Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

Publicité

Les silences éloquents de Marc Platel

Très intéressant débat hier soir à Bruxelles entre Marc Platel, un des signataires du « Manifeste pour l’indépendance de la Flandre » et Paul-Henry Gendebien, président fondateur du RWF et dont le nouveau livre : « Belgique, le dernier quart d’heure » sera publié dans les prochains jours.
 
Platel a très bien précisé, et à plusieurs reprises, que le travail de réflexion du Groupe « De Warrande » était axé uniquement sur le devenir de la Flandre. La démarche était économique. Intéressant aussi de constater qu’il reconnaît ne proposer aucune solution pour la Région de Bruxelles, « se basant sur les limites constitutionnelles des régions » et « proposant que cette région soit gérée en commun par les Flamands et les Wallons ». C’est faire peu de cas des habitants. Rien de neuf donc.
Le message économique est clair, ils veulent développer une approche économique adaptée à la Flandre. Il faut dire – malheureusement pour nous où il est déjà fort (trop ?) tard – que la Flandre commence à être touchée par les effets de la mondialisation et son cortège de délocalisation qui menace son niveau de vie.
 
Chose curieuse, les auteurs du Manifeste réclament un « Etat flamand en Europe » (Een Vlaams Staat in Europa !) mais… semblent bien vouloir rester dans un cadre… belge ! Il faut dire que l’essentiel de leurs échanges commerciaux se passent avec… la Wallonie. Et ça, ils veulent le garder. Le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte. Leur indépendance ressemble fort à du confédéralisme mâtiné de protectionnisme (colonialisme ?). Ils veulent bien envisager que la Wallonie (et Bruxelles ?) soient également indépendante (à leurs conditions), mais pas qu’elle se choisisse un autre destin en dehors du cadre belge.
 
Amusant aussi la manière avec laquelle il a abordé la question de la monarchie. « C’est un problème technique, le moment venu, ça fera quelques lignes dans l’accord… ». Peut-être imagine-t-il la Wallonie ou encore la « Belgique continuée » (Wallonie+Bruxelles)  garder cette institution désuète et peu démocratique ? Il est vrai qu’un observateur peu éclairé pourrait croire que, grâce à la propagande continue des médias (du type « 7 jours au Groland »), les wallons sont devenus de fervents royalistes. Et il est vrai qu’il y a des similitudes troublantes entre le Palais et certains politiques wallons. L’affaire Francorchamps a montré que le prince Philippe et les frère Happart, les « Dupons & Dupons » (du verbe « duper », pas ceux de Tintin...) de la politique belge, ont parfois le même comportement.  Tous trois signent n’importe quel document sans le lire ou le comprendre, même rédigé en français pour le premier…
 
Passons sur la sympathique naïveté de quelques intervenants (parmi lesquels David Coppi, modérateur du débat) qui rêvent encore et toujours d’une possibilité de retrouver une solidarité nationale qui n’existera plus. Platel a pourtant été très clair.
Bref, une fois de plus on peut constater que les mots n'ont décidément pas le même sens en Flandre et chez nous. L'indépendance proposée par la Warande est en réalité une sorte de confédéralisme entre deux Etats, un dominant, la Flandre ; une sorte de Bantoustan, la Wallonie et un Condominium, un nouveau " Moresnet neutre", Brussel-Bruxelles, co-géré par les deux autres...
Heu... Non merci !
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article