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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 12:05
Décidément, le PS de Di Rupo continue à montrer le peu de cas qu’il fait de la Wallonie. A peine installé, voici que Paul Magnette, quitte le gouvernement wallon pour le fédéral. Le PS manquerait-il tellement d’hommes (et de femmes !) de qualité. Ou alors le président ne leur fait-il pas confiance ?
  
Fameux renfort en tous cas pour les partis politiques francophones qui vont devoir négocier au fédéral que cette sommité politique, brillant politologue reconnu mondialement, qui a déclaré – si mes souvenirs sont bons – dans les pages de Vers l’Avenir en complément de la fameuse phrase de Rudy Demotte « on n’a pas vu les Flamands venir… » : « on a cru que lors de l’éclatement de la Volksunie, c’en était fini du nationalisme flamand… ».
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 12:14

Je reviens sur ces propos étonnants, pour ne pas dire plus de David Coppi dans « Le Soir » d’hier 13 décembre : « A la manœuvre, Guy Verhofstadt souffre. Premier en affaires courantes en mission d’« informateur » depuis dix jours, il est tenu pourtant à une obligation de résultat. (…)Il est le dernier recours. Si Guy Verhofstadt n’y arrive pas ? Ce sera les élections. Un scénario-catastrophe ».
 
Voilà qui est vraiment nouveau !
Depuis quand les élections seraient-elles une catastrophe dans une démocratie? 
 
Alors qu’on vante avec emphase le « bon sens des belges ». Alors qu’on n’arrête pas de dire que « la majorité des Flamands sont attachés à la Belgique », pourquoi donc craindre des élections ?
 
A moins que les élections, exercice réel de démocratie, ne risquent de tuer la Belgique, ou en tous cas lui donner le coup de grâce… N’aurait-on plus confiance dans les électeurs ? Le régime se méfierait-il des citoyens ? Est-ce l’aveu que la Belgique n'est pas une nation ? Déjà qu’il n’y a pas de peuple belge…

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 11:03

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les règlements de compte par médias interposés, ça devient ridicule.
 
Les présidents de partis,
même ceux qui n’ont pas d’élus, se querellent avec une profonde hypocrisie pour masquer la réalité : Ils ne savent que faire face à un mouvement flamand qui sait, lui, où il va.
Cette guéguerre des partis pourrait nous réjouir si elle n’était terriblement dommageable à ceux qui comptent pour nous : les Wallonnes et les Wallons !
Et pourtant, l’Histoire nous l’a enseigné, la France a vécu ça jusqu’en 1958, ce n’est pas dans ce contexte qu’on entendra les vrais discours mobilisateurs, les slogans entraînant, les idées d'avenir…
 
Un mot pour décrire ce grand carnaval permanent ou la bataille de bac à sable pour adultes retournés à l'enfance ? Pour décrire ces gesticulations sont pathétiques et passablement ridicules ? Minable !

Une analyse complémentaire sur le blog de Charles Bricman

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 13:33
Ou des bluffeurs... 
 

Rien de vraiment surprenant, la presse « francophone » subsidiée a sauté à pieds joints sur l’aubaine. Verhofstadt est l’homme d’Etat qu’il nous fallait. Il va tout sauver ! Pour faire bonne mesure la RTB(f) invite Mark Eyskens qui fort subtilement aligne les sophismes et rassure les malheureux électeurs désemparés que nous sommes sensés êtres.

 

Qu’entendons nous ? Il faut tout mettre à plat, se baser sur l’économique, examiner froidement les avantages et inconvénients de tout ce qui existe t a été mis en place depuis que la Belgique existe. Et puis faire les bons choix... Rien que çà ! 

 

Soyons clair ! L'arrivée de Verhofstadt permet surtout de faire retomber la pression et de faire diversion vis-à-vis des citoyens, excédé à juste titre, en lui donnant enfin l'impression qu'on va s'occuper de ses problèmes immédiats (en fait et au mieux, on activera quelques mesurettes en terme de pouvoir d'achat, mais rien de structurel ni de conséquent). Pour mémoire, c’est lui qui par sa politique de mise au frigo des revendications flamandes a permis de pourrir la situation. 

