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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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L'occasion de reparler des Valeurs républicaines

Un des points phares de notre combat, c’est la défense et la promotion des valeurs républicaine. Une de ces valeurs est, bien entendu, la laïcité (à la française), dont il conviendrait peut-être de rappeler le grand principe, à savoir que la foi est une affaire personnelle et ne doit en rien intervenir dans la sphère publique. A ce propos, l'actualité nous fournit de quoi réagir.
 
Dimanche passé, le roi, sa femme (et le petit prince ?), de même d'ailleurs (et plus étonnamment) que le ministre-président de la région de Bruxelles, ont assisté au lancement de la semaine de la Toussaint.
S'il est tout à fait légitime que les autorités catholiques organisent ce genre d'événements et si nul ne conteste au chef de l'Etat le droit d'avoir des convictions religieuses, il est parfaitement scandaleux qu'il donne son aval à une opération de prosélytisme religieux.
 
La députée socialiste Bouarfa passait hier devant le comité de discipline du PS. Ce qu'on lui reproche ? Avoir osé critiquer la présence d’un fameux "loup gris" (turc d'extrême droite) sur la liste de Laurette Onkelinx à Schaerbeek, et plus généralement de dénoncer les concessions électoralistes du PS face à certains excès de candidats issus de l'immigration... On le voit, la liberté d'expression au sein du PS a ses limites, de même que le principe de laïcité...
 
On apprend par ailleurs que l'Etat fédéral finance officiellement 3.500 traitements de ministre du culte catholique... alors que le pays ne compte en fait que 2.850 prêtres ! Il y a donc pratique du cumul des traitements ! "Charité bien ordonnée commence par soi-même" disait non sans humour mon grand père. 
 
Relevant de multiples anomalies dans le « financement public des convictions religieuses reconnues et de la laïcité organisée », la coprésidente de la Commission des sages auteur d’un rapport sur cette problématique à la demande de la Ministre des Cultes, Marie-Françoise Rigaux, spécialiste en droit constitutionnel aux Facultés universitaires Saint-Louis a déclaré : « Nous sommes confrontés à des tas de pratiques et d'usages particuliers, dans un contexte général très peu transparent qui alimente les disparités... Il faut trouver un nouvel équilibre dans le financement, en simplifiant et unifiant le système. Puisque dans les faits : les principes d'égalité des cultes et de non-discrimination sont bafoués ».
 
Là où je ne peux la suivre, c’est qu’elle réclame l'adoption d'une nouvelle loi de financement... De même qu'une révision des budgets à la hausse, considérant l'utilité publique des cultes reconnus et de la laïcité organisée : ce serait le prix à payer, aux yeux des sages, pour réajuster les inégalités injustifiées et « garantir le maintien de la paix dans la société ».
 
N’est il pas plus sage (justement) de profiter de la publication de ce rapport (et du contexte budgétaire) pour séparer clairement la sphère privée de la sphère publique ? Autant je respecte les croyances quelles qu’elles soient pour autant que l’ordre public ne soit pas mis en cause et que la liberté de chacun soit garantie, autant je n’accepte pas que ces croyances qui sont du domaine privé soient prises en charge par la collectivité. Pas question donc, dans mon esprit, de profiter de l'opportunité pour revoir la clé de répartition globale des subsides publics aux cultes et à la laïcité organisée en tenant compte du nombre réel d'« adeptes » de chaque conviction. Où vont se situer les athées ? Où est la liberté de choix ?
 
Il n’est pas question non-plus de séparer la Société en plusieurs camps. D’institutionnaliser un rapport dual entre ces pôles que constituent l'Etat d'une part, et les puissances religieuses (et la laïcité organisée en Belgique) d'autre part. Il ne suffit pas, en effet, de répartir ce qui revient de droit à l'un et l'autre des deux pôles, au pouvoir politique et au pouvoir religieux. La séparation ne peut être effective que si une instance tierce fonctionne au-delà des nombreux pôles en présence. Cette instance tierce, c'est le modèle républicain. Le choix de vie en commun en respectant quelques grands principes et valeurs communs. Seule garantie de paix.
 
Gageons que ce ne sera pas le choix de la Ministre des CultesLaurette Onkelinx ! Oui, celle qui a foulé au pied les principes de laïcité pour des raisons bassement électoralistes à Schaerbeek.
 
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L
Le mécréant que je suis ne peut que te remercier pour ton coup de gueule.
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