Triste nouvelle !
La presse annonce ce midi la découverte du corps d’une des fillettes disparues depuis la nuit du 9 au 10 juin à Liège.
Comme beaucoup, j’ai espéré que cette fois cette disparition se termine heureusement pour les deux petites. Faut-il accuser la fatalité ? Ou l’irresponsabilité d’une société qui accepte la présence de fillettes de 8 et 11 ans dans un lieu tel qu'un café et ce, à des heures auxquelles elles auraient dû être depuis longtemps au lit pour leur santé et leur bon développement.
Devant de tels drames, on ne peut qu'appeler à des politiques nouvelles, cohérentes, initiant des changements sociaux indispensables pour une prévention des situations d'où découlent des drames : politique du logement, de l'emploi, de la santé, de la famille, de l'enseignement, etc..
Politiques réelles aussi !
Au décours de l’affaire Dutroux, j’ai interrogé un des membres de la commission – Jacqueline Herzet - lors d’un débat organisé à Nivelles. A la question : « Qu’avez-vous fait pour que de telles situations ne se représentent plus ? », la réponse fut : « Ha ! Mais nous avons légiféré ! ». Comme je répliquais que, à mon sens, les prédateurs, comme en général les criminels, ne sont guères impressionnés par les lois, qu'il faudrait penser à de la prévention, elle n’a pu me répondre. Cruel aveu d’impuissance.
Nos sociétés réagissent en légiférant en réponse aux dysfonctionnements au fur et à mesure de leurs apparitions. Ce qui abouti parfois à des situations, comme ici, de décision de déchéance de l'autorité parentale qui frappait déjà partiellement la maman d'une des deux fillettes disparues. Inutilement, hélas.
Il n’y a pas de politique de prévention. On se contente de mesures rapides, immédiates, parfois spectaculaires (comme la réforme des polices combien critiquée par les policiers eux-mêmes) et puis on passe à autre chose.
Jusqu’à la prochaine fois…