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Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...

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43 % des Flamands sont pour un divorce clair.

Les journaux économiques «L'Echo» et «De Tijd» publient de matin un sondage exclusif. 
Ce sondage dément la thèse généralement répendue qui veut que « la crise politique ne soit que l'apanage des « politiques ». Raté ! 
Les conclusions montrent clairement qu'entre Wallons, francophones et néerlandophones, le fossé est là. Et il est profond. Les partis politiques expriment (relaient) bien ainsi les divergences d'opinion des citoyens. (Mais qui en doutait ? Ils ont surtout une vocation alimentaire…) 
 
Petit inventaire des résultats publiés da,s l'article signé Alain Narinx :
- 70% des Flamands trouvent une réforme de l'Etat «absolument prioritaire» ou «nécessaire».
- 18% la jugent «souhaitable».
- 4% la trouvent «inutile».
- Trois Flamands sur quatre jugent les revendications de leurs négociateurs raisonnables.
- Un Flamands sur six les estime insuffisantes.  
 
Le nord du pays exige massivement un nouveau round institutionnel. Et celui-ci est rejeté par les francophones.
- 58% des « francophones » (non différenciés) d'entre eux le jugent «inutile» ou «pas urgente».
- 3% le jugent indispensable.
- Neuf Bruxellois ou Wallons sur dix trouvent les demandes nordistes «excessives».
 
Va-t-on vers un divorce belgo-belge?
- 43% des Flamands répondent positivement et la moitié des Flamands opterait volontiers pour une République en lieu et place du Royaume.
- Un « francophone » sur dix voudrait la scission. Ce qui est un progrès ! Les autres n'osent sans doute pas encore le dire.
 
Et Bruxelles.
- Une majorité des francophones juge qu'un «splitsing» (oui, ce sont des journaux belges… ils veulent dire scission) de Bruxelles-Hal-Vilvorde « peut » être monnayé en échange d'un élargissement de la Région capitale. Mais 22% trouvent une telle compensation insuffisante...
- 80% des Flamands rejettent ce genre de compromis.
Bruxelles District européen ?
-53% des néerlandophones et 67% des francophones disent «non». Il y a encore des gens de bon sens.
La piste (la préparation des esprits) de la « Belgique par défaut » tient logiquement la corde :
- 90% des « Francophones » sont actuellement favorable à une fusion entre la Région wallonne et la Communauté française. Mais on ne parle pas de Bruxelles, le sondage manque là de précisions. A noter que cette piste ouverte vers une « Belgique par défaut » est actuellement la seule proposition d’après Belgique promue par les médias et les partis « p(alé)olitiques » traditionnels… (*)
 
A la lecture de ces résultats, Alain Narinx estime que l'existence de la Belgique semble en tout cas clairement menacée. Même si conformément à la tradition il termine sur une note qui se veut optimiste. La grande majorité croit d'ailleurs toujours qu'une issue favorable sera possible. Précisant même que les Flamands sont un peu plus prudents mais une majorité d'entre eux est prête à accepter un Premier ministre francophone ! 

Cette analyse est à compléter par l'édito de Béatrice Delvaux, du même jour intitulé : « Séparation : le mot n’est plus tabou ». La très unitariste journaliste commence très fort par : « Il est des moments qu’il faut marquer d’une croix car l’histoire s’y fait en direct. Comme aujourd’hui, depuis tous ces jours où l’idée de la séparation du pays, d’une Flandre indépendante et d’un solde bruxello-wallon (francophone ?) isolé(**), est passée du fictionnel au vraisemblable, de l’impensable à l’envisageable. » Mais... Là aussi, elle rassure (curieux, ce besoin de protection des citoyens-enfants... francophones et, a contrario la volonté de faire la morale aux autres, ces vilains Flamands !) précisant que « côté flamand », notamment, l’on se rend soudain compte que cette « solution » comprend moult désavantages et complexités. citant le Standaard ou Karel De Gucht (le bon Flamand) qu estimait que le scénario de la rupture était illusoire, qu il serait rejeté par la population et les milieux économiques du nord du pays dès qu’il deviendrait une réalité...