 

Soyons clair ! Les propos de Marc Eyskens sont de la poudre aux yeux. La « science socio-économique » n’est pas une science exacte, loin de là. Aucun choix technique dicté par l’économie n’est exempt de choix politique. Ce que font Eyskens ou encore Maingain (avec sa délirante proposition de fusion des provinces wallonnes et flamandes avec Bruxelles sous prétexte d’Hinterland économique),   c’est prendre la science pour alibi à des arrières pensées politiques de vassalisation de la Wallonie. C’est tromper.

 

Les économistes, c’est leur métier, peuvent décrire ou analyser les choses en fonction de critères. Sortir de cette approche, c’est le rôle du politique. Notre rôle à tous.

 

Méfions nous des experts. Un humoriste anglo-saxon dont j’ai oublié le nom a dit fort justement un jour : « les économistes ont remplacé les astrologues auprès des dirigeants avec exactement les mêmes résultats. Ils sont tout aussi incapables de prédire l’avenir, mais ont tout autant d’excellentes raisons pour expliquer, à posteriori, pourquoi la réalité n’a pas été conforme aux prédictions ! » 

 

Que les derniers partisans de la Belgique ne se leurrent pas, le problème dans cette crise ce n'est pas les personnes, les compétences des uns ou les incompétences prétendues des autres. Non, si on ne parvient pas à former un gouvernement, c'est parce que aucun terrain d'entente n'existe sur des problèmes de fond, aucune marge de négociation n'est possible entre Flamands, Wallons et Bruxellois francophones. (Comme le disait Milquet au « Vif », « L’avenir de la Belgique tient à une virgule, à une crise de nerfs, à rien du tout ». « Verhofstadt ne roulera évidemment que pour lui-même... Fort de ce vieux principe bien connu de toutes les religions : « Charité bien ordonnée commence par soi-même ! » C’est lui qui fera avaler la « cuiller de sucre » promise en son temps par un des négociateurs flamands… à moins que… de la vaseline… ? 

 
Cette crise va durer. Les hommes politiques de Wallonie et de Bruxelles continuent à prendre des positions comme celles d'avant la crise. Qu’ils n’ont pas vu venir… Et ce n’est pas la Commission Arena « Wallonie-Bruxelles » qui va changer les choses. Je vous invite à lire le coup de gueule de Jean-Yves Huwart sur son blog. 

 

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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 13:09
Une crise vraiment inattendue ?
 
 
 
Mon ami Jules Gheude a déjà réagi, et fort bien.
 

Mais je reviens sur les propos incroyables de Rudy Demotte :  «  On savait qu'il y avait une montée du nationalisme en Flandre, mais on n'en a pas mesuré l'ampleur. Les éléments présents, les indices n'étaient pas assez nombreux ni pour le grand public, ni pour les académiques, ni pour les hommes politiques. En fait, on n'a pas vraiment cru aux résolutions flamandes ». (*)

 

Or, il est évident pour tous les observateurs conscients – curieusement concentrés au sein du Mouvement wallon et considérés comme de dangereux utopistes, farfelus au mieux Cassandre ou séparatistes au pire – que la pression Flamande fait partie d’un Projet National. Projet tracé et ordonné dans le temps de la manière suivante :
- reconnaissance et unification d’une langue, qui s'est construite une spécificité propre ;
- identification d'un patrimoine culturel commun et des signes qui permettent à chacun de ses citoyens de le reconnaître (langue, hymne, drapeau, etc…);
- reconnaissance d’une entité politique distincte, et fixation d’un territoire définitif qui lui correspond. (Il reste quelques points à finaliser)

 

Ce projet est celui d’une Nation qui se constitue, quelque soit la validité que l’on puisse lui accorder par ailleurs. Il ne revêtait qu’une valeur formelle, tant que l’autonomie économique ne l’accompagnait pas. Cette partie de la construction est aujourd’hui achevée. En effet, actuellement le pouvoir économique de Flandre, relayé par une expression politique multiforme, en symbiose sur l'essentiel. Les forces vives de la Flandre sont en phase de réaliser l’ultime étape : l’indépendance.

