La France doit redouter, également, les gens qui ne sont capables de rien et les gens qui sont capables de tout. (Adolphe Thiers)
Didier Reynders, ministre fédéral MR des finances, a déclaré vendredi soir au journal de la RTB(f), dans le cadre de la (possible et éventuelle) constitution d'un front francophone pour les élections législatives de 2007, que les « francophones de Belgique avaient besoin d'une patrie à aimer ».
On a déjà entendu ça et avec plus de conviction dans les discours du RWF ! Mais jusqu'aujourd'hui, uniquement là.
Est-ce un signe que d’entendre ce ministre « fédéral », Président d'un parti actuellement toujours officiellement unitariste, adopter ce langage. C’est tout à fait nouveau (et encourageant).
Quelle en est la signification ?
- la Belgique n'est plus la patrie des habitants francophones de ce "pays" (cela, on le savait, mais nous en avons une confirmation supplémentaire), même pour les gens du MR ?
- la Wallonie ne l'est apparemment pas non plus, selon Reynders, puisqu'il ne l'a à aucun moment évoquée. Quelle est donc cette patrie que les habitants francophones de "Belgique" devraient aimer ?
… A moins que l’approche des élections…
Allons, encore un effort Monsieur Reynders !