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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Le Ministre Courard s’avise soudain de la politisation à la Région wallonne.

Amusant, non ?
 
Vous vous souviendrez de ce billet précédent : « La rénovation des mœurs politiques se poursuit ! » où j’évoquais le retour des traditions d’occupation partisane de la fonction publique wallonne.
 
Après l’avoir contesté, Philippe Courard (PS, tiens donc…) s’est montré sincère, mais avec des nuances, au Parlement wallon, en reconnaissant, je le cite : « l'administration wallonne est politisée depuis toujours et c'est normal qu'elle soit surtout socialiste puisque le PS c'est 40% de la Wallonie ». Ajoutant : « On ne peut pas me reprocher de repolitiser l'administration, puisque la politisation existe. Mais on essaie d'en installer une qui soit la plus objective possible.  Savoir qui est PS ou pas dans l'administration m'importe peu. Mais il est tout à fait légitime qu'il y ait davantage de socialistes. C'est en fonction de la population; et puis, le MR est moins enclin à s'investir dans la fonction publique et Ecolo est encore un parti jeune ».
 
C’est faire peu de cas des déclarations de Collignon, alors Ministre président, qui imposait clairement un partage 2/3-1/3 avec ses comparses du PSC. Comparses devenus depuis leur cure d’opposition et leur re-baptême en « Démocrates humanistes » (sans rire) de grands défenseurs (en parole) de l’égalité et de la « bonne gouvernance » (si quelqu’un a un mot français pour ce machin, qu’il me le dise).  Comment y croire ? Même si Courard affirme maintenant, sans rire, que : « ce n'est pas la carte de parti c'est la compétence » qui comptera.
 
Bref on avance, on admet les évidences et mieux on les reconnaît publiquement mais les actes ?
 
Et pourtant, il faut une administration publique de haut niveau. C’est une des conditions de la relance économique wallonne. Il y a une élite de jeunes Wallons, mais elle est d'abord attirée par le privé et quitte souvent la Wallonie pour Bruxelles ou l'étranger. Elle déserte la fonction politique ou administrative. En Wallonie, il faut regagner la bataille des ressources humaines de qualité au profit des services publics et pas seulement du privé. Le Gouvernement wallon doit cesser de politiser ses administrations et doit les respecter. Il faut qu'il sélectionne des jeunes par concours et les envoie en formation complémentaire dans les hautes écoles françaises de type ENA (Ecole Nationale d’Administration).
 
Par ailleurs, les agents publics doivent être dotés d'un statut syndical démocratique, fondé sur des élections sociales ouvertes.
 
Dépolitiser, c’est aussi revoir le statut administratif des agents de la Fonction publique dans le sens d’une plus grande égalité des chances. C’est organiser la mobilité entre niveaux de pouvoir (Région, Communauté, Provinces, Communes). C’est, lorsqu’il y a des emplois vacants, ouvrir l’administration à du sang neuf par des concours accessibles à tous, aux agents mais aussi aux simples citoyens.
 
Enfin, assainir en profondeur les Intercommunales, Invests et autres outils de développement dont la politisation est l'une des causes de stagnation économique pour la Wallonie quadrillée dans chacune de ses provinces par une mainmise à but politique. On sait que les divers clans des quatre partis officiels se déchirent pour obtenir des parcelles d'un pouvoir économique non transparent et peu performant. Mais peut-être s'agit-il bien là du mal wallon, hérité du régime belge. Terrible contamination d'un peuple qui a pourtant gardé au fond de lui-même des sentiments républicains très puissants.
 
Il est impératif de :
 
- remplacer les Intercommunales gestionnaires de services publics par des établissements publics unifiés au niveau de la Wallonie
- intégrer d’autres Intercommunales dans les futures Communautés urbaines
- supprimer les filiales provinciales TEC, sources de mandats politiques parasitaires et les transformer en simples directions territoriales de la Société Régionale wallonne des Transports
- Intégrer les trop nombreux O.I.P. (Organismes d’Intérêt Public) wallons dans les ministères wallons (ce sont des nids à parachutages politiques).
On l’oublie trop souvent, mais c’est là, dans ces O.I.P., que l’influence des partis (politisation et népotisme) est la plus grande. Curieux ce silence persistant…
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