Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...
François Perin à l’émission : « Les pieds dans le plat » de la RTB(f) en 1996…
« La fin de la Belgique en 1999 ? Radicalement, ce n’est pas sûr, parce que l’euro ne sera pas encore en route. Mais en 2002, avec la monnaie commune, vous verrez les choses galoper. Entre 1999 et 2002, s’il y a un gouvernement, il pourrait ressembler à une sorte de commission préparatoire à la liquidation de l’Etat belge. J’ai le programme du gouvernement flamand du 29 février 1996, appuyé par une large majorité. Je prends cela très au sérieux. Les francophones ne préparent rien, parce qu’ils ne sont pas demandeurs et ils l’ont fait savoir. Or, il faut une majorité des deux tiers pour modifier le statu quo de 1994. Quand on n’est pas d’accord, vous savez ce qui arrive : on crée une commission sur le programme flamand. Ça durera trois ans. Après ? »
Ça ne vous rappelle rien ? Evidemment, cette prévision remarquable de lucidité a été simplement retardée – mais pas démentie – par « l’affaire de la dioxine » qui a perturbé le jeu politique et reporté de 8 ans les échéances. La proposition de Dehaene de confier l'institutionnel à un « comité des sages » de ce 19 septembre lui donne raison.
Pendant ce temps là, un sondage réalisé par Het Laatste Nieuws publié ce matin nous informe que près d'un Flamand sur deux veut que la Belgique soit scindée, et deux sur trois pensent que cela sera le cas tôt ou tard. Les Flamands estiment qu'il est bien que les partis flamands ne cèdent pas dans le cadre des négociations en vue de la formation d'un nouveau gouvernement. Yves Leterme garde l'appui effectif de 70 pc des Flamands interrogés. Le président de la N-VA, Bart De Wever, bénéficie aussi de la confiance des personnes interrogées qui le considèrent comme le meilleur négociateur. Dont acte. Le soutien du Peuple flamand reste clair.