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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 07:02
L'autisme est un trouble envahissant du développement qui est caractérisé par des altérations graves du développement dans les trois domaines suivants :
1.Communication verbale et non verbale
2. Interactions sociales
3. Comportements, intérêts et activités qui sont restreints et stéréotypés.
Cette "triade autistique" apparaît avant l'âge de 3 ans.
 
Il est scandaleux qu'aujourd'hui encore, des personnes autistes ( enfants ou adultes) ne trouvent aucune place dans les structures adaptées à leur problématique. Que ce soit des classes spécialisées, des centres de jour, des services résidentiels, des halte-répit...
 
Les parents tirent obstinément la sonnette d'alarme ! Ce ne sont pas quelques dizaines de places qui manquent mais bien des centaines.
 
Les élections sont proches, ils ont décidé de lancer cette pétition sur l'Internet pour que les dirigeants politiques cessent de faire la sourde oreille. Aidez-les en la signant et en la diffusant autour de vous.
 
Merci pour eux !
 
Pour signer la pétition, cliquez sur ce lien :
http://autisite.skynetblogs.be/
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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 10:07

Intéressante, l'émission d'eddy Kaekelberghs, "Face à l'info" d'hier soir, consacrée à la démocratie dans les partis politiques.  Certes, un peu "socialo-bruxello-nombriliste", mais c'est comme ça à la RTB(f).

En dehors des cas ayant servi à illustrer le thème de l'émission, nous avons pu entendre d'intéressantes considérations générales sur le fonctionnement et et les dysfonctionnements des partis politiques. Particulièrement les propos de Paul Magnette - politologue - en début d'émission...

Ecoutez cette émission à l'adresse : http://www.rtbf.be/podcast/previsu/index.htm?th=33&key=27%2F11%2C+caekelberghs&abo=1 en cliquant sur : "Eddy CAEKELBERGHS : Face a l'Info 27/11/2006-Affaires Laanan et Bouarfa"

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 11:02
Jean-Louis Gravis est un auteur dialectal de Binche. C'est un homme charmant que j'ai eu l'occasion (trop rare !) de rencontrer. Voici une de ses rélexions.
 
DEMOCRATIE ???? 
 
Le régime féodal reposait sur un réseau de liens de dépendance entre des seigneurs et leurs vassaux, (hommes libres qui se plaçaient sous leur protection).
Qu’en est-il maintenant en ce 21 ième siècle ?
Les hommes sont toujours libres. Ils expriment leur volonté en votant pour une association de personnes (Parti politique) sensée les représenter pour défendre leur cause. Les partis politiques, ainsi appelés, sont dirigés par un chef pouvant parfois être comparé avec un seigneur d’autrefois.
Comparaison n’est pas raison ! Mais… Troublants sont les points de ressemblance entre un régime féodal et le régime démocratique tel que pratiqué en Wallonie :
 
-Le seigneur avait ses vassaux ?
-Le chef de parti a ses militants et autres partisans
 
-Le seigneur protégeait ses vassaux en distribuant terres, droits, revenus ?
-Le chef de parti, et ses lieutenants, distribuent charges et emplois aux membres de leur parti.
 
-Le seigneur avait le droit, la puissance et l’autorité sur les vassaux placés sous sa protection ?
-Le chef de parti a également des pouvoirs un « tantinet » similaire: ses vassaux (pardon ! ses partisans) étant souvent redevables au parti des charges et emplois obtenus, sont ainsi devenus ses obligés.
 
-Les seigneurs, pour augmenter leur puissance et richesse, concluaient des alliances entre eux…Sans aucune considération pour les sentiments que pouvaient éprouver des vassaux désabusés car n’ayant nullement été consultés.
-Au sein d’un parti, des représentants élus par le peuple peuvent, légalement, rejoindre après leur élection, une autre formation politique qui leur offre des avantages pécuniaires plus importants, bafouant ainsi les règles de l’éthique. Ces transfuges n’ont aucune considération pour les sentiments désabusés de leurs électeurs dupés et révoltés.
Cette façon de procéder n’étant pas condamnée par les excellences politiciennes au pouvoir, le régime wallon, dit démocratique, a du plomb dans l’aile.
Il y a un déni de démocratie pour non respect de la volonté des électeurs car, dans un régime démocratique, le peuple exerce sa souveraineté lui-même sans l’intermédiaire d’un organe représentatif, ou par représentants interposés.
 
En conclusion, on pourrait dire que la démocratie wallonne est une démocratie…Ersatz.
  
Le 09-11-06
 
Jean-Louis Gravis
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7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 18:42

Nicolas Dupont-Aignan chez Karl Zero 

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 14:32
Cet article a été censuré en Tunisie et en Egypte, pour "offense à l'Islam". Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi (qui bénéficie d'une très large audience dans le monde musulman) a en outre déclaré l'auteur de ce texte ennemi public du moment. Et ce dernier reçoit depuis des menaces de mort quotidiennes à un point tel qu’il est protégé par la police. (*)
Je me dois de soutenir cet auteur, pas forcément pour ce qu'il exprime ou de la façon qu’il l’exprime, mais pour sa liberté d'expression tout simplement. Une fois de plus, celle-ci est menacée. Résistance !
 
Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.
 
L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.
 
Comment expliquer l'interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l'argument avancé : risque de «troubles à l'ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l'affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?
 
Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l'oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l'ordre public» que le string. Il n'est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.
 
Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
 
Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.
 
Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen «d'idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.
 
Le Coran est un livre d'inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».
 
D'autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».
 
Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
 
De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l'Église.
 
Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine.
 
La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n'est pas qu'un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.
 
Cette lapidation, s'accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.
 
Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.
 
Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.
 
(*) Aux yeux de Robert Redeker, « Mahomet est donc un maître de haine ». Pour l'avoir écrit dans les pages « Débats » du Figaro, ce professeur de philosophie de la région toulousaine a déclenché une vague moyenâgeuse d'intolérance. Menacé de mort par courriels, cloué au pilori sur des forums djihadistes où figurent sa photo et son adresse, il a dû quitter son domicile et se cache aujourd'hui, protégé par la police. Membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes, fondée par Jean-Paul Sartre, Robert Redeker est, à 52 ans, un auteur prolifique, un pamphlétaire au long cours dont les « papiers » publiés dans de nombreux organes de presse ne sont pas faits pour plaire.
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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 12:50
Communiqué.

C’est à l’occasion de la Francofête, de la Journée internationale de la Francophonie et de la Semaine d’actions contre le racisme qu’Impératif français a divulgué les noms des lauréats 2005-2006 de ses célèbres prix Citron et Coco décernés annuellement. Les lauréats de l’édition 2005-2006 dans les catégories suivantes sont :

PRIX CITRON 2005-2006

Volet international

Aux dirigeants des aéroports de Liège et Charleroi en Belgique, pays membre de la Francophonie, pour les appellations anglaises de ces deux aéroports situés en Wallonie : Liege Airport et Brussels South Charleroi Airport (http://www.liegeairport.com/airport/html/frset.htm et http://www.charleroi-airport.com/)


Volet canadien

Au ministre canadien de la Défense nationale, Gordon O’Connor, pour la francophobie du ministère de la Défense nationale. Les rapports annuels de la Commissaire aux langues officielles, la traduction automatisée de mauvaise qualité vers le français du site Web du ministre, les manuels militaires unilingues anglais, le projet d’abolition de postes de conseillers linguistiques, pour n’en nommer que quelques-uns, sont des témoignages fort éloquents de la francophobie animant ce ministère canadien. (www.electoconnor.ca/ et OConnor.G@parl.gc.ca)

Pour une deuxième fois, à Bell Express Vu, pour ses pratiques de discrimination à l’endroit des francophones. Bell Express Vu refuse toujours de diffuser la station de langue française de Radio-Canada CBOFT bien qu’elle diffuse la station de langue anglaise CBOT! (na.moreau@bell.ca)

Volet québécois

Au gouvernement du Québec pour la détérioration de la situation du français au Québec selon l’indicateur du nombre de plaintes déposées à l’Office québécois de la langue française. De 2003-2004 à 2004-2005, le nombre total de plaintes dans l’ensemble du Québec est passé de 2591 à 4014, soit une augmentation de 54,9 %. En Outaouais, la situation devient carrément tragique, car pour la même période, le nombre total de plaintes a augmenté de 262,8 %.

Hydro-Québec qui, par ses pratiques de discrimination et d’exclusion linguistique, impose l’anglais comme langue de travail, privant ainsi des Québécois de leur droit de travailler et d’exercer ce droit en français.

À tous les bureaux du gouvernement du Québec et autres établissements publics du Québec qui banalisent et infériorisent la langue française, colonisent les Québécois et refusent de faire du français la langue d’usage public commune en offrant sur leur boîte vocale l’accès au message en anglais avant que le message en français ait été entièrement entendu! Rien de tel n’existe ailleurs dans le monde! (info-plaintes@oqlf.gouv.qc.ca)

Pour une deuxième année consécutive, au ministre de l’Éducation du Québec, Jean-Marc Fournier, pour avoir imposé l’enseignement de l’anglais à compter de la première année. (ministre@meq.gouv.qc.ca)

Volet outaouais

Aux autorités politiques et policières de l’Outaouais qui, par leur silence et leur inaction, se font complices du trafic identitaire et de la fraude fiscale pratiquée à grande échelle en Outaouais par de nombreux citoyens qui, bien que résidant au Québec, paient leurs impôts dans la province voisine.

