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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:38

Voilà ce que disait Churchill en 1943…

 

Quelques années plus tard, l'anglais Robert Phillipson insistait auprès des anglo-saxons dans  son livre « Linguistic imperialism » publié en 1992, sur le fait que l'anglais devait devenir la langue dominante dans le monde, remplaçant ainsi les autres langues et surtout leurs visions du monde.

 

Les anglo-saxons sont en train de gagner ce combat essentiel pour la maîtrise de l’avenir.

C’et en tous cas ce qui ressort d’une conférence organisée par l'association Bruxelles Europe qui s'est tenue à la Commission Européenne le 17 novembre dernier sous le titre évocateur : « Diversité linguistique : Faut-il parler anglais pour être européen ? »

 

Les conférenciers étaient Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes de Radio France, Jean Quatremer, correspondant de Libération, Michel Theys, journaliste des questions européennes. Une centaine de personnes ont participé à cette conférence parmi lesquelles l'ambassadeur de France auprès de l'UE (Monsieur Philippe Etienne) et le Consul de France à Bruxelles…

 

Après un rappel de l’évolution des règles du régime linguistique au sein de l'union dès son origine (règlement 1/58), lors des périodes d’élargissement, les orateurs et le constat de la pratique actuelle, les orateurs ont fait le constat que la grande bascule vers le tout anglais date de la période de la Commission Prodi (1995/2004). En effet, le chargé de la réforme administrative, le vice-président anglais, Neil Kinnock, a œuvré pour la défense des intérêts linguistiques de la Grande Bretagne et du Bristish Council dont il sera le président jusqu'en juin 2009.

 

L’attitude des anglo-saxons n’est pas sans faire écho à ce qu’écrivait Jules Destrée dans sa « Lettre au Roi » à propos d’un Peuple voisin : « Ils nous ont pris notre langue. Plus exactement, ils sont occupés à nous la prendre. Nous ne connaissons encore que la menace et l'humiliation. L'œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu'ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d'abord, le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s'agit que d'une traduction : qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un beau jour, le flamand s'affirme en maître : il revendique la première place qu'il appelle l'égalité; le français n'est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit, disparaît. Et le lion de Flandre est souverain sans partage. »

 

C’est que pour des raisons similaires à celles invoquées par Destrée, face à une politique d'expansion de la langue anglaise portée par le mercantilisme agressif des vainqueurs de la seconde guerre, il n'y a eu qu'un processus de renoncement et d'angélisme des autres pays. Dont la France, hélas ! Pensons simplement à des attitudes suicidaires des représentants français à l'Union Européenne comme le choix systématique de s'exprimer en anglais (ressenti d’ailleurs comme un mépris des traducteurs) ou celui de travailler et de faire travailler uniquement en anglais ou en faisant de l'anglais la langue unique des commissions dont ils ont la charge.

Ce renoncement à l'emploi du français par les élites francophones a entraîné par effet de domino l'effacement des autres langues notamment l'allemand et l'italien. Avec la complicité enthousiaste de la Belgique évidemment. Les Flamands réglant un vieux compte avec cette langue qui leur rappelle le mépris de leurs propres élites pour leur peuple. Les autres, les belges francophones, par snobisme et pseudo esprit d’ouverture (*). L’occupation de tous les postes extérieurs par des Flamands n’augure certes pas d’un changement.

 

Il faut le dire, la langue anglaise est installée durablement en position hégémonique au sein des institutions européennes. Le français - langue de 3 pays fondateurs – y a ainsi perdu son rang. Le renoncement à l'emploi du français par les élites francophones a entraîné par effet de domino l'effacement des autres langues, notamment l'allemand et l'italien qui sont hors d'état de contre balancer cette hégémonie linguistique. A un point tel que dans certains Etats membres, la langue anglaise est en train de prendre souche dans les jardins d'enfants et elle est déjà de plus en plus la langue de transmission des savoirs dans l'enseignement supérieur.

Si même la France n'échappe pas à ce processus d'anglicisation, il suffit d’écouter le flot continu d’anglicisme utilisé de préférence aux équivalents originaux français dans une institution publique de la Communauté française comme la RTB (f) pour constater que nous sommes là aussi plus qu’en perte de vitesse.  C’est une politique volontaire de destruction. Comment peut-il en être autrement.

