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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 16:53

François Barberis, dont il serait trop long de résumer le parcours et les expertises, me fait parvenir le texte suivant, ajoutant (qu’il espère) qu’il pense que nous serons compatriotes d'ici 4/5 ans, au vu de l'accélération des événements. Puissent ces derniers lui donner raison !

 

Ce que la crise a démontré, c'est la vulnérabilité et l'incapacité des petites structures étatiques à assurer la liquidité de leur financement.

L'état belge est un ogre fiscal et un nain économique et financier. Vorace pour taxer les flux et les revenus (comme bien des structures étatiques, comme l'état français), faible lorsqu'il s'agit de protéger les structures et institutions chargées de collecter et recycler l'épargne de sa propre population. C'est dramatique.

En reprenant Fortis, BNP a pris le contrôle de 40% de l'épargne populaire belge. Caisse des Dépôts Consignations CDC en contrôle désormais 20% de plus au travers Dexia. Cette épargne est désormais mélangée à l'épargne des français (et accessoirement avec l'épargne des italiens via Banca Nazionale del Lavoro, reprise par BNP). Je pense que les épargnants flamands vont eux-mêmes se détacher de KBC pour aller vers des structures de collecte d'épargne plus sécurisées (ING, Barclays, voire ... Fortis BNP peut-être).

Il n'y a pas de complot français pour la collecte de cette épargne. Il n'y a pas non plus de complot français pour son investissement. Cette épargne, comme avant, a pour vocation de profiter au développement local - mais pour cela il faudrait des pouvoirs publics locaux capables d'imaginer des plans de développement locaux. L'état belge étant dans l'incapacité d'imaginer de tels projets, pris dans le feu du conflit des cultures et soumis à la vision flamande du développement du pays, une autre solution doit être trouvée.

La potentialité de développement de la Wallonie réside dans la montée en puissance de ce grand axe économique Köln, Liège, Charleroi, Lille Dunkerque qui constituerait une alternative sérieuse pour capter l'immense flux maritime de la Mer du Nord et ses futurs géants des mers qui ne pourront accoster à Anvers ou Rotterdam (ports d'estuaire au tirant d'eau trop faible).

C'est ce qui est en train de se réaliser dans ma région où Barcelone vient de s'étendre jusqu'à Béziers, Toulouse et Saragosse avec la création de ports à sec, et où Marseille va développer ses infrastructures portuaires tout le long du couloir du Rhône.

Le 13 octobre dernier, Paris a pris les derniers décrets qui font définitivement sortir les grands ports autonomes (dont Dunkerque) de l'emprise de la CGT (décret Ramadier confiant à la CGT le monopole d'embauche sur les quais). Ces ports vont donc pouvoir s'envoler, le risque d'immobilisation des navires pour faits de grève étant désormais exclu. Plus que jamais Dunkerque et Lille vont devenir les concurrents d'Anvers et Gand et Lille risque même de faire de l'ombre à Bruxelles, sa conurbation étant déjà plus importante (2 millions contre 1,2 millions d'habitants).

Il faut que vous, Picards et Wallons, vous rejoigniez pour mettre au point un projet de développement identique de plusieurs dizaines de milliers d'emplois qui sera apte à assurer le réinvestissement de votre épargne locale.

C'est pour cela que le rapprochement entre la France et la Wallonie fait sens. C'est pour cela que Bruxelles doit se rattacher à cette mouvance économique, beaucoup plus que pour des raisons historiques et culturelles. Et ce sens l'emportera bien entendu; car à l'inverse, le maintien de l'immobilisme actuel constituerait une destruction de sens. Comment ce rapprochement doit-il s'opérer ? C'est à chacun d'y répondre, mais il me paraît évident qu'il doit être direct et efficace, et faire en sorte qu'une communauté ne puisse interdire à l'autre de se développer.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:28
Et économique. Je fais remonter ici la réponse à un commentaire reçu le 9 octobre dernier en l'actualisant.

La crise actuelle défavorise la Flandre, on le verra rapidement.... Même si la Wallonie en souffrira également. La Flandre a une économie industrielle peu diversifiée, orientée "consommation" et produits finis à haute valeur ajoutée, soutenue par un réseau de PME qui l'alimente. Elle va être la première touchée par la récession et la baisse de la consommation qui va l'accompagner. La Wallonie n'est pas dans le même cas et - ça devient une chance ici pour ceux qui sont concernés - a un secteur public plus important. La crise s'y fera sentir plus tard. Espérons qu'elle ne soit pas trop longue.
Pour information, voici quelques chiffres de pertes d'emplois en Flandre depuis le 1er octobre 2008. Ils confirment mes propos...

