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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 19:00

Matin Première la chaîne de l’info de la RTB(f), ce matin. L’invité était le vice-président bruxellissime du MR. Il y a eu des propos d’une audace incroyable, jugez-en… 
 
« Les « Francophones » (*) ne doivent pas se croire protégés par l’Etat fédéral. Les Flamands se sont érigés en nation. » Quelle découverte !
 
Sa solution : imaginer un Etat Bruxello-wallon… Mais toujours dans le cadre de la Belgique, rassurez vous bonnes gens !

Voilà ce qu’on appelle un beau coup de pub à destination de ses électeurs bruxellois et de la périphérie (oui, ceux qui font la fortune des marchands de drapeaux) puisqu’il exige en même temps la continuité territoriale entre Bruxelles et la Wallonie par l’élargissement de l’entité politique bruxelloise à 31 autres communes… pour des raisons économiques. (le fameux Hinterland)
Bruxelles tirant la Wallonie, LA seule solution au retard de développement de cette dernière…
 
Et bien entendu sans qu’on ne demande l’avis de personne. Nous sommes toujours dans la logique du XIXème siècle mâtinée d’ancien régime qui sert de fil conducteur à toute la réflexion. (voir ce que j’écrivais à propos du « Groupe Wallonie-Bruxelles » dont il fait partie et auquel il fait référence pour justifier sa proposition).

Rien de bien neuf, on en conviendra.

(*) Il prononce « frankeupheunes »
 

Mise à jour :  José Fontaine a publié le 26/02 un billet sur le forum qu'il anime où il fait un rappel historique des relationsentre le Rassemblement wallon et le FDF après 1980. Pour avoir vécu cette période comme simple sympatisant RW et Wallon, je ne suis pas loin de partager sa conclusion. « Parce qu'il peut être perçu comme autonomiste et fédéraliste, le FDF fait, a fait et fera encore, je le crains, bien plus de tort à la cause wallonne qu'aucune autre formation politique même flamande. Les ennemis de la Wallonie sont au FDF. »

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 09:47

On a re-parlé à propos de la « proposition Uytendaele » de ce groupe de « sages » (encore ? Il n’y a décidément plus que ça dans ce pays…) chargé de plancher sur la définition d’un avenir souhaitable pour les habitants de langue française de Wallonie et de Bruxelles. J’ai parcouru, par curiosité, leur site Internet. Décevant et avec, comme prévu (hélas !), un rabotage très net des objectifs. Voici, ci-dessous, la copie d’un courrier envoyé à Philippe Busquin, coprésident wallon de ce groupe de travail.

Monsieur le Président,
 
Je viens de parcourir le site Internet dédié au « Groupe Wallonie-Bruxelles » que vous coprésidez avec Madame Spaak.
 
J’avoue avoir été quelque peu surpris du libellé de vos mission sur la page d’accueil : « ce groupe de travail qui réfléchit à l’avenir de nos institutions francophones, dans le cadre d’un état fédéral équilibré et solidaire pour une Communauté française forte et deux Régions – wallonne et bruxelloise –, chacune établie dans ses compétences propres. »
 
Or, à l’époque du lancement de la proposition par Madame Arena de « réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone », il était question d’un programme plus vaste et résumé en cinq questions :
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre
les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° « Et si demain, on devait se séparer ? »

 
Déjà, à l’époque, ces questions destinées à baliser la réflexion me laissaient sur un sentiment de perplexité. Elles restaient confinées à des questions qui auraient du faire l’objet de débats et de résolutions dans le passé, en particulier lors de la publication du programme du gouvernement flamand du… 29 février 1996 appuyé par une large majorité et elles arrivaient fort tard. Je craignais que la composition de votre commission ne la limite à certaines pistes déjà largement débattues comme cette fameuse « union Wallonie-Bruxelles ».
  
