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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Liège, drogue, Droit, morale et société

Dans notre société de prohibition, (avez-vous remarqué qu’on cherche de plus en plus à vous contrôler ? Choix d’une école pour vos enfants, disposition d’une veste réfléchissante à portée de main…) la journée d'un toxicomane s'apparente à une quête obsessionnelle de drogue et d'argent. Avec, en corollaire, sentiment d'insécurité, de la délinquance, de la violence et un ras-le-bol pour beaucoup. Du pain bénit pour ceux qui voudraient vraiment nous supprimer toute liberté demain.
 
Il est clair que la répression d’abord, puis la prévention, ne suffisent manifestement pas à enrayer le fléau. Liège a eu raison d’innover.
 
Et encore, est-ce innover ? Dans un billet daté du 16 décembre 2005 (qui n’a pas vieilli), je plaidais déjà pour une véritable réflexion politique sur les assuétudes. J'y plaidais déjà pour une véritable réflexion politique sur les assuétudes.
 
La semaine dernière, les ministres de la Santé et de la Justice ont donné leur feu vert à un projet, inspiré d'autres pays d'Europe. Quelle que soit son appellation, ce projet pilote de bon sens ne s'appuie que sur un seul objectif, la thérapie, tant médicale que psychosociale. De bon sens parce qu’il ne faut pas réduire la toxicomanie à la drogue mais y inclure toutes les données sociales.
 
"Ce n'est pas par générosité de coeur que le boulanger vend son pain à la ménagère à un prix que celle-ci peut supporter, mais parce que tel est son intérêt". C'est ainsi qu'il y a deux siècles, le moraliste écossais Adam Smith définissait les fondements de l'économie de marché. Actuellement, ce marché ne profite qu’aux criminels.
 
Le CAL (Centre d'action laïque) a proposé de nationaliser, étatiser serait plus exact, ce marché clandestin. Il pose le débat dans les termes d'une alternative drogues prohibées/drogues vendues par des "officines publiques. Dans une situation de marché libre (ou presque, elle n'existe, du reste, que pour très peu de produits en somme), le client ne serait plus captif de ses fournisseurs et pourrait, par exemple, initier une campagne dénonçant la mauvaise qualité des drogues commercialisées par tel producteur et inciter ainsi à boycotter ses produits. Aujourd'hui, ce n'est évidemment pas possible. La publicité de l'information en ce domaine n'existe pas ou peu - du fait de la prohibition. De là, les nombreuses morts et maladies provoquées. L'interdiction ne protège pas les plus faibles de leur faiblesse, mais creuse leur tombe.
 
Bien entendu, les partis traditionnels qui ont toujours fermé les yeux sur cette situation et qui réagissent en flairant la direction que prendra le vent de l’opinion publique qu’ils ont contribué à créer, montent aux créneaux.
Ils sont prudents… le projet est loin de faire l'unanimité dans les cercles politiques.
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