PRIX COCO 2005-2006

Volet international

Au maire de Tokyo, M. Shintaro Ishihara, pour ses propos haineux à l’endroit de la langue française : « La langue française est une langue inapte au calcul. Il est tout à fait normal qu’une telle langue soit disqualifiée sur le plan international » et par la suite à l’endroit de la France : « ce pays d’irresponsables qu’est la France veut proposer ses services dans son ancienne colonie, l’Indochine, alors que l’eau de France n’est même pas buvable! C’est pour ça qu’ils boivent tous de l’eau d’Évian! »

Volet canadien

Dans la catégorie des missions diplomatiques étrangères établies au Canada, le prix Coco de cette année est décerné aux ambassades du Mexique (une destination pourtant choyée des Québécois) et du Danemark pour leurs sites Web unilingues anglais. (http://www.ambottawa.um.dk/en et http://www.embamexcan.com/)

À la capitale fédérale, Ottawa, pour la version française de son panneau de signalisation « Interdiction de se tenir debout »!!!

Volet québécois

Au Conseil des ministres du Québec pour la nomination à l’Office québécois de la langue française de l’ex-président d’Alliance Outaouais, devenu l’organisme West Quebecers, et membre fondateur d’Alliance Québec, John Trent, qui appuyait les villages et les commerçants du Pontiac et de la Basse-Gatineau dans leur résistance à la Charte de langue française et sa violation, et qui recommandait même aux États généraux sur la langue française de les récompenser en proposant au gouvernement du Québec de verser « des incitatifs fiscaux aux entreprises non francophones (sic) qui appliquent des programmes de francisation. »

Au premier ministre du Québec, Jean Charest, pour le publipostage à des milliers de résidants du Québec du dépliant uniquement en anglais intitulé « Building the Québec of tomorrow ».

Volet outaouais

À l’Office québécois de la langue française pour le retard de plus d’un an qu’il accuse dans le traitement des plaintes en provenance de l’Outaouais. (gpaquette@oqlf.gouv.qc.ca)

Au député de Hull, Roch Cholette, qui a déclaré sur les ondes de CJRC 1150 que la fraude identitaire et fiscale pratiquée à grande échelle en Outaouais par des citoyens qui résident au Québec, mais paient leurs impôts en Ontario n’était qu’une tempête dans un verre d’eau, une tentative de « faire de la boucane avec ça »! (rcholette@assnat.qc.ca)

À la direction du Cégep de l’Outaouais qui a autorisé une anglicisation plus poussée des étudiants du programme de techniques administratives. Selon Le Droit, « les professeurs du cégep glissent quelques questions en anglais dans les examens. Des lectures, des travaux et des présentations orales en anglais sont aussi exigés par les enseignants pendant la session. »

Source :

Impératif français
Recherche et communications

Tél. : (819) 684-8460
Téléc. : (819) 684-5902
Site Web : http://www.imperatif-francais.org
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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 13:58

Je reçois de nombreuses réactions, très souvent positives,  sur mes commentaires publiés ici. En voici une qui contribuera, je n'en doute pas, à nous faire réfléchir.

Claude Thayse


Lors d’une de ses conférences sur la troisième République française, Henri Guillemin en a expliqué le mystère de sa genèse. Comment, un parlement composé à une large majorité de royalistes a-t’il pu voter la république ?

C’est son premier président, Adolphe Thiers, fervent royaliste, qui en a apporté la démonstration. Il a convaincu que la démocratie parlementaire est la meilleure forme de dictature pour la défense des intérêts des «gens de biens » qu’on appelle aujourd’hui les nantis.

En effet, disait-il aux royalistes, vous croyez à tort qu’en donnant tous les pouvoirs au roi vous protégez vos intérêts et privilèges. Mais que ferez vous si ce roi se révèle un despote éclairé ? Lui ayant donné tous les pouvoirs vous ne pourrez que le renverser par la force. De plus en admettant que ce despote fasse vos intérêts, il ne tire sa légitimité de rien et n’est pas à l’abri d’un soulèvement populaire (1789, 1830,1848, 1871).

Par contre une démocratie parlementaire tire sa légitimité d’élections et donc se met à l’abri de tels soulèvements. Et votre crainte de voir des députés intègres et altruistes élus en majorité est un leurre. Vous, les nantis, pour gouverner vous n’avez pas besoin de réunir le consensus de toute la population mais simplement d’une majorité de députés gagnés à votre cause. Et vu la nature humaine, il est aisé d’en détourner un nombre suffisant de leurs idéaux originaux, pour autant qu’ils en aient eus, en les couvrant d’argent, d’honneurs et de pouvoirs.

En conclusion nous vivons bien dans la plus efficace des dictatures de l’argent, et cela n’a pas changé depuis Adolphe Thiers.

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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 19:07
Non, la France n'est ni immobile ni réfractaire aux réformes! La crise du CPE a démontré que seul un projet unificateur et dynamisateur pouvait permettre de dépasser les communautarismes. Démonstration en 20 points.
 