Textile : SpinGroup :                               300
Construction : Moens                               120
Automobile : - Volvo Cars                        250
                   - Volvo Trucks                     400
Technologie :  -Agfa                                300
                     -EDS                                 300
                     -Philips Lighting                  160
Pharmacie  : Janssen Pharmaceutica         150
Industrie :    Nyrstar                                205

Il est plus que temps d'activer la séparation avant que les transferts Sud-Nord ne deviennent trop importants !
J'écrivais récemment que la Flandre est dans cette crise en confrontation avec la France pour s'assurer des leviers de contrôle économique en Belgique. L'affaire est autant politique et financière. Je ne change pas d'avis.
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:44
J'ai déjà eu, à plusieurs reprises, l'occasion de publier des billets combattant le projet de certains d'extension de Bruxelles à son "hinterland économique" (1) (2). Celui-ci englobant alors une partie de la Flandre et du Brabant wallon et faisant fi des populations locales. Certes, les frontières régionales (et linguistiques) ont été fixées par une loi votée démocratiquement. Loi qui peut être considérée comme contestable mais qui reflétait une vision de l'époque.
Certes, en Belgique on oppose deux visions diamétralement opposées. Les Droits individuels et le Droit du Sol. Les premiers étant revendiqués par les Francophones et le second considéré comme essentiellement à la base des revendications Flamandes. Abusivement à tort dans les deux cas à mon sens (*). Ce qu'on appelle "le Droit du sol" étant un principe républicain. C'est sur cette base que se sont construites toutes les nations du Monde. Les frontières linguistiques sont devenues depuis la dernière réforme de l'Etat les frontières des Etats fédérés de Belgique. Les aires communautaires, plus floues, sont sensées protéger les droits individuels de ceux qui s'établissent dans une région dont ils ne partagent pas la langue majoritaire.
Sauf autour de bruxelles où il y a contestation, les frontières n'y sont pas (plus ?) reconnues et acceptées par les populations (et ailleurs comme dans les Fourons par exemple, mais ceux-ci sont abandonnés par tout le monde... à un point tel qu'ils ne sont pas à l'ordre du jour de la pourtant "feuille blanche").

Le Soir publie aujourd'hui une carte blanche d'Henri Goldman qui, n'en doutons pas, va certainement susciter des réactions en sens divers. Son analyse tranchant avec les approches des partis traditionnels mérite d'être lue. Goldman recentre la discussion sur le rôle, la taille et la raison d'être de la Ville-Etat-Région en proposant une lecture originale de son évolution récente.

(*) Par exemple, l'existence de la société wallonne, tout comme celle de la société française, tient à un certain nombre de valeurs et de caractéristiques professées en commun, presque toutes issues du siècle des lumières et des principes fondateurs de la révolution française de 1789. Le respect de l'autre, la primauté du droit des personnes, mais basé sur celui du sol, la tolérance, la fraternité, le goût de la démocratie et de la liberté, mais aussi l'attachement à l'égalitarisme social.

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 12:52
La crise que nous vivons - sans précédent depuis celle de 1929 - révèle évidemment la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la seule finalité d’enrichir démesurément quelques acteurs sur le dos de tous les autres. Eminemment discutable... et instable par ses excès et à sa profonde injustice.

Pour sortir de la crise et enfin remettre l’économie de marché au service de l’Homme, il faut agir sur ses causes. Il serait en effet inutile et scandaleux de continuer à déverser des milliards d’aides publiques sur un système à bout de souffle pour lui permettre ensuite de recommencer les mêmes erreurs.

Tout le monde semble d’accord aujourd’hui, il faut, à tous les niveaux, à la fois moraliser, relancer et rééquilibrer notre économie.

Il n’y a pas de marché bénéfique sans confiance réelle. Le rôle de la puissance publique est de la garantir par un ensemble de règles. La dérégulation de ces 20 à 30 dernières années a permis au système, avec la complaisance des gouvernants. On ne peut pas simplement, ni sauver le système, ni chercher à désigner l’un ou l’autre coupable, cela reviendrait à accélérer dans une voiture sans freins.

