"Vous savez l’importance des mots dans un discours, un article, une chronique ou simplement dans la rédaction d’une information. Chaque mot à un sens, son choix et son usage n’est jamais innocent. Toute langue est porteuse de valeurs assumées ou déguisées. Dans un petit livre revigorant, paru il y a quelques mois aux éditions « Raisons d’agir », l’écrivain Eric Hazan analyse ce qu’il appelle la LQR, la « Lingua Quintae Republicae », la langue de la Ve République en référence à ce que Victor Klemperer, universitaire juif pourchassé par les nazis durant la seconde guerre mondiale avait appelé la LTI, la langue du IIIe Reich. Klemperer expliquait dans une œuvre passionnante comment le nazisme avait asservi la langue allemande à son terrible système, la transformant en arme absolue. Eric Hazan ne compare pas et confond encore moins les époques et les régimes politiques mais il nous montre comment la langue..." (lire la suite)
Et à méditer la conclusion : " En résumé cette langue asservie que nous lisons et entendons tous les jours dans les médias en particulier veut en permanence occulter le litige, faire régner l’illusion de la cité unie, en quelque sorte éliminer la politique."