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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 01:50

Des ouvriers (Wallons en majorité) s'étaient rassemblés à Paris pour tenter une invasion républicaine de la Belgique. Le 29 mars 1848 un heurt eut lieu près du village de Risquons-Tout, situé à la frontière franco-belge, entre un détachement de troupes belges et la légion républicaine « belge », victime de nombreuses trahisons,  qui revenait de France. Le gouvernement du roi de Belgique Léopold profita de l'occasion pour régler leur compte aux démocrates. On mit en scène le « procès de Risquons-Tout » qui se déroula à Anvers du 9 au 30 août 1848.

Dans
l'édition du  2 septembre 1948 de « la Nouvelle Gazette Rhénane », F. Engels écrivit un article engagé qui se terminait par :  « Le gouvernement, dit Le Libéral liégeois, a voulu se montrer fort, il n'a réussi qu'à être féroce. » Et ce fut, certes, de tout temps le sort de la nation flamande.

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 13:02

Je viens de recevoir ce texte, malheureusement anonyme, que donne un éclairage particulier sur cette organisation « apolitique » fort présente dans les médias : « B Plus ». 
 
A l'heure où plusieurs membres et sympathisants du mouvement B Plus ont été introduits dans le gouvernement fédéral provisoire, II est intéressant de revenir sur cette association apparemment belgicaine.
L'étude de son site Internet est à même de nous fournir quelques indications sur les orientations réelles de ce mouvement. Les bulletins de liaisons, apparemment cachés, sont toutefois visibles à qui les recherche. Tout ce qui figure ici a été tiré de cette source d'informations. 
 
Comment se présente-t-il ?
Se définissant comme un groupe de pression, il prétend combattre le séparatisme et soutenir un fédéralisme équilibré. II plaide donc pour une réforme des institutions qui viserait à améliorer la gouvernance du pays et de toutes ses composantes. 
Il soutient que le Mouvement flamand actuel est un successeur déviant d'un combat social et linguistique qu'il affirme justifier. Cependant, il reconnaît que ce combat a bénéficié de la participation de plusieurs de ses membres. Préférant oublier que plus de la moitié du corps électoral flamand a voté pour des partis séparatistes ou proches de ceux-ci, il pense que les exigences du mouvement flamand actuel ne bénéficient que d'un maigre appui dans la population.
 
Les bases du raisonnement.
L'analyse de B Plus se fonde sur des assertions péremptoires, voire non fondées.
Ainsi, dès octobre 2005, il affirme que le principe de territorialité a été reconnu comme principe de base du fédéralisme classique. Il fait référence à des organisations « pro-belges » telles que le Groupe Coudenberg et le Front pour un Fédéralisme d'Union. Il déclare que la scission de BHV fait principalement craindre aux partis francophones de perdre des voix. Manière de détourner l'attention sur les conséquences réelles de cette scission… Il affirme qu'il n'y aura que peu de conséquences pour les habitants francophones de la périphérie flamande de   Bruxelles.   Reprenant   ainsi   la   dialectique   purement flamande   qui   s'exprime habituellement dans ce dossier.
En septembre 2007, B Plus souligne que comme de nombreuses enquêtes d'opinion l'ont déjà prouvé par le passé, que l'écrasante majorité de la population en Flandre... est contre une séparation de la Belgique. Il maintient que les récents sondages ne montrent pas de différences par rapport à cette constatation. Il reconnaît cependant que  certains commentateurs interprètent ces résultats d'une toute autre manière.
 
Sa plate-forme institutionnelle.
 
La scission de BHV :
Dans son programme 2007, B Plus veut la scission de ta circonscription électorale B-H-V pour la Chambre, le sénat et le Parlement européen. C'est un cran en dessous des revendications du vlaamsRaad, mais cela va bien dans le sens des revendications flamandes.
 