 

Le grand débat sur l’identité nationale en France  vient un peu tard dans ce contexte. Pour moi, c’est l’identité, c’est d’abord l'identité de choix de culture et donc de langue ainsi que de volonté d'un destin commun. (**).

Mais c’est aussi et surtout le rappel de valeurs essentielles portées dans les premiers mots de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen  que ses auteurs ont voulue universelle: Les deux premiers mots sont « Les hommes », sans distinction géographique, linguistique ou raciale. « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

 

Ça commence aujourd’hui, mais demain, si nous n’y prenons garde, la qualité de « citoyen européen » sera conditionnée à la maîtrise de la langue anglaise et par la même, au niveau de perfection en anglais dont vous êtes capable. Ce qui déterminera votre évolution sociale et hiérarchique et surtout celle de vos enfants. Cela implique, qu'en contradiction avec l’article premier de la Déclaration des Droits, en l'absence de cette maîtrise, vous ne pouvez pas vous affirmer comme un citoyen européen à part entière.

 

La Belgique, pays fondateur de ce qui n’est jamais qu’un grand marché et qu’on appelle l’Union européenne partage la responsabilité de ce désastre civique et linguistique avec les élites françaises car se battre pour maintenir l'emploi du français était un combat indissociable de la protection des autres langues.

Leur responsabilité est grande d’avoir contribué à ce que le français et l'allemand ne soient plus considérés comme des langues internationales et seront demain – si nous n’y prenons garde - reléguées de fait comme langues « régionales » de l'Union Européennes sans en avoir le statut.

 

 

(*) Et que dire de la folie de la mode des écoles d’immersion (aujourd’hui) en néerlandais (demain en anglais…), facteur favorisant la perte d’identité. Donnant raison à Jules Destrée quand il qualifiait ainsi les bruxellois de l’époque (celle d’avant le politiquement correct !) de « métis » : « Une seconde espèce de Belges s’est formée dans le pays, et principalement à Bruxelles. Mais elle est vraiment peu intéressante. Elle semble avoir additionné les défauts de deux races, en perdant leurs qualités. Elle a pour moyen d’expression un jargon innommable dont les familles Beulemans et Kakebroek ont popularisé la drôlerie imprévue (….) Cette population de la capitale, dont quelques échantillons épars existent en province, n’est point un peuple: c’est un agglomérat de métis.(…) En réalité, le métis est insensible à l’appel de la race, à l’amour de la terre et des aïeux ». (Jules Destrée. Wallons et Flamands, la querelle linguistique en Belgique. Plon, Paris).

 

(**) « L'Etat unitaire a, pendant des décennies, fait dispenser une histoire « orientée » en projetant dans le passé une situation qui ne remontait qu'à 1830. Au nom d'une certaine idée du patriotisme qui s'identifiait à l'unitarisme, on a banni tout ce qui permettait de douter de l'inéluctabilité du phénomène « Belgique » et, par contrecoup, on s'est efforcé de nier les spécificités régionales. Or, comme le disait si poétiquement un slogan de l'Association des Amis de l'Université de Liège, « Sans racines, l'arbre meurt. Nos racines, c'est l'histoire. » Au moment où il est plus que jamais question de régionalisation et de communautarisation, il serait aberrant que le nouveau pouvoir substitue « l'absence de l'histoire » à une « histoire orientée », ce qui aboutira au même résultat : priver les citoyens de nos régions de leurs racines culturelles » (Hervé HASQUIN, Historiographie et Politique, Essai sur l'histoire de Belgique et la Wallonie, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1982.)

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:32

Le président de la Cour d’arbitrage donne une interview au Soir de ce mercredi. « Il faut changer le système actuel, anticonstitutionnel… » dit-il puisque les candidats de Hal-Vilvorde à l’élection de la Chambre ne peuvent pêcher des voix dans tout le Brabant flamand : Louvain étant un arrondissement distinct. Il y a là rupture du principe d’égalité.