 
Je m’interroge en effet depuis quelques temps sur la volonté des ces deux « partenaires obligés » de construire quelque chose ensemble. Existe-t-il (encore) vraiment aujourd’hui des arguments qui corroborent la logique d’un espace commun Wallonie-Bruxelles ? Lors du lancement de la réflexion que vous pilotez, Luc Courtois, historien à l’UCL rappelait dans « La Libre » qu’« il n’y a rien, dans l’histoire, qui oblige à aller vers tel ou tel projet. Les identités sont des constructions intellectuelles et symboliques. Elles s’enracinent dans un substrat historique et sociologique, mais celui-ci ne suffit pas ». Marc Jacqmain, Responsable du service des identités contemporaines (ULg) affirmait qu’il n’a « pas trouvé d’argument massue en faveur d’un espace Wallonie-Bruxelles ». Faute de données suffisantes…  Et enfin, Vincent de Coorebyter (CRISP) rappelait que « l’identité francophone n’a jamais été le souci premier des Bruxellois. Que si la francisation de la ville est incontestable, dans le même temps, les relations entre francophones et néerlandophones n’ont jamais été aussi bonnes, les Flamands de Bruxelles sont maintenant convaincus qu’ils ont besoin d’une Bruxelles forte ». Et je ne reprendrai pas de déclarations de politiques.

 
Il y a là, à Bruxelles, une sorte de nationalité (un nationalisme) en puissance qui ne veut pas encore dire son nom. Alors qu’en contraste, la Wallonie a toujours manifesté une solidarité sans faille avec les Bruxellois francophones, ce qui a permis d’obtenir, malgré l’opposition de la Flandre, l'existence de la Région de Bruxelles. (Au prix de l’abandon des Fourons, entre autres…). Il y a là plus qu’un terrible malentendu.

Force est de constater que la mission telle que vous en décrivez les termes, et qui est logiquement déclinée dans les différentes sous-commissions chargées d’apporter des résolutions, est très en deçà de ce qui avait été annoncé en septembre 2007 et se limite à essayer de répondre aux deux ou trois premières questions.
Alors que l’urgence inclinerait plutôt à développer les pistes d’avenir réelles et réalistes contenues dans les questions suivantes. Le grand jeu auquel se livrent les Flamands risquant de les amener, sous la pression de leur propre opinion publique, plus tôt que prévu à une position de rupture.
En cantonnant vos réflexions au sein de l’Etat et des frontières actuelles, ne risquez-vous pas de passer à côté de l’intérêt véritable des Wallons et des Bruxellois francophones ?
Quelles sont les raisons qui vous ont menées à abandonner une partie important de la réflexion devant mener à un « projet francophone » pour reprendre les termes de Marie Arena ?
 
Si je reçois une réponse, je la publierai ici…

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 13:29

undefinedÀ l’heure où les partis « autruchiens » se gargarisent de mots creux à propos de l’avenir des « francophones » (terme générique niant les spécificités sociologiques entre Bruxellois et Wallons dans le vain espoir de les habituer à une Belgique continuée qui n’ose toujours pas dire son nom) dans la Commission Arena-Busquin-Spaak ou au sein de « l’octopus », la Flandre pose ses jalons.

 
A preuve,
la carte blanche de Peter Degadt, Administrateur délégué de la Fédération flamande des institutions de soins de santé (« Verbond der verzorgingsinstellingen ») dans « Le Soir » d’hier.
Que dit-il ? Que : « Le niveau de compétence des Communautés est le plus approprié pour livrer l’architecture de cette politique : ce niveau est le plus proche du contexte socio-économique et culturel, dans lequel les gens vivent, habitent, travaillent… » Comment lui donner tort ? Actuellement, c’est clairement impossible étant donné la répartition actuelle des compétences entre autorités fédérales et communautaires. Son analyse et sa conclusion sont logiques. Communautarisons : « Ceux qui optent pour la performance, la responsabilité et l’accessibilité des soins de santé, sont les vrais Belges solidaires ». Joli, non ? 
 