La création d'une circonscription électorale fédérale :
Dans un premier temps, B Plus visait à la création d'une circonscription électorale fédérale pour 25 % des sièges dans la Chambre des Représentants. Ensuite, II soutint la campagne du « Paviagroep » pour une circonscription électorale fédérale. Ecolo affichait cette exigence depuis longtemps dans son programme. Le parti socialiste s'y est rallié.
V. De Coorebyter, directeur général du CRISP, dans Le Soir du 01/10/2005, donnait cet éclairage sur la chose : « Les partis francophones prendraient-ils la peine d'investir les médias flamands ... pour gagner l'électeur flamand à leur cause ? ». Et de se demander s'il n'est déjà pas trop tard. Ce que l'on constate depuis longtemps, c'est que des politiciens flamands n'hésitent pas à tenter la séduction tant en Wallonie qu'à Bruxelles.
En fait, Ils se trompent de combat. Ce sont les partis fédéraux qui font défaut en Belgique. La circonscription fédérale est une poudre aux yeux. Elle risque bien d'attiser encore plus les démonstrations de force de partis qui resteront régionaux et/ou communautaires. Il y a fort à parier que la pratique des doubles langages, selon que l'on s'adresse à l'une ou l'autre des communautés, ne fera que s'amplifier.
 
Sa stratégie.
Au travers l'intervention de ses membres, B Plus a fait paraître de nombreuses cartes blanches.  
Celles-ci mettent en évidence les incohérences et le manque de clarté des partis politiques au niveau  communautaire. L'amalgame entre nord et sud est constant. Ainsi en est-il de cette « Belgique de papa » faite d'une rancœur attisée par de petits partis composés d'excités communautaires ... de revanche à prendre sur l'autre, de caricatures .... Ce sud ressemble étrangement à Bruxelles et le petit parti d'excités au FDF. Quant à la revanche à prendre ..... Ces cartes blanches s'adressent donc prioritairement aux bruxellois francophones.
A travers la création de sous-sous-groupes régionaux, B Plus organise des actions régionales. Les différences entre les actions organisées en Flandre, à Bruxelles et en Waflonïe sont frappantes.
 
Les débats.
Si l'on comptabilise les différentes rubriques, il ressort que depuis avril 2004, ont eut lieu à Bruxelles 3 débats, dont 1 non politique, en Wallonie 7 débats et en Flandres 21 débats, dont 5 conférences.
Fallait-il donc débattre plus en Flandres afin de contrecarrer le séparatisme flamand ? Pas du tout, les titres des débats sont suffisamment évocateurs : Belgique ou Flandre (avec B. De Wever), Les paris flamands et l'avenir de la Belgique (aucun représentant de partis unitaristes ou B Plus), L'avenir de la Flandre, en Belgique ou en dehors (avec Hugo Schiltz), Le futur de Bruxelles dans une Belgique éclatée.
En juillet 2005, B Plus participait au forum des nationalistes flamands à Courtrai. En juin 2006, il débattait avec le groupe « In de Warande ».
Pendant ce temps-là, les débats en Wallonie semblaient pour le moins soporifiques.  
 
Le folklore.
B Plus a également organisé des manifestations à caractère festif, tels des fêtes, des soirées de présentations de son association aux étudiants universitaires, des votes fictifs dans la rue de certaines villes et des promenades découvertes en Wallonie. 
Tandis que la Flandre enregistrait 6 manifestations et Bruxelles 7, la Wallonie en comptabilisait 12.
C'est connu, l'on s'amuse plus en Wallonie, surtout lorsque l'on est flamand.
En Wallonie, des fêtes flamandes ont été organisées tous les 11 juillet depuis 2004. A Bruxelles, des stands ont été présentés aux fêtes nationales. En Flandre, si l'on a célébré les fêtes de Wallonie depuis 2005, cela n'a jamais été un 27 septembre, mais bien avant cette date. Drôle de belgicains que ceux-là qui fêtent ostensiblement la Flandre en Wallonie le 11 juillet, et qui n'osent rien organiser en province lors des fêtes nationales (excepté à la baronnie de Huy), et surtout pas fêter la Communauté française le 27 septembre... en Flandre.
 