La France bouge
 
1 Ce pays s'ébroue, s'agite, bouillonne, se soulève. - Et quelles conclusions les observateurs, tenants de: la pensée unique, en tirent-ils? Que la France est immobile. Qu'est-ce qu'une mer déchaînée? Une mer d'huile! « Il faut tout changer », hurlent les manifestants. Et qu'en déduisent les éditorialistes? Qu'ils exigent le maintien des statu quo. Schizophrénie totale. L'art du déni poussé jusqu'à la quasi-folie. Rarement les jeunes se sont autant, y compris de bon matin, mobilisés, rarement on les aura autant traités de fainéants et de flemmards. Ils veulent du travail, on comprend qu'ils le fuient. Braver la police et les casseurs? Manque de courage! Mettre en danger son année scolaire et mordre sur les vacances pour tenter de rattraper? Refus de remettre en question des acquis! L'aspiration à l'avènement d'une autre société, plus novatrice, plus juste, plus solidaire, plus humaine? Conservatisme ! Déclenchement d'une dynamique de contestation de l'ordre existant au nom d'un imaginaire idéalisé? Frilosité réactionnaire ! Ici on crie « transformez-nous ce système! ». Et, là, on comprend, ou plutôt on veut comprendre: « Nous refusons les réformes! »
 
Et qui, d'une même voix, obsessionnellement, comme pour s'en griser, chevrote jusqu'à plus soif de tels contresens? Une cohorte de « vieux chnoques », comme on dit, qui s'agrippent à leur fauteuil de « décideurs », dans les médias, la politique, la finance ou l'économie, refusent de passer la main, paniquent à l'idée qu'on pourrait, en quoi que ce soit, modifier l'organisation sociale dont ils sont devenus les nouveaux aristocrates, et refusent, en conséquence, toutes les réformes qui risqueraient de favoriser une telle transformation et de changer le cours des choses.
 
A cet égard, si la révolte anti-CPE nous a beaucoup appris, c'est surtout sur la caste dominante, qui s'est largement dévoilée ou démasquée à cette occasion - jusqu'à exprimer, elle qui brandissait à toute occasion l'étendard de la modernité et du « mouvement », une haine viscérale des jeunes qu'on ne soupçonnait pas. Surtout, cette oligarchie monopolisatrice, intellectuellement déstabilisée, a fini par pousser jusqu'à l'absurdité totale sa tendance au masochisme. Que nous a-t-elle seriné, mouliné même, en effet, tout au long des événements? Que, décidément, on ne peut rien changer en France, qu'aucune réforme n'est possible, jamais, ce pourquoi notre pays, définitivement ringard et refermé sur lui-même, comme coupé du monde, se contente de confire dans son immobilisme total. Or, ces gens-là gouvernent, et ont beaucoup gouverné. Ils détiennent, à tous les niveaux, presque tous les pouvoirs, politiques, économiques, financiers, médiatiques, d'influence. Donc, ce qu'ils nous disent, c'est qu'ils ne servent strictement à rien, que, même aux affaires pendant des décennies, ils n'ont rien pu modifier, réformer, transformer, que tout est resté en l'état, qu'ils sont donc inutiles et, tout compte fait, complètement nuls.
 
En l'occurrence, ils se calomnient gravement. Car c'est faux. La vérité est exactement inverse: jamais la France ne s'était autant transformée, modifiée, métamorphosée même, que durant ces vingt dernières années. Qu'on y songe: tout le système financier et bancaire privatisé, même le Crédit lyonnais, toutes les industries en situation de concurrence, de Thomson à Rhône-Poulenc en passant par Alcatel. privatisées, y compris la métallurgie, y compris la Régie Renault, y compris le nucléaire et le pétrole, même les autoroutes, le téléphone, Gaz de France, en partie l'électricité. Flexibilisation généralisée, développement de l'intérim, des stages, des CDD, 75 % des jeunes embauchés en emploi précaire, suppression de l'autorisation administrative de licenciement, donc démantèlement du modèle social français axé sur la stabilité et la protection. Vaste déréglementation. Structuration du système fiscal au profit des entreprises, renversement du processus de répartition de la richesse nationale au détriment des salaires, développement des stock-options et passage à l'euro, réforme des retraites, de la Sécurité sociale (deux fois), 50 réformes de l'école, plus d'une par an, 35 heures, CSG, RMI, SRU, CMU, Pacs, loi Auroux, suppression du service militaire, quinquennat, etc. La France d'aujourd'hui n'a plus aucun rapport avec la France d'hier. Alors?
 
Alors, c'est clair: on nous avait affirmé que cette vaste entreprise de libéralisation et de dérégulation, d'ouverture au monde, parfois nécessaire, bénéfique et positive, libérerait les énergies, doperait la croissance, démultiplierait les emplois, permettrait de combler les déficits et la dette. Le résultat a été exactement l'inverse. Donc, pour ne pas regarder cette pénible réalité en face, les initiateurs de cette radicale transformation finissent par nier qu'il y ait eu le moindre changement. Immobilisme, vous dis-je. Forcément. Aucune réforme! Statu quo! On s'est totalement trompés? Non. On n'a rien fait! La société qu'on a construite est devenue insupportable? Non, c'est la France qui est nulle, ce sont les Français qui sont des veaux, ce sont les jeunes qui sont lamentables. Mépris de soi, haine de son propre peuple.
 
