J’ai reçu une copie du Communiqué de la Présidence du Parlement wallon daté d’hier soir.
On n’en a pas parlé, et pour cause, lui aussi fait semblant de s’étonner du caractère flamand de Verhofstadt.
Il y a pourtant un passage, un peu difficile et d’une formulation curieuse, intéressant quand il parle de Verhofstadt « qui a voulu acquérir une stature d'homme d'Etat par une contribution pour la Belgique à venir mais a, en réalité, simplement voulu deux choses :
- il n'a pas digéré la défaite du 10 juin 2007 et rend toute gouvernance quasi impossible après le 23 mars ;
- il met la barre des exigences de réformes institutionnelles à un niveau tel qu'Yves Leterme ne pourra l'atteindre lors des négociations avec les Wallons et les Bruxellois ; dès lors, l'horizon des élections régionales en Flandre reprend tout son sens. »
Il termine avec un éclair de lucidité à laquelle il ne nous avait pas habitué… : « la Flandre, y compris celle de Guy Verhofstadt, est partie vers une indépendance unilatéralement. Il faut arrêter de nous prendre pour des mendiants ! Il vaut mieux être seul que mal accompagné, surtout si l'objectif final est de nous déconsidérer. Il y a des moyens moins hypocrites de le dire, mais cela nécessite un certain courage. »
Pas mal, José ! Je me demande ce qu’en pense son président de parti…