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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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"l'Etat fédéral pour ce qu'il en reste"

Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique (socialiste, ancien conseiller municipal de Flobecq, dans le Hainaut) a déclaré il y a quelques temps à un quotidien flamand que : "Ce serait mieux que le Premier ministre soit à nouveau flamand pour la survie de la Belgique."
Il estime plus important de renforcer la confiance des Flamands, majoritaires en Belgique mais qui ne font pas encore "très confiance aux hommes politiques francophones".
 
Autre commentaire de Dirk Vanoverbeke, belgicain bon teint, dans Le Soir du 3 avril 2006 à proipos de la désignation d’un politicien francophone à cette fonction : "Ce ne serait pas une bonne idée pour la survie de la Belgique. Ce serait surtout un cadeau empoisonné. Les Flamands n’accepteraient un tel scénario qu’avec réticence et au prix fort : une réforme de l’Etat qui régionaliserait les derniers oripeaux fédéraux. (…) L’unique espoir d’un homme politique francophone de succéder à Leburton est donc de vivre dans une Belgique pacifiée, où les entités fédérées ne se suspecteraient plus mutuellement d’abuser l’autre. Une illusion."
 
Tout ça n’est ce pas avouer que la Belgique ne tient plus que par la volonté des flamands et que pour qu'elle survive, il fasse la laisser diriger constamment par des flamands ?
Et dans quel but ? Quel intérêt de vouloir garder cette Belgique illusoire si les flamands n'en veulent plus et si les wallons y sont constamment dominés ?
Un pays qui a l'avenir devant soi ne se dira jamais que pour qu'il survive, il doit laisser certains gouverner aux dépends des autres.
 
Devons-nous alors nous poser se poser la questions des intérêts personnels d'une certaine classe politique francophone de vouloir à tout prix le maintien de la Belgique, même au prix d'une minorisation politique extrême des Wallons et des bruxellois francophones ?.
Doivent-ils pour survivre laisser tomber leur peuple pour se maintenir au pouvoir dans une Belgique sous perfusion. Comme beaucoup de gouvernants d'Europe de l'Est ont accepté, voir souhaité l'occupation et la domination de leur pays par les soviétiques afin de pourvoir garder le pouvoir le plus longtemps possible ?
 
Les journalistes, observateurs de la vie publique semblent bien ne plus y croire, comme dans le "Soir", eux qui anticipent la « Grande négociation de 2007 » faisant allusion - déjà maintenant - à ses résultats sous forme d’amaigrissement du fédéral en ajoutant systématiquement (pour préparer les esprits ?) à "l'Etat fédéral pour ce qu'il en reste".
 
Plus de lucidité que dans ces propos curieux de Jacques SOJCHER rapportés par le Soir du 3 avril 2006:  "Je me sens belge, zinneke(*). J’aime bien le mélange des genres, le principe même du métissage. J’aime l’entre-deux du concept, comme dans la vie. Je refuse d’être catalogué."
"Être belge, c’est un art de vivre, une façon d’être bien malgré les problèmes. Une zwanze(*), une façon de ne pas se prendre au sérieux. C’est le pays du bon usage et, à la fois, des irréguliers du langage. On fait des fautes en français, c’est magnifique."
Jacques SOJCHER, qui est licencié en philologie romane, docteur en philosophie est pourtant professeur à l'U.L.B… 
 
(*) Expression bruxelloise signifiant (je crois) « corniaud ».
(**) idem : « blague ».
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