Jamais ce phénomène de dénégation autocalomniatrice de soi ne se manifesta aussi spectaculairement qu'à l'occasion de cette crise du CPE.
C'est sans doute la première leçon qu'il convient de tirer de cette révolte victorieuse. Il y en a d’autres.
 
Le CPE prétexte
 
2 Le contrat première embauche n'était pas l'abomination de l'abomination, ce n'était pas une loi esclavagiste, Dominique de Villepin, aujourd'hui lynché sans pudeur, était sans doute sincère quand il le présenta comme une réponse au problème de l'emploi des jeunes. Mais, au creux d'un processus où l'on ne baptise « réforme» que ce qui s'apparente à un retour en arrière, à une rature d'acquis, la possibilité offerte à l'employeur de licencier qui il veut quand il veut pendant deux ans, sans être même obligé de motiver la rupture de contrat, est apparue comme la régression de trop.
 
En témoigne le fait que 60 % environ des Français se sont prononcés, selon les sondages, en faveur d'une abrogation du CPE, ce qui correspond en gros aux 60 % qui, selon une enquête CSA pour Libération, rejettent la forme actuelle du capitalisme. Donc, ça devait arriver. C'est arrivé. En conséquence, c'est le processus régressif lui-même qui vient de se heurter à un mur. En tirera-t-on les conclusions?
 
Le front de la victoire
 
3 Pour la première fois depuis trente-huit ans s'est constitué un large front intégrant tous les syndicats de salariés et de cadres, les principales organisations étudiantes et lycéennes, une partie des parents d'élèves et du corps enseignant. Cette alliance s'est révélée quasi invincible.
 
On imagine alors, dans la perspective d'une remise en question du type de société que génère la logique néolibérale et en réaction au rejet de la nouvelle « aristocratie » qu'elle produit, ce que représenterait le même front élargi à une grande partie de la paysannerie, des classes moyennes indépendantes, des artisans, commerçants et petits entrepreneurs libres, victimes, s'il en est, de cette logique néo--capitalistique globale qui tend à les asservir ou à les éradiquer.
 
Notons, en outre, que la rapidité avec laquelle est intervenu, après le retrait du CPE, l'arrêt des combats a contribué à souligner l'influence et la responsabilité des organisations qui fédèrent les combattants.
 
Une génération qui apprend
 
4 En faisant l’expérience de l’action collective et citoyenne, une nouvelle génération s’est mise en situation de bousculer le système politique sclérosé et de constituer une relève politique et militante, en particulier à gauche et peut-être au centre.
 
Un projet pour rassembler
 
5 La force des mobilisations a démontré que seul un projet unificateur et dynamisateur pouvait permettre, grâce à la propulsion du « tous ensemble », de dépasser les tendances communautaristes à la tribalisation et à la balkanisation de notre société!
 
Un mouvement à mesurer
 
6 Pour autant, fut-il victorieux, il ne faut pas mythifier le mouvement auquel nous venons d'assister. Comme en 1995, il s'agit, en grande partie, d'une révolte par procuration, les adultes et les parents faisant des jeunes les médiateurs de leur propre colère ou de leur propre malaise. Ainsi les deux journées de grève se sont-elles soldées par de relatifs échecs, surtout dans le secteur public, et les salariés de plus de 28 ans ne représentèrent qu'un peu moins de la moitié des participants aux cortèges les plus massifs (et cela alors que les principales victimes du CPE eussent été des salariés de plus de 30 ans à qui l'on aurait systématiquement préféré des jeunes en première embauche).
 
En outre, on peut se poser la question: aussi puissante fût-elle, la révolte aurait-elle aussi totalement triomphé si la droite était restée unie autour du gouvernement, alors que les révoltés ont reçu le renfort «objectif» à la fois de l'UDF et des sarkozystes de l'UMP ? Outre Ségolène Royal, d'ailleurs (par effet de compensation), c'est Sarkozy qui est sorti le plus évidemment renforcé de l'épreuve.
 
Des élites pas concernées
 
7 Il ne faut pas négliger l’importance du secteur étudiant qui est resté totalement extérieur au mouvement, d'autant qu'il représente exactement celui qui constituera les futures élites de la société néo-libérale (facs de management, écoles de commerce, droit, médecine, grandes éco-les). On remarquera, au demeurant, que certaines de ces facultés n'invitent à leurs débats et conférences internes que des représentants émérites de la pensée unique. Ceci explique cela!
 
