Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...
Van Cauwenberghe (ce samedi, dans un entretien accordé au journal Le Soir). : “J’accepte mal les fantasmes de ceux qui veulent me voir faire un pas de côté. Maintenant je fais des pas en avant pour reconstruire à Charleroi. Car je suis celui qui peut y parvenir. Mon départ ne servirait que le façadisme arboré par certains”. (…) “Tout au long de cette crise, l’objectif d’Elio Di Rupo et le mien étaient identiques: sortir Charleroi de l’impasse” (…)
Cynisme ou tromperie : il ne s’agit pas de "reconstruire Charleroi", mais bien de “reconstruire à Charleroi" !
La nuance est d’importance. C'est bien le parti qui importe !
Venant après l'étonnement de Jean-Claude Van Cauwenberghe qu'un juge d'instruction puisse, "dans sa psychorigidité", faire écrouer le bénéficiaire de 18.000 voix de préférence, le propos n'est pas seulement intéressant parce qu'il pointe une faiblesse fondamentale de la démocratie. Les électeurs du PS, surtout dans les bastions rouges wallons, n'ignorent pas quelles sont les méthodes de leurs élus. Mais pourquoi sanctionneraient-ils un système clientéliste qui constitue le principal attrait de ce parti à leurs yeux ? Les scores marginaux des candidats PS "réformateurs" sont à cet égard tout à fait éloquents.
La démocratie dévoyée en particratie est impuissante à mettre fin au mal wallon. On peut espérer que la justice y parviendra, mais le fait qu'elle ait suspendu ses actions jusqu'au lendemain des élections donne malheureusement l'impression que son indépendance est incomplète et reste fragile.