Le prix du courage politique.
Depuis 2006, chaque année, B Plus décerne un prix à un flamand et à un soi-disant francophone.
Les premiers lauréats ont été Wilfried Martens et Rudy Demotte.
B Plus a une façon bien particulière de décrire ses décorés. W. Martens y est taxé de vieux belgicain conservant un réflexe flamand prononcé. R. Demotte aurait fait montre, en tant que Ministre, de sa particulière faculté de compréhension des sensibilités flamandes. Bourgmestre de la commune de Ftobecq/Vloesberg, commune francophone à facilités pour les flamands, il aurait veillé à ce que le flamand soit bien présent sur la place publique ainsi que dans la prestation de ses services communaux. Et dire que c'est cet homme là qui est censé défendre les wallons.
En 2007, tes lauréats étaient Rudy Aernoudt et Philippe Van Parijs. Ce dernier est issu d'une famille flamande, éduqué à l'école en français et résidant depuis longtemps en Région bruxelloise. Diplômé de Louvain, il y est professeur ordinaire. II est signataire du Paviagroep.
A la mise en place, dans les services de l'Etat encore unitaire, des cadres bilingues, et longtemps par la suite, de nombreux emplois de francophones bilingues ont été occupés par des flamands ayant effectués leurs études en français. Il semblerait que cette pratique prévaut encore pour les prix de B Plus. On ne se refait décidément pas.
 
Qui sont-ils ?
Le temps manque pour faire une analyse socio-économique des animateurs, des membres fondateurs, des membres effectifs et des cooptés de dernière date. Cependant, à première vue, la vieille noblesse et la grande bourgeoisie ainsi que des affidés socialistes et écolos semblent se tailler la part du lion.
 
Les revues.
Un vieux dicton wallon rappelle que « l'on est toujours noirci par des noirs pots ». Il est encore vérifié cette fois. Les attaques tout azimut contre les pourfendeurs de la Belgique volent bas. Le ton des suppliques de rassemblement et de prosélytisme égraine tous les numéros.
 
Où l'on ne peut que conclure.
« Le principe de territorialité comme principe de base du fédéralisme », la scission de BHV, la réforme de l’Etat, la fin de parcours des compromis minimalistes, la « faculté de compréhension des sensibilités flamandes ». Seuls ou ensemble, ces mots apparaissent dans toute la prose de B Plus. Après les premiers blocages qui suivent les élections de juin 2007, ils laissent la place à fa promotion de la circonscription électorale fédérale. Cette dernière semble être la réponse au désarroi ambiant qui étreint tes belgicains.
Dans une carte blanche parue le 9 juin 2007 dans « Le Soir », B Plus termine ses diatribes par ces mots: « les Francophones devraient se montrer davantage à l'écoute des souhaits flamands de protection de leur culture et de leur langue ». Au vu des gifles flamandes reçues ces derniers mois par les francophones, l'on doit comprendre que le martyr de la culture française en Belgique est loin d'être terminé.
Alors que la nouvelle génération de politiques flamands s'est engouffrée comme un seul homme dans la dé-fédéralisation à outrance, l'ancienne a choisi un chemin différent. Sans doute plus conforme à sa vrai nature. Le but est toujours le même.
La vieille garde a entrepris d'emmener les derniers belges dans le brouillard. Celui-ci ressemble étonnement aux mirages que l'on rencontre dans les déserts : on croit ce que voient les yeux, mais pas ce que la raison dit. Etre belge avec B Plus, c'est croire que l'on va pouvoir continuer à étancher sa soif, alors que l'on ne fait que se déshydrater et s'épuiser de plus en plus. La fin est d'autant plus proche.