Une nouvelle régulation des marchés doit être mise en œuvre au niveau européen et mondial. On en est loin. Le système européen est essentiellement dérégulateur. Sarkosy arrivera-t-il à obtenir une coopération européenne indispensable ? J’en doute.

Heureusement, les vieilles nations que cette même Europe veut détruire ont la capacité de réagir.

-le Parlement hollandais a voté le 9 septembre une loi taxant fortement les excès de rémunération des dirigeants d’entreprises ou de fonds d’investissement ;

-certains, en France, proposent de soumettre au droit commun les plus-values liées à l’exercice des stock-options comme des indemnités des départs, ce qui permettrait aussi de financer des dispositifs sociaux sans ponctionner les classes moyennes ;

-Enfin, il faudrait, par voie législative, contraindre les banques à déclarer les « créances pourries » qu’elles détiennent. Toute tricherie aurait un caractère pénal.

La leçon keynésienne de la crise de 1929 aurait du nous apprendre qu’il faut éviter la contagion de la crise financière à l’économie réelle. Le paradoxe est de voir l’Europe incapable de relancer son économie alors qu’elle est réellement moins exposée que les Etats-Unis sur le plan bancaire. Là aussi, faute d’une action coordonnée européenne, les gouvernements ont montré leur capacité d’agir très vite au niveau national.

Pourquoi le Conseil européen n-t-il pas déjà été réuni pour mettre en œuvre un plan de relance économique. C’est qu’aujourd’hui, le vrai danger est de voir les banques ne plus prêter aux particuliers et aux PME, au risque de les pousser à la faillite. Il est grand temps de proposer un plan de relance à plusieurs volets voici quelques pistes :

-un plan d’investissement de la Banque européenne d’investissement, notamment pour les infrastructures de transports permettant de lutter contre l’effet de serre ;

-la suspension officielle du pacte de stabilité et l’incitation pour les pays excédentaires de la zone à accroître leur déficit ;

-la soumission (enfin !) de la Banque Centrale européenne au pouvoir politique pour l’obliger à baisser ses taux pour permettre aux taux courts de redevenir inférieurs aux taux longs, un euro bon-marché grâce à une stratégie de change;  l’application de montants compensatoires monétaires vis-à-vis de pays à monnaies sous-évaluées; la création d’un fond de garantie des prêts aux PME ; la relance des emplois aidés ; des prêts préférentiels aux particuliers qui rénovent leur habitation ; une réduction des charges sociales sur les nouveaux emplois; le renforcement de l’aide aux collectivités locales qui épargnent et qui investissent. Ily a beaucoup d’autres pistes.

Il faut, tout comme après la crise de 29 réinventer une économie de marché où existe un équilibre raisonnable et durable entre l’offre et la demande.

Les événements viennent de démontrer que « l’é-casino-conomie » où les cours boursiers atteignent des sommets grâce aux licenciements massifs, à la compression des salaires et à la création de valeur fictive au profit de quelques uns, n’est pas seulement injuste mais autodestructrice.

C’est là qu’est l’origine de la crise que nos dirigeants, trop contents de passer sous silence leur responsabilité première (mais depuis 20 ans et plus, nous sommes tous un peu responsables d’avoir, si pas oublié, du moins approuvé la pensée unique de dégraissement des responsabilité de l’Etat) dans la dérive du système, veulent faire oublier en mettant à l’index « les spéculateurs ». Le rôle du politique n’est plus de fermer les yeux sur un système fou en versant de temps à autre des sommes colossales pour le renflouer. Quand ce n’est pas une larme de crocodile sur les gigantesques dégâts sociaux, humains et environnementaux, qu’il cause. Tous les partis sont impliqués au même titre, même les partis de gauche qui crient maintenant plus fort que les autres (Voir ce que je publiais ici, « in tempore non suspecto », en janvier 2006… et qui m'avait vallu de recevoir une vollée de bois verts de certains qui n'hésitent maintenant plus à le reprendre à leur compte).

L’intérêt collectif et le service universel ont été bradés sous l’influence du libre échange ultime et sans limites prôné par la Commission européenne. Cette crise a du bon, voilà, je l’espère, un mythe définitivement démodé.

