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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 17:53
En attendant d’être relayée par la presse internationale, la nouvelle fait la une des journaux parlés de la RTB(f) depuis ce matin. Cette chaîne lui a même consacré une partie de l’émission « Matin première ».
Tenez-vous bien !
80 élèves bruxellois, la moitié scolarisés en français et les autres en néerlandais, se sont rencontrés ce matin pendant quelques heures. Ils se sont flairés, regardés, parlés. Fascinant, non ?
 
Conclusion ? Ils se sont rendus compte qu’ils ne se connaissaient pas, qu’ils n’avaient pas grand-chose en commun, qu’ils sont parfaitement étrangers les uns aux autres même en habitant la même ville.
 
Les journalistes veulent sans doute nous montrer que la vie en commun est encore possible dans « ce pays » puisque cette rencontre a eu lieu. Il est vrai que la dernière fois qu’un événement presque aussi exceptionnel s’est produit, c’était lors de la participation de jeunes Israéliens et Palestiniens au sein d’un même orchestre symphonique. Mais eux, au moins, ils avaient vraiment quelque chose en commun…
 
Enfin, pendant ce temps là, la RTB(f) ne dit pas de mal de la France.

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 01:00
C'est le 15 janvier 1790, à Paris, que l'Assemblée constituante établit la carte des départements. Les députés voulaient mettre fin à la confusion administrative héritée d'un millénaire d'Histoire. A noter qu'ils envisagèrent d'abord de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des États américains.
 
Heureusement, Mirabeau s'y opposa avec véhémence: «Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus.»
 
Les nouvelles divisions sont baptisées «départements», d'un vieux mot français qui appartient au vocabulaire administratif depuis François 1er. Leurs limites respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune. Leur taille est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.
 
Sans le savoir, les députés ont recréé de la sorte les anciens pays... de la Gaule d'avant les Romains. De nombreux chefs-lieux rappellent en effet les tribus gauloises locales. Amiens évoque les Ambiens, Beauvais les Bellovaques, Cahors les Cadurques, Nantes les Namnètes, Paris les Parisii, Poitiers les Pictones, Reims les Rèmes, Soissons les Suessiones,Tarbes les Tarbelles, Vannes les Vénètes,...
 
Le département est ainsi la circonscription la mieux enracinée dans l'Histoire de France, en concurrence avec la commune, héritière des anciennes paroisses.
Au fond d'eux-mêmes, les Français lui restent très attachés. C'est la principale circonscription de référence (administrations de proximité, plaques minéralogiques, statistiques...).

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 16:12

Reçu d'un correspondant...
 
La Brabançonne (Air peu connu...), hymne belge se terminant par : " Le Roi, la Loi, la Liberté ! " en français et par " Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht " (pour le Peuple, la Liberté et la Loi) chez les Flamands...

Voilà qui explique bien des choses !

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 15:38
Sans commentaires...


La dernière fois qu'un homme politique un peu connu ("Famous in Belgium" comme disent les Anglo-saxons) a dit du bien de moi, c'était - je pense - en 1994 et c'était... Louis Michel. Il  a dit ceci :  à d'autres évidemment mais ça m'a été répété bien plus tard: "Claude Thayse est un garçon intelligent mais il faut se méfier de lui parce que c'est un idéaliste. Il ne se soumettra pas facilement". Beau compliment, non ?

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 23:55

Je ne suis plus président du RWF depuis ce samedi. J'avais accepté cette charge pour deux ans. 
 
Je pense ne pas avoir à rougir de mon mandat. Quand je suis arrivé à la présidence, le parti était en quasi faillite, après deux coûteuses années de campagne électorale. Les caisses étaient plus que vides (nous ne bénéficions pas de subventions, n'ayant pas d'élus dans deux chambres fédérales). L'énergie déployée entre et pendant ces deux campagnes (législatives et régionales) n'avait pas permis de mettre l'accent sur le recrutement de nouveaux membres. Nous avions également chaque fois perdu des voix et reculé en pourcentage. 
 