Et c'est vrai que les Belges ont toujours été solidaires des Flamands. En 60 ans de pouvoir majoritaire, avec l’aval des « Autruchiens » (PS(B), PSCDH, PRL-MR-FDF-MCC-Etc.., ECOLO) la Flandre a capté l’essentiel de la richesse de ce vieux jeune pays et s’est développée sur notre dos. Demain, certains pousseront à nouveau leurs cris d’orfraies et assureront tout faire pour nous défendre. En avons-nous vraiment besoin ? N’est-il pas temps de dire « pouce !» et de réunir les Etats généraux de Wallonie ? Pour décider, seuls de notre avenir ? Et si on mettait ça à l'ordre du jour ?
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 12:03
Ayant eu peu de temps ces derniers jours pour suivre l’actualité de très près, j’aimerais revenir sur la proposition… euh… originale de Marc Uyttendaele.
 
Si le terme « fédération francophone » n’est qu’un avatar de plus du bon vieux Wallo-brux, en matière de simplification, ajouter une fédération dans une fédération (dans un Etat qui se veut déjà fédéral), c’est une vue… intéressante.
 
Mais il y a mieux : Si j’ai bien suivi, Monsieur Onkelinx voudrait remplacer les Régions et les Communautés de Belgique par des « autorités »… Et c’est là que ça devient curieux : Il en prévoit 4 : une autorité flamande (logique !), une autorité germanophone (idem !), une autorité bruxelloise (oui…) et une quatrième : l'autorité Wallonie-Bruxelles…
 
Parlerait-il au nom du PS ? Di Rupo n'a pas encore réagi, peut-être faisait-il encore du sport...
Voilà comment on supprime d’un trait de plume une Région, une communauté sociologique et économique. La Wallonie ? Connais pas ! Ce qui est proposé, c’est tout simplement la fusion Communauté française-Région wallonne. Sa simplification consiste en la suppression de la Région wallonne, mais pas de la Région bruxelloise, qui elle hérite des compétences communautaires… Vous me suivez ?
 
Là où ça en devient presque comique, c’est que « l’autorité Wallonie-Bruxelles » chevaucherait « l’autorité bruxelloise » sans en avoir les compétences… mais qu’il n’y aurait plus qu’un seul Parlement (appelé « francophone », évidemment) et un seul gouvernement (idem) siégeant à Bruxelles la majorité du temps avec (quand même !) possibilité de se déplacer à Namur pour certaines matières régionales.
 
Evidement, pour que ça marche il faudrait que les compositions des majorités régionales soient les mêmes, et donc les gouvernements… Ça ne sera pas simple à organiser… A moins que dans la foulée, le constitutionnaliste propose de supprimer les élections. Après tout, la dernière loi électorale va déjà dans ce sens en interdisant de fait toute modification du paysage politique…
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 12:15
Pour coller à l’actualité, j’aurais pu gloser sur la énième sortie, hier, du bruxello-nombriliste Maingain et son rêve « d’Etat Wallonie-Bruxelles ». Mais bon, il n’y a là rien de neuf et ce n’est qu’un message à l’usage de ses électeurs – ceux qui mettent des drapeaux aux fenêtres des immeuble bruxellois – inquiets, à juste titre en ce qui les concerne, de voir leur « ancienne Belgique » se déliter. 
Il y a pour la Wallonie – et pour Bruxelles si elle le veut – une bien meilleure solution. Et certainement pas uniquement pour des raisons économiques comme certains le disent.
 
Je m’inquiète davantage des propos récents de Nicolas Sarkozy qui semble vouloir faire une « révolution cultuelle ».
Même si le Chef de l’Etat prétend « ne pas remettre gravement en cause le principe de laïcité », il a eu des propos inquiétants dans plusieurs discours.
- Au Vatican : « Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes » et « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur. »
- En Algérie : «  je suis venu vous dire que la France se trouvera toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de combattre le terrorisme, l’extrémisme, l’intégrisme, l’islamophobie »... « Mais si nous voulons ensemble vaincre un jour l’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme, le fanatisme, si nous voulons décourager le terrorisme, il ne faut pas que nous transigions non plus avec la justice. »
- En Arabie saoudite (pays où l’islam n’es pas très modéré) : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la civilisation n’ait pas de racines religieuses ». Louant Dieu « qui n’asservit pas l’homme mais le libère », «Dieu, qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes », «Dieu,source d’espérance et de progrès ».
 
