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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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La Belgique peut-elle reconnaître le Kosovo ?

La diplomatie belge aux mains du ministre De Gucht – oui, celui qui a déclaré que la frontière linguistiques est une frontière d’Etat – devrait se trouver devant un dilemme. 
Comment, en effet, reconnaître l’indépendance de cette province serbe progressivement colonisée par des Albanais tout en campant sur ses positions face aux Bruxellois francophones qui se sont progressivement installés dans la périphérie flamande de Bruxelles ?

 
Evidemment, on peut toujours dire que dans le cas du Kosovo, ça fait partie d’un processus sous contrôle international.
Si reconnaissance il y a, je me demande combien de temps les « Kosovars de la périphérie bruxelloise » vont mettre pour déclencher leur propre processus d’autodétermination ? Après tout, la reconnaissance internationale du Kosovo, c'est en quelque sorte la négation du « Droit du sol », non ?
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V
Le fait d'écrire "Kossovo" avec deux "s" au lieu de "Kosovo" avec un seul est le choix de ceux qui adhèrent au nationalisme serbe le plus étroit, ou traduit la crédulité qui était celle des Français vis-à-vis de ses thèses avant les exploits du camarade Milošević. http://pasta.cantbedone.org/pages/4kpqvO.htm<br /> En effet, la pratique établie en français  est de reproduire, et non de translittérer les noms étrangers quand ils existent en graphie latine : c'est pourquoi en français on écrit "George Bush" et non "Djôdj Bouche", ce qu'on fait par exemple en albanais ("Xhorxh Bush").<br /> Il n'y a que certains partisans de la Grande Serbie qui haïssent suffisamment les catholiques pour renier la langue serbe elle-même quand elle s'écrit en caractères latins. Et l'on méconnaît souvent que c'est sous cette influence-là que certains Français continuent à transittérer en "Kossovo" un nom qui, en serbe, a "Kosovo" pour orthographe latine établie, et que les règles de la langue française commandent par conséquent d'écrire "Kosovo".<br /> Ce parti-pris linguistique, traduit une contamination inconsciente de notre culture par des moeurs orientales --sans préjudice de leur tradition du mensonge tribal-- et pourrait faire passer celui qui le fait comme un partisan, un incompétent ou un naïf.<br /> Evidemment, on pourrait aussi imaginer que ce soit le fait d'un véritable expert, qui saurait que le mot "Kosovo" est d'origine bulgare et non serbe, puisque les Slaves qui ont envahi ce pays au IX° siècle étaient bulgares : sachant que le bulgare ne s'écrit qu'en cyrillique et pas en caractères latins, il se jugerait alors parfaitement fondé à translittérer ce nom-là.<br /> Cependant, ce véritable expert saurait aussi que le Kosovo est une terre albanaise depuis la nuit des temps, et qui n'a même pas appartenu à des états serbes pendant autant de temps que la Serbie elle-même a disparu dans l'empire ottoman.<br /> On s'attendrait donc plutôt, s'il voulait s'écarter de l'usage accepté et non partisan, à ce qu'il écrive "Kosova", puisque c'est son nom en albanais.
