une situation telle qu'ils sont maintenant obligés de subir ce que la Flandre décidera. 

  

Passe encore que les médias (en langue française) diffusent des radiotrottoirs montrant le désarroi et l’incompréhension des enjeux par la population fréquentant... le quartier de la place Sainte Catherine à Bruxelles, ils sont dans leur rôle habituel de soumission à la police de la pensée dominante, donc d'autocensure, de conformisme appauvrisan, quand ce n'est pas de puérilité 

 

Maurice Bologne disait que la plupart des gens qui avaient affaire à l'histoire étaient conscients que la question communautaire était centrale dans notre histoire.  A contrario, malheureusement - et il serait intéressant d’en comprendre les ressorts psychologiques - beaucoup de ceux-là qui en sont conscients cherchent à mettre en avant, tout ce qui peut le démentir.

Heureusement, et c’est une preuve de maturité, l’opinion wallonne (ce qui n’est pas le cas d’un parti bruxellois) n’est pas réceptive à un discours antiflamand, étant convaincue à juste titre que cela ne mène à rien et que ce n'est guère constructif. Mais, revenons au sujet.

 

Tout le monde présente le vote en commission de la Chambre sur la proposition Herman Van Rompuy de scission de BHV le 7/11/2007 comme « sans précédent » dans la mesure où une majorité flamande s'y serait imposée « "pour la première fois » à l'encontre du pacte qui serait implicite des Belges (ne pas imposer les vues d'une majorité ethnique à une minorité « francophone »)

 

 C’est faire peu de cas de l’Histoire. Certes, on peut considérer que les différentes révisions de la Constitution ont changé les choses en bétonnant à plusieurs reprises des « accommodements raisonnables », appelés facilités. On sait ce qu’il en est devenu.

 

En réalité, je peux rechercher les dates précises, mais ça s’est déjà produit au Parlement à plusieurs reprises :

- déjà avant la Première Guerre mondiale lors du vote de certaines lois linguistiques

- lors de divers incidents parlementaires en 1921 (lois linguistiques)

- en 1938, loi sur  la séparation des régiments wallons et flamands à l'armée

entre 1947 et 1950, lors du rejet de la proposition de révision de la Constitution dans le sens fédéraliste

en 1962, lors du vote de la frontière linguistique (**)

Je suis certain qu’en cherchant un peu, on pourrait en trouver d’autres… 

  

Gandhi a dit un jour : «L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit », ça reste à méditer. (http://www.claude-thayse.net/article-19145509.html)

 

Je voudrais soumettre à votre réflexion un texte écrit en mars 2010 à l’initiative des professeurs d’Histoire de l’UCL, mais membres éminents de la Fondation Wallonne PM et JF Humblet  de Louvain La Neuve : Jean Pirotte et Luc Courtois.

Ce texte donne le « Point de vue régionaliste wallon », une esquisse institutionnelle sur la base de l’option régionale wallonne dans l’hypothèse du maintien de la Belgique fédérale. Certes, l’évolution rapide des événements pourrait, à première vue le considéré comme déjà dépassé par les faits, puisqu’ils écrivent en conclusion que si  « l’après-Belgique  n’a pas encore commencé », il semble bien que nous en soyons proches.

Clair, didactique, il devrait, pour sa partie historique, mais également son analyse du présent, faire l’objet de publication par les organes de presse qui devaient faire œuvre de pédagogie au lieu de surfer sur la vague de dramatisation et d’opinion majoritaire construite par le régime.

 

C’est dont je suis certain que sans une  « révolution mnésique », rien ne sera possible. Il sera toujours impossible à beaucoup de reconnaître les victoires du passé et celles qui ont lieu tous les jours. Comprendre que le fédéralisme (même si on y est entré à rebours) nous a protégé et permis d’évoluer. Que sans cet acquis, je ne sais pas quel serait l’état de la Wallonie. Et que c’est tout sauf un échec. Je pense plutôt que c’est une étape.

La mobilisation des Wallons peut donner des résultats. C'est bien ce que l'histoire prouve de manière éclatante, même si l'on pourrait faire beaucoup mieux.