Je suis fier de laisser le RWF en état de marche à mon successeur. Nous avons retrouvé quelques moyens financiers (certes, pas à l'échelle des partis traditionnels subventionnés. Mais ce qui nous manque en moyens financier, nous le compensons par la qualité de nos militants qui n'hésitent pas à donner de leur temps sans rien attendre en retour), les sections d'arrondissement sont revitalisées et fonctionnent bien. Nous avons progressé presque partout lors des dernières élections provinciales bien que n'étant n'étant pas présents dans tous les districts. Un scrutin pourtant difficile. Nous avons également des résultats homogènes dans toute la région, preuve de notre implantation. Il reste maintenant à concrétiser cet acquis.
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Profondément attaché à la Wallonie, j'ai voulu adoucir le message du RWF pendant ces deux années dans le sens du respect des convictions des Wallons. Mettant en valeur leurs qualités. Préférant la pédagogie à la démagogie. Insistant par ailleurs sur la complémentarité et la cohérence naturelle entre identité wallonne et identité française, j'ai souhaité marquer la rupture avec la position traditionnellement défensive du Mouvement wallon. Cette position se justifiait lorsqu'on voulait défendre l'existence de la Belgique face à un Mouvement flamand arrogant. Notre choix de la France est un choix positif, nous respectons les Flamands en leur qualité de voisins et les laissons libre de se choisir leur destin. Mais nous ne nous laissons pas marcher sur les pieds. Nous choisissons pour notre Peuple une Nation, un régime politique, en toute liberté et connaisance de cause.
 
C'est, à Charleroi, dans la même
salle où, - ce n'est évidemment pas une coïncidence - Paul-Henry Gendebien avait fondé le RWF en 1999, qu'il a été réélu à la Présidence avec près des 3/4 des voix des membres présents. Je lui souhaite, ainsi qu'à l'équipe dont il s'est entouré, plein succès pour les combats électoraux qui s'annoncent.

Je redeviens donc un membre ordinaire du RWF. Pour ne pas géner le travail de la nouvelle équipe de la présidence, je m'abstiendrai de toute prise de position ou tout commentaire qui pourrait impliquer le parti. Il n'y a rien de pire qu'un ancien dirigeant qui intervient dans l'action de son successeur. Il faut savoir partir. J'ai voulu être un président rassembleur. C'est toujours difficile et inconfortable mais préférable à une confiscation de tous les pouvoirs au profit d’un clan, d’une bande, d’une faction qui veut tout, qui prend tout, qui écrase tout, qui brise tout. Ce qui mènerait le parti à l'échec. On y est vite. Heureusement, Paul-Henry Gendebien a beaucoup d'expérience et saura ce qu'il faut faire.
Le Président a désigné un chargé de communication qui prendra, dès aujourd'hui la responsabilité des publications (tant dans la forme que le fond), particulièrement du site Internet que j'ai porté, seul, pendant ces deux années de présidence.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont apporté leur soutien pendant ces deux années.
 

Un certain nombre d'entre vous m'ont demandé de publier mon dernier discours en cette qualité. Celui qui ouvrait le VIIème congrès de ce 9 décembre. Je le fais volontier, tout en remerciant tous ceux qui m'ont soutenu pendant ces deux années. 

Grâce à Yves Glotz, voici une copie "brute de fonderie" de mon discours. Il manque un passage suite à un changement de cassette... Il se retrouve dans mon texte.

P.-H. Gendebien a également eu quelques mots aimables à mon égard, les voici :

 Et voici, pour mémoire, mon premier discours lors de mon élection en décembre 2004. 

 

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 19:52
Les légendes ont la vie dure. Particulièrement celle qui veut que les Flamands ont été brimés aux débuts de la Belgique. Voici un petit inventaire historique sans prétention mais qui remet les choses en perspective…
 
Dès 1831, les députés flamands sont majoritaires. Et s’ils s’expriment en français, ils agissent en Flamands et au profit des Flamands.

En 1840, neuf lignes de chemin de fer sont en service. Il y en a sept en Flandre et deux en Wallonie. La même année, 100.000 signatures sont recueillies par un pétitionnement organisé par Jan Willems. En outre, la subversion orangiste ne cesse pas, l’or hollandais y contribue et, en 1841, un troisième complot échoue.

Au Congrès du Mouvement flamand de 1847, la flamandisation de la Flandre est mise au point. La ronde des exigences flamingantes va bientôt s’amorcer et se poursuivre en une folle farandole sans cesse plus astreignante.