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J’ai reçu le 10/2 un courriel de Monsieur Gilles Vanden Burre, Président du Comité de direction de l'asbl BPlus qui me signale que – de son point de vue – « de nombreux propos erronés se retrouveraient dans cet article et portent de fait préjudice à son asbl ».

Il me demandait de pouvoir réagir par un « droit de réponse » posté  ici , « non pas pour faire une quelconque propagande pour BPlus, mais bien pour rectifier les éléments faussés laisser l'internaute se faire une opinion juste et équilibrée ».
Je lui ai répondu que je publierais ce « Droit de réponse » dès sa réception.

 

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 12:16

Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. La fin d'un long débat puisque au début de la Révolution, lors de la célèbre Nuit du 4 août (1789) qui met fin aux privilèges féodaux, seul le duc de La Rochefoucauld-Liancourt envisage d'étendre aux esclaves le principe d'égalité devant la Loi. Le 28 mars 1792, l'Assemblée législative se contente d'établir une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception des esclaves). Les représentants des colonies menaçant de se séparer de la métropole si l'on abolissait l'esclavage... 
Le décret de Pluviôse, voté dans l'enthousiasme, énonce : «La Convention déclare l'esclavage des nègres aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, elle décrète que tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution».
Le décret ne sera en définitive appliqué qu'en Guadeloupe avant d'être abrogé par le Premier Consul en 1802...

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 12:05
Une superbe émission pour comprendre une partie du "problème belge" est reduffusée ce mardi 5 février sur ARTE à 9 h55
 
A voir absolument !

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:36

Sans commentaires...

Les membres de la famille royale devraient percevoir, en 2008, un total de 13,3 millions d'euros contre 12,5 millions en 2007, après indexation de la dotation royale. 
Le roi Albert devrait se voir attribuer 10,2 millions d'euros, la reine Fabiola, 1,472 million, le prince Philippe 940.000 euros, la princesse Astrid 326.000 et le prince Laurent 318.000.
 
Ceci simplement à titre de donation royale (pour couvrir les frais courants, l'argent de poche...) et ne tient pas compte des bâtiments « de fonction » que l'Etat met à disposition du souverain et de sa famille (comme, par exemple, le château de Laeken ou le palais royal de Bruxelles). 
Pour mémoire, la fortune personnelle du roi se composerait essentiellement d'une propriété immobilière à Châteauneuf de Grasse (France), d'un yacht de 15 mètres (d'une valeur d'environ 1,5 million d'euros) et d'un capital financier d'environ 12,4 millions d'euros.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:53
Il y a 60 ans, le 21 janvier 1948, le « Fleurdelisé » devenait le drapeau officiel du Québec à l'initiative de l'Assemblée Législative de la province (l'actuelle Assemblée Nationale du Québec). Détail piquant, ce drapeau aux quatre fleurs de lys (emblème de la dynastie capétienne) est adopté le jour anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI…
La croix blanche sur fond bleu est apparue sur les navires français au temps de Jacques Cartier et de François 1er. Les Québécois ont complété leurs symboles identitaires en 1977, en faisant de la Saint-Jean (24 juin) leur fête nationale.
 
Pour la petite histoire ; l'ancienne colonie française de la Nouvelle-France, annexée par l'Angleterre suite au traité de Paris du 10 février 1763, a été rebaptisée Province of Quebec par la Proclamation Royale du 7 octobre de la même année. La «Belle Province» est constituée en colonie du Bas-Canada par l'Acte constitutionnel du 10 juin 1791. Elle reprend le nom de Province de Québec à la faveur de la création de la Confédération canadienne, en 1867.
Mais cette affaire n’est pas terminée, certains (et je salue leur combat, Marie-Mance Vallée !) contestent avec des arguments intéressants la validité de cet traité. Toujours à propos de celui-ci, Voltaire, que l’on a connu mieux inspiré, a écrit au ministre Choiseul : « Je suis comme le public : j'aime mieux la paix que le Canada et je crois que la France peut être heureuse sans Québec »…C’est lui aussi qui évoquera plus tard dans Candide ces « quelques arpents de neige vers le Canada ». Comme quoi, être un illustre philosophe n’est pas tout dans la vie…