Comme l’écrivent les professeurs Pirotte et  Courtois,  « un retour pur et simple à la case départ, le « paradis perdu » de la Belgique unitaire, est irréaliste. Cette solution n’est d’ailleurs plus envisagée que par un petit nombre de nostalgiques peu au courant des évolutions réelles »

 

Il importe en effet de clarifier les institutions belges et de leur donner davantage de cohérence et de clarté. « Aujourd’hui, dans cette situation instable, la seule chose certaine c’est que les Wallons (et les Bruxellois pour leur « Région-capitale ») doivent s’organiser pour réinventer leur région, la rendre opérationnelle et cohérente, lui profiler une image dynamique et ouverte sur le monde. »

 

 

(*) J’avoue, à ce propos, peu apprécier les propos alarmistes et le retour du côté « donneurs de leçons » des milieux financiers et économiques, premiers coupables, par leur légèreté et leur irresponsabilité - quand ce n’est pas leur cupidité - de la tourmente banco-économico-financière dans laquelle le monde est plongé. Déplorer aujourd’hui l’attitude des politiques qui leur ont permis de survivre (et plutôt bien !) avec l’argent de citoyens ne me paraît pas être une attitude civique. Leurs propos alimentant le risque de désordre qui profitera à certains d’entre eux….

 

(**) Quelqu’un disait à la radio que lors du vote de la frontière linguistique, les populations n’ont pas été consultées. C’est vrai, surtout pour la province du Brabant unitaire de l’époque à majorité bruxello-flamande, mais la province de Liège a bel et bien organisé un referendum dans les Fourons où la population s’est exprimée à 92 % - si mes souvenirs sont bons – en faveur du retour à Liège. Inutile de dire que la majorité de l’époque s’st assise sur ces résultats. Là le combat n’est pas fini !

Là non lus, les «  accommodements raisonnables » à la belge ont montré toutes leurs limites.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 14:21

Regardez attentivement cet extrait : http://video.rtlinfo.be/video/153138.aspx

 

On y entend Olivier Maingain déclarer : « Il faut tuer le nationalisme flamand qui veut faire de la scission de BHV le levier pour aller vers l'indépendance de la Flandre avec Bruxelles en Flandre, donc l'élargissement de Bruxelles est une nécessité pour l'avenir même de ce pays. »

 

Ce pays, c’est évidemment la Belgique de papa dominée par les francophones de l’axe Bruxelles-Anvers que vient encore de dénoncer Michel Quévit.

Voilà une déclaration qui va certainement décevoir ceux qui, en Wallonie, croyaient avoir compris que le « FDF » avait évolué et  pouvait se poser en « parti pour les Wallons ».

 

Les pauvres ! Il est vrai qu’en politique, les promesses - surtout à demi mot ou implicites – n’engagent que ceux qui y croient…

 

Belges ils sont, et le resteront. Belges jusqu’au bout, malgré les faits. Certains pensaient trouver des accents gaulliens chez Maingain. Fatale erreur, par rapport au Général, Maingain, c''est plutôt Salan et  le FDF, c’est plutôt l’OAS, mais sans les bombes. Un OAS du pauvre, quoi !

 

BHV, ce conflit de frontière est le résultat du flou des compromis précédents. Depuis 1963, je déconseille d'ailleurs à ceux qui m’en font part de s’installer dans les communes de la périphérie bruxelloise, puisque – et j’en ai eu la preuve à plusieurs reprises par mes beaux-parents (qui ont fondé l’école fondamentale de Wemmel à l’époque ce qui leur a valu d’être la cible des « promeneurs flamands sous la conduite d’un certain Wilfried Martens - » à un point tel qu’ils ont vécu pendant plus de six mois avec un combi de gendarmerie dans leur cour) qui ont vécu cette époque sur place – et pour qui il était entendu, tacitement, implicitement, en 1963, que les facilités ne seraient jamais que temporaires. Ce qui explique peut-être la persévérance des Flamands, puisque si elles ont été bétonnées au moins dix fois depuis, elles ont été remises en question autant de fois.

Beaucoup n’ont jamais voulu comprendre qu’il y a deux nations qui se « disputent » (pour les Flamands) ou se « partagent » (pour les belges) un même territoire… Les Flamands se sentent -paradoxalement- en situation d'insécurité, linguistique, politique, économique (ce qui n'est pas contradictoire avec une situation de domination locale). Ils souhaitent réduire ce sentiment d'insécurité et développent une « stratégie du bunker», de forteresse, comme en Albanie communiste. Il faut en prendre acte.

