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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 12:08

La presse fait état des pistes qui sont suivies pour tenter de trouver au plus vite de trouver de quoi compenser à la fois les 23 milliards accordées aux banques et également le manque de rentrées fiscales dû à la crise due aux dérapages financiers bancaires. (Sans compter les 3 milliards de cadeaux donnés récemment aux multinationales et aux banques sous forme d'intérêts notionnels (*)).  

Selon la Banque nationale, les différents gouvernements du pays devront trouver 7 milliards d'euros pour limiter le déficit à 4 % du PIB (**), marge maximum autorisée en temps de crise par l'Union européenne…

Alarmiste, le Bureau du Plan prévoit que le déficit des pouvoirs publics belges sera encore au-dessus de 6 % dans trois ans si nous ne faisons rien. Et la dette publique repasserait alors le seuil symbolique des 100 %. J’imagine mal nos gouvernants suivre d’autres pistes que « l’austérité ». C’est ce qu’à déjà annoncé il y a quelques semaines le ministre du Budget.

 

L’année 2009 est perdue et sachant qu’il y aura des élections fédérales en 2011, il faut s’attendre à des mesures brutales rapides et  peu sociales qui doivent être prises dès maintenant pour avoir une chance d’être « oubliées » par les électeurs avant ces élections. Ce qui explique l'exigence de Van Rompuy de disposer d’un budget pour deux ans…

 

Comment l'État va-t-il continuer à payer les pensions et les allocations de chômage, à financer les services publics ?

Les pistes citées dans la presse font état de réductions de dépenses publiques. Particulièrement dans les budgets sociaux. On parle moins (à part un syndicat isolé, la CSC) d’un accroissement de la pression fiscale. Et pourtant, même si les gouvernements depuis 1999 n’ont pas hésité à brader les actifs (bâtiments, participations financières…) un Etat normal ne peut être considéré comme impécunieux (et donc en faillite, ce qui contraint les créanciers à négocier), puisqu’il a toujours le pouvoir absolu et exorbitant de lever l’impôt, sans limitation quantitative et temporelle, ce que tout débiteur « privé » et failli ne peut évidemment faire.

 

La question est de savoir qui va supporter la charge fiscale nouvelle. Nous vivons dans un des pays du monde où la fiscalité est déjà la plus lourde pour les revenus du travail. Et pourtant, le réalisme du gouvernement, c'est de nous taxer, travailleurs et allocataire sociaux. « Logique », le vieil adage veut qu’on aille chercher l’argent chez les plus pauvres, ils sont plus nombreux que les riches. A cet égard, on ne parle pas d’un impôt sur la fortune (ISF). Le jugeant peu intéressant et plutôt facteur d’évasion fiscale que de recettes. Quand on pense que - par exemple - Les fortunes colossales de Lippens (oui, celui de la de la déroute de Fortis) et Frère (par exemple) ne sont aujourd’hui soumises à aucun impôt (ou si peu) contrairement à vous et moi, je reste dubitatif devant ma feuille de paye.

Il n’y a plus guère (en dehors de WALLONS) que le PTB pour proposer une taxe sur les millionnaires, soit un impôt de 2 % sur la partie de la fortune excédant le million d’euros, ce qui rapporterait 6,8 milliards d’euros. Tiens, précisément, ou presque, ce qu’il faut trouver chaque année d’ici 2015… En échange de cette contribution éminemment civique, l’Etat pourrait les gratifier d’une breloque honorifique qu’ils n’ont pas encore ou d’une progression dans l’un ou l’autre ordre nobiliaire, deux choses inutiles pour le commun des mortels, dont ces gens sont particulièrement friands. Mais ne rêvons pas.

 

Ce qui tient la corde ces derniers jours, c’est de couper dans les dépenses pour les soins de santé. Les projets parlent de limiter la croissance du budget de la santé à 3 % par an au lieu de 4,5 %. Conséquences : médicaments plus chers ou arrêt de remboursement, frais d'hôpitaux en hausse, etc…  C’est dans l’air du temps et en concordance avec la pensée économique anglo-saxonne dominée par des économistes qui n’hésitent pas à dire qu’on rembourse trop fort, trop bien, trop vite. Les mêmes qui étaient hier (et sont restés) les chantres de la dérégulation financière à l’origine de la crise que nous vivons et qui est loin d’être finie. Pensée économique qui inspire les programmes des partis de la droite (y compris les CD&V et VLD) dure nationaliste qui ont gagné les élections en Flandre.

Alors que le « Mouvement réformateur » se tenait immobile en embuscade (Reynders s’est fait très discret ces derniers temps) son vice-président bruxellois Maingain vient d’apporter son soutien à cette politique en affirmant à la RTB(f) que si on n’a pas utilisé ces dernières années les montants de croissance prévus du budget autorisé, et qu’il est donc tout à fait logique que de réduire ce budget.

 

Nous retrouvons donc une unanimité certaine en la matière. Mais qu’est-ce que ça veut dire finalement ? Pourquoi réagir ici ?

