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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Un Wallon sur deux et trois Français sur cinq, favorables au rattachement ?

L'Histoire est en marche... " Mûrissement heureux"  ? Approcherions-nous du seuil critique qui obligera les partis politiques à parler ouvertement de l'option rattachiste ?

Le sondage du groupe IFOP mis en ligne ce matin (même la RTB(f) a du y faire allusion) par les journaux " La Voix du Nord " et "Le Soir" n'étonnera que ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face.

Certes, l'opinion rattachiste reste conditionnée à la disparition de la Belgique, mais là aussi, et c'est nouveau, les esprits évoluent puisque 23 % des wallons déclarent croire à la disparition de la Belgique (+ 7 % en six mois). Alors que 59 % ne l'envisagent toujours pas, mais que les indécis 18 % sont en augmentation. (+ 12 %).
Mais ne boudons pas notre plaisir. Même si, comme le dit "Le Soir" : "Les Wallons ne sont pas rattachistes par principe", et que le choix proposé était limité, en cas de disparition du pays, nous sommes actuellement 49 % à nous dire favorables à une union avec la France. La proportion atteint 70 % auprès des Wallons pour qui la disparition du pays ne fait plus de doute. Ceux qui ne pronostiquent pas la fin du pays sont 39 % (tout de même !) à pencher pour le rattachement. En un an, la proportion de Wallons favorables au rattachement a donc fortement augmenté. Lors d'un sondage réalisé par l'Université catholique de Louvain entre octobre 2007 et janvier 2008, nous étions 29 %. L'enquête Ifop, réalisée début juillet indique donc une progression de 20 points pour l'option du rattachement.

Tout aussi intéressant, la même enquête révèle que 60 % des Français sont favorables à l'union. Une hausse de 6 % par rapport au sondage IFOP réalisé en novembre 2007 pour le "Journal du Dimanche". Il est à noter que le lieu de résidence n' influe pas peu sur leur opinion. Dans la Région Nord - Pas-de-Calais, ils sont 64 % à se dire favorable au rattachement, contre 57 % en Ile-de-France et 61 % dans le reste du pays. Ce mouvement traverse les opinions politiques tant les sympathisants du PS que ceux de l'UMP sont 61 % à se dire ouverts au rattachement.
Vous avouerai-je que ça ne m'étonne pas ?
J'avais rappelé dans un texte de janvier 2006, paru sous le titre "La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ?" et publié en "carte blanche" dans le journal "Le Soir", l'élan d'émotion et d'enthousiasme qui a traversé toute la société française, lorsque en février 1976, la population de la petite île de Mayotte se prononça par référendum à une très large majorité pour son maintien dans l'ensemble français avec le statut provisoire de collectivité spéciale. Statut qui lui fut accordé malgré un casse-tête politique, juridique et linguistique fort complexe : faire entrer dans le droit commun français une société de structure musulmane, minoritairement de langue française en plus. Malgré une résolution de l'ONU contre la position de la France ! Rien de tout ça pour nous. Notre société wallonne, sa culture et son organisation sociale sont superposables à la société française, à quelques détails mineurs près.

"La Voix du Nord" publie en complément une interview de Daniel Ducarme, seul homme politique actif au sein d'un parti traditionnel (ou autre !) à avoir fait une proposition structurée à l'heure actuelle. Il déclare fort curieusement (pour ne pas dire plus...) et sans doute à l'intention de ses électeurs traditionnels : «  Vivons notre belgitude à l'intérieur de l'espace francophone. » (Une collectivité spéciale au sein de la République)

Et comme le dit mon ami François Lemaire, pour rattacher, il faut d'abord détacher !

Et pendant ce temps là, les médiateurs royaux préparent leur rapport... Et - évolution intéressante - le baron Gendebien (dans une "carte blanche" accordée à... son propre site Internet !) accepte de reconnaître - et c'est la première fois - que : "
c’est notre population (et pas : "notre Peuple") et elle seule qui sera amenée, en définitive, à faire le bon choix : c’est elle qui se prononcera démocratiquement, en dernier ressort, et par voie référendaire. "

Les résultats complets de l'étude


L'infographie du Soir :
- L'évolution des avis sur le rattachement
- L'évolution des avis sur la gravité de la crise et la probabilité de disparition de la Belgique