Ce que je comprends de sa « laïcité positive », c’est que, pour lui, la religion est davantage un atout qu’une tare et mérite à ce titre d’être encouragée… et qu’elle vide le concept de laïcité de son sens, puisque la définition de la laïcité est forcément négative et minimaliste. La société politique laïque repose sur la forme de la non-croyance, on se constitue comme citoyen indépendamment de ce qu’on est préalablement, aux plans religieux ou culturel. La société politique ne peut garantir la liberté d’expression que si elle est aveugle sur les croyances des citoyens et si elle s’abstient de se prononcer sur ce sujet. C’est ce que garantit d’ailleurs l’excellente loi de 1905. Ce qui est en jeu ici, c’est la reconnaissance des « communautarismes » comme partenaires ou pire, égaux du monde politique.
 
Des écarts choquants par rapport à ce qui a été l’attitude des Présidents précédents qui ont toujours mis un point d’honneur à ne pas à imposer leurs croyances privées à la République. La France – à l’inverse de la Belgique - ne mélange pas les religions, aussi respectables que soient leurs croyances, et le domaine public dans lequel elles n'ont pas à interférer. La France, ce n’est pas non plus l’Amérique de Georges W. Bush…
 
Choquant quand il explique que « le fait spirituel est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance ». De quelle « tendance naturelle » parle-t-il ? Il nie ainsi la capacité des athées ou des agnostiques à se poser des questions existentielles. comme il dénie aussi ce droit aux milliards de gens, des animistes aux confucianistes et autres, qui ne croient pas non plus à une transcendance ! C’est une vision très étroite et assez insultante.
 
Des propos choquants à l’égard des enseignants et une remise en cause des Valeurs de l’Ecole publique républicaine, laïque et obligatoire qui a fait la France moderne.
 
Choquant également cet amalgame : l’antisémitisme et le racisme, le fanatisme et le terrorisme, qui restent pour tous les humanistes les maux les plus violents et les plus insupportables, qui sont mis sur le même plan que la « phobie » d’une religion. C’est tout le débat sur ce thème contre lequel nous nous élevons : le procès de Charlie Hebdo, l’inquisition et les poursuites contre les auteurs des caricatures de Mahomet, le délit de blasphème... On ne peut pas mettre l’antisémitisme et l’islamophobie sur un même plan. C’est presque du révisionnisme.
 
Mais, qu’est-ce qui lui a pris ? Les calculs électoraux et le racolage ne justifient pas de prendre des risques aussi important pour l’avenir d’une Nation.
 
Heureusement, la Démocratie française est saine et gageons que le Peuple saura actionner les leviers adéquats pour ramener le président à la raison, s'il lui prenait l'envie de dépasser les bornes. 
C’était Victor Hugo qui écrivait dans « Histoire d’un crime » que : « L'Elysée fut dans Paris le coin inquiétant et noir. Dans ce lieu mauvais on était petit et redoutable. On était en famille, entre nains. On avait cette maxime : jouir. On vivait de la mort publique. Là on respirait de la honte, et l'on se nourrissait de ce qui tue les autres. C'est là que se construisait avec art, intention, industrie et volonté, l'amoindrissement de la France. » A méditer...

(M. à J.) Une réflexion complémentaire de Jean-Claude Monod dans "Le Monde" du 29 janvier
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 22:15

On a un peu parlé de la proposition de limiter la fonction de bourgmestre à deux mandatures. Elle a été immédiatement flinguée par pratiquement toute la classe politique… Sauf Ecolo, qui est partagé et j’y reviens ci-dessous.
 
Il faut dire aussi que cette proposition arrive à un moment suspect (pensons aux cas « Vandenhaute et Lizin ») et dans ce cadre s’apparente à de la démagogie facile puisque son auteur – qui a grandi dans le sérail politique et n’est donc pas un naïf ni un idéaliste - était quasiment certain des réactions. Mais un coup de pub n’est jamais à dédaigner.
 