Un arnarcho-gauchisme qui resurgit
 
8 La résurgence, au sein du mouvement lycéen et étudiant, d'un courant anarcho-gauchiste assez fort pour prendre l'ascendant dans de nombreuses assemblées générales et, surtout, pour imposer une partie de ses orientations à la « coordination » est, à terme, préoccupante. La droite réactionnaire, qui s'en réjouit, a d'autant plus de raisons de s'en servir comme repoussoir, et donc de s'en faire, comme d'habitude, un allié objectif inconscient que la gauche républicaine s'est révélée incapable de prendre la dimension du phénomène, d'en analyser la nature et d'en repérer les causes. Quand, par démagogie, elle ne l'a pas flatté!
 
L'échec du jusqu'au-boutisme
 
9 Cependant, l’échec total des tentatives de continuation aventuristes et d'élargissement sans limites du mouvement a montré les limites de l'activisme d'ultragauche et souligne la maturité des « jeunes en lutte ». En revanche, l'omniprésence des slogans qui déclinent le concept de « résistance» témoigne de la lourdeur de tendances purement défensives et de la difficulté à formuler un projet offensif projeté sur l'avenir.
 
Des casseurs fascisants
 
10 Le phénomène des « casseurs » venus des cités (qui n'a rien à voir avec l'ultragauchisme) indique, ou confirme, la naissant et Ie développement, en marge de la révolte juvénile, d'une orientation asociale et délinquante, volontiers raciste, radicalement hostile aux organisations syndicales et à l'action collective, qui, loin d'exprimer confusément un discours politique repérable, comme certains sociologues d'extrême gauche tentent de l'expliquer, s'apparente à la dérive qui a grossi, dans les années 30, les rangs des organisations fascisantes.
 
Une droite radicalisée
 
11 C’est peut-être à droite que l’effet « radicalisateur » été le plus visible. Il ne faut surtout pas l'oublier: jusqu'au bout, plus de 60 % de l'électorat UMP a estimé qu'il ne fallait absolument rien céder et que le droit de licencier un jeune, sans même formuler le moindre motif, allait tout à fait dans le bon sens! Les mêmes étaient favorables à un sous-Smic jeune! Relent d'esclavagisme?
 
Cent pour cent des lettres publiées dans le Figaro exprimaient un rejet total, et souvent haineux, du mouvement des jeunes et de l'action des syndicats en général, fussent-ils modérés ou réformistes. « Des énergumènes braillards créent une véritable chienlit, encouragés par les syndicats professionnels », écrit Grégoire Pilat, de Boulogne. En l'occurrence, il a suffi que la CFDT et la CGC participent à un mouvement social pour que l'opprobre remplace l'indulgence dont on feignait, jusqu'ici, à droite, de les faire bénéficier.
 
Ce qu'on a lu, largement, pendant trois semaines, ici et là, ce sont des diatribes qui, recyclant toute la vieille thématique chère à la droite des années 30, renouaient même avec l'archéodiscours antizazou d'avant--guerre, mais aussi avec le masochisme anti-national de la même époque que résumait l'increvable expression: « Pauvre France!» Pétainisme pas mort !
 
En fait, ce qui est apparu, c'est qu'une large fraction, sans doute majoritaire, de la droite UMP campe, en fait, sur des positions proches de celles de Philippe de Villiers.
 
Il ne faut cependant pas se le dissimuler: si la révolte anti-CPE a été puissante et victorieuse, le rejet des « désordres de rue », des occupations de facs, des violences ponctuelles, des manifestations extrémistes a mobilisé, au moins en creux, une très importante minorité silencieuse qu'il serait dangereux d'ignorer ou de mépriser, cette France-là, qui se recroqueville, n'étant pas moins légitime que l'autre, qui s'ébroue.
 
Des médias alignés
 
12 La façon dont Nicolas Sarkozy, le lendemain de l'allocution télévisée de Jacques Chirac, a réalisé son «putsch médiatique» - selon l'expression de Jean-Louis Debré -, en dictant quasiment à la presse quotidienne les articles qu'il désirait y lire, restera une première et témoigne de l'extraordinaire emprise du président de l'UMP sur les médias. (Tous les grands patrons qui dominent le domaine de l'information dissimulent d'ailleurs à peine qu'ils se sont mis à son service !)
 
Mais la tendance à un discours médiatique uniforme va plus loin et pratiquement tous les articles publiés dans la grande presse internationale, d'El Pais de Madrid à la Presse de Montréal en passant naturellement par le Wall Street Journal (dont les articles concernant la France ont été complaisamment relayés par une AFP en voie, elle aussi, de sarkozysation), ont été construits exactement sur le même modèle, coulés dans le même moule. La révolte anti-CPE décrite comme un « mouvement ringard et conservateur de refus de la réforme et de la modernité mondialisatrice ».
 