Je suis opposé à toute chasse aux sorcières. Plutôt que se focaliser, en toute bonne conscience, sur les erreurs du passé, il est désormais indispensable d’articuler efficacité économique et justice sociale. Conditions indispensables au développement valable, durable, matériel et moral, des sociétés. Nous avons donc besoin d’en revenir à des frontières politiques et économiques qui rejettent une mondialisation sauvage fondée sur une harmonisation sociale et environnementale par le bas, à une économie mondiale multipolaire organisée sur des zones régionales de libre échange, et coopérant entre elles.

Keynes que j’appelle un socialiste intelligent avait raison d’analyser que le capitalisme est en crise permanente. Sans récuser le principe d’une une économie libérale, il faut entreprendre de le dépasser par une transformation en profondeur en renforçant certaines réglementations, et en particulier celle de l'information. La crise actuelle ayant été provoquée par une grande asymétrie de cette dernière : toutes les parties n'étaient pas informées au même niveau. Irons-nous vers un nouveau Bretton-Woods ? Méfions-nous d'une approche qui voudrait d’abord régaler (les plus riches) pour éventuellement mieux réguler par après...

Mais d'ici là, il peut encore se passer beaucoup de choses. J'appréhende les prochains jours à la Bourse...

En complément, pour ceux qui veulent comprendre toute l'histoire des "subprimes", téléchargez ce petit document réalisé par l'excellente équipe du Blog "Rue 89".

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 12:00
Article repris avec l'autorisation du site « Vivre en Wallonie » ASBL 

Schizophrénie mode d'emploi : Le recours en conflit d'intérêt comme seule parade au délitement de la Belgique ou comment désamorcer les pétards mouillés...

Ce n'est pas la première fois que ça arrive, le phénomène n'est pas nouveau. Retenez-nous, ou on fait un malheur. C'est la menace par l'absurde. On vous prévient. On va le faire. A vous d'user des procédures prévues pour contrer nos inconvenances de groupe linguistique majoritaire par le nombre. On appelle ça conflit d'intérêt ou encore sonnette d'alarme.

Vous nous avez déjà fait le coup. Le fameux coup de force BHV. Grandiose. Le panache à l'état pur. Le mauvais scénario, cent fois annoncé et joué mille fois plus mal que prévu. Le sourire arrogant d'une extrême-droite triomphante, d'une majorité flamande déterminée qui laisse planer le doute de la résignation. Et puis des francophones qui se lèvent, outrés, abandonnant une salle de commission devant des caméras qui n'attendaient que ce moment. On aurait pu croire qu'on en resterait là et que le recours en conflit d'intérêt de la Communauté française ne constituerait pas un précédent.

C'était sans compter sur les ressources inépuisables de l'absurde au pays du surréalisme. Il y eut une récidive. Et voici qu'aujourd'hui, après une crise de renommée internationale où l'Europe entière commença enfin sérieusement à envisager la fin de la Belgique, comme ce fut souvent le cas, on s'installa dans un provisoire à caractère relativement permanent. Les délais s'estompèrent, les positions, essentiellement flamandes, se mirent à revêtir un caractère plus relatif et moins empressé. Et voilà qu'on avance l'idée qu'on n'envisagera aucune réforme de l'Etat avant les élections régionales de 2009. Sage initiative. Il faut s'accorder un temps raisonnable pour ce qui sera peut-être l'ultime et la plus déterminante de nos réformes institutionnelles. Et les citoyens méritent mieux qu'un gouvernement en affaires courantes.

Mais il faudra tout de même que le citoyen intègre quelques nouvelles donnes. Insensiblement, de nouveaux acteurs se sont substitués aux premiers. Le Premier Ministre s'est déchargé en plusieurs temps du contentieux communautaire. Exit l'Octopus. Place aux médiateurs royaux. Et puis, glissement sensible aussi pour ce qui concerne l'initiative. Place désormais au Président du Gouvernement flamand. Le dialogue de Communauté à Communauté, cher aux Flamands, rendu plus facile par les restructurations institutionnelles francophones, va reprendre. L'Octopus nouveau est arrivé.

Et tant pis pour la préférence francophone pour traiter de région à région. Tant pis pour l'affirmation de trois régions. Plus Bruxelles se voit reconnaître comme région à part entière par la Wallonie, plus la Flandre veut mettre celle-ci sous tutelle. Et à ce sujet, que les francophones ne se fassent aucune illusion. La Flandre n'admettra jamais qu'on touche d'une quelconque manière au territoire de Bruxelles.