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M
Tout d’abord merci pour les compliments destinés aux  militants de base du RWF, cela fait plaisir de temps à autre. Je n’ajouterai rien d’autre sur ce chapitre afin de ne pas entrer plus avant dans une polémique stérile et nuisible en ces heures où le destin semble nous sourire. <br />  <br /> Enfin je soumets à vos méditations, cet  extrait de l’avertissement paru dans l’ouvrage de Jules Gheude , « François Perin, écrits et mémoires » paru en 1998 aux éditions Quorum.<br />  <br />  «C’est en septembre 1981 que les éditions George Thone à Liège, firent paraître l’essai biographique que j’avais consacré à Fr. Perin et sous titré Espoirs et désillusions d’un non-conformiste. Agé à l’époque de soixante ans, l’intéressé (F.P.) avait exprimé certaines craintes quant à la publication d’un tel ouvrage.<br />  …/…<br /> Crainte, enfin, que le rappel de certaines querelles ne viennent compliquer d’inévitables réconciliations : « Par-delà les animosité sectaires et les passions politico électorales, ne faudra-t-il pas un jour unir toutes les forces  de notre communauté pour affronter de redoutables périls ? »…
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C
<br /> Je suis vraiment sincère quand je parle des militants de base. Ils méritent tout mon respect.<br /> C'est au niveau des deux décideurs que ça cloche.<br /> Et je suis évidemment d'accord avec François Perin. Mais il ne s'agit pas toujours d'animosité sectaire ou de passions politico électorales ! Il y a aussi la bêtise (ou pire !) parfois !<br /> <br /> <br />
L
le probleme est le detachement.En fait les wallons ne veulent pas et les flamands plus vraiment car:beaucoup ont compris qu'il fallait d'abord bouffer bruxelles avant de se separer. Le plan est en place : scission de BHV, attiré les bruxellois avec des reductions d'impots, investissement selectifs pour la Flandre a Bruxelles. C'est en marche depuis plus de 10 ans et ca continuera.D'autres beaucoup plus vicieux et pragmatiques ont compris que l'avenir de la flandre  sera meilleur dans une belgique confederale tres pousée et confederalisée selon leurs critères. La communauté internationale n'y verrait que du feu d'un point de vue exterieure mais d'un point de vue national c'est "chambre a part et chacun sa vie...mais on ne divorce pas".A noter que les flamands se tirent un balle dans le pied. En effet, c'est le 3eme couple  qui revient de vacances a la cote belge et qui me dit qu'ils y ont ete recu comme des chiens. Sur le coup de la colere (c'est a voir quand meme) ils ont dit qu'ils n'y mettraient plus jamais les pieds.Moi ca fait deja quelques temps que j'ai compris que la cote d'Opale etait bien plus sympa!
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C
<br /> Je partage vos craintes concernant le confédéralisme "à la flamande". Nous avons tout à y perdre.<br /> <br /> <br />
F
Le sondage a de quoi soulever un vent d'optimisme. Pourtant, il ne devrait faire grimper au rideau que les plus éberlués des militants rattachistes. Comme le disait bien l'édito. du Soir : "Avant de rattacher, il faut détacher". Autrement dit, seule une autorité wallonne investie et souveraine pourrait convoquer le référendum qui matérialiserait le sondage dont il est question en cette période estivale. On en encore est loin.<br /> Entre un mot croisé et un test amusant du sex appeal, les Wallons et les Français auront lu, au bord de la piscine, qu'ils avaient tout pour s'entendre. A part Pascal Delwit, qui doit se morfondre dans son bureau à l'ULB, qui en doutait vraiment ? <br /> Cela ne donne pas la solution pour mettre en oeuvre ce réflexe salvateur. Dans peu de temps, les cartes blanches incisives, les sondages détonants, seront mis sous l'éteignoir pour faire à nouveau place à la pensée unique des quatre cavaliers de la belgitude : les partis vont mettre en oeuvre le matraquage médiatique, servilement relayés par les organes de presse locaux. <br /> Ceci dit, je reste en définitive optimiste, mais pour une autre raison : le programme électoral wallon que nous préparons ensemble, fait de bon sens, de réalisme de gauche et de droite, loin des prophéties ayatollesques, est à même de bousculer les fondements, comme nous l'avons fait jusqu'ici sur "deboutlawallonie.net". Notre association étroite avec le mouvement régionaliste bruxellois aidera à remettre les idées en place à cette classe politique qui vit encore à l'heure des trentes glorieuses et des idéologies de tous bords.
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R
Félicitations pour votre blogue. J'ai mis un lien sur le mien vers le vôtre. Nous allons y arriver enfin si nous arrivons à supprimer les querelles idéologiques stériles.Nous pourrons reprendre nos clivages politiques lorsque nous serons en France. Le panorama politique est large suffisamment pour y être à l'aise.Alors un seul slogan doit nous conduire "En France, en avant, toute"
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C
<br /> Dans l'unité, certes, mais alors dans le respect mutuel et la dignité. Les problèmes et divergences actuelles ne sont pas uniquement liés à des conflits idéologiques.<br /> Je pense par ailleurs que l'essentiel est que notre message soit présent  sur de nombreux médias. Et tant pis pour les querelles de chapelles !<br /> <br /> <br />
F
Claude, je suis tout à fait d'accord avec ton "opinion" sur Bart De Wever. Je trouve aussi déplacé de l'appeler Cochonou, c'est débile et ça décrédibilise tout ce qu'on peut dire (forcément de mal) sur lui.
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C
<br /> Evidemment !<br /> <br /> <br />