Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...
Au 17ème Congrès des économistes de langue française à Louvain-la-Neuve, les participants ont été informés des résultats d’une étude réalisée par Philippe Cattoir, administrateur à la Commission européenne, et Etienne de Callataÿ, Chief Economist (à vos souhaits !) à la Banque De Groof qui se sont penchés sur les transferts interrégionaux à la demande du gouvernement flamand. Certes, la commission n'avait pas pour objet de fournir une nouvelle estimation de ces transferts mais de se pencher sur la méthodologie qui permettait de les calculer. Leur approche est originale, ils sont partis du critère du lieu de travail plutôt que du lieu de résidence pour prendre en compte le revenu soumis à la taxation, et donnant donc lieu à un éventuel transfert.
Avec toutes les prudences d’usage - il est difficile de mesurer les transferts entre Régions, reconnaissent des deux auteurs. L'exercice utilise des clés de répartition approximatives, voire arbitraires, et ignore la richesse des interactions entre les agents économiques - (Yves Leterme a d'ailleurs affirmé en janvier, dans « Le Monde » que c'était à la Wallonie que la Flandre vendait le plus ses produits), Les transferts seraient ramené à 3,8 milliards d'euros. Et si les salaires des fonctionnaires fédéraux n'étaient plus pris en compte, les transferts en provenance de Flandre seraient réduits d'1,2 milliard d'euros. Voilà qui est loin des 10 milliards d'euros habituellement cité et des propos volontairement alarmistes de certains qu’ils soient de la N-VA ou de partis qui se disent Wallons… Mais emboîtent le pas à ceux que ça arrange bien de présenter la Wallonie comme un désert économique ou un futur un enfer social.