De toute façon, on a le temps d'en parler, puisque rien ne se passera avant l'été 2009. C'est tellement évident, que le vice-premier ministre francophone décide de désormais se consacrer à sa campagne électorale, renvoyant dos à dos ses responsabilités fédérales et la réflexion institutionnelle. Ensuite, le Président du MR, du haut de son no man's land communautaire, décrète haut et fort que, de toutes les manières, tous les maux proviennent de la Wallonie.

Bien. On souffle jusqu'en 2009. Pas si sûr. D'abord, parce qu'en Flandre, on a de plus en plus de peine à reconnaître la « voix autorisée ». Et, que lorsque le ton s'y fait modéré, il est immédiatement nuancé par une incitation à la prudence. Amis francophones, nous allons vraisemblablement aller trop loin, alors, de grâce, vous connaissez la procédure. Nous ne pouvons maîtriser nos troupes, alors sonnez l'alarme. Il était entendu que BHV serait réglé selon une procédure négociée. Nous, Flamands, préférerons le Parlement.

D'accord. Bien reçu. Même si l'attitude frise l'indécence. Allons-y pour le recours en conflit d'intérêt. Il m'apparaîtrait absurde que ce recours émane du Parlement wallon. C'est au Parlement bruxellois qu'il appartiendra d'introduire un recours en conflit d'intérêt le cas échéant. Symboliquement, c'est l'évidence. Stratégiquement, c'est l'opportunité, vu le rapport de force linguistique à Bruxelles, de répondre à la loi du nombre par la loi du nombre.

Christophe COLLIGNON,
Sénateur de Communauté,
Membre du Parlement Wallon

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 12:10
Dans la dernière édition du " Courrier hebdomadaire" du Crisp " Sur le thème du "financement et la comptabilité des partis politiques francophones", par Marie Göransson et Jean Faniel, ces dernier s'interrogent : "Il peut paraître légitime de financer les partis en fonction de leur popularité", mais "les partis les plus importants ont-ils besoin de moyens importants, alors qu'ils bénéficient déjà d'une forte visibilité ? Ne serait-il pas logique, au contraire, de veiller à assurer un financement significatif des partis de taille moyenne ou faible, de manière à garantir un certain degré d'ouverture à la lutte électorale ?"
 
Il s'agit évidemment de se donner bonne conscience face à un système destiné à assurer une rente de situation aux structures politiques en place.

Cette législation a été adoptée en 1989 et avait comme objectif de supprimer "les petits partis qui nous empestent" disait Louis Michel, tout ça sous prétexte de transparence et d'équilibre. Ce n'est qu'un des deux dispositifs pour y arriver, l'autre étant le seuil électoral.
Le résultat en a été l'instauration d'un un système politique de "parti unique" avec financement des différentes tendances (MR, PS, CDH, ECOLO, FN) dont les messages (et surtout l'action) ne diffèrent plus vraiment que par la couleur des affiches…

Du financement

Certes, en matière de financement, il y a eu des abus dans le passé. Le financement de campagnes par certaines entreprises privées ou publiques (!) a défrayé la chronique quand ça a été rendu public. Mais étais-ce des abus ? C'était alors un système accepté par tous les partis.

Pour rappel, actuellement il y a trois sources de financement trois publiques et une plus privée :

a. Une dotation fédérale, dès qu'un parti compte 1 élu dans une assemblée (Chambre ou Sénat) : un forfait de 161 000 € auquel s'ajoute 1,38 € par vote valable.

b. Une dotation régionale au Parlement wallon aux partis comptant au moins 5 élus.

c. Un financement indirect où le contrôle est limité par la multiplication de système ou de règles :

Si : 1°Les assemblés parlementaires et les conseils provinciaux versent des subsides de fonctionnement aux groupes reconnus en leur sein. (12 000 € par élu à la Communauté française, 22 000 € à la Région wallonne),

2°les entités propres aux partis – souvent des ASBL - (services d'étude…) reçoivent des subsides pour leurs activités de recherche et d'éducation permanente.