 

Le prétexte reste à trouver : la phase du harcèlement est dépassée. Ce coup de force, la Flandre attend que la Wallonie lui en suggère ou lui fournisse les moyens.
- par son refus dune modification d’ordre constitutionnel ;
- par une ou plusieurs provocations délibérées que la Flandre elle-même orchestrerait, violant les règles du jeu Fédéral (une poursuite du dossier de scission BHV) ;

 
L'ignorance coupable de Demotte (d’une efficacité comptable par ailleurs, il suffit de voir comment il a réduit le budget des dépenses de Santé… Mais est-ce là tout ce qu’on attend d’un homme politique ?) est partie intégrante de l'idéologie du PS de l’époque Di Rupo (1999-2007).  Leur seule tactique est de maintenir l'unité belge autour de « Sa Majesté le Roi ». Ils ne voient dans la Wallonie rien qui leur ressemble, ni pratiquement, ni juridiquement, ni historiquement. Ils considèrent les Wallons comme un peuple sans passé et sans avenir, et sont donc incapables de lui proposer un destin, un choix, une perspective. Leur objectif ? Voir la Wallonie
 

s’enfoncer tout doucement, imperceptiblement dans une sorte de sommeil hypnotique bercé de quelques mantras lénifiants.

 

A nous de leur dire que nous sommes à même de nous assumer. Il reste une année et demie avant les élections. Je rejoins pleinement l’appel du « Groupe Liège-France » et ceux d’autres, qui m’ont contactés, nombreux ces derniers temps, pour mettre sur pied un véritable rassemblement de tous les rattachistes indépendants ou présents dans les mouvements et différentes formations politiques.

 

Dépassons la multiplication de chapelles et les cultes de la personnalité. Nous sommes plus nombreux que nous ne le pensons et notre cause est celle de tous.

 

(*) Voir aussi l’excellente analyse de D. Legrain sur Namur Direct
Et la petite vidéo humoristique qu’il a dédiée à l’absence de référence à la Wallonie et son apparente inexistence dans cette crise.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 18:08

L’excellente revue « Diagnostic » du « Groupe d’étude et de Réforme de la fonction administrative », en abrégé GERFA, publie dans son numéro de novembre un article qui confirme certains de mes billets - parfois anciens – sur la sous-estimation des taux de chômage en Flandre et le choix de mesures fédérales systématiquement plus favorables à la Flandre en matière de lutte contre le chômage.
 
L’analyse du GERFA met ainsi en évidence le nombre important de chômeurs non demandeurs d’emploi (âgés et dispensés, prépensionnés, dispensés pour raisons familiales ou sociale) qui ne sont pas pris en considération alors qu’ils sont bel et bien indemnisés comme chômeurs complets. L’article cite Rudy Aernoudt (un mauvais Flamand sans doute !) qui déclare que « seule une personne de plus de 50 ans sur cinq est en activité en Flandre »… Globalement, le taux de chômage flamand est ainsi calculé sur 48,6 % des chômeurs indemnisés, les 51,4 % restant étant des non-demandeurs d’emploi.
 
Deux exemples parlants : le meilleur arrondissement flamand, celui de Tielt affiche un taux de chômage 5calculé par le VDAB) de 2.36 % et a un chômage caché de… 65.2 % ! Si on applique la même méthode de calcul au meilleur arrondissement wallon, celui d’Arlon où le taux de chômage officiel (calculé par le FOREM) est de 9,9 %, ce taux passerait à moins de 3,5 % ! 

Voilà à quoi tient la réputation de la bonne gouvernance flamande. Facile dans ces conditions de se poser en donneurs de leçons.

Sans compter, l’article n’en parle pas, des emplois volés aux chômeurs, surtout bruxellois mais pas seulement, par l’obligation de services bilingues – souvent inutiles – concentrés à Bruxelles et dans les Services publics (anciennement ministères) fédéraux. Si vous ne me croyez pas, entrez donc dans un bureau de poste ou une agence bancaire à Bruxelles !

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 12:24
L’analyse lucide « Le crépuscule des Belges ? » de Jean Quatremer (la seule hélas !) sauve le numéro spécial de Libé consacré à la « Belgique en crise ». Alain Duhamel essaye bien d’élever un peu le débat en élargissant la réflexion au communautarisme qui gangrène l’Europe.
Mais pour le reste, les journalistes accueillis (et cornaqués ?) dans les locaux de… la Libre Belgique ne sont pas sortis des clichés ultra-classiques. Ils ont même trouvé les rares couples mixtes qui se disent heureux…
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 09:18

Décidément, Luc Delfosse, le Rédacteur en Chef adjoint du Soir semble bien être complètement dégrisé. Je vous invite à lire cet éditorial publié hier.