L'histoire retiendra, sans doute, que l'amorce avant-gardiste du vaste soulèvement antinéolibéral de libération, refondateur et novateur, qui va balayer le monde dans les années qui viennent, a été interprétée, par une aristocratie enfermée dans sa bulle, coupée de la réalité, comme une vulgaire et méprisable réaction d'arrière-garde! La rhétorique dominante peut se résumer ainsi: « surtout ne pas inventer, ne pas innover, ne pas imaginer, mais s'aligner, s'aligner, s'aligner».
 
Et, d'ailleurs, même les très rares journaux qui ont accompagné le mouvement de révolte anti-CPE, tel Libération, ont moins posé la question de la société que taper à bras raccourcis sur Dominique de Villepin devenu, utile bouc émissaire.
 
Des journalistes rejetés
 
13 Il résulte de ce qui précède que le rejet du pouvoir médiatique qui se manifesta si fortement lors du référendum européen a pris encore un peu plus d'ampleur cette fois-ci, les casseurs s'attaquant en priorité aux journalistes et la « coordination» étudiante leur interdisant l'accès à ses délibérations.
 
Privilèges contre acquis
 
14 L’évidence quotidiennement renouvelée, que ceux d'en haut ne cessent de renforcer leurs privilèges, de se gaver en quelque sorte, tandis qu'on exige des moins favorisés qu'ils renoncent à leurs acquis, a incontestablement dopé la rébellion sociale. Et aussi le fait que la seule évocation de cette évidence, bien qu'elle crève les yeux de tous, se heurte aussitôt, de la part des dominants, à l'accusation quasi stalinienne de « populisme» et de « démagogie ».
 
On n'échappera pas, en fait, si l'on veut faire avancer les réformes et poser la question des acquis, à une nouvelle nuit du 4 août qui obligera toutes les catégories de la population, sans exclusive, à mettre leurs vrais privilèges sur la table.
 
Des institutions obsolètes
 
15 Outre Dominique de Villepin, ce sont les institutions de la Vème République qui s'avèrent être les principales victimes de la secousse. Elles sont apparues totalement obsolètes, au point que la solution de la crise a été confiée, non au gouvernement, non au président de la République, non à l'Assemblée nationale, mais au parti unique de la droite qui, devenant une sorte de mini-Parlement, s'est substitué seul à toutes ces institutions légales.
 
Au demeurant, comment prendre au sérieux des députés qui votent, presque à l'unanimité, une loi qu'ils avaient adoptée, également à l'unanimité, et après avoir repoussé tous les amendements qui tendaient à l'humaniser? Et cela, pour la deuxième fois, après la loi de réhabilitation du colonialisme!
 
Comment ne pas conforter, de la sorte, l'idée que la rue est plus légitime que cette caricature de démocratie? En conséquence, le fossé (pour ne pas dire le précipice) qui sépare l'opinion et les institutions politiques légitimes s'est encore creusé. On imagine la réaction des électeurs à l'affirmation répétée par Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, qui se haïssent à un point jamais atteint, et placent cette exécration mutuelle au-dessus des intérêts de leur camp et de leur pays, selon laquelle « la droite n'a jamais été aussi unie et solidaire ».
 
Le tour de passe-passe sarkosyste
 
16 A moins que ses derniers partisans sortent de l’UMP pour ressusciter le RPR, le néogaullisme est mort, asphyxié par le sarkozysme.
 
Ce dernier a fait lui-même dire (et il a été naturellement entendu) qu'il avait pressenti, forcément le premier, l'impasse dans laquelle s'était fourvoyé le gouvernement. Or, c'est lui qui, également le premier, proposa une remise en question de type CPE du contrat de travail traditionnel, affirmant ensuite, quand Villepin sortit le CPE de son chapeau, qu'il en avait eu l'idée avant lui et fit voter le parti dont il est le chef en sa faveur. Chapeau, l'artiste!
 
La gauche à la traîne
 
17 La gauche a accompagné la révolte et, surtout, a transcendé le clivage qui la minait entre gauche du oui et gauche du non, mais à aucun moment elle n'a donné l'impression qu'elle était capable de la dominer, de la gérer, de l'orienter, de la réguler ou même de l'analyser. La seule initiative qu'elle a prise fut d'associer la LCR trotskiste à son « front de rejet» plutôt que de s'ouvrir en direction du centre d'opposition. Il n'est donc pas totalement certain qu'elle profitera autant qu'elle le croit du fiasco du pouvoir chiraco-villepiniste.
 
Retour de la CFDT
 
18 Enfin réhabilitée, la CFDT de François Chérèque est rentrée dans le jeu, cette fois-ci, en position de force.
 
La droite universitaire KO
 
19 La droite étudiante et universitaire (UNI et autres), dont les tentatives de contre-manifestations se sont soldées par de quasi-fiasco, a subi un grave échec.
 
