Vantant le fédéralisme Belge, « qui s’est développé au fil de « compromis à la Belge » comme on dit, avec une multitude de mécanismes de concertation et de coopération entre les différentes entités du pays et des dispositifs de protection des minorités pour garantir un équilibre institutionnel complexe ».
Belle phrase ! On vient d’en voir toute la pertinence avec la manière dont le premier ministre flamand a privilégié (mais peut-on lui reprocher ?) les intérêts de la Flandre avec « l’affaire de la vignette autoroutière ». Le fait qu'il s'appelle Yves Leterme n’a rien à voir à l’histoire, un autre aurait fait exactement pareil. Comme tous ses prédécesseurs.
Ils continuent par : « Aujourd’hui, les partis politiques en Flandre estiment que la Réforme de l’Etat doit franchir un pas supplémentaire. Cette revendication déclare s’appuyer sur des réalités socio-économiques différenciées entre les Régions, sur les transferts financiers importants de la Flandre vers la Wallonie qui en découlent, ou sur la nécessité de responsabiliser davantage les Régions en leur donnant les compétences nécessaires aux défis qui sont les leurs ».
Leur proposition ?
« Face à ces menaces, l’enjeu est d’établir un dialogue constructif, lucide et positif sur l’avenir de la Belgique. L’enjeu est aussi de dépasser les revendications symboliques et de réfléchir ensemble aux moyens les plus efficients de rencontrer les défis communs comme les défis plus spécifiques auxquels sont confrontées les trois Régions du pays ».
Et :
« Cette réponse aux velléités séparatistes, affirmées ou insidieuses, suppose une vraie réflexion collective sur ce qui nous unit, mais surtout sur ce qui fait de la Belgique unie une plus-value par rapport à une Belgique éclatée ».
Excellent, non ? Ils avouent clairement qu’ils n’ont même pas un début de réponse à la question !
Mais on va y réfléchir… Promis !