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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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Où trouver de l’argent pour le pouvoir d’achat ?

C'est le titre d'un carte blanche que signe dans « Le Soir »  de  ce vendredi Marco Van Hees, journaliste et fonctionnaire au Service Public fédéral des Finances, auteur de « Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches », livre à charge du Minister des Finances (Ed. Aden, 2007)
Intéressant, les propos de cet homme très engagé rejoignent
ce qu'écrivait, il y a peu, Jean-Pierre Hellin-Robert sur « Debout la Wallonie !  »...

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F
Extrait de la chronique d'André Gilain dans la DH de ce dimanche. A en juger par le style parfois abscons de ce Belgicain notoire, il fait partie de ceux "qui n'ont rien compris" aux yeux de Dewael et de Gucht (cf Le Soir de samedi)COMPETENCES DE VERHOFSTADT III : ON LES JOUE A QUI PERD PERD ?!Lors de la mise sur pied du gouvernement intérimaire Verhofstadt III, le Gerfa (Groupe d'étude et de réforme de la fonction administrative) avait noté qu'à l’exception des Finances dévolues à Didier Reynders, les ministres néerlandophones détenaient tous les postes dits d'« autorité » : Intérieur, Défense, Justice, Fonction publique et Budget. Et de souligner que les principaux dossiers attribués aux francophones étaient ceux dont Mère Flandre réclamait la régionalisation, fût-elle partielle : Finances, Economie, Affaires sociales, Emploi et Travail. Le Gerfa croit-il vraiment qu’il est possible de poser toutes les compétences par paquets dans une balance et de regarder dans quel sens penche le fléau…
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C
Pour la première fois, j'ai été déçu par l'un de vos articles...500 000€??? Cela veut dire que les ménages qui auront fait l'effort d'économiser toute leur vie devront a l'heure de la pension payer 5000€ de taxe!!! c'est à dire entre 1/2 et 1/3 de leur pensionC'est beaucoup 500000€??? pas tellementSi on considère l'achat d'une maison et l'inflation qu'a connu l'immobilier, la moyenne du prix des maisons dans la région de Tournai avoisinne les 200000€ en biens immobiliers et non en liquidités...Le ménage a peut-être cotisé pour beneficier le temps venu d'une assurance pension soit, la somme de 90 000€ multiplié par 2 (180 000€) basé sur une épargne mensuelle de 67,50€ par mois pour chaque membre du ménage sur une durée de 35 ans!!!Une fois votre maison payée, vous achetez un appartement "pour finir vos vieux jours" et qu'en attendant vous mettez en location prix moyen d'un appartement 140 000€Nous arrivons donc à un total de 520 000€... Félicitation toute votre vie vous avez économisé et n'avez pas brulé la chandelle par les deux bouts... Aujourd'hui à l'heure de la retraite vous avez le droit de payer l'impôt sur la fortune!!!! C'est un peu la fourmie qui se fait avoir par la cigale...
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C
Ce qui est certain, c'est quie le système fiscal belge est très inégalitaire. Je n'ai pas dit que j'adhérais sans réserve aux propos cité dans cette carte blanche. Elle ouvre un débat, ce qui est sain. J'espère que l'auteur aura l'occasion de développer ses arguments. Il faust savoir qu'une carte blanche est limités à 5000 signes (espaces compris) et que c'est un exrcice difficile et dont extrèmement réducteur. L'ISF "à la belge" qui est proposé dans l'article est ainsi sans nuances. Je ne sais pas ce qu'il met dans le partimoine.
R
Cher Monsieur,<br /> <br /> Je vous avais adressé une "note" pour avoir recours à l'expression en usage en Belgique (!) le 16 janvier . Elle consistait en 3 questions . Vous vous étiez engagé à me répondre. J'espère qu'en proie à de multiples occupations, vous ne m'avez pas oublié .....<br /> <br /> Cordialement de France<br /> <br /> Renaud Lachamp-Bloch <br /> <br /> * mes questions étaient insérées au sein des commentaires concernant vos remerciements auxquels vous vous êtes livré à propos des 500.000 lectures de votre blog .