 

Un peu d’histoire…

Dans son éditorial du lundi 24 août au journal « Le Soir », Frédéric SOUMOIS, au départ de quelques exemples choisis parmi bien d’autres, a parfaitement mis le doigt sur les dangers de cette politique de contingentement des dépenses de santé. Je vous invite à le lire.

Cette politique, si elle est mise en place, pourrait aboutir aux mêmes résultats que ceux du NICE britannique (National Institute for Health and Clinical Excellence) du gouvernement Blair en 1999, qui interdit les traitements onéreux aux personnes dont l’espérance de vie ne semble pas optimale. Ainsi, si vous êtes vieux, obèse ou fumeur, vous n’êtes pas soigné à la même enseigne, voir plus soigné du tout

Le JT de la RTB(f) du 24 août annonçait ainsi qu’il est envisagé de supprimer le remboursement ou la couverture de spécialités médicales indispensables, voire vitales pour certains catégories de malades.

C’est que c’est dans l’air du temps, celui qui a été présenté comme le Messie lors de son élection, Barack OBAMA a ainsi appelé, dans sa réforme du système de santé, à l’établissement d’un « conseil indépendant de médecins et d’experts de la santé » qui déciderait de l’accès aux soins en fonction de critères coût-efficacité…

 

Inquiétant. Parce que ces mesures rappellent dans leurs résultats possible (leurs dérives !) ceux du tristement célèbre Tiergarten-4 (***) imposé en 1939 par Adolf Hitler et pour lequel les nazis furent jugés à Nuremberg…

Espérons qu’on n’ira pas jusque là, passant d’un système – qui a fait les preuves de son efficacité – ou tout citoyen avait le droit garanti d’être soigné à celui ne le plus l‘être…  la porte ouverte à une sorte d'euthanasie à but économique…

Demain, nous fêterons le 220ème anniversaire de la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ». Il est à craindre que certains, obnubilés par questions budgétaires et le risque que les dérapages des finances publiques font peser sur l’économie en oublient le rôle protecteur de l’Etat. Et oublient le sens de l’article premier de cette Déclaration, fondement de notre Droit et du fonctionnement de nos sociétés démocratiques : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.». Pour interpréter à leur manière – et en fonction de leurs intérêts propres (et électoraux à court terme) - la seconde partie en considérant que même la survie de certains citoyens ne relève pas de « l’utilité commune ».

 

Je n’ose pas garantir que les socialistes (tendance belgicaine), présents au sein de ce gouvernement, et étrangement silencieux pour le moment, n’avaliseront pas ces mesures, toute honte bue, le moment venu. Au nom de la raison d’Etat… Mais de quel Etat ? La fermeté idéologique sur le plan économique du nationalisme flamand s’appuyant sur les…accommodements ?) du socialisme « belge francophone » (les autres n’étant là que pour faire de la figuration) n’augure rien de bon. Pour accoler deux termes comme nationalisme et socialisme, le prix de la survie de la Belgique a décidément un goût amer.

 

En 1979, un hebdomadaire neutre, IMPACT, indiquait déjà dans un éditorial : « Le pouvoir politique a démissionné, mettant l’Etat à la merci des groupes de pression, consentant à l’anarchie, entretenant la société dans des habitudes détestable, nous ne vivons pas seulement la fin d’une époque ; nous vivons la fin d’un monde sans énergie, sans prévoyance ; la crise économique souligne dramatiquement une crise politique qui met en cause les structures et les mentalités, les modes de gouvernement et les réflexes populaires ; face à la faillite, l’effort de demain sera celui des curateurs. » Voilà qui reste d’une actualité brûlante.

Et encore, la situation s’est aggravée, les différents pouvoirs sont mal en point puisqu’il faut partout lancer des appels à « la bonne gouvernance ». Le pouvoir judiciaire est secoué par des doutes et peut-être des scandales, le Pouvoir législatif symbolise largement la faillite de l’Etat belge ; il ne contrôle plus, il discutaille, il ne légifère plus, il entérine. Le pouvoir exécutif n’est plus que l’exécutif des décisions des présidents de partis…

 

(*) Lorsqu’une société emprunte pour réaliser un investissement, elle peut considérer comme des frais les charges d’intérêts sur cet emprunt, ce qui réduit son revenu taxable. Par contre, elle ne pouvait rien déduire comme charges d’intérêts lorsque l’investissement était réalisé sur fonds propres puisqu’en réalité, elle ne supporte aucune charge. Grâce à la technique des « intérêts notionnels », l’entreprise qui dispose de fonds propres peut déduire de son bénéfice des « charges d’intérêts » même si elle ne les supporte pas réellement. L’intérêt ainsi déductible du bénéfice est calculé sur le taux des obligations linéaires (OLO) émises régulièrement par le Ministère des Finances et cela, chaque année.

