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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Peut-on encore être fier d’être Wallon ?

Les maires et leurs adjoints de deux des plus grandes villes wallonnes sont soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de détournement, de corruption ou encore des délits d’initiés. Le premier parti politique est miné wallon miné par les scandales financiers, un incessant ballet de ruptures postélectorales et de promesses non tenues. Un des principaux ministres du Gouvernement wallon fait le pitre à la télé, sa soulographie fait le tour du monde par le biais de l’Internet. L'image politique de la Wallonie (on ne parle plus de la «Belgique du sud » suivant le bon principe que "c'est bien, c'est belge" et que ce qui est mauvais est plus facilement qualifié de wallon…) est ainsi de plus en plus ternie sur le plan international. Les médias flamands s’en donnent à cœur joie à deux pas d’une négociation institutionnelle importante alors que les francophones jouent aux donneurs de leçon.
 
Devons-nous avoir honte d’être Wallons ?
 
Ma réponse est simple : Non, au contraire !
 
Non ! Parce que ces turpitudes ne sont pas spécifiquement wallonnes. Les scandales politico-financiers font partie du système belge et ce n’est pas nouveau. Il y a quelques années, lors un troisième cycle universitaire que je suivais, au cours d’un exposé que faisait un dirigeant de l’Office belge du Ducroire (*), nous avons appris à relativiser, malgré nous, l’importance de la corruption.
Ce monsieur nous a ainsi expliqué que son organisme (voir ci-dessous) assure tous les aspects des exportations sauf le montant des pots de vins nécessaires à tous les niveaux dans certains pays… Mais il donne, en fonction des informations obtenues de nos exportateurs les niveaux « normaux » de dessous de table en fonction des destinations. Ce qui peut aller jusqu’à 43 % du montant du marché.
L’Office souhaitant fournir une information complète à nos exportateurs (la Belgique est un petit pays ex porteur en volume) a demandé aux pays voisins (Allemagne et France) pour vérifier si les montants étaient semblables.
Et globalement, c’était le cas. Sauf pour un pays qui ne figurait pas dans leurs tablettes, et pour cause… La Belgique !
Il a refusé de nous donner le montant exigé à l’époque, se contentant de nous dire que la Belgique se classait dans les 3 premiers et que de toute façon, il refuserait de reconnaître nous en avoir parlé. Ajoutant, c’était l’époque : « alors, vous pensez bien, Agusta, ce n’est rien ».
Bien sûr, depuis, les choses ont changé. Le financement des partis politique a changé, il y a prescription, etc… Mais comme pour les animaux malades de la peste, tous étaient touchés, même si tous n’en mourraient pas. Les plus malins s’en sont tirés. Ceci dit, quand des milliards vous passent entre les mains, il ne faut pas s’étonner si, de temps en temps, il vous reste un peu de confiture sur les doigts. Partout.
 
Non ! Parce que les Wallons sont travailleurs, courageux, honnêtes dans leur toute grande majorité. La situation économique désastreuse que nous vivons n’est pas de leur fait. Elle est due à la Belgique d’abord qui a systématiquement préféré la Flandre pour ses investissements quitte à détourner légalement les Fonds européens de reconversion dans un passé pas tellement lointain. La solution « belge » à la restructuration des charbonnages, puis à la nécessaire reconversion de la sidérurgie wallonne a été de construire Sidmar à Gand ! C’est systématique la Belgique finance les infrastructures en Flandre avec l’argent de tout le monde, ensuite, on régionalise et la Wallonie doit se débrouiller avec ses maigres moyens sans que les partis politiques traditionnels y trouvent à redire. Ensuite parce que le gaspillage induit par le système du clientélisme particratique, le lotissement des administrations et le saupoudrage des investissements en fonction des intérêts des élus locaux ne permettent pas le redressement qu’on constate dans toutes les régions européennes de vieille industrialisation comparables.
 
Non ! Parce que nous avons les qualités nécessaires à notre redressement. Nous avons des centres de recherche de très haut niveau. D’excellentes grandes écoles. Des Universités bien classées. Sans compter qu’une étude internationale montrait il y a quelques années que la productivité d’un ouvrier wallon était bien supérieure à celle d’un japonais.
 
Non ! Parce que nos artistes, nos écrivains, rivalisent avec les meilleurs… en France et donc dans le monde.
 
Non, nous n’avons pas à avoir honte. S’il y a chez-nous, comme ailleurs, des brebis galeuses, nous ne sommes pas un peuple de voyous, de prévaricateurs ou de faignants. Mais il est vrai que nous sommes coincés dans un pays qui, lui le devient par manque de sens, par manque d’avenir. A nous d’en sortir !
 
A nous aussi d’avoir un message positif pour notre peuple. Ce sera dur. Sur les fora et dans les autres partis wallons, et parfois même dans le mien, hélas, le virus de pensée « belge » qui veut que les wallons n’en sortiront pas fait des ravages au point que certains lisent avidement et publient sans critique des extraits la presse flamande pour montrer combien nous sommes tombés bien bas !
Il est de notre devoir de les combattre !
Note : Depuis la publication de ce billet, j'ai reçu une copie d'un courriel incendiaire d'un atrabilaire sacrément parano qui s'estime personnellement visé par le dernier paragraphe. là aussi ma réponse est simple : Qui s'int rogneûx s'dègrâte !
(*) Sur certains marchés étrangers, la couverture des risques à l’exportation est non seulement utile mais indispensable. Il existe pour cela un instrument fédéral - Le Ducroire - dont la vocation est de favoriser les exportations belges en offrant aux entreprises la possibilité de s'assurer sur certains marchés, à condition d'y exporter des produits et/ou des services d'origine belge.
En pratique, le Ducroire couvre deux types de risques :
 
- le risque de carence du débiteur qui se trouve dans l'incapacité d'exécuter ses obligations ou qui s'y soustrait sans motif légitime,
- le risque politique qui porte sur des événements indépendants de la volonté de l'acheteur. Il englobe tous les événements de force majeure : guerres, révolutions, catastrophes naturelles, difficultés économiques.
 
Le Ducroire couvre les entreprises dans les pays principalement hors OCDE mais ne propose pas de couverture pour tous les pays. Il fixe des plafonds d'intervention et propose différents types de police selon les besoins de l'exportateur.
 
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A
Voilà ce qui remet les pendules à l'heure.<br /> Sur Voxlatina, sans excuser ce qui se passe en Wallonie, (mais ce n'est pas nouveau) il faut aussi parler de la corruption en Flandre, le Boerenbond est un organisme qui permet un blanchiment ainsi que de masquer toutes les pratiques frauduleuses du secteur agricole et alimentaire en Vlaanderen.<br /> Tout cela est dû  au système belgistanais qui permet et même encourage la magouille, il suffit de voir les dernières élections.<br /> Amicalement<br />  
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