Francis Van De Woestijn de la « Libre » publie aujourd’hui un article sur les difficultés de la rénovation du PS. Il en fait une jolie description du fonctionnement qui pourrait tout aussi bien s’applique au MR ou au CDh (je connais moins écolo…) « On peut caricaturer (1) (…), les militants évoluent uniquement dans le pilier socialiste. A leur naissance, ils ont été déclarés à la maison du peuple avant de l'être à la maison communale. Ils ont fréquenté l'école officielle, ont reçu une bourse d'étude socialiste, ont milité chez les faucons rouges et bouffent du curé tous les jours. Au nom du PS, ils sont membres d'une foule d'associations qu'ils gèrent sans contrôle. Sans contrôle et pour le bien exclusif des clients, majoritairement sinon exclusivement socialistes. Ils travaillent, in fine, non pas pour le bien de la commune ou de la Wallonie, mais pour le bien du PS à qui ils vouent leur carrière. L'important est de faire vivre le parti, d'aider les camarades des camarades des camarades. La norme n'existe que si elle profite au parti. »
Il oppose à ça l’action de Di Rupo qui s’est entouré d’un « corps d’élite » d’une poignée de technocrates qui ont pour mission de tout contrôler. Un pouvoir absolu et concentré à la place d’une nébuleuse solidaire.
Nous verrons bien qui l’emportera… Mais ça n'arrangera pas les affaires de la Wallonie.
Etonnant ce mode de fonctionnement politique ? N’oublions pas que nous sommes dans un royaume, pourquoi s’étonner d’y trouver un système féodal ?
Ceci dit, belle lucidité (ou audace ?) de la part du journaliste…
Et pendant ce temps là... Avez-vous remarqué qu'on ne parle plus du "Plan Marshall" ?
(1) à peine... il suffit d'observer.