Le mot notionnel signifie donc exactement « fictifs ». Evidemment, ce dernier mot aurait été trop… voyant (?) dans la bouche d’un ministre des Finances. Selon les estimations, le manque à gagner en recettes pour l’Etat atteindrait entre 2,4 e 3 milliards d’euros par an… (D’après Yves de Wasseige et Francis de Walque : « L’économie au service des gens » - Ed. Couleur livres - 2009)

(**)(Produit Intérieur Brut = l’ensemble des richesses produites en un an)

(***)http://www.ch-esquirol-limoges.fr/Publications/1_085_10.pdf (voir page 2)

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:57

Zappant hier soir, je suis tombé sur une séquence du JT de la RTB(f). On y montrait l’achèvement des travaux de rénovation des serres du Jardin botanique ex-national déménagé à Meise en Brabant flamand. Logiquement, comme ce fut le cas pour d’autres structures fédérales (travaux publics, etc..), maintenant que ces travaux ont été payés avec l’argent de tout le monde, la prochaine étape c’est de régionaliser cet institut. Voilà des collections importantes qui vont donc bientôt appartenir au seul patrimoine de la Flandre. Ou je me trompe fort.

Et tiens, puisqu’on parle de la télé, j’y ai également appris par l’interview de responsables (Flamands, évidemment… il devient de plus en plus difficile aux JT des deux chaînes clonées de trouver des interlocuteurs parlant français… hasard ?)de la Protection civile  l’achat d’un super canon à eau pour lutter contre les dégazages en Mer du Nord. La côte étant déjà flamande, la mer, ce sera pour plus tard.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 11:56

On nous apprend qu’il existe bien une note de service au sein de la police fédérale qui prévoit que seuls des agents de sexe féminin devraient contrôler l'identité de femmes en burqa. Le porte-parole de la police fédérale a en effet confirmé l'information donnée samedi par des quotidiens flamands. Même s’i est prévu que cette note soit revue, l’information a de quoi surprendre. Contrairement à ce que répètent certains, la burqa existe bel et bien chez nous, mais elle est en passe d’être banalisée malgré les textes et lois qui s’appliquent à tous les citoyens.

 

C’est un de risques de la neutralité de l’Etat, tant vantée au même titre qu le fameux sens du compromis, qualité bien belge d’après ceux qui sont prêts à accepter toutes les compromissions. D’ailleurs, n’est-ce pas la même chose ?

 

L’histoire de ce pays est jalonnée de renoncements ouvrant la porte aux pires dérives. Certes, parfois ce fut sous la contrainte comme en 1830 sous la menace d’intervention militaire anglo-russo-prusso-autrichienne (les fameux alliés de l’ancien régime qui nous auraient délivré de ce que l’historiographie officielle appelle encore « l’occupation française » que, dans leur » grande inconscience », nos ancêtres regrettaient).

 

Mais la plupart du temps, c’est en allant au devant des désirs de certains extrémismes que ça c’est passé. Mon ami Jean-Sébastien Jamart vient de rappeler à jute titre l’attitude du gouvernement belge dans l’entre deux guerres et particulièrement celle de celui qui est encore considéré comme un sage et un grand homme : Paul-Henri Spaak. Ce dernier  fut un des grands défenseurs de la » neutralité belge » et à ce titre pourfendeurs de l'alliance militaire franco-belge de 1920. Il fit ainsi dénoncer par la Belgique le traité d'assistance militaire franco-belge en 1936, alors même que l'Allemagne avait réoccupé la Rhénanie en violation du Traité de Versailles.

 

La dénonciation de l'accord franco-belge eut pour conséquence que certaines garnisons protégeant la Belgique de l'Allemagne furent dégarnies pour porter des troupes le long de la frontière franco-belge. De même, la fortification de la frontière belgo-allemande fut abandonnée et l'effort militaire fut réorienté sur la frontière franco-belge. Cet aveuglement politique participa en partie à la débâcle belge de mai 1940 lorsque l'Allemagne envahit la Belgique. La dénonciation de l'accord franco-belge en 1936 par Paul-Henri Spaak empêcha aussi l'armée française de protéger correctement Dunkerque comme cela aurait été le cas en application de l'accord militaire franco-belge. Cette erreur fut cher payée : une occupation totale du territoire belge par l'Allemagne pendant plus de 4 ans, mais aussi par la mort de milliers de soldats français venus à notre secours.

 

Cette politique n’a jamais été dénoncée, puisque le gouvernement Pierlot réfugié à Londres a donné l’ordre aux secrétaires généraux de ministères, non pas de collaborer (le politiquement correct existait déjà à l’époque) mais de ne rien faire qui puisse gêner l’occupant...

 

De bonnes âmes se sont émues plus récemment lors du choix du port d’un signe religieux ostentatoire (militant, en politiquement incorrect !) au parlement bruxellois. Personne n’avait eu d’objection au port de la soutane par l’abbé Pierre à la Chambre des Députés à Paris.  Et pour cause, là, nous n’étions pas dans un principe de neutralité, mais bien de laïcité reconnue, acceptée et officielle de l’Etat. L’abbé Pierre respectait cela. La situation est beaucoup plus floue chez nous et ce n’est pas un hasard si la préférence communautaire s’est manifestée dans les suffrages à Bruxelles et contrairement aux autres pays démocratiques, un « député de chez-nous » n’est que le représentant de la fraction qui l’a élue et non pas de l’ensemble des citoyens. Ce principe a été concrétisé par la logique des piliers (catholiques-libéraux-socialiste) d’abord et ensuite par la préférence linguistique. Il est donc tout à fait « normal » (au sens de « dans la norme ») que d’autres communautés jouent le même jeu. Comme aux Etats Unis d’Amérique, la religion est un principe qui n’a jamais été mis en question en Belgique. Il suffit de se souvenir de la place qu’occupent dans l’ordre protocolaire les représentants es différents options. La présence d’uns militante religieuse dans un Parlement en est la conséquence logique. « Celui qui est au dessus de la mêlée », le roi n’a-t-il pas lui-même montré l’exemple. Si le « notaire » de la nation (terme un peu exagéré pour cet ersatz de pays) n’est pas neutre, qui le sera ?