 

Mais nous, (les Wallons, mais aussi les Français et les Bruxellois d’expression française,) avons le devoir d'en tenir compte et de nous arcbouter, non pas tellement sur les grands principes, mais tout simplement la matérialité concrète de nos intérêts. Comme De Gaulle en Algérie.

Hormis le plan du FDF revendiquant des communes du Brabant wallon (Waterloo et Braine-l'Alleud), aucun autre parti bruxellois (ni flamand) ne le fait. Par contre la région de Bruxelles demande à la Flandre de respecter la volonté des habitants des communes à facilités, en nommant les candidats bourgmestres, et de rétrocéder ces six communes s'ils veulent la scission de BHV, c'est un litige avec la Flandre ne concernant pas la  Wallonie. Au sens territorial bien sûr. Je ne parlerai pas du projet d’un fonctionnaire français qui défend une théorie d’agrandissement de la Région de Bruxelles qui a séduit quelques néo-rattachistes peu concernés. En voici brièvement la version minimale : frontières avec la Flandre : le Ring (périphérique) au nord, à l'Ouest, à l'Est, au sud : frontières avec la Flandre puis la

Wallonie : route puis chaussée du Mont St Jean à l'Est, et autoroute E19  Bruxelles-Nivelles-Charleroi- Paris à l'Ouest, jusqu'à leur jonction à Ittre, au sud de Braine-l'Alleud, englobant aussi le centre de Waterloo. Il fourni également en fonction de son auditoire une version plus étendue amputant le Brabant wallon (territoire roman depuis la conquête romaine de près d’un tiers de sa population depuis le canal de Charleroi jusqu’à l’autoroute E411 !

Sans compter que cette stratégie en chambre imposerait le bilinguisme des administrations (et donc de emplois réservés aux Flamands de facto à des populations qui sont nées ou ont choisi de vivre en français. Le « point de vue de Sirius » n’est pas toujours la meilleure position.

 

Leterme devant l’intransigeance du FDF et de l’Open-VLD présente la démission de son gouvernement. Je suppose que le roi va temporiser. Attendons donc de voir ce qui va se passer. La dramatisation est une vielle technique de négociation…


Prenons du recul. Et observons lucidement la situation.

Il est possible que les proposition de M. Dehaene (et redisons-le : de tous les partis flamands) de scission et de limitation de Bruxelles pourraient bien servir à terme les positions (la lutte de libération dans ce cas d’hypothèse) des habitants « francophones » (Bruxellois périphériques ayant fait le choix de s’exprimer en français) car en isolant sur son territoire devenu national

une minorité significative de citoyens n'ayant nullement envie de se faire assimiler, la Flandre ne se tire pas ainsi une balle dans le pied. Car enfin, voyons quelle serait la situation après cette situation acquise : certes, la Flandre aurait fait coïncider toutes les communes du Brabant Flamand à son territoire national unilingue, mais, en revanche, n'aurait pas fait un pas de plus vers l'assimilation de Bruxelles avec sa majorité d’habitant ayant adopté le français comme langue administrative, qui résistera, nul doute, tout en se créant un énorme problème de minorité intérieure non reconnue et vouée à la stigmatisation. Un Kosovo en devenir…

Observons aussi que le long terme ne joue pas en faveur de la langue flamande à cause du vieillissement de sa population. Ceux qui me lisent depuis la création de ce blog savent qu’en cas de rupture, les frontières régionales pouvant facilement devenir des frontières d’états, le confédéralisme à trois ne pouvant pas plus (ou mieux) marcher que le fédéralisme à deux (les communautés ou trois (les régions). Cette stratégie, par sa radicalité, ne peut qu'amener sur la

Flandre que la responsabilité d’un désordre international… au cœur de l’Europe qui est déjà bien malade. Et l’apparition d’une puissante pression française percolant à moins de 15 km de Bruxelles.

 

Evidemment, ce regard est un peu… cynique, certes !

Mais n’est-ce pas ça aussi la politique ? Le rationnel et l’analyse (si pas la prospective) prenant le pas sur l’émotionnel ? La raison d’état sur les principes pour faire triompher les deux en même temps. Il y a eu de grands exemples dans le passé.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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