 

Il appelle le législateur à trouver un système équitable « avec toute l’imagination dont il peut faire preuve en la matière »…

 

Il ne peut cependant s’empêcher d’ouvrir quelques pistes remettant en cause les statuts et limites des arrondissements actuels. D’une manière formelle – le redécoupage – ou plus subtilement « unitaristes », mais sans aller jusqu’à la citer, laissant à la journaliste le soin de l’écrire : « une autre solution satisfaisante sur le plan juridique, la scission de BHV couplée au système des apparentements. Et là, plusieurs cas de figure se profilent : apparentements entre Bruxelles et le Brabant flamand, entre Bruxelles et le Brabant wallon, etc. », bref, le retour du principe de l’apparentement, niant par là l’évolution institutionnelle (et constitutionnelle) qui a fixé les limites des régions politiques en créant la province du Brabant wallon, partie intégrante de la Wallonie, Région de langue française.

 

Ce système d’apparentements entre arrondissements appartenant à des provinces différentes de régions différentes me paraît pourtant être en contradiction avec l'existence de Régions administrativement et surtout politiquement distinctes. Des élus (con)fédéraux (à la Chambre) représentants de leur Région pourraient-ils logiquement être élus avec des voix venant d'autres Régions grâce au hasard de l'apparentement ?

Je ne veux pas rappeler ici l'exemple caricatural d'un élu Volksunie dans l'arrondissement de Nivelles avant l'heureuse scission de l'ancienne province du Brabant.

 

Ou alors, mais il s’agirait là d’un choix politique, la négation du fait régional (revendication essentiellement wallonne) pour privilégier uniquement le fait communautaire (comme pour les élections du Sénat), ce qui répondrait aux attentes les plus folles des Flamands les plus pointus et du FDF... même s’ils semblent apparemment défendre des points de vue différents…

 

Ne vaudrait-il pas mieux supprimer les élections fédérales pour envoyer, au besoin et en fonction des circonstances des élus régionaux. Au Parlement fédéral ? Belle simplification plus en phase avec l’évolution des mentalités. Non ?

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:00

Ne sombrons pas dans l’émotionnel. Seul l’avenir nous dira si cette désignation sera une bonne ou une mauvaise chose pour la Wallonie. Constatons simplement qu’à l’heure actuelle, si les Wallons n’existent pas aux yeux des belges, englués que nous sommes dans cette confusion qu’est la Communauté française si mal nommée, nous n’existeront encore moins aux yeux du monde puisque tous les postes de quelque visibilité ou importance sont occupé par des Flamands, Charles Michel en charge de l’aide au développement n’ayant jamais montré le moindre tropisme pour un vague sentiment d’appartenance à la Wallonie.

 

« Qui va se reconnaître en M. Van Rompuy? »

 

On le lit dans la presse internationale, les dirigeants européens avec le froid réalisme qui les caractérise ont évidemment choisi le plus petit commun dénominateur. En contraste, refrain entonné en cœur depuis hier soir par toute la classe politique locale et le chauvinisme surréaliste qui la caractérise, « c’est – comme l’écrit l’inénarrable Béatrice Delvaux –  un grand honneur et une grande fierté ». Il faut aller chercher ailleurs le bon sens d’un Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), pour se demander qui, « en France et en Europe », allait « se reconnaître » en Herman Van Rompuy, « connu seulement en Belgique comme pourfendeur acharné des facilités linguistiques accordées aux francophones dans les communes de la banlieue bruxelloise? » Ou encore la lucidité d’un observateur de notre vie politique comme Jean Quatremer, qui défend pourtant une opinion pro-européenne tout à fait différente de ce dernier sur le Traité de Lisbonne pour écrire : « Le pire: les francophones belges se réjouissent qu'un homme qui appartient à un parti qui les humilie quotidiennement soit président du Conseil européen. A pleurer. »…

 

S’il n’y a qu’une chose à retenir, c’est bien ça.

 

Regardons froidement la situation. Si, grâce aux décisions prises par Leterme qu’il a lui-même contribué à faire partir, Van Rompuy a pu calmer un jeu qui, par ailleurs, se calmait de lui-même depuis un an, il n'a rien fait non plus pour régler le dossier le plus explosif : celui de la scission de l’arrondissement bilingue de Bruxelles-Halle-Vilvorde. Son parti et lui-même en réclament ouvertement la scission. Les dirigeants européens ne sont pas des naïfs. Même l’ancienne présidente lettonne, candidate malheureuse à la fonction savait que ce choix mènera à l’absorption par la Flandre des quelques milliers d’habitants francophones des communes de la grande périphérie de la Région bilingue de Bruxelles.