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 22:37
Beaucoup d’entre-vous ont été déçus des propos tenus par Dominique de Villepin invité par le journal « Le Soir » dans le cadre de la tournée de promotion de son nouveau livre « Le soleil noir de la puissance », premier tome d’une histoire de Napoléon.
Mon ami Jules Gheude lui a envoyé une « Lettre ouverte »,  publiée sur le site de soutien à l’ancien premier ministre et que vous pouvez également retrouver sur « Debout la Wallonie ! ».
 
Et je comprends cette déception. Mais il est important de la relativiser. Il faut savoir, en effet, que depuis le « Vive le Québec libre » du Président De Gaulle qui a confirmé la méfiance du monde anglo-saxon et de ses alliés vis-à-vis e la France, la diplomatie française s’en tient à la plus grande prudence. Le quai d’Orsay ne se prive pas d’ailleurs de la rappeler à tout ancien ministre ou dirigeant qui souhaite d’exprimer à l’étranger. Il va de soi que ça n’arrange pas la Wallons que nous sommes et qui attendent de messages clairs de la France.
Je tiens à dire qu’entre ce qui est dit officiellement et ce qui se dit en privé - et j’en parle en connaissance de cause – il y a un monde.
Oui, la France officielle s’inquiète de ce qui se passe ici. Oui, elle suit l’évolution de la situation politique interne belge de très près. Non, elle n’est pas indifférente. Simplement, elle sait que ce sera aux Wallons (et aux Bruxellois s’ils le souhaitent) à faire le premier pas dans le cadre du droit des peuples à décider de leur sort.  Simplement, elle ne peut intervenir dans les affaires intérieurs d’un Etat voisin, réputé allié et ami ( ?!) et resté créature de l’Angleterre. Imaginez, demain combien serait critiqué, vilipendé, le dirigeant français qui oserait une parole favorable à notre cause. Tous les dirigeants français doivent faire « comme si » ils croyaient encore en un avenir pour la Belgique. Nos journalistes le savent, et ils ne se privent pas de l’exploiter.
 
C’est que la France est et reste une puissance et un modèle pour le Monde. Un ministre français ne peut pas se permettre à l’étranger les propos, parfois irresponsables, d’un Louis Michel ou d’un De Gucht. La Belgique n’a que peu de poids moral dans le monde et donc ce qui est dit n’a évidemment que peu d’importance. Ce n’est pas le cas de la France.
 
Notre ami Patrick Heuschen  m’a permis de publier la dédicace que lui a dédiée Dominique de Villepin, alors ministre, lors de la parution de son ouvrage consacré aux Cent-Jours en 2002. Patrick lui ayant demandé d’y mettre une allusion à la Wallonie, il lui fit le plaisir d'écrire ceci : « A Patrick, ce temps de l'épopée où la Wallonie respire. Très cordialement »
 
A quel moment est-il sincère ? Contrairement au reste du monde, se serait-il mis subitement à croire en la Belgique ? Comprendre la logique diplomatique c’est y répondre.

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 01:09

Le cap du demi-million de billets lus sur ce blog a été dépassé hier dans la journée. Ouvert le 9 décembre 2005, il y a à peine plus de 2 ans, ce blog politique atypique et défendant un projet politique encore souvent considéré comme marginal commence à être fréquenté régulièrement. Certains billets sont même  quasiment ou intégralement copiés-collés par des sympathisants (hélas inconnus !) sur des forums ou en appui aux commentaires sur d’autres blogs. Mes propos sont également parfois cités sur des blogs aussi professionnels que celui de Mateusz Kukulka, l’incontournable Politique Show et je l’en remercie encore. 
Le dernier mois a été particulièrement faste avec 51551 billets vus et une journée record (3043) le 16 décembre. 
 