Allons, tout va bien pour la Belgique éternelle !
 
(*) oui, le jeu de mots comme le néologisme sont un peu facile ; mais… 
(**) Le solde, ce n'est pas mal non plus pour qualifier le résidu ou la Belgique par défaut...
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D
La messe est dite. Rien ne sera plus comme hier.<br /> <br /> Tout aussi fascinante que l'édito de B. Delvaux est l'évolution des forums du Soir. On y voit de jour en jour la minorité belgicaine perdre pied, renoncer à ses raisons de se rassurer. L'Histoire en direct!
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C
Oui, amusant aussi de voir que la RTB(f) fait appel aux Flamands modérés pour rassurer le bon peuple !
B
Si on parle de partis et medias francophones inféodés, on peut dire de même des medias et partis flamands à la cause nationaliste. Faut être fort pour trouver un éditorialiste flamand qui n'a pas de vision nationaliste dans ses propos avec des nuances mais bien faibles. Et le pire dans tout cela, c'est qu'une séparation est économiquement perdante pour tout le monde apparemment et même de l'avis d'économistes flamands. La politique est décidément un mélange très bizarre d'émotionnel et de rationnel où parfois l'émotionnel dépasse complètement la raison.
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C
La séparation, comme toute séparation, est éconoimiquement perdante pour tout le monde, c'est toujours comme ça. A une nuance près, mais elle est de taille. Toutes ces études se conçoivent à "enveloppe territoriale ou institutionnelle" fermée. Ils ont raison dans le cadre des limites de la future ancienne Belgique et de ses régions. Il en irait tout autrement pour la Wallonie et Bruxelles (si les Bruxellois le veulent) dans le cadre de la réunion à la France. Là, la nouvelle solidarité régionale jouerait à plein. Je suis prêt à parier que notre redressement serait rapide. Ne tombons donc pas dans les pièges des tenants de la Belgique de (grand) papa ! Il est normal qu'ils cherchent à faire peur. L'argument économique est efficace. Enfin, les méfias flamands joent leur rôle en étant "Flamands". Ils ne sont pas inféodés, ils sont partie prenante.
B
Marrant comme on nous rabat les oreilles avec ce poste de premier ministre...Qu'est-ce que ça changerait dans un pays déjà fédéralisé au (presque) maximum ?
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C
Ce que ça changerai ?De très nombreuses concessions aux Flamands.
L
Curieux, en effet, ce besoin de protection des citoyens-enfants francophones...Ne serait-il pas à rapprocher de l'attachement puéril à la monarchie ? Ou même encore, de certaines manifestations de piété populaire, d'attachement aux superstitions religieuses ?A qui ou à quoi doit-on attribuer un tel manque de maturité politique de la part des Wallons et Bruxellois ?Que de questions, direz-vous ?Je suis sûr que vous êtes à même de me conseiller quelque bonne lecture ou de me fournir une réponse immédiate.Félicitations pour votre blog !P. S. : J'ai cru comprendre que vous étiez également actif dans le domaine de la laïcité ou me trompe-je ? 
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C
Oui, vous avez raison. Il y a de ça en effet. C'est évidemment une opinion tout à fait personnelle, mais je suis persuadé que depuis "le vote  du Congrès wallond e 45" et "la question royale", les partis politiques traditionnels et les médias qui leur sont inféodés (au sens financés par...) n'ont plus intérêt à ce que le "bon peuple" réfléchisse trop. La stabilité du régime est à ce prix. Quand on dit à longueur d'année que la politique et les institutions, c'est quelque chose de très compliqué, ça fini par porter ses fruits. Dans d'autres régimes, on appellerait ça du "lavage de cerveaux"... Curieusement, le manque de maturité politique des Wallons et Bruxellois n'a pas (à ma connaissance ) fait l'objet de travaux sérieux. Je n'ai donc pas de références sérieuses à vous proposer.Je ne suis pas vraiment actif dans le domaine de la laïcité institutionnalisée, me définissant plutôt comme un "athée non-aligné" et à  ce titre, partisan de la séparatation de l'Etat et de toutes les églises. Merci pour votre appréciation de mon blog !