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C
<br /> Je penche plutôt pour, au mieux du snobisme, au pire un manque de culture...<br /> <br /> <br />
R
L'indépendance du Kosovo ne s'est réalisée, de mon point de vue, que<br /> dans la pire des conditions : imposée aux Diplomatie et non pas initiée de leur propre volonté. L'origine de cette faillite est à rechercher dans les accords pour le moins bancals de Dayton. A cette époque, il est patent que les Américains auraient du ( cyniquement, si je puis dire ) entériner les résultats de la guerre et reconstituer des entités viables, et cela au mépris même des anciennes frontières de l'époque.La "morale" en aurait été sacrifiée, mais l'avenir éclairci et préservé.<br /> La Bosnie aurait du être découpée et ses différents morçeaux attribués<br /> à la Serbie et à la Croatie . Reste , il est vrai, l'insoluble problème des slaves musulmans de cette République qui ne subsiste plus que par la stabilisation que leur offrent les troupes Internationales. <br /> Aujourd'hui donc, Belgrade va disposer du meilleur des leviers pour<br /> revendiquer la Republica Sberska ( est ce la bonne orthographe ?), les Croates , n'en déplaise aux Américains, vont réclamer leur part de Bosnie, et l'Onu sera, à terme, mis devant le fait accompli concernant l'unification du Kosovo et de l'Albanie. Il convient d'ajouter que la Russie , dont le slavophile Poutine a repris a bon compte la théorie du complot en guise de légitimité, semblait être plus ou moins hors jeu )à à cette époque là.<br /> Bref, nous n'en avons pas fini , et maintenant voilà que s'annonce au menu le référendum pour l'indépendance de l'Ecosse que les nationalistes ( de gauche ) ont maintenu pour 2010........puis l'affaire de la Catalogne que jamais L'Armée n'acceptera de laisser filer, en dépit de la mise à la retraite de tous ses anciens cadres Franquiste. <br /> L'Unité de l'Espagne transcende en effet historiquement de nombreux clivages dans ce pays là.<br /> <br /> Un mot à Monsieur Claude Thayse : Que pensez vous de Denis Ducarme ? Celui là serait il disposé à participer aux " Etats Généraux ". il a participé à une émission en cie de Mr Gendebien le 29 janvier.<br /> Je l'ai écouté, mais l'intervention du président du RWF n'était pas compris dans la vidéo que j'ai visionnée.
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C
Je ne peux me pononcer au nom de monsieur Ducarme. Il est dépendant d'une "disciplinede parti" et doit en tenir compte dans ses prises de position.
D
Au delà de toute considération juridique: une autre petite réflexion: le cas des communes à facilité belges est plutôt à comparer à la portion nord du Kosovo qui est à majorité serbe !La Belgique (càd De Gucht et la Flandre) peut très bien reconnaître le Kosovo souverain mais s'opposera très certainement au principe d'une partition du kosovo sur une ligne ethnique, car cela reviendrait à cautionner - en cas de scission belge - le principe de la partition de la Flandre ... sur une base ethnique (les communes à facilités et Bruxelles devenant de facto "non flamande"!
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D
Le droit international n'est pas contraignant. La Russie ayant fait obstruction à l'Onu pour des raisons que l'on pressent comme politiques et géostratégiques, il fallait trancher la question kosovare. Sous peine de voir resurgir la violence.Je ne crois pas à l'effet domino ou boîte de pandore, en tout cas pas en Europe de l'ouest: le kosovo a subi une guerre sanglante, et surtout 90% de sa population voulait cette indépendance.Comparer le kosovo à la flandre, au pays basque ou à la catalogne, ou encore plus ridicule à la corse, c'est oublier que dans ces régions ne se dégage pas une volonté indépendantiste clairement majoritaire !Autre risque non négligeable tout de même: une sécession des Albanais de Macédoine, ou encore des Serbes de Bosnie.Egalement, si la Russie se sert du précédent kosovare pour reconnaitre "ses" républiques pirates (Transnistrie, Ossétie du Sud, Abkhazie), ça peut faire désordre ...
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P
L'indépendance du Kosovo relève, selon moi, des Droits de l'Homme qui consacre le droit des peuples à disposer d'eux même.Il est fort à parier que des pays concernés par un risque d'autonomie de l'une de ses composantes s'opposera farouchement à la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo; l'Espagne, bien sûr qui l'a déjà annoncé car elle a peur de la sécession du pays basque et de la Catalogne. et la Grande Bretagne par peur que celà donne l'exemple à l'Ecosse et au pays de Galles.La Russie, elle, par peur de la légitimité de la lutte de la tchétchénie contre Moscou  et d'autre composantes centrifuges.La belgique n'y serait pas opposée car la Flandre dirige ce pays et rêve d'un destin similaire que seul son désir de profiter de la Belgique jusqu'à la moelle retarde.
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