Cela commence par une série de commémorations d’événements. Des statues sont édifiées au communiers flamands Breydel et Coninck, à Jacques Van Artevelde, à Jan Willems. Des manifestations sont organisées par une ligue basse-allemande à Anvers.

Dès 1871, l’armistice qui suit la défaite française de Metz mettant fin à la
guerre franco-prussienne augmente l’appétit nationaliste flamand.

A partir du 1884, l’hégémonie flamande se manifeste par une série de ministères catholiques homogènes à domination nordiste accentuée dans tous les organismes publics. Le cabinet Jules Malou compte un seul ministre wallon sur sept. Un ministère Beernaerts est intégralement flamand. Et cela durera trente ans !

En 1887, la loi Correman impose la connaissance du flamand dans tous les emplois publics. Pendant des dizaines d’années, des milliers d’emplois sont confiés en Wallonie à des Flamands qui s’y installent avec leur famille.

En 1889, D. Claes exige une garde civique flamande, une gendarmerie flamande, la marine flamande, la diplomatie flamande.

En 1892, deux gouverneurs de province sur neuf sont wallons. A Mons, deux des trois procureurs du roi sont flamands !

De 1895 à 1902, 81 % du budget des travaux publics sont destinés à la Flandre.

En 1906, la loi Franck-Segers supprime la liberté du père de famille en Flandre. C’est l’extinction, par étouffement et à court terme, dans les villes mixtes du Nord, des fortes communautés wallonnes. Et sept députés wallons ont osé voter une telle loi, dont Michel Levie, de Charleroi, fondateur de la démocratie chrétienne de cette ville et de la coopérative «Les Ouvriers Réunis».

Tout ce qui gravite dans l’orbite de l’Etat est flamandisé, même en Wallonie.

De 1830 à 1906, la Flandre a reçu 412 millions de francs pour ses canaux, ses rivières, ses ports, tandis que la Wallonie en obtient 105.

Et le gouvernement attendra 1853 pour curer le lit de la Meuse alors que le développement économique du bassin mosan exige un réseau non entravé ! La Meuse n’est pas curée, ce qui provoque des inondations nombreuses, dont celle de 1850.

Le canal du Centre, commencé en 1882, n’est pas encore achevé en 1906 !

En 1909, sur 93,5 millions prévus au budget des Travaux Publics, la Wallonie en reçoit 10,3 !

Un slogan voit bientôt le jour : «Alles wat Waalsch is, valsch is !» («Tout ce qui est wallon est faux !»).

En septembre 1917, les activistes du «Raad van Vlaanderen», «Conseil de Flandre» mis en place avec la bénédiction de l’occupant allemand, entreprennent une vaste action de propagande : en sept mois, 789 réunions publiques sont organisées. En trois mois, 538.000 brochures sont distribuées et, pendant les neuf mois qui suivent, la distribution ne fait que s’intensifier pour atteindre 600.000 exemplaires par mois.

Après la Première Guerre mondiale, les Flamands seront 200.000 et parfois 300.000 à se rassembler à la Tour de l’Yser. Ils crient «Weg met België !» («A bas la Belgique !»).

Dès 1935, des centaines de milliers de poitrines nordiques crieront : «Los van Frankrijk !» («Larguez la France !»). Léopold III et le gouvernement les entendront : il sera mis fin aux accords militaires franco-belges, et la Belgique jouera la carte désastreuse de la neutralité.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une fraction importante du Mouvement flamand choisira le camp nazi. La suite est mieux connue.
 
D’après Roger Molitor dans « Wallonie Libre » des 1er et 15 mai 1979.

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 10:21

Olivier de Clisson écrase les insurgés flamands à Rosebeke, près d'Ypres. Les tisserands de Gand et des autres villes de Flandre étaient en révolte contre leur comte depuis plusieurs décennies en raison de la guerre de Cent Ans qui mettait en péril leur fructueux commerce avec l'Angleterre.
Le chef des insurgés, Philip van Artevelde, trouve la mort dans le combat. Le roi de France Charles VI restitue son vassal, Louis II de Male, dans ses droits légitimes sur le comté de Flandre avant que celui-ci ne tombe dans l'héritage du duc de Bourgogne... puis des Habsbourg.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
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- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- François Mitterrand

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- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
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La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

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