Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...
Didier Gosuin retire sa candidature à la présidence du parti bruxellois, FDF. Par souci d'unité dit-il. La réélection d'Olivier Maingain devrait donc se résumer à une formalité.
Gosuin en a profité, après Moureau et Milquet pour entonner à son tour l’antienne désormais traditionnelle en périodes de négociations pré et post électorale : « les Flamands sont en ordre de marche, avec cohérence, pour mener la Belgique au séparatisme, alors que les francophones se contentent de résister, en ordre dispersé, sans rien à opposer comme projet concret de réelle solidarité francophone. En avant pour l'union sacrée des francophones » !
Antienne traditionnelle, puisque entonnée avant et après que « la messe » soit dite ! Au moment crucial, pendant les négociations les choses sont fort différentes. Chacun se positionne en fonction des miettes de pouvoir que les maîtres (Flamands) voudront bien leur accorder. On l’a encore vu à propos de la négociation sur BHV où malgré de mâles accents, la capitulation était presque complète, n’eut été l’intransigeance (stratégique ?) de SPIRIT qui a interrompu les négociations. Mon ami Laurent Brogniet rappelle fort opportunément sur son blogue qu’un politicien flamand éminent a dit un jour « qu’on rentrait dans les francophones comme dans du beurre ». Gossuin ajoute que si « les Flamands sont responsables du délitement de l'Etat. Les francophones sont coresponsables du fait de leur passivité.» Bel autocritique ! Et tellement vrai… mais trop tard pour sauver cet Etat qui est cliniquement mort, dévoré de l’intérieur par le nationalisme flamand. Allons, la messe est dite !
Reste à sauver ce qui peut l’être. Ce n’est pas en restant sur une ligne défensive que l’on reprend l’initiative. Gossuin, Di Rupo, Moureau et les autres doivent le savoir (et ils le savent !). Les défenses ont toujours été contournées ou enfoncées. Ce ne sont pas leurs voltigeurs à la Maingain, Happart ou Destexhe qui y changeront quelque chose par leurs coups de gueule sans lendemains, juste destinées à détourner notre attention.
Reste à sauver ce qui peut l’être. En proposant le seul choix raisonnable pour les Wallons et Bruxellois francophones, celui de la réunion à la France. Je suis confiant, les partis traditionnels y viennent, discrètement. Avez-vous remarqué qu'on ne parle plus de la "nation francophone", Belgique continuée ? Les paris sont ouverts, je pense que les premiers à découvrir le choix de la France viendront du satellite bruxellois du MR, suivi des libéraux. Enfin le PS, quand il retrouvera les joies de l'opposition... Quand aux autres...
C’est que notre proposition progresse bien dans les esprits. Une anecdote : lundi soir, lors d’une réunion dans une de nos sections d’arrondissements à laquelle assistaient plusieurs nouveaux membres, une enseignante nous a fait part d’un fait intéressant. Donnant cours d’actualité, français et histoire aux élèves de dernière année dans l’enseignement secondaire technique, elle avait jusqu’à cette année, disons, de grosses difficultés à les intéresser à des sujets comme l’évolution institutionnelle de la Belgique. Or, cette année, elle a été surprise par l’attitude de ces élèves. Dès qu’elle eut entamé le sujet, ils sont intervenus pour dire : « mais madame, de toutes façons, la Belgique c’est fini… ». Et ça, sans discussion, l’unanimité était de mise. Plus intéressant encore, la majorité enchaînait en disant que la réunion à la France était inévitable. S’ils tiennent ce genre de propos, c’est qu’ils l’ont aussi entendu autour d’eux…
Les esprits progressent... Dommage que les politiques traditionnels soient à la traîne.