Une fois n’est pas coutume, Jean Nandrain, rattachiste tournaisien, m’envoie ce petit mot qui, s’il soulève une interrogation importante, mérite de figurer ici parce qu’il me permet de rebondir sous forme de notes.
Il est vrai, que depuis des lustres, les noms d’oiseaux valsent entre élus du nord et du sud de ce pays. Chose plus étonnante qui révèle bien l’état de la démocratie et du respect en Wallonie (les jeunes délinquants n’ont plus la primeur de la vulgarité), c’est que même certains élus n’hésitent plus à insulter d autres élus de la région wallonne.
Apres s’être faite huer il y a quelques temps au parlement wallon, parce qu’elle parlait dans sa langue (allemande), une députée d’Eupen, se serait faite traiter de « punaise » lors d’une visite au Conseil communal de Huy et, ne comprenant pas, s’entendre expliquer que ça veut dire « un tout petit peu nazi » par une personne bien connue à Huy et au Sénat. (1)
Il est grand temps de revenir à des pratiques moins douteuses, car c’est la réputation des wallonnes et des wallons qui est en jeu. (2)
Jean Nandrain
Notes :
(1) C’est d’autant plus gênant d’associer une personne germanophone au mot « nazi » que ça devrait rentrer dans le cadre de la loi qui protège les gens contre des propos racistes. Mais, on sait qu’en politique belge, l’application de cette loi est à géométrie variable, surtout si les propos sont flamands et destinés à stigmatiser des Wallons. Nous verrons ce qu’il en sera ici…
(2) Je rappelle cette phrase de François Perin dans un de ses discours : « Nous, Wallons, avons acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible ». Ne le faisons pas mentir…
C. T.