Deux extraits :
« Si, comme on peut le craindre, la marche unitaire est majoritairement francophone ;
si elle n'entraîne dans son sillage que quelques cohortes de « Flamands de service » ;
si, une fois encore, elle n'épouse pas exactement le profil sociologique de la Belgique, il faudra que chacun – à commencer par les manifestants – se rende à cette évidence : le Nord et le Sud de ce pays n'ont décidément plus la même conception du mot « Belgique ». Ni la même vision du vivre ensemble.
Cette manifestation généreuse risque donc de tourner à cette douloureuse évidence : sous un toit commun, le couple belgo-belge habite deux étages différents, ne partage plus que le hall et l'escalier, une part infime du salaire et… des factures. »
« (...) il faut dire la même chose aux citoyens qui en appellent de bonne foi à un référendum sur l'avenir du pays.
Passons sur le délire irresponsable de ceux qui imaginent que l'initiative pourrait venir du Roi. Une telle geste, anticonstitutionnelle, précipiterait la chute du monarque.
Mais si, comme on peut le craindre, il ne se dégage pas de cette consultation une majorité identique en Flandre comme en francophonie, c'en serait aussi fini du pays. »
Bref, si on veut sauver (Willy) la Belgique, Delfosse, lucide jusqu’à un certain point, suggère de « faire le gros dos et d’attendre que ça passe » Tout le contraire de cet écrivaillon, Patrick Roegiers, bobo de la belgitude royaliste expatriée (à Paris, en plus ! Lui qui n'a qu'une obsession : « Être différent des Français » jusqu'à la monomanie) propose justement ni plus ni moins qu'un référendum et une léopoldienne prise de pouvoir par le roi !
Avec quelle armée ? Et en faisant tirer sur la foule ? Et quelle foule ?
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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 13:27

Les choses bougent, les propos des journalistes évoluent. Logique. Malgré leurs rôles d’institutions du régime et leurs engagements dans des organes financés par celui-ci, ils sont sensés être généralement un peu mieux informés que leurs lecteurs.  
Constatons qu'une fois les précautions d’usage respectées : «  personne ne souhaite la fin de la Belgique », le « mais… » qui suit inévitablement est lui, lourd de sens.

Merci donc aux journalistes de commencer à oser. Puisqu’il ne faut pas attendre grand-chose des politiques, les yeux rivés sur les sondages et à la remorque d’une opinion publique anesthésié, sonnée, déboussolé par l’évolution péjorative qu’elle perçoit semi-consciemment. Même si cette opinion publique évolue. Les Wallons sont de moins en moins nombreux, encore avec fatalisme souvent, à croire à la survie de l’Etat belge.  Toutes les manifestations n'y changeraont rien.
Luc Delfosse, en appelait ainsi hier à cesser cette « drôle de guerre » en terminant son éditorial dans « Le Soir » par : « (…) tout le monde connaît la solution : un gouvernement d'Union nationale quitte à constater… la séparation de corps ! » 
Dorothée Klein dans « Le Vif » appelle les Wallons et les Bruxellois à se préparer : ils « ne doivent pas attendre que le pire arrive… »
 
Pourtant certains politiques commencent à réagir avec prudence… Comme Hervé Hasquin qui cite Didier Reynders : « Dire non à tout, c'est faire exploser la Belgique » et précise courageusement, mais un peu tard : «Mais je pense qu'il faut faire à présent de la pédagogie. Cela ne sert à rien d'anesthésier les opinions publiques en n'osant pas leur expliquer les choses.. »  dans « La Libre » de ce samedi. Ou comme le RWF qui dans un communiqué a appelé à rompre définitivement avec une tutelle belgo-flamande tout en semblant curieusement encore se situer dans une « perspective belge » en déplorant la création d’un nouvel « abcès fouronnais » de plus de 50.000 habitants dans la périphérie bruxelloise. Le vote en Commission de la Chambre de la prise en considération de la scission de l’arrondissement BHV consacre l’homogénéité linguistique des Régions. Qu’on le veuille ou non. Les représentants flamands étaient unanimes, l’abstention de la députée bruxelloise de « Groen » s’explique par cette dernière qualité.
 