3°Certains partis peuvent imposent à leurs élus la rétrocession d'une partie des traitements liés aux mandats (MR : 125 et 580 € par mois, CDH entre 350 et 600, PS 10 pc, Ecolo 30 et 45 pc, FN ?)

d. Un financement privé. Si les dons d'entreprises ou de personnes morales n'existent (en principe) plus, il reste bien entendu :
- les cotisations des membres.
- Les recettes de manifestations, les publications sont autorisées.
- Curiosité, les dons des citoyens sont limités à un don par an d'un montant relativement faible.

De la "franchise démocratique"

La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t’on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?

Or, l’histoire de la Belgique a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir. (Si cete dispoisition avait existé antérieurement, ni le pS, ni le Rassemblement wallon, ni Ecolo n'auraipu percer. Or on ne peut pas dire que ces partis n'ont pas eu une influence sur notre société !)

On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, ou encore en atteignant un certain seuil (variable en fonction des élections et des circonscriptions un remboursement des frais engagés., la Belgique n’a évidemment rien prévu de tout cela, bien au contraire.

Le jeu démocratique est donc bien faussé. La "sagesse publique " disant : "quoi qu'on fasse, ce sont toujours les mêmes !" se trouve (hélas !) vérifiée. Et quand on y ajoute le lotissement des administrations par les partis dominants qui y casent (et favorisent) leurs obligés, tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.

Etait-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté (et revoté) ces lois ?

Sachant que les vieux partis dits démocratiques ne la fréquenteront pas, ils sont assurés de se partager le pouvoir encore longtemps. La Belgique est devenue un Etat féodal avec ses baronnies et tous les types de relations qui s'y rapportent. (Népotisme, favoritisme partisan, passe-droits, privilèges etc…). Le Peuple a de moins en moins la possibilité de contrôler ses représentants (*).

Pourtant, des pistes peuvent être évoquées. Si elles ne sont pas parfaites, elles redonneraient quand même la possibilité au Peuple d'agir et de contrôler. En voici quelques-unes.

On l'aura compris, je suis partisan de la suppression "franchise démocratique" et du remboursement des frais électoraux pour les citoyens qui ont le courage de se présenter, mais avec des règles strictes de représentativité (un score seuil raisonnable de 1% par arrondissement par exemple).

Le vote majoritaire à deux tours. À tous les niveaux. Ce qui permettrait de désigner des majorités claires, stables, que les électeurs puissent juger à l’aune de leurs réalisations effectives. Et renvoyer s’ils ne sont pas satisfaits. Ça ferait aussi émerger de fortes personnalités vraiment capables de rassembler entre les deux tours. Eliminant ainsi les tendances au népotisme ou encore les apparatchiks dociles présentés « en ordre utile » sur les listes des partis traditionnels.

La suppression de la garantie automatique de retrouver son mandat après une fonction de ministre, et donc l'obligation de repasser devant les électeurs.

L’élection directe du Ministre président de la région wallonne. Pour lui donner une vraie légitimité face aux présidents de partis.

Ce système aurait aussi pour résultat de limiter la durée d'existence des partis politiques. En effet, si un parti n'est pas arrivé à faire passer son programme au bout de 20, 50 ou même… 100 ans (!) d’occupation quasi ininterrompue du pouvoir, c'est que c'est un parti "pouvoiriste gestionnaire" dont la vocation n'est plus de changer la société ou de la faire évoluer, mais d'occuper le pouvoir à son propre profit. Les modifications de sigles que nous avons connues ces dernières années n’étant que cosmétiques.

Mais je rêve sans doute.

Ça ne se fera pas en Belgie-que…

(*) Pour mémoire, quelques articles tirés de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789…

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 23:25
Winston Churchill a dit un jour que : "Le meilleur argument contre la démocratie est un entretien de cinq minutes avec un électeur moyen." Il n'a - heureusement pour lui - pas connu les forums des quotidiens sur l'Internet. Je viens de passer quelques minutes à en parcourir quelque-uns...
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 11:46

On le sait, c’est là une très vieille revendication flamande. Les Wallons se basent plutôt sur un point de vue régional. Ce dernier point de vue est issu de la doctrine du nationalisme de Renan qui veut que la nation soit la volonté libre et consentante de vivre ensembles sur un même territoire (pour faire simple).