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C
je ne vous ai pas oublié ! Voici :Avec retard, et je vous prie de m’en excuser, voici des réponses aux questions que vous m’avez posées. Il n’y a pas de réponse simple ou univoque.Je ne peux évidemment pas m’exprimer au nom des Flamands. Mais il est difficile, comme vous l’écrivez, de décoder les objectifs réels, à court, moyen ou long terme.Le Mouvement flamand est très ancien, presque autant que l’actuel royaume de Belgique. De culturel, son objectif est devenu progressivement économique et politique. S’il est facile, en comptabilisant les suffrages électoraux d’estimer les indépendantistes « purs et durs » à un peu plus de 30 %, les propos des autres partis oscillent entre la menace du recours à l’indépendance et celui d’une volonté d’approfondir le fédéralisme et transformant la Belgique en une coquille vide, une confédération composée d’un Etat fort et riche - La Flandre – un autre Etat, la Wallonie et sous contrôle des deux, un condominium, Bruxelles. Voilà pourquoi, oui, je pense que l’attitude des Flamands est un grand bluff parce que la Flandre a besoin de la Belgique. Voici pourquoi…- Il y a encore des transferts de matières qui lui sont nécessaires à son développement. - L’essentiel de ses débouchés commerciaux sont en Wallonie et à Bruxelles.- Surtout, elle détient un monopole des exportations maritimes des produits finis wallons (le port d’Anvers). Or, avec ses limitations (tirant d’eau insuffisant), ce ne serait bientôt plus possible. Pour des raisons économiques, les bateaux doivent être de plus en plus gros, donc de plus en plus profonds. Seuls les ports hollandais (Rotterdam) ou français  peuvent et pourront toujours le faire. Et les Flamands le savent. Dans une Europe où les flux économiques et humains se sont recréés d’Ouest en Est (et vice-versa) depuis la chute du Mur, l'importance stratégique du carrefour wallon qui dispose d'un sol résistant situé à l’écart des reliefs importants est indéniable. Sans la Belgique, la Flandre sera aisément contournable.C’est ainsi qu’elle met sur la table de négociation des demandes qui vont dans le sens d’une plus grande autonomie économique tout en cherchant à garder la Belgique. Une Belgique dominée par elle et elle seule. Rejoignant là les options historiques du Mouvement flamand. Par ailleurs, le Mouvement flamand a abouti à créer une véritable unité nationale, une nationalité flamande, un sentiment profond d’appartenance. Ce sentiment d’appartenance (d’altérité) s’est développé en opposition à tout ce qui est ou s’exprime en français. Les Wallons et les Bruxellois francophones.  A cet effet, la Flandre s’est doté d’une histoire nationale, une légende très efficace puisque celle-ci a complètement occulté le fait que les Flamands ont été brimés par leurs propres élites choisissant de s’exprimer en français, retournant contre les Wallons et les Bruxellois francophones (dont beaucoup sont d’origine flamande) la responsabilité de ces brimades.Depuis une cinquantaine d’années, la croissance économique de la Flandre a dépassé celle de la Wallonie. Pressée de rejoindre le peloton des régions les plus riches d’Europe, la Flandre veut se débarrasser de tout ce qui l’empêche d’avancer. C’est à cet effet qu’a été « adapté » le principe de solidarité nationale qui veut que dans tous les pays (y compris en Belgique jusqu’alors) les régions les plus riches contribuent au développement de celles qui sont en retard. Un système de péréquation qui profite à la Flandre au prorata de sa population. En gros quand l’Etat fédéral dépense 4€ en Wallonie et à Bruxelles, la Flandre en reçoit 6… Le Mouvement flamand a exploité les difficultés économiques de la Wallonie (région de vieille industrialisation en cours de reconversion) pour valoriser (en Flandre et à l’étranger)  l’image d’une Flandre travailleuse et méritante.  Alors qu’en réalité, elle a surtout utilisé sa majorité numérique pour se développer au détriment des autres régions. Or la Wallonie n’est pauvre que par rapport à la Flandre, son PIB la pace au 8ème rang des régions de France les plus développées et au 3ème rang pour les exportations. Mais cette propagande a bien fonctionné, tout le monde s’y est laissé prendre. Si à la fin du siècle dernier, beaucoup de Flamands se satisfaisaient de l’objectif de création d’un « Etat Flamand » simplement autonome au sein de la Belgique, les mentalités ont clairement évolué. Les politiques risquent maintenant d’être dépassés par une opinion publique imprégnée de ressentiment et d’une vision nationale de son avenir. Il est à craindre (ou à espérer) que les pragmatiques ne puissent plus renverser le courant.  Quant à Maingain et Ducarme, leur électorat est essentiellement bruxellois. Sociologiquement, beaucoup de Bruxellois ne se sentent pas proche des Français, ce qui n’est pas le cas en Wallonie. La ville-région aurait le plus à perdre d’une scission de la Belgique (*). Ils ont parfaitement compris l’évolution actuelle et souhaitent clairement « rester bêtement belges tous seuls » suivant la formule du Professeur Perin. Si vous relisez le discours de Ducarme, il agite la menace d’une « Belgique française » parce qu’ils sait que les Flamands n’ont pas envie de voir leur frontière sud devenir région de France. Le « chiche » de Maingain est du même tonneau. C’est pour l’un comme pour l’autre un moyen d’essayer de tempérer les revendications flamandes. Je ne pense donc pas qu’il s’agisse – dans leur esprit, d’une étape, mais bien d’une solution de repli.  (*) La disparition de l’Etat belge serait pour l’Allemagne l’occasion de recentrer les centres de décisions européens plus à l’Est. Berlin se positionnant alors comme siège de la Commission.On sait aussi que l’OTAN souhaite se rapprocher du plus fidèle allié des Etats-Unis, la Pologne.C’est un secret de polichinelle que de dire que de nombreux organismes bancaires font actuellement des projets de délocalisation au Luxembourg.