En conséquence, la Belgique est un pays divisé entre différentes communautés linguistiques certes, mais aussi religieuses ou sectaires (pléonasme ? une religion n’est-elle pas finalement une secte qui a « réussi » ?). Toutes ces communautés sont, ou plutôt peuvent être, respectables et respectée à la condition qu’elles soient transcendées par une notion de l’intérêt général. Ce qui n’est pas (ou plus) le cas en Belgique. Ce qui reste de ce pays est devenu un Etat multicommunautaire. Les belles âmes auront beau le qualifier de multiculturel, ça ne changera rien au fait. La culture n’et-elle pas un des plus puissant lien entre les citoyens d’un même état par ce qu’elle génère comme communauté d’esprit ? La juxtaposition concomitante de cultures différentes sur un même espace territorial se termine toujours mal (comme l'ont montré de nombreux exempls récents dans les Balkans, sans parler des tensions que connaissent les Suisses...) et au mieux en la formation de ghettos.

La culture étant liée à de nombreux facteurs qui permettent la vie en commun. La religion vient se greffer là-dessus pour amplifier les différences et exciter les intolérances.

 

Les Flamands ont payé très cher les excès religieux des occupants espagnols (tiens, là on parle de régime et pas d’occupation d’habitude).  Nos grands-parents ont payé très cher les accommodements raisonnables (sous couvert de neutralité) au régime nazi allemand. Nous avons échappé aux déviations de la doctrine communiste. J’ai bien peur qu’il soit trop tard pour nous protéger d’un retour prochain des excès d’un nouvel Ordre religieux. La note de service de la police fédérale n’a rien de rassurant. Des termes comme « Liberté, Egalité et Fraternité » qui sont à la base de nos états modernes risquent d’être vite oubliés. Surtout celui d’Egalité, dans le sens d’égalité de Droits (hommes-femmes !), mais aussi de devoirs !

 

Il reste à espérer que cette période sera brève et qu’à l’instar des l’inquisition catholique, des pogroms orthodoxes, dérives fascistes et communistes ou autres (la liste est longue et je ne voudrais pas en oublier…), l’islamisme agressif sera bientôt relégué aux pages sanglantes des livres d’histoire.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:15

L’Arrêté ministériel du 25 mars 2009 interdisant l’utilisation de certains sigles ou logos pour les élections du Parlement européen et des Parlements de Région et de Communauté du 7 juin 2009 a été publié au Monieur ce 31 mars 2009

 

Extrait :

 

Article 1er Sont interdits lors des élections du Parlement européen et des Parlements de Région et de Communauté du 7 juin 2009 :

(...)
5° sur la demande motivée du parti Front Democratique (sic !) des Francophones, les sigles ou logos PRL-FDF, FDF, FDF-RW, RW, FDF-PPW, FDF-CFE, ERE-FDF et FDF-ERE ; (…)

 

Je me demande ce qu’on entend par demande « motivée ». Le FDF étant un parti bruxellois, en quoi un sigle wallon les dérangerait-il ?

Ils ont vraiment peur d’un retour du Rassemblement Wallon en Wallonie.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 17:37
Mais pour qui ?
La réponse
ICI  et  ICI !
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 12:25

Philosophiquement, le rattachisme - authentique et responsable - a toujours prôné la République, qui est la forme supérieure de la démocratie, la laïcité de l'Etat et de toute fonction publique et surtout le refus du populisme, ce qui réclame un effort intellectuel de réflexion et de domination des instincts par la raison.

 

Evidemment, c'est moins sexy que les déclarations à l'emporte pièce de certains. Les rattachistes responsables sont bien loin des oracles qui espèrent le chaos pour masquer le vide de leurs propositions.

 

Dans un autre registre, j'ai lu, comme tout le monde les propositions de cet ancien fonctionnaire flamand (licencié pour faute grave) qui bénéficie de l'appui de la RTB(f) – mais pourquoi donc s'obstinent-ils à garder ce "f" qui ne veut rien dire pour eux ? – pour la campagne électorale qu'il envisage de faire en Wallonie. Le contenu et le simplisme de ses propositions, tout comme son attitude, sans gène ni vergogne et disons le clairement odieuse à l'égard des Wallons, n'est pas sans rappeler un certain Jean-Pierre Van Rossem qui a défrayé la chronique politique en Flandre il y a quelques années... Mais qui se souvient encore de cet autre génie autoproclamé ?

