Martine Dubuisson dans « Le Soir » n'a que sarcasmes pour l'attitude de Jacques Chirac qui a quitté jeudi le Conseil européen parce qu'un compatriote (Seillière) a cru bon de s’y exprimer en anglais prétendant que cette langue « est la langue des affaires » : « ah! Comme c'est dur d'avoir été une grande puissance et de ne plus l'être » se réjouit-t-elle presque !
Chirac a réagi a un discours dont la langue (l'anglais) et le contenu (critique du nationalisme économique) étaient tous deux de nature a lui déplaire. Il a bien tenu son rôle !
Les autorités françaises ont raison de défendre la langue française. Nos politiques devraient faire pareil... Il est intéressant de voir ici la défense de la langue se superposer au soi-disant "nationalisme économique" tant décrié par les belgicains… qui eux, ont tout laissé partir…
Curieux aussi qu’on ne parle de « nationalisme économique » qu’à propos de la France… Les plus grands chantres du libéralisme économique que sont les Anglais et les Américains n’adoptent certainement pas, eux, de politiques protectionnistes… Ça se saurait ! Ou alors, c’est un problème de traduction…
Les propos tenus par la journaliste du « Soir » sont aussi en contradiction avec ce que le même journal semble défendre en politique intérieure. Il n'y est plus question que de « solidarité des francophones ». On veut défendre le français en Flandre et dans les communes de la périphérie de Bruxelles, soit ! Mais qu'il soit abaissé au Conseil européen, on s'en fout? Comme dans les aéroports wallons ?
Ceux qui se proclament Francophones (nom générique !) avec une majuscule, en Wallonie et à Bruxelles, ne seraient-ils vraiment rien d'autres que des néerlandophobes ? Ceci expliquant le recours systématique de leur part à une terminologie anglo-saxonne pour se différencier de la langue de la République ?
Continuons à exiger la première place du français partout !