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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Le Brabant wallon devient-il un nouvel eldorado pour les enseignants flamands ?

Après d’autres communes, Tubize va proposer des cours d’immersion (*) en 3ème maternelle dès la prochaine rentrée scolaire dans deux de ses écoles communales. Alors que les promoteurs (belges) de la théorie de l’apprentissage précoce des langues étrangères par l’immersion insistent préconisent l’immersion totale, avant même l’apprentissage de la langue maternelle (si si !), Tubize a opté pour enseigner 50 % dans la langue maternelle (on ne précise même pas que ça pourrait être en français…) et de 50 % dans la langue d’immersion.
 
On va donc fabriquer des petits tubiziens mauvais locuteurs dans au moins deux langues. A défaut de parler français, anglais ou flamand, ils baragouineront le « bilingue », ce mélange curieux qui « fait belge ». Pas grave ! Au lieu de poursuivre des études demandant des capacités d’abstraction par la maîtrise de la langue, devenus adultes, ils pourront toujours se faire interviewer à la RTB(f)... dans les bureaux du chômage. Au risque de lasser, répétons que si on n'est pas né Flamand, il n'y a aucune chance d'obtenir un emploi exigeant le (souvent inutile) bilinguisme. Lisez ce qu'en dit une spécialiste dans l'article précédent.
   
Il est prévu d’engager des enseignants  (deux temps plein et demi) entièrement pris en charge par le Ministère de... la Communauté française… Voici un transfert Nord-Sud qui ne devrait pas déranger les Flamands.
  
Allez ! On y arrivera aux 200.000 emplois promis par Verhofstadt !
 
Mais ils ne seront pas pour des gens de chez-nous !
(*)
La rumeur prétend que la connaissance des langues des jeunes en Communauté française serait faible Ceux-ci n’atteindraient pas les socles de compétences requis en néerlandais, en allemand, voire en anglais.
Le tableau peut paraître sombre - et l’est probablement - mais il ne peut être qu’incomplet et intuitif. Il n’existe à ce jour aucun état des lieux actualisé portant sur la connaissance des langues en Belgique francophone.
  
C’est donc sans aucune évaluation et sans « pilotage » que s’est inscrit progressivement ce qui semble devenir un enjeu important - voire un must pour certains parents - dans l’apprentissage des langues à côté de l’apprentissage « traditionnel » : l’immersion linguistique.
  
Par ailleurs, certains aspects pragmatiques n’ont pas été suffisamment pris en compte. On joue aux apprentis sorciers. Le travail d’équipe est indispensable à la mise en place de l’école de la réussite (Décret de 1995) dans le fondamental. Comment assurer une bonne jonction pédagogique entre les enseignants de langue maternelle et ceux de la langue d’immersion ? Comment envisager ce travail avec une équipe encore plus élargie, sans compter les problèmes liés à l’usage de deux langues ? Quid du recrutement des locuteurs natifs et surtout de leur formation ? Quid de la transition vers le secondaire ? La multiplication du nombre de langues ne risque-t-elle pas de rendre encore plus difficile la détection des troubles liés aux apprentissages (dyslexie,...) ?
  
Quand on sait aujourd’hui que les élèves construisent leur savoir grâce aux interactions entre un savoir «déjà là» (représentations initiales) et celui des autres (condisciples, enseignants, livres,...) il faut avoir une langue commune, plus ou moins maîtrisée.
   
On constate sur le terrain que les enfants dont la culture familiale est éloignée de la culture scolaire (enfants issus de l’immigration, primo-arrivants,...) déjà à cheval sur deux langues manifestent des difficultés d’expression orale et écrite. Ajouter une troisième langue à ces enfants via l’immersion ne peut que nuire à la formation d’esprits critiques.
  
Enfin, il faut dénoncer avec force l’instrumentalisation de ce nouveau concept. L’enseignement par immersion, relayé abondamment par la presse, apparaît pour les établissements scolaires comme un argument marchand supplémentaire en vue d’attirer un nouveau public scolaire et de se rendre concurrentiel par rapport à d’autres établissements. Cela n’a plus rien à voir avec l’apprentissage des langues, mais bien avec le positionnement de l’école dans son environnement socio-économico-culturel. Telle est la réalité ! Cette pratique contribue à renforcer davantage les inégalités.
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P
Pardon monsieur le politique bavard, mais j'ai lu 2 ou 3 posts de ton blog rwf et... et je trouve tes propos d'un amateurisme déconcertant.<br /> <br /> Du charabia politicard de bas étage. Une animosité basée sur l'ignorance et le refus de l'autre qui frôle le racisme. Du racolage électoral abrutissant. Bouuh les vilains Flamands, nés pour faire souffrir les courageux Wallons. <br /> <br /> Désolé si mes propos sont forts mais je dois exprimer mon profond désaccord avec ce que je lis ici.
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