 

Certes, maintenant, ce sera maintenant à un autre qu'il reviendra de trancher le dilemme.

 

La désignation de Van Rompuy ne devrait rien changer à l’agenda. Qu’il soit premier ministre ou que ce soit quelqu’un d’autre, B.H.V. reviendra sur la table et sera scindé !

 

Par les voix de Marcourt et de Moureau, le PS a clairement indiqué sa volonté d’avancer dans ce dossier. Comme le dit le communiqué du PS qui fait connaître sa volonté de travailler « avec ses partenaires de la majorité de manière constructive pour qu'une décision puisse être prise rapidement », « Nous ne pouvons aujourd'hui ajouter une crise politique à la crise économique, il y va de la stabilité du pays, et de la sérénité des citoyens ».

 

Certes, je ne suis pas dans le secret évidemment, mais il semble bien qu’on nous joue là une réédition de ce qui s’est passé avec les Fourons lors de la fixation de la frontière linguistique.

 

Souvenons-nous. La fixation de cette frontière a été votée par 130 voix contre 56 et 12 abstentions. Une majorité claire. Quand on l’analyse un peu plus loin, que voyons-nous ?

 

Les partisans se sont répartis ainsi : 91 flamands, 20 wallons et 19 bruxellois. Premier enseignement, ce vote a été acquis grâce à une majorité de Flamands et… de bruxellois puisque la majorité simple était de 99(94 si on retranche les abstentions).

 

Si on pousse plus loin, certes, tous les libéraux ont voté contre, qui n’est pas surprenant, ils étaient à l’époque dans l’opposition. Et la logique de discipline partisane lobotomisante bien connue dans notre régime particratique a fonctionné. Ils n’auraient de toute façon pas pu changer grand-chose. Plus intéressant est la répartition des voix wallonnes positives dans les deux partis « francophones » : 12 socialistes sur 35 ; 8 PSC sur 19. On a dit à l’époque que le vote positif des socialistes avait un double aspect. Une raison morale de solidarité avec la volonté d’autonomie culturelle des Flamands et un souci purement électoral d’éliminer de l’espace wallon des communes – les Fourons, par exemple – à majorité stable sociale-chrétienne. A un autre niveau que la décision qui vient d’être prise par les 27, c’est ça aussi qui se cache derrière le « réalisme politique ». Mais on ne le saura jamais… C’était en tous cas la position clairement déclarée d’Ernest Glinne, décédé il y quelque semaines.

 

 

 

Il ne m’étonnerait pas que demain, de mêmes argument soient repris pour justifier (ou stigmatiser suivant le camp) la position des socialistes qui « voudraient abandonner les bourgeois francophones de la périphérie qui votent majoritairement à droite (FDF-MR-MCC-Etc...) ». Je suis d’ailleurs persuadé que certains y pensent déjà…

 

La continuité territoriale.

 

J’imagine que d’autres, et là je pense aux partis qui ont pour vocation l’occupation du pouvoir à tous prix - oui, comme le CDH- suivront sans trop d’état d’âme. D’autres encore dont c’est la raison d’être (le FDF), se focaliseront sur des symboles comme l’exigence d’une continuité territoriale entre Bruxelles et la Wallonie, quitte à lâcher quelques communes où ils ne sont pas au pouvoir. Après tout, Bruxelles n’est pas Berlin-Ouest, isolé en territoire hostile, en pleine guerre froide. A l’issue de la discussion reviendra donc sur la table ce qui sera considéré comme une grande victoire « morale » pour les tenants de cette théorie, assez futile finalement à l’époque de la libre circulation des personnes et des marchandises, le « principe du pédoncule ». On se souvient que dans le passé – parce que ça revient régulièrement – on a envisagé de neutraliser ou d’attribuer au territoire de la Région de Bruxelles la Chaussée de Waterloo… Tant qu’à faire, je proposerais d’ajouter dans le paquet les espaces verts inhabités (ce qui devrait satisfaire Ecolo) que sont les bermes centrales des autoroutes E19 et E411...

A moins que les derniers lobbys de la Belgique unitaire ne parviennent à arracher le principe de la « circonscription électorale nationale », outil destiné clairement à nier l’existence de la Wallonie au même