Chroniques d'un Wallon républicain et rattachiste - partisan de la réunion de la Wallonie à la France - sur l'actualité en Belgie-Belgique. Coups de gueule, Coups de coeur, Propositions, Réflexions...
J'écrivais le 1er mai dernier que c'était prévisible, et que nous l’avions anticipé dans la conférence de presse annonçant notre participation aux élections régionales du 28 mai 2004. C'est maintenant confirmé, le Vlaams Belang a bel et bien déposé une liste à la Chambre dans le Brabant wallon. (*)
Grand show médiatique d'indignation feinte d'André Flahaut et de Charles (le petit de l'autre) Michel en découvrant que nous avions eu raison (là aussi) malgré leurs propos condescendants à notre égard dans le passé. Ce sont pourtant leurs partis (avec le PSC-CDH) qui "font leur possible" pour attirer de nombreux Flamands en Brabant wallon (allez voir du côté de Tubize, Saintes, Beauvechain et même Jodoigne), sinon pourquoi seraient-ils tellement partisans d'école d'immerstion linguistique en néerlandais par exemple.
Voilà, sans nul doute, ce qui va donner un peu d'intérêt pour cette campagne électorale fort terne jusqu'à maintenant. A côté d'eux, il y aura les habituels partis de la mouvance d'extrême droite ou de la droite extrême. Mais, à l'heure actuelle, pas de N-VA (ou N-Wa). Nous en saurons plus dans les jours qui viennent puisque les partis ont jusqu'à demain soir pour rentrer leur listes de candidats.
La liste du RWF a été déposée sans problème. Les dirigeants du Bureau restreint de l'exécutif de mon parti m'ont attribué la première suppléance.
(*) Attirés par le prix des terrains plus intéressant qu'en Flandre, par un environnement bien mieux protégé, de nombreux flamands se sont installés dans les communes rurales le long de la frontière linguistique, à la grande satisfaction de Raymond Langendries, des Michel(s) ou d’Ecolo qui sont restés très unitaires et qui y voient un moyen de compliquer, de ralentir ou d’empêcher la dislocation du pays. Or, ces Flamands - aisés souvent - ne s’intègrent pas, ils mettent leurs enfants à l’école en Flandre, y font leurs achats, y travaillent etc.. Ce ne serait pas un problème si les retombées du marchandage pour la scission annoncée de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde ne nous fassent craindre une « bilinguisation » (**) de notre Brabant wallon. Dans le droit fil de la logique dite « multiculturelle » ambiante qui est en réalité une logique communautariste. N’oublions pas qu’il y a d’autre menaces portées par le MR qui veut y étendre la Région de Bruxelles. Région bilingue.
Bilinguisation signifiant évidemment celle des administrations communales. La présence du Vlaams Belang est somme toute logique dans le cadre du débat autour de l'élargissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (voir ce billet du lundi 12 février 2007 : Le MR veut-il des échevins flamands à Waterloo et Braine-l'Alleud ? )