 

Il y a une certaine confusion dans ce terme de dialogue de communauté à communauté. Si les communautés se définissent sur une base linguistique ou religieuse, ou encore « ethnique », que vient y faire le concept territorial ? Ce concept est logique dans la doctrine de Renan, mais est assez contradictoire dans celui de communauté qui concerne les matières personnalisables, liées aux individus. Ces matières ne peuvent pas être limitées par des frontières. (C’est là toute la subtilité du point de vue du mouvement flamand…)

 

Si vraiment, on s’engage dans ce type de dialogue, ne faudrait-il pas préalablement recenser et définir les différentes communautés existantes ? Si c’est sur base linguistique, combien d’habitants de l’actuelle Belgie-que déclarent-ils être de langue flamande, française, allemande, arabe, luxembourgeoise, anglaise… pour ne citer que les plus reconnues ?

On serait peut-être étonné du résultat...

Mais je m’arrête là, tomber dans le piège de la lecture d’un point de vie communautaire, c’est faire le jeu des Flamands et de leurs alliés belgicains puisque le terme « français » serait rapidement corrompu en « francophone ». Et donner des arguments aux pseudo-"défenseurs des francophones" ou aux pseudo-réunionistes qui n'existent, et ne sont mus, que par leur sentiment d'exaspération plutôt que par amour des leurs, de leur région ou leur désir de devenir Français !

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 12:00

En réponse à un commentaire sur son blog, le député du Hainaut, Denis Ducarme, évoque l'évolution institutionnelle du pays dans ces termes : " Pour ce qui me concerne, il est utile de sortir de l'impasse profonde dans laquelle nous nous trouvons. La coopération avec la France est une option parmi d'autres. Mais à ce stade, la communauté francophone de ce pays n'est pas mûre pour ce grand saut et n'adhère pas à cette perspective. J'estime donc que ce n'est pas la solution actuelle aux problèmes rencontrés. Il faut demeurer pragmatique. La piste du confédéralisme peut-être une évolution à long terme ou juste une phase. Je ne rejette pas l'option française pour autant, mais elle n'est pas à ce stade, d'actualité et doit continuer à être analysée. L'essentiel à mon sens aujourd'hui est d'œuvrer à la prise de responsabilité francophone, à la prise de conscience de l'opinion francophone visant à la faire sortir enfin d'une nostalgie un peu niaise qui la conforte dans un romantisme attaché à une Belgique dépassée. "

Hier, son père Daniel, à la fin d'une interview sur RTL, ne disait pas vraiment autre chose, mais semblait aller un peu plus loin dans la réflexion. Comparant même, dans un accès de lyrisme, la Belgique avec la défunte Yougoslavie.


Hélas, tous deux se comportent encore trop en "politiciens traditionnels". De ceux qui suivent l'opinion publique au lieu de la précéder. Ça doit être ça : "être Représentant du Peuple". Porte parole d'une opinion convenue, conforme, défendre des options auxquelles on ne croit plus vraiment. Dommage ! Je considère pour ma part comme du devoir d'un homme politique d'être un moteur de changement, de réforme, d'être capable de prendre des risques et non d'être un suiveur. Faute de quoi, nous sommes condamnés à vivre un long pourrissement, à moins que les Flamands...
J'en viendrais presque à rejoindre la position de Béatrice Delvaux dont je parlais dans un billet précédent dans son regret qu'il n'y ait plus de vraie politique. Mais force est de constater que c'est le système qui veut ça.

 Et pourtant, en décembre 2007, la proposition de Daniel Ducarme de " formule d’association avec la France "  ne manquait pas d'audace et d'originalité. Souvenez-vous… un statut du type de celui de la Polynésie ! Hypothèse que j'avais également évoquée en novembre, parlant de la souplesse et l'inventivité de l'ingénierie institutionnelle française en matière d'autonomie régionale et locale. Un statut qui pourrait même satisfaire nos indépendantistes les plus purs comme le montre cet article sur le site de la ville de Papeete où il est précisé que : " La population était venue très nombreuse assister également au dévoilement des deux plaques de marbre sur lesquelles sont inscrites pour les générations futures, l’engagement des partis autonomistes à maintenir la Polynésie au sein de la République française".