Si on veut mettre vraiment fin au clientélisme, aux baronnies et à l'immobilisme, ce serait un petit pas, mais facilement contournable tant que tout le système électoral, politique et administratif qui a été conçu pour bétonner l’immobilisme n’aura pas été réformé. Mais ça... 
 
Et tant qu’à faire, on pourrait proposer la même chose pour les ministres, députés, sénateurs, députés provinciaux, mandats divers dans les organismes publics, etc. Non ? 
 
Et c’est là que la réaction d’Ecolo (qui a voté la loi électorale actuelle) est intéressante et amusante parce que si mes souvenirs sont bons, les statuts d’origine de ce parti prévoyaient bel et bien l’interdiction d’occuper deux fois successivement le même mandat. 
La professionnalisation de la politique leur a fait oublier très rapidement cette bonne résolution.

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 12:24

Les représentants « francophones » au Groupe des 12 ont été désignés par les partis traditionnels. 
Au MR, Didier Reynders et Olivier Maingain. Armand De Decker y participera également en tant que président du Sénat. 
Au PS, il s’agira d’Elio Di Rupo de Philippe Moureaux.
Le CDH enverra Joëlle Milquet. 
Ecolo sera représenté Marcel Cheron, l’homme qui a déclaré un jour « qu’il n’aimait pas les Wallons mais se battait pour eux… ».
Soit six ultra-belgicains dont quatre élus bruxellois, un montois royaliste et un brabançon wallon fort peu Wallon. je ne classe pas Reynders qui co-présidera le groupe et jouera la « neutralité ». 
Excellent choix, logique et très équilibré, convenons-en… Il ne manque qu'Annie Cordy et Christian Laporte pour que notre bonheur soit complet…
Les débats vont être intéressants.
Avez-vous compté le nombre d'anciens membres de la Volksunie dans la délégation flamande ?

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 12:19
Les Flamands en général, j’ai des doutes quand on sait que 4 Flamands sur 5 de plus de 50 ans ne travaillent plus…
Mais leurs négociateurs ? Eux, certainement. Et bien même !
 
On nous informe que, se haussant un peu du col, la Flandre se prétend la région la plus riche du monde… Ouais, s’ils le disent.
Une des raisons de cette « richesse » ? Les effets des accords du Lambermont conclus en 2001 à la demande des francophones (on comprend mieux pourquoi ils se disent n’être plus demandeurs de rien…). Petit rappel, ces accords ont permis le refinancement des Communautés et Régions. Mais, évidemment, ils profitent davantage à la Flandre car les moyens complémentaires versés à l’enseignement sont, depuis lors et jusqu’en 2012, basés sur le rendement régional de l’IPP. Soit 34 % pour la Communauté française et 66 % pour la Flandre.
 
Mais que faisons-nous encore ensembles dans ce pays ? Comment s’étonner du sous-financement de notre enseignement ? Et pourtant malgré ça… Depuis la dernière guerre, aucun prix Nobel (*) n’a été attribué à un Flamand… Je me demande ce qu’en pense ce bon Leterme ?
 
(*) George Pire (Nobel de la Paix en 1958,  Albert Claude (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974, Christian De Duve (Nobel de Physiologie et de Médecine en 1974), Ilya Prigogine (Nobel de Chimie en 1977)
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:24

Le Figaro de ce matin démarre par un titre conformiste à souhait, mais, comme ce dernier ne l'indique pas, prend pratiquement acte de la scission future de la Belgique dès le second paragraphe...
 
Mais hélas… A la lecture on voit que la longue campagne de propagande conjointe du Mouvement flamand et de son allié objectif belgiciste porte ses fruits. « En dépit du gouvernement intérimaire, la Flandre voudrait vivre seule, elle a de l'argent et peut s'autogérer, ce qui n'est pas le cas de la Wallonie en proie à des difficultés économiques contrairement au passé ». Le journal poursuit par : «  Historiquement, l'animosité vient de la Wallonie, le cœur de l'ex-bassin sidérurgique et minier où débarquaient dès cinq heures du matin des travailleurs venant de Flandre. Le Flamand représentait avec les Italiens et les Polonais la majorité d'une main-d'œuvre très exploitée. »
 
C’est oublier que la Wallonie n’est pas dans une situation économique si dramatique et surtout que ce sont les travailleurs wallons qui ont, les premiers et les plus nombreux, étés les victimes du capitalisme sauvage qui sévissait à l’époque. Les Wallons ont été plus exploités que les Flamands. Mais qui s’en souvient encore ?
 