Si de nombreuses personnes n'ont pas encore intégré l'existence des régions et des communautés, la fête de la Communauté allemande vient de le rappeler, il y a plusieurs entités qui forment ce pays. La Communauté allemande est bien vivante. On aurait tort de l’oublier. On parle souvent de la Wallonie et la Flandre, mais Bruxelles est devenue une communauté à part entière grâce à la pression flamande qu’on connaît, mais aussi à la fièvre obsidionale (*) entretenue par un parti anciennement fédéraliste devenu expansionniste (les Brabançons wallons et flamands en connaissent la volonté d’annexion) et défenseur de « Francophones ». Enfin de certains « Francophones » parmi lesquels de nombreux Flamands ayant fait le choix de la langue française (**), les seuls vrais Belges, quoi ! Difficile d’en sortir quand on est prisonnier de ses engagements. Bref, le fait national bruxellois existe et curieusement se défini par rapport et en opposition à ses voisins. Ce sont ces faits nationaux (flamand et bruxellois) qui vont avoir raison de la Belgique. Les Wallons ne connaissent pas cet état d’esprit, ayant été acquis les Droits de l’Homme à la Révolution française et le sentiment d’identité dominant est du même domaine que celui décrit par Renan.
 
Ce qui est agaçant, c’est  l’espèce d’aveuglement (ou de conformisme) de ceux qui devraient faire preuve de pédagogie, d’ouverture d’esprit et qui se refusent à lire les faits. Deux exemples récents : Henry Capron qui ce matin, à la RTB(f), balayait d’un revers de la main l’option de la réunion de la Wallonie à la France parce qu « les Wallons n’en veulent pas » ou encore, le dossier spécial du « Vif » consacré aux scénarios de « l’après Belgique » qui considère la probabilité de la Wallonie de devenir française comme « faible » suivant en ça l’avis du Prof. Bruxellois (St Louis) Hugues Dumont qui estime que les Wallons y perdraient leur âme… 
Heureusement, toujours vert, François Perin sauve la mise en rappelant que l’intégration, particulièrement économique, ne serait pas difficile à encaisser puisque le "capitalisme français" est déjà largement implanté en Wallonie. Tandis que Karl-Heinz Lambertz (Ministre président de la Communauté germanophone), lucide, ajoute « l’Allemagne, nous en avons déjà fait partie. Alors pourquoi pas à nouveau ? ».
 
(*) Qui concerne le siège d'une ville…
(**) Ceux qui ont "opprimé" les Flamands, les fameux "franskillons"... et qui sont à l'origine de la destruction de la Belgique.
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 18:18
Mais où vont les émissions de télé-réalité ? On est tombé bien bas !

Faire un héros d’un mercenaire de 75 ans (!) qui va assouvir sa passion du vol dans le seul endroit du monde, l’Afrique, où évidemment on peut encore voler en dépit de toutes les réglementations et législations européennes qui le lui interdisent en raison de son âge ! 

Déjà qu’on avait quasi déifié des joueurs de foot ou des tenniswomans pour en faire les sauveurs de la Belgie-que…

Cette fois, on a vraiment fait fort ! L’envoi d’un Embraer médicalisé de la Défense nationale à N'Djamena… Et un retour en fanfare devant toutes les caméras de télévision, à la Pinochet au Chili après sa confortable détention en Angleterre ! Annoncé très malade, quasi invalide, incapable d'encore tenir debout jusqu'à sa montée dans l'avion, mais qui arrivé au Chili, sort sans aide et marche vers ses supporters. 

Pour W., c’est pareil, annoncé mourant au départ et quasi frais et dispos dans l'avion qui le rapatrie « à nos frais », il se permet des commentaires de mercenaire, néo-colonialiste et… poujadiste ! Un vrai, un dur, un tatoué ! Tout ça pendant qu’un de ses copains affirme : « J'ai 15 ans d'Afrique, et ce ne sont pas deux mitrailleuses tchadiennes qui m'auraient fait peur… ». 

Bref, un beau sujet pour la défunte émission « Strip-Tease » ! Il serait bien que les médias ne relayent plus ce genre de stupidités aux informations...

Epinglons quand même cette phrase comique : « Là-bas, j'ai appris à être fier d'être Belge. Mais j'ai été super-bien soigné par l'armée française à qui je rends hommage. »

Plus sérieusement, toute cette affaire est une injure aux bénévoles sans moyens, aux gens qui sacrifient leur temps et parfois leur vie. L’Afrique n'a surement pas besoin de bourgeois en mal de sensations fortes…Sachez que la suite de ce mauvais feuilleton est prévue : « Il a beaucoup de choses à dire » a indiqué son épouse...

J’ai rêvé ou cette histoire est vraiment arrivée ?
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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