Merci à vous tous !

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 15:25

L’intérêt d’un exercice comme celui d’hier qui consiste à recomposer une chronologie cohérente consiste à se replonger dans les livres et à retrouver des informations ou des arguments auxquels on ne pense plus.
 
Il en va ainsi de l’ancienneté des relations difficiles entre les populations de parlers « thiois » et « romans ». 
 
Pour beaucoup, les « problèmes linguistiques » sont récents et inventés par quelques extrémistes de chaque bord. Et pourtant, sans qu’il y ait eu de marquage physique ou administratif, une frontière linguistique existe depuis très longtemps. Quels que soient les régimes qui se sont succédés dans nos régions.
L’église, seule structure dominante et constante depuis la fin de l’Empire romain, en a toujours perçu l’ampleur et tenu compte en structurant son organisation pour éviter les tensions. 
Ainsi que l’ont montré Maurice-A. Arnould et H. Hasquin, Philippe II, fils de Charles Quint, réorganise entre 1559 et 1561 les évêchés médiévaux qui auparavant « chevauchaient la frontière des langues ». 
A la même époque, les collèges de Jésuites sont répartis en deux provinces « pour faciliter l’administration et pour assurer la concorde et l’union sacrée ». Les Carmes et les Récollets ont adopté le même principe au XVIIème siècle, les Capucins en 1712.
On retrouve cette même préoccupation en 1781, contre un projet d’édit sur les ordres contemplatifs qui prévoyait une assemblée unique et l’élection d’un « Visiteur général ».  Le Grand Conseil de Malines - instance supérieure de justice des Pays-Bas – et les conseils de justice provinciaux  qui souhaitaient éviter « des prépondérances des maisons des provinces flamands ou wallonnes, ce qui pouvait entraîner de murmures et des dissensions ».

(Sources : L’identité wallonne, par P. Destatte, Namur 1991 – Ouvrage publié par la présidence de l’Exécutif wallon)

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 12:00

J'en ai déjà parlé, mais d'autres agissent... en France.
 
Les 23 et 24 novembre 2007,
le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a lancé, à l’issue des Rencontres de l’expérimentation sociale, le Grenelle de l’insertion.
 
Destiné à refondre les politiques d’insertion, il se tiendra fin mai 2008, à l’issue des travaux des trois groupes de travail qui seront installés en décembre autour des thèmes suivants : « Comment redéfinir les objectifs de la politique d’insertion et sa gouvernance ? », « Comment développer la mobilisation des employeurs pour l’insertion ? » et « Comment construire des parcours d’insertion adaptés ? ».
 
Chaque groupe réunira des représentants des institutions publiques (Etat, collectivités territoriales, Parlement), des organisations représentatives de salariés, des employeurs (y compris de l’insertion par l’activité économique), des travailleurs sociaux, des associations de lutte contre l’exclusion, des usagers, ainsi que des « personnalités qualifiées et personnes morales associées ».
 
Le Grenelle de l’insertion reposera également sur l’organisation de forums thématiques locaux.
Un site internet permettant d’ouvrir les débats avec le public est par ailleurs accessible. 
 
Dans son
édition 2007 de « France, portrait social », l’INSEE a révél que les années 2002 à 2005 ont coïncidé avec un ralentissement, et parfois une interruption, du mouvement de réduction des inégalités sociales constaté depuis 1996. Durant cette période, si le niveau global des inégalités est resté inchangé, le niveau de vie moyen des 10% les plus modestes a stagné chaque année, tandis que celui des 5% les plus aisés a augmenté de 1% par an.

Autres sites intéressants :
Site des Rencontres de l’expérimentation sociale

Rapport de l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale 2005-2006
Site de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale
Site de la FNARS (associations d’accueil et de réinsertion sociale)  

 

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
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- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

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