Et encore Ségolène
 
20 Paradoxalement, la radicalisation aux deux bouts de la société renforce intellectuellement la position de François Bayrou, mais politiquement celle de Ségolène Royal.
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Une génération s’empare de la politique
 
Parole, ils n'oublieront pas. Ces semaines de grève, ces manifs, ces AG, ces slogans, cette victoire... non, ils n'oublieront pas. « Avec ce mouvement, j'ai appris qu'on pouvait se battre. J'ai découvert que l'Assemblée générale représente ce que j'entends par démocratie. On peut y exprimer ses idées et la majorité décide», raconte Arnaud, 20 ans, en première année d'histoire à la fac de lettres du Mirail à Toulouse. Ronnie, 20 ans, originaire de l'île Maurice et étudiant en lettres, approuve: « Cette expérience m'a donné l'envie de me battre pour la liberté d'expression dans mon pays. Avant tout ce mouvement, je n'étais pas intéressé par la politique.» Un tel bilan n'étonne guère Stéphane Sirot, auteur de la Grève en France (Odile Jacob). « Chaque moment de crise a donné lieu à la politisation des générations qui y ont participé, analyse-t-il. Cela ne donne pas forcément des vagues d'adhésions, mais on voit des gens sauter le pas. » Ce que, du haut de ses huit semaines militantes, Arnaud confirme: « Bien sûr, je m'intéresserai à la présidentielle. Mais attention: désormais, pour être crédible à mes yeux, un programme devra avoir été décidé collectivement. » Point de salut, donc, sans action collective: « J'ai compris, analyse Mathieu, 22 ans, que sortir dans la rue exige une préparation. Pour réussir une action, il faut avoir effectué des repérages, savoir garder le secret de l'info et choisir le bon jour, le bon lieu et la bonne date pour qu'elle soit bien médiatisée.» Charlotte, 21 ans, étudiante en première année d'arts plastiques, a elle aussi retenu les leçons: « J'ai appris à travailler avec les autres, à argumenter, à comprendre les médias. Maintenant, je sais que l'on peut mettre nos compétences au service du travail militant, de la logistique. » Tant de sagesse n'étonne pas non plus Stéphane Sirot : « Le mouvement contre le CPE a une caractéristique: à la différence de 1968, il a été mené par des étudiants qui sont aussi très souvent des salariés, qui connaissent le monde du travail. D'où une grande responsabilité de leur part. Cela explique pourquoi, une fois la suppression du CPE acquise, le mouvement s'arrête. » 2006 n'est définitivement pas 1968.
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Les syndicats ont pris goût à la victoire !
 
Ce ne sera jamais plus comme avant! » Le syndicaliste qui se prend à rêver tout éveillé est tout sauf un illuminé. Jacky Dintinger, porte-parole de la très chrétienne CFTC, est l'image même du syndicaliste réformiste et responsable. Mais la victoire sur le CPE lui a donné des ailes, comme à tous les autres dirigeants du mouvement social, qui ont pris goût au combat. Ainsi, des commentateurs avaient prédit que la CFDT abandonnerait l'objectif de mettre fin au CNE, le CPE pour les entreprises de moins de 20 salariés. Raté. Dans Libération, François Chérèque réaffirme son intention d'obtenir le démantèlement du contrat chéri des petits patrons de la CGPME et des grands du Medef. Avec le combat du CPE, la CGT a appris, en outre, que la patience est bonne conseillère. « Si nous n'exigeons pas l'abrogation immédiate du CPE, c'est que depuis huit mois des salariés travaillent sous ce contrat, explique Maryse Dumas, et nous ne voulons pas avoir l'air de demander qu'on les mette à la rue. »Mais la CGT, comme la CFDT, attend le gouvernement et les employeurs au tournant. Villepin a promis des discussions sur « la sécurisation des parcours professionnels », Laurence Parisot a appelé les partenaires sociaux à évoquer « toutes les flexibilités et toutes les précarités ». « Comment éviteront-ils de mettre le CPE dans la balance? » explique-t-on à la CFDT. Pour l'heure, les syndicalistes savent qu'ils ont du temps devant eux : « Ni le gouvernement ni le patronat ne veulent discuter à chaud, explique la CGT, on attend toujours les lettres d'invitation de Matignon et du Medef. »Avec les patrons, le débat pourrait être chaud: en souhaitant calquer le droit du licenciement sur celui « du divorce par consentement mutuel », Laurence Parisot a commis une faute de goût. En attendant, les syndicats devront tenter de formuler des propositions positives sur l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes. Des questions qui les divisent autant que la sauvegarde du code du travailles rapprochait. « Mais on a appris à se parler, à se faire confiance », jure-t-on de tous côtés. La CGT espère arriver à formuler deux ou trois propositions communes aux cinq centrales « représentatives» (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC). Là aussi, la leçon du CPE : quelques objectifs forts et réellement partagés plutôt qu'une plate-forme fourre-tout. Reste que le temps qui passe est un véritable piège pour les directions syndicales, qui savent que les germes de la division, maladie chronique du syndicalisme français, sont toujours présents. Pour le 1er Mai prochain, rendez-vous social, il n'y aura sans doute pas d'appel commun au niveau national. Dommage.
 
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