Nos adversaires ont décidément bien intégré ces quelques phrases du sinistre Goebbels :
- Plus le mensonge est énorme, plus les gens y croient.
- C'est l'un des droits absolu de l'Etat de présider à la constitution de l'opinion publique.
- Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose ! 
- La technique de propagande la plus brillante ne remportera jamais de succès tant qu'un principe fondamental ne sera pas constamment gardé à l'esprit : il faut se limiter à quelques points et les répéter encore et encore.
- La vérité est le pire ennemi de l'Etat.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 18:44
Un pamphlet consacré à l’effet délétère des médias, surtout télévisuels, sur nos esprits est paru il y a quelques dizaines d’années  – je n’arrive plus à le retrouver dans mes archives. L’auteur avait appelé cette entreprise « la crétinisation ».
 
A quoi d’autre, en effet, avons-nous assisté ces derniers jours ?
Sorti des louanges et des cris d’allégresse – Alléluia ! Noël ! Il est né le divin gouvernement. Sonnez hautbois, résonnez musettes… - le bricolage à durée déterminée, intérimaire, asymétrique, réduit, constitué sans programme mais avec des préséances et des chasses gardées n’a comme objectif que de mettre au frigo – pour trois mois, ce qui est fort long – les « faux problèmes » qui sont bien vrais et régler des problèmes urgents.
Et « on » veut nous faire croire que tout est réglé, que la crise est derrière nous ? Quel spectacle ! « On » n’a pas lésiné sur les moyens. Retransmission en direct du discours du premier sinistre. Annonce d’une menace terroriste – quel en serait l’intérêt, la Belgique est connue à l’étranger pour être la plaque tournante et le sanctuaire de ces terroristes « suicidaires mais pas cons pour autant ».
 
Et puis… Et puis… le discours ! Le point d’orgue !
Magnifique communication dans le style. Dormez braves gens, ou mieux, circulez, il n’y a rien à voir. Quoi de neuf ou d’important ? Apprenons à nous connaître mieux…  parlons l'autre langue… bâtissons de grands projets mobilisateurs… esprit d’ouverture, de respect mutuel et de tolérance… dialogue constructif... écouter et à comprendre les sensibilités des uns et des autres et à progresser ensemble… Certes !
Et ça : « J’ai fondamentalement confiance dans l’avenir de notre pays parce que je crois aux ressources des Belges lorsqu’ils sont acculés. » Acculés ?Tu parles !
Plus curieux, et Luc Delfosse dans « Le Soir » l’a même remarqué : « L’effort de rapprochement nécessite une « forme de réconciliation entre communautés ». Dans notre histoire il y eut certainement des « injustices collectives ». Il importe de surmonter ces blessures. Belle langue de bois.
 
De quoi s’agit-il ? De quelles injustices parle-t-il ? Du génocide congolais ? De l’abdication de Léopold III ? De la prétendue domination des Wallons sur les Flamands en 1830 ? Du refus de l’amnistie des collabos ? Du détournement des moyens de l’Etat belge au profit de la Flandre ? Du lâchage des Fourrons ? Ou quoi ... ?
 
Enfin, comme le dit le titre du Soir, le roi est soulagé…. A preuve cette phrase qui clôturait son pensum : « il est nécessaire de lutter plus efficacement contre la pauvreté. En effet, celle-ci se développe sous des formes parfois nouvelles et préoccupantes, et nous devons renforcer et adapter nos moyens pour la combattre. »
Il va pouvoir partir en vacances, conscient de l'avoir échappé belle. 

Joyeux Noël quand même à ceux qui le fêteront  !
 

Noël ? Noël ? Tiens, ça me rappelle la phrase du regretté Pierre Desproges... Elle est de circonstance : "Noël au scanner, Paques au cimetière..."
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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