A un moment ou la Lijst Dedecker annonce son intention de s'allier avec le Vlaams Belang pour obtenir la majorité en Flandre, ça vaut la peine d'y réfléchir et de sortir de " la nostalgie un peu niaise qui la conforte dans un romantisme attaché à une Belgique dépassée " pour reprendre une expression du commentaire ci-dessus.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 12:23
On le sait, nous avons un système de formation des salaires quasi unique qui repose sur deux piliers : l'indexation automatique et la norme salariale (laquelle balise la progression des salaires pour deux ans, elle est actuellement de 5 %). Cette dernière sera dépassée suit à l'augmentation importante de l'inflation.

Le principe de l'indexation des salaires destiné à préserver la capacité des ménages à acquérir les biens de première nécessité et on doit donc protéger les plus faibles de la hausse du prix des produits énergétiques et alimentaires est une bonne chose. Elle est protectrice pour les des petites pensions, des bas et moyens salaires. Confortable également pour les employeurs, les syndicats et les pouvoirs publics en évitant des négociations à répétitions, puisque celles-ci sont automatique (ou presque) et suivent en théorie le coût de la vie, (mais de plus en plus loin depuis les manipulations de l'index dans les années '80 et suivantes pour en retirer les produits qui augmentaient plus que la moyenne). A titre purement informatif, une étude de la KBC a montré qu’une famille moyenne a dépensé cette année 600 euros de plus en énergie. Sur ces 600 euros, 100 vont à l’Etat sous la forme de 21% de TVA. 100 euros fois 4,5 millions de familles, cela signifie 450 millions d’euros de rentrées supplémentaires pour les pouvoirs publics. Soit beaucoup plus que les 200 millions que le gouvernement a dégagés jusqu’ici pour augmenter le pouvoir d’achat des plus bas revenus.

Il faut aussi démentir l'accusation simpliste selon laquelle l'indexation alimenterait l'inflation dès l'instant où elle cherche à culpabiliser les salariés au moment précis où ils n'arrivent plus à "boucler les fins de mois". Comme si, dans la poussée inflationniste, la hausse des salaires tenait chronologiquement le premier rôle alors que chacun sait que l'adaptation des rémunérations à la hausse du coût de la vie se fait avec décalage (un d'un trimestre ou un an) et incomplètement.  Ne tombons pas dans le piège, c'est bien la hausse des prix, et non l'inverse, qui constitue le phénomène premier.

Ce ne sont pas non plus les salaires qui sont le principal élément inflationniste. Le coût des matières premières et des énergies (sorties du calcul de l'index…), mais aussi  les charges en capital (marges bénéficiaires et autres dépenses publicitaires)  ont un effet direct sur la formation des prix.

Evidemment, la position de Quaden se tient dans le système actuel, les gros salaires sont privilégiés puisque un pourcent d'augmentation ne se traduit pas de la même manière en agent-poche lorsque vous gagnez 1000 €  plutôt que 10.000… (Encore faudrait-il s'entendre sur la définition de "gros salaire" et éviter le piège d'oublier d'indexer les plafonds comme pour les contributions... A quoi sert (ou servira) l'observatoire des prix ?).  Ces augmentations ne sont évidemment plus nécessaires à l'achats des produits e base. En période d'inflation, les gros salaires augmentent plus vite que les petits et l'écart se creuse. Et nous savons que le système fiscal belge très inégalitaire ne permet pas de corriger cet état de fait. Bien au contraire.

Des pistes ont déjà été lancée dans le passé comme l'allocation universelle ou verser l'indexation sous forme d'un montant unique pour tous et directement en Euros. Mais toute manipulation de l'index est une façon de le remettre en question. On comprend mieux que les syndicats campent avec détermination sur cet acquis social essentiel. 

Poussons la réflexion un peu plus loin. J'ai toujours été frappé que l'index progresse (logiquement) en période d'inflation, c'est-à-dire au pire moment pour les entreprises, quand  les exportations et les investissements sont en baisse et que la baisse du pouvoir d'achat freine la consommation. Alors qu'en période de forte conjoncture, quand l'économie est au mieux, le pouvoir d'achat n'augmente pas, puisque les salaires restent stables. Prévoir un système d'indexation basé sur le taux de croissance économique ne serait-il pas un moyen de faire participer tout le monde aux fruits de la croissance ? Et serait bénéfique pour tout le monde, y compris les entreprises.

Evidemment, tout ça devrait faire l'objet d'études et de simulations. Ce n'est qu'une réflexion.

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