 

Surfant sur une vague de mécontentement alimentée elle-même par des années de désinformation à la belge (c'est-à-dire "francophone", et essentiellement bruxelloise puisque c'est eux qui contrôlent l'information), les grandes lignes de son programme semblent bien avoir été inspirées par les pires éditorialistes de la presse flamande, ou encore par les propos catégoriques de type "café du commerce" qu'on trouve sur les forums où s'expriment de courageux anonymes irresponsables et désœuvrés qui y bavent les mêmes âneries à longueur de temps.

Cet individu est évidemment libre de dire ce qu'il veut, mais est-ce vraiment à une institution payée par nos impôts de les diffuser ? D'autant qu'il a des fréquentations, euh... sulfureuses !

 

Hélas, les partis politiques sont trop coincés dans le "politiquement correct" pour réagir, prisonniers qu'ils sont de leurs messages antérieurs qui ne sont pas très différents des messages de dénigrement - en politique, on passe plus de temps à attaquer les autres qu'à défendre son propre programme - ont généré cette pensée unique qui accable les Wallons.

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:12

Je viens de lire avec attention ce qui a été publié sur le « nouveau plan de sauvetage de Fortis » et j’en garde un sentiment de malaise.
 

Certes, et je l’ai écrit précédemment, il fallait sauver la banque. Sans faire de sentiment, simplement pour éviter le risque grave de chaos qu’aurait amené l’instabilité financière, mais surtout pour ne pas précipiter les épargnants dans la misère. Sans compter les nombreuses pertes d’emplois confortablement rémunérés et générateurs de richesses indirectes. La meilleure solution aurait été de la nationaliser temporairement (*) comme la Finlande et la Suède l’ont fait dans les années nonante (et comme la Flandre vient de le faire…) il y a quelques années.  En la revendant pour le plus grand bénéfice des contribuables le jour où elle retrouvera une valeur intéressante , tout en garantissant entre temps les systèmes de crédit et de paiement.
 

C’est pourquoi, là où je cale un peu, c’est en voyant la nouvelle approche qui a été adoptée cette semaine. Je ne pense pas que sauver une banque, c’est sauver les actionnaire. Quand une entreprise fait faillite, ceux-ci perdent leur mise, ça fait partie du risque. Ici, j’ai le sentiment que l’Etat a  fait le contraire et carrément mis de côté l’intérêt des contribuables puisque dans le nouvel accord entre l’Etat et BNP Paribas, l’Etat belge reprend ou garantit la plus grande partie des actifs nocifs de Fortis. Si je ne me trompe pas, c’est nous, contribuables, qui allons donc payer pour la plus grande partie des pertes sur ces actifs. Fortis banque, qui est libérée de ses actifs nocifs, est maintenant dans les mains d’actionnaires privés et de BNP. Les profits futurs de Fortis seront uniquement pour ces derniers. Et en conséquence, à terme ce sera pire pour le budget de l’Etat, je le répète, nous, citoyens contribuables prendrons les pertes en charge, c’est inacceptable !
 

Et personne ne réagit ? A quand un avocat pour défendre les intérêts (légitimes cette fois !) des contribuables ?

Les « banksters » (**)  et leurs complices (parfois innocents, certes) s'en sortent la tête haute, les victimes, elles...

Belle allégorie de notre société !

 

(*) Ce n’était pas une question de moyens diponibles, l’Etat pouvant émettre rapidement des obligations permettant de racheter des banques qui ne valaient plus grand-chose...

(**) Ce mot est de Ferdinand Pecora, nommé par Hoover à la tête d'une commission d'enquête sur les abus des banques précédant le Krach boursier de 1929... Il est parfois (et injustement) attribué au dirigeant fascite belge Degrelle qui n'a fait que le reprendre à son compte dans un tout autre contexte. A noter que plus d'un an après son arrivée à la tête de la commission, une nouvelle administration est dirigée par le président Franklin Delano Roosevelt, qui incite le congrès à trouver un accord sur le Glass-Steagall Act, voté le 16 juillet 1933, et imposant une séparation, sous forme de coupe-feu, entre banques de dépôts et banques d'investissement. La crise économique due aux malversations financières bancaires que nous vivons actuellement amènera peut-être un retour à cette bonne pratique… On ne peut que l’espérer…

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:21

Vous connaissez la blague : "sur trois Flamands, croisés dans la rue à Bruxelles, le premier est échevin, le second est ministre et le troisième est électeur du Vlaams Belang"... 

Un de ces Flamand, bruxellois, ministre et socialiste, Pascal Smet, a développé mercredi soir son point de vue sur l'élargissement de la Région bruxelloise (bilingue, ou plutôt trilingue comme il la souhaite). Il n'y serait pas opposé, à condition de pouvoir également - dans un but de "solidarité sociale et de solidarité économique" - absorber des communes du Brabant wallon réputées riches telles que Lasnes et Waterloo... Ajoutant que les élections régionales qui arrivent sont peut-être la dernière occasion de réaliser ce projet... 

 "Vers l'Avenir" note que cette proposition n'est pas appréciée par le parti de ce ministre, mais curieusement ajoute qu'en Brabant wallon, "c'est pire"... Pourquoi "pire" ? Curieux choix !

Si fort logiquement (et en partie pour ça...), ceux qui seront tête de liste aux prochaines élections comme Kubla (qu'en pense son ami Maingain qui propose la même chose que Smet ?) ou Antoine rejettent cette proposition avec mépris, sans vraie surprise, Marcel Cheron (celui qui a dit un jour qu'il n'aimait pas les Wallons mais... qu'il travaillait pour eux... C'est-y pas beau ça ?) ne ferme pas la porte. Précisant : "à moins que le parti de Monsieur Smet ne soit prêt à envisager l'élargissement de Bruxelles, ce serait un premier bon pas". Confirmant par là qu'il est prêt à utiliser les habitants du Brabant wallon comme une vulgaire monnaie d'échange... Il a commencé sa carrière à "Solidarité et Participation", deux mots dont il ne semble pas avoir retenu grand chose. Soyons sur nos gardes !
 
L'intégrité wallonne du Brabant wallon ne se dicute pas. Point !

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:00

On assiste à une offensive discrète, mais pernicieuse du bruxellissime FDF.

Sans nier son évidente contribution à la reconnaissance du statut de la Région de Bruxelles, pour la petite histoire, l'alliance stratégique entre le Rassemblement Wallon et le FDF avait bien comme objectif la création de deux régions distinctes (Wallonie et Bruxelles) dans le cadre de l'instauration du fédéralisme. Sans revenir sur les erreurs de celui qui porte la responsabilité de la destruction du Rassemblement wallon, le FDF – créé à l'origine par des militants wallons habitant Bruxelles, mais qui en ont vite disparus, remplacés par des "francophones indifférenciés"- s'est finalement senti une vocation de "grand frère". Il s'est opposé à la renaissance d'un parti porteur du Mouvement wallon, par exemple en protégeant systématiquement le sigle "RW" lors de chaque élection. De fédéraliste au départ, composé depuis essentiellement de municipalistes, ce qui est logique, le FDF est au fond, devenu, paradoxalement, un des plus farouches partisans d'une Belgique re-centralisée. La mini-Belgique continuée sans la Flandre qu'il prétend promouvoir n'étant qu'un paravent de ses vrais objectifs. Ses membres les plus éminents ne se sont-ils pas prononcés à plusieurs reprises pour l'annexion du Brabant wallon à la Région de Bruxelles sous prétexte de coller à l'hinterland économique de cette ville. Imposant de fait le bilinguisme à toute notre province qui a pourtant été depuis la conquête romaine un des avant postes de la latinité et de la culture française malgré tous les avatars de la politique des princes. Ne l'appelle-t-on pas le "roman païs de Brabant ?" Mais j'ai déjà réagi ici et .

  

Il me revient que ce parti n'a donc pas renoncé à essayer d'étendre son influence chez nous.

Voici un texte qu'un correspondant namurois m'a fait parvenir :

" Fondé en 1964, le FDF est le seul parti politique qui mène un combat ayant pour but la défense des Francophones, où qu'ils soient établis. Même s'il est parfois, à tort, présenté comme un parti bruxellois, le FDF compte en ses rangs de très nombreux membres établis en Wallonie, et en particulier en province de Namur.

A l'initiative de notre Président, Olivier Maingain, il a été décidé de créer des fédérations provinciales et des sections locales, y compris dans la province de Namur.

Les responsables de la fédération namuroise de FDF (…) ont le plaisir de vous inviter à une après-midi de rencontre qui se tiendra" etc..

 

J'ai également reçu la copie d'une invitation du même genre envoyée en Brabant wallon.

 

Décidément, après les Flamands "De Dekker - Aernoudt" qui "ne nous veulent que du bien", la Wallonie intéresse beaucoup de monde. Si, dans le contexte actuel, mon correspondant (Merci Pierre S. !) est convaincu – à juste titre - que cette nouvelle tentative d'entrée du FDF en Wallonie est réalisée uniquement à des fins électoralistes, il a raison de penser que certains pourraient bien s'y laisser prendre. Les conclusions de la Commission Busquin-Spaak montrent que même des personnes informées (ou qui devraient l'être) comme les élus qui y ont siégé peuvent se laisser berner ou ont renoncé à lutter contre la pensée unique répercutée par une certaine opinion publique. Affaire de panurgisme ?

Paradoxalement; cette tentative met en exergue les intérêts et les aspects positifs de la Wallonie et de son économie. Malgré l'aridité de la crise que nous traversons, les Wallons sont performants et inventifs ; de nombreux investisseurs, surtout français et c'est très bien, en ont déjà tiré les conclusions. Assez de discours nourris à la sinistrose et à la haine de soi !

Il est plus que temps que la Wallonie reprenne le chemin de son autonomie. Après avoir été abandonnée, méprisée, critiquée, elle redevient plus que désirable. D'autres que nous s'en rendent déjà également compte, il reste à en faire prendre conscience à notre peuple et à ne pas répéter les erreurs du passé.

La première chose à faire, c'est de se sortir du " piège belge " dans lequel on essaye de nous maintenir car, comme l'écrivait José Fontaine, "parce qu'il peut être perçu comme autonomiste et fédéraliste, le FDF fait, a fait et fera encore, bien plus de tort à la cause wallonne qu'aucune autre formation politique même flamande". En réalité, le FDF a intégré et applique la logique communautaire (communautariste) flamande.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:35

A bien relire Montesquieu, la séparation des pouvoirs, nécessaire, induit dans le même temps la collaboration entre les pouvoirs. L'un ne pouvant prendre le dessus sur l'autre, les uns et les autres devant œuvrer à l'intérêt général. La crise que nous vivons est, à ce titre, particulièrement exemplaire: d'un côté le Premier ministre qui cherche, à tout prix, à sauver Fortis, et donc (une partie de) l'économie belge (l'intérêt général) d’un choc dommageable, quitte à brusquer quelque peu la procédure; de l'autre, le premier président de la Cour de Cassation Ghislain Londers, premier magistrat du pays, qui estime que brusquer la procédure va à l'encontre de l'intérêt général, et usant de son autorité en fondant sur des allégations, porte la crise à son paroxysme au pire moment.

Ce Monsieur a écrit qu’il n’avait « pas pu apporter de preuve au sens juridique du terme d’une influence du politique sur la magistrature » mais estimé qu’il y a « indubitablement des indications importantes en ce sens »… C'est assez surréaliste quand même ? C'est surtout dangereux. Mettre en péril l’intérêt général sur une base aussi fragile ! Et montrer qu’au même titre que le monde politique, par une guerre de rapports émanant d’une justice qui serait, elle aussi, embourbée dans des guerres de clans… On a raison de parler de crise de régime.

 

S’il devrait être maintenant clair pour tout le monde qu’on ne parvient que très difficilement à s’entendre au Fédéral depuis juin 2007, entre Flamands et ce qu’il est convenu de qualifier de « francophones » (mais où sont les Wallons ?) certes, la lutte est surtout terrible entre les partis flamands et encore plus sanglante au sein du CDN&V.  L’intérêt que je peux y voir, c’est qu’il se pourrait que cette nouvelle crise soit le détonateur qui permettra aux nationalistes flamands de passer outre aux réserves des « modérés » qui préfèrent continuer à vampiriser la Belgique (con)fédérale plutôt que de proclamer l’indépendance. Et faire évoluer l’opinion publique wallonne, ou plutôt la presse officielle qui pousse encore l’irresponsabilité à un point inimaginable en continuant à maintenir la fiction d’un Etat Belgique.

 

Revenons aux derniers événements. Je comprends assez mal les réactions outragées de certains.

Si je peux comprendre la déception des quelques "petits" actionnaires de Fortis qui, sans trop réfléchir, ont cédé aux sirènes d’un avocat qui y a vu une belle occasion de se faire de la pub - après tout, ils avaient bien cru aux promesses des banquiers, les seuls vrais coupables dans cette affaire - l’arrêt de la 18ème chambre de la Cour d'appel (gel temporaire des plans de rapprochement entre Fortis Banque et la Française BNP Paribas) consiste à jouer avec le feu dans une Sainte Barbe (*). Si BNP-Paribas se retire, ce sera l'effondrement de Fortis. Les actionnaires n'auront d'autre choix que de se retourner vers l'Etat et in fine ce sera le contribuable qui paiera. Et qui paiera cher ! Les juges auraient pu réfléchir à tout ça. Et sachant que le Droit commercial est tout sauf une science exacte…


Je leur suggère de relire Max Weber qui dans son analyse des logiques bureaucratiques et de la primauté de la règle sur toute autre considération dans ces milieux a écrit qu’un bon fonctionnaire est un fonctionnaire qui est capable de faire des écarts à la règle. Condition essentielle, pour Weber, pour permettre au système de fonctionner. Il avait cette phrase admirable pour décrire cette impersonnalité formaliste : « (…) sans haine et sans passion, de là sans « amour » et sans « enthousiasme », sous la pression des simples concepts du devoir, le fonctionnaire remplit sa fonction « sans considération de personne »…

 

Au delà des principes philosophiques, il y a la raison d'Etat, théorisée par Richelieu. Sans sentiment pour les « dégâts collatéraux » inévitables, voire nécessaires dans l’intérêt supérieurs du pays.

Au risque de choquer, j’estime que Leterme (**) a agi, dans cette affaire, en homme d'Etat. Il aura tenté de sauver ce qui pouvait l'être du système financier branlant du pays. Sans revenir sur la chronologie de l’affaire, les différentes phases de sauvetage de la banque. Intervention financière d’abord, puis, après le coup de poignard batave, l'adossement de Fortis à une grande banque avec minorité de blocage pour l'Etat afin de garder un droit de regard et veiller aux intérêts « belges », c’était ce qu’il fallait faire. Quitte à passer « à frottement dur ». Dans tout pays qui existe vraiment, l’intervention du politique postule une obligation de rapidité d’exécution dans « l’intérêt supérieur de la Nation ».  Tout comme le ministre de la Justice a eu raison d’empêcher la libération pour « vice de forme » d’un délinquant réputé dangereux.

 

Car soyons de bons comptes, il faudrait être sot pour s'imaginer que dans une démocratie le cloisonnement est total entre les 3 pouvoirs. Il y a toujours des pressions, c'est parfaitement normal. Et ces pressions s’exercent dans tous les sens. Le pouvoir judiciaire n’est pas exempt de ce type de comportement. Rappelons nous Christian Panier qui lors du dernier scrutin régional avait interprété dans le sens bien compris de l’intérêt des partis politiques traditionnels les règles de présentations des listes de candidats au détriment des partis démocratiques non-représentés au Parlement.

 

La séparation absolue entre pouvoir judiciaire et politique est bien une fiction.

 

Dans cette affaire, la presse, les partis, la justice, bref tous les commentateurs, semblent prendre plaisir à jouer un mauvais vaudeville devant des spectateurs (oserais-je encore dire de citoyens ?) désabusés face aux difficultés réelles de la crise économique et sociale en plein démarrage... Fertilisant ainsi un terreau propice à l’éclosion de dérives populistes ou d’extrême droite.

 

Il y a un autre aspect, mais j’entre là dans le monde de la spéculation… à mon tour ! Il n’empêche. Avec la prise de contrôle de Fortis par BNP-Paribas, les intérêts de la France sont fortement engagés. Le bourbier belge éclabousse jusqu’à la Bourse de Paris. En gros, ce que les juges ont fait, c’est mettre en difficulté la banque française.

Le fait de constater qu’en Belgique, la parole de l'Etat, sa signature, ce n'est pas très important, puisque la justice autorise à passer outre, n’est pas anodin. N’y aurait-il pas derrière toute cette affaire un vieux relent de francophobie ?

Mon vieil instit nous serinait déjà que la Belgique était « le rempart de l’Europe contre la France ». Cet Etat tampon anti-français n’existe plus, les raisons de sa création ayant disparu. Mais 180 et quelques années de propagande ont hélas marqué les esprits. Remarquez combien on a peu hurlé quand les Hollandais ont confisqué la plus belle part de Fortis… Il est bien possible que si la solution avait été hollandaise, allemande ou britannique, la réaction aurait été différente. De nombreux « belges » (pas uniquement flamands) se sont méfiés dès le départ de cette opération de sauvetage. Accusant la France d’arrière-pensées. Dans notre intérêt à nous Wallons et dans le sien, la France devrait arrêter de considérer la Belgique comme un pays ami puisque son soutien lui est systématiquement reproché et renforce la défiance à son égard. Ce n’est pas nouveau, la Belgique a toujours été et est encore le pire adversaire des intérêts français en Europe et probablement dans le monde. C’est difficile à faire comprendre en France, parce qu’il s’agit d’un comportement collectif qui ne se traduit pas – à de rares exceptions près – au niveau des individus. D’où ces attitudes schizophréniques que sont la francophobie des institutions et la francophilie des individus…  Compliquées encore par l'indiférentiation ethnique sous le vocable de "belges".

 

Nous sommes donc bien dans une fin de régime. En tous cas, au niveau fédéral. Il y a six gouvernements en Belgique et il n'y en a qu'un seul qui dysfonctionne. La Belgique est dysfonctionnelle par essence. Il faut une thérapie de choc au plus tôt. L’amputation me semble nécessaire et dans un premier temps, il faut d'urgence faire sortir la Wallonie de la Belgique. Tiens, à ce propos, le Kroll du jour est excellent !

 

 

(*) A moins que conscients que dans un système qui ignore le bien commun, les actionnaires de Fortis (petits comme gros) ont bien compris qu'il est possible de faire éponger par le contribuable leurs pertes dues à l'impéritie du conseil d'administration qu'ils avaient eux-mêmes choisi. Négligeant l'état de nécessité qui a forcé le gouvernement à agir, ils auraient compris qu'on trouverait bien, en flattant le désir de puissance de certains juges qui se veulent les maîtres de la loi et non ses serviteurs, le détail, le vice de forme ou encore la procédure oubliée qui justifierait une réforme de la décision gouvernementale, quel qu'en puisse être le prix pour l'économie du pays ou l'emploi... La déliquescence de l'état belge n'est pas uniquement due à ses problèmes communautaires...

(**) Les Flamands Premiers ministres se montrent toujours un peu plus belgicains et moins flamands dans l'exercice du pouvoir. Il n’empêche que, avec De Wever, c’est un des rares politiques flamands qui dit clairement les choses, sans hypocrisie. C’est donc notre meilleur ennemi (partenaire ?) pour faire évoluer les esprits. Rappelons nous quelques exemples  : depuis sa déclaration au « Dag Allemaal » le 24 décembre 2005 où il a comparé « la Wallonie à un sac de cailloux sur le dos d’une Flandre lancée dans une course cycliste de montagne» , jusqu’à celle à « Libé » qui a fait couler beaucoup d’encre : «  La nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre (...) La Belgique est née d'un accident de l'histoire, il ne faut pas l'oublier » (..) Que reste-t-il en commun ? Le Roi, l'équipe de foot, certaines bières... »

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