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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Le Parlement wallon, un bac à sable de luxe ?

Les discussions dans les domaines communautaires et institutionnels sont fréquentes en Flandre. Beaucoup moins chez-nous.
Je reviens sur cette interpellation - plus tempérée qu'autre chose - de Jean-Claude Van Cauwenberghe au Parlement wallon début de semaine (07/03).
 
Logique, le redevenu simple député demandait pourquoi il n’y avait aucun débat sur ces thèmes du côté « francophone » (décidément ce mot fait trop réducteur et trop vague), particulièrement au Parlement wallon.
 
Di Rupo a répondu très calmement – et surtout sans que ça ne fasse de vagues – « Nous ne sommes pas demandeurs. D'ailleurs, sur les trois priorités absolues que sont le chômage, le financement de la sécurité sociale et la formation des jeunes, le gouvernement ne voit pas ce que pourrait apporter quelque réforme institutionnelle de plus ».
 
Ajoutant : « formuler des revendications ou de se positionner sur la Constitution ? Utile oui, nécessaire non. Quant à l'intrafrancophone (sic !), il sera et utile, et nécessaire, d'ouvrir la réflexion. Mais pas de "grand déballage institutionnel entre nous", qui affaiblirait les partis francophones à l'heure des négociations et brouillerait le message vis-à-vis des citoyens ».
 
Bref, Circulez, il n’y a rien à voir ! Nous savons ce qui est bon pour vous !
 
Di Rupo confirme ainsi que le Parlement wallon est devenu une sorte de « Comité Théodule » (*) assez inutile, un bac à sable pour occuper les élus, puisqu’il veut que le débat communautaire ne se passe qu'entre présidents de partis.
 
 
(*) L’expression est du Général de Gaulle (prononcée à Orange en septembre 1963) : « L'essentiel pour moi, ce n'est pas ce peut penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c'est ce que veut le pays. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis vingt-cinq ans. Je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer encore à le faire. »
L'expression a entre-temps souvent été détournée, dans le sens d’une commission quelconque pour détourner l'attention de problème qui focalise actuellement l'opinion ».
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