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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Terrible aveu !

Christian Napen, Conseiller parlementaire wallon (PS) (et je pense commissaire du Gouvernement wallon au sein de la Société publique d'administration des bâtiments scolaires du Brabant wallon ?) publie ce lundi une carte blanche intitulée : « Comment peut-on être Wallon ? »
 
Cet homme, diplômé universitaire, occupant des fonctions importantes, impliqué dans le combat politique, au sein du parti qui a absorbé l’essentiel du mouvement wallon traditionnel fait dans son pensum un aveu terrible. Celui d’avoir été victime consentante et même active de la désinformation qui est l’essence du régime belge. Désinformation entretenue, amplifiée, par les médias et par l’enseignement.
Voici quelques morceaux choisis : « Il y a d'abord l'histoire scolaire. Grâce à elle et à ses omissions, Bovesse et Destrée ne furent longtemps pour moi que des noms d'avenues et de boulevards. J'ignorais que François Bovesse avait passé sa vie à affirmer la Wallonie et que Jules Destrée avait écrit une lettre au Roi dans laquelle il affirmait qu'il n'y avait pas de Belges. Bref, je ne savais rien de l'existence d'un mouvement wallon. Si j'en avais eu vent, j'aurais appris qu'en 1945, on parlait déjà de fédéralisme et même de rattachement à la France. J'aurais découvert que, dès 1897, des premières revendications fédéralistes se voulaient le remède pour qu'on ne nous « dépouille pas plus encore ». J'aurais lu que les premiers Congrès wallons avaient été précédés de sociétés de défense wallonnes qui visaient essentiellement à sauvegarder la suprématie du français dans l'État belge.
J'aurais peut-être alors compris pourquoi, aujourd'hui encore, nous traînons derrière nous les stigmates d'une affirmation wallonne retenue, dès l'origine, par une attitude défensive, l'obsession de l'unité nationale et les divergences de vues.
Mais de tout cela, je n'ai rien su pendant des années. Pas la moindre anxiété, pas le moindre soupçon que j'eusse pu être menacé d'une quelconque manière par la population du nord du royaume, dont la supériorité numérique ne demeurait dans mon esprit qu'une donnée démographique.
Insouciant, je gardais au fond des yeux l'image du ciel rougeoyant illuminant mes nuits d'enfance liégeoise de l'activité de hauts fourneaux que je croyais éternelle. Et je n'imaginais pas que la prospérité déserte un jour la Wallonie à coup de fermetures de charbonnages et d'usines sidérurgiques. Pour la question royale, je fus longtemps persuadé qu'il n'y avait pas eu de dimension communautaire dans cette crise et que l'essentiel du débat avait été d'ordre philosophique, ce qui en Belgique fait référence aux dissensions légendaires entre les mondes laïc et confessionnel.
De souvenirs personnels d'histoire wallonne, je n'eus longtemps que les piquets de grève et les troubles de l'hiver 60-61, suivis plus tard par un « Walen buiten » qui ne m'empêcha pas de fréquenter Louvain avant le transfert de l'Université. Le processus régionaliste ne fut d'abord pour moi, et pour nombre dé mes contemporains, qu'un article 59 bis de la Constitution instituant les Communautés et sur lequel, obligés, nous glosions sans le moindre fondement dans l'éther de nos examens de droit. Je demeure convaincu qu'aucun d'entre nous ne comprenait à ce moment ce que cet article signifiait réellement ».
 
Terrible, non ? Et pourtant, c’est le cas de beaucoup de nos concitoyens. Le « mal belge », c’est aussi ce processus d’amnésie effrayant. Un peuple qui n’a pas d’histoire peut-il vraiment avoir un futur ? La responsabilité des politiques est énorme.
Notre responsabilité de militants est aussi de rendre la mémoire à notre peuple.
 
Le cas de ce Monsieur n’est pas un cas isolé. Ce manque de connaissances, de références, se retrouve au plus haut niveau politique. Je citerai en exemple la surprise d’André Antoine, Ministre wallon ( !) apprenant, lors d’un face à face avec le journaliste-animateur vedette de RTL-TVi – Pascal Vrébos, que la Ligue wallonne de Bruxelles avait été créée, par des militants wallons dans un café de la place Fernand Coq à Ixelles. Vrébos reconnaissant de son côté l’avoir appris en préparant l’émission… Sans vergogne, Antoine en avait tiré une conclusion aussi rapide que fausse sur la solidarité francophone.
 
Napen continue en avouant qu’à partir de la fin de ses études, « (...) les images se font plus précises. Ce sont celles d'André Renard et de ses revendications économiques, de Freddy Terwagne voulant inscrire la Wallonie dans la Constitution, de José Happart rejouant pour un temps, et tous les dimanches, la Bataille des Éperons d'or. C'est aussi François Perin, Guy Spitaels, Robert Collignon ». Plus précises, mais encore combien partielles.
 
Venant enfin au thème de sa carte blanche, il découvre ou feint de découvrir et énumère les maux dont nous souffrons : « un système fédéral imposé au rythme des exigences institutionnelles flamandes, la loyauté fédérale, vertu essentiellement pratiquée en français, une Wallonie fustigée, des grands médias francophones pratiquant un « parisianisme » à la belge (là, c’est le vieux complexe belge qui revient au galop !) abordant la Wallonie comme une réserve folklorique ou une réalité calamiteuse,gangrenée par le clientélisme et le chômage »
 
Enfin écrit-il : « Comment peut-on être Wallon quand on manque cruellement d'une identité qui s'étiole parce que les Wallons ne sont maîtres ni de leur destinée culturelle ni de la scolarité leurs enfants ? Quand les Wallons eux-mêmes refusent leur identité ? »
 
Là, il rejoint les poncifs sans que je puisse déterminer s’il roule pour la nation francophone de Di Rupo et consort ou l’Etat wallon de Van Cauwenberghe et Happart. Puisqu’il écrit : « Oui à la culture française et partant à la nation francophone, mais la Wallonie, mon bon monsieur, vous ne trouvez pas que ça fait produit du terroir ? ». On dirait  presque du José Fontaine.
 
Mais, il ouvre une porte montrant qu’il n’est pas ou ne semble pas complètement acquis au système puisqu’il écrit : « Marre d'être orphelin de cette fierté que ma «wallonitude » étouffe inexorablement, des fins de règne qui n'en finissent pas d'en finir. Marre de me dire que c'est éminemment plus facile d'être Corse, Catalan ou Breton que d'être Wallon ». Et cette dernière phrase est très juste dans le ton et surtout dans les faits.
 
Concluant par : « je suis convaincu faut que cette réponse ne tarde pas. À défaut, il faudra peut-être l'improviser dans l'urgence d’une autonomie de hasard ». C’est le risque en effet ! Et nos politiques traditionnels pour qui il travaille en prennent le chemin.
 
Pourtant, il y a une solution qui permettrait de retrouver notre identité, notre fierté, c’est le premier et maître choix du Congrès wallon de 1945, la réunion à la France.
 
Rappelez-vous ces fortes paroles de Charles Plisnier en clôture du Congrès de 45 : « (…) lorsque nous aurons fait cette expérience ultime qui nous est demandée (1), lorsque nous l’aurons faite dans un sacrifice à la raison et au sens des réalités politiques. Lorsque nous aurons fait cette expérience ultime et si, comme je le crains, cette expérience avorte, alors – j’entends le dire aujourd’hui – nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience, nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d’aucune sorte. »
(1) Le fédéralisme
 
Encore un effort de mémoire et… de courage politique, Monsieur Napen !
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L
comment ne pas se sentir interpellé par la justesse des propos de M. Napen? Il est encore pls incroyable de se rendre compte qu'aucun leader wallon n'y a réagi!!! Ca tient du négationnisme, si l'on peut encore se permettre d'utiliser ce mot aujourd'hui sans subir les foudres!!!Négation d'un peuple, de son histoire, de son passé, de ses héros, de sa dignité, de sa grandeur, au nom d'un "intérêt supérieur" couronné et héréditaire que l'on appelle Belgique... hélas, mille fois hélas, la "masse" reste pétrifiées dans ses certitudes inventées de toute pièce, et le mythe de Pirenne a gangréné la société wallonne, la figeant dans un immobilisme stérile. Le débat de la RTBF en est la preuve flagrante: on ne parle pas de ça chez ces gens-là! Je ne sais plus qui disait: "quand le peuple se trompe, il faut changer de peuple..." Idéaliste mais tellement urgent!
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D
Je tiens à préciser que les wallons qui se tournent vers la république sont une toute petite minoritée à côté des unitaristes ou fédéraliste . Il est clair que les rattachistes ne représentent pratiquement rien en Belgique alors il faut arreter de faire des généralitées . Merci
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J
Sur le site de Ségolène Royal (http://www.desirsdavenir33.org/20-archive-4-2006.html), Napen dit ceci : Voisin de la France, je ne puis, bien entendu, apporter à Ségolène Royal qu'un soutien davantage moral qu'effectif, dans le sens habituel du terme. Cela étant, si je puis d'une quelconque manière faire quelque chose pour la voir accéder à la candidature et triompher du candidat néo-populiste que la droite nous promet, je suis à votre disposition. Vous savez que les francophones de Belgique et principalement les Wallons regardent beaucoup vers la République. C'est ce qui me permet de penser aujourd'hui que Madame Royal est la candidate idéale. Christian Napen, Conseiller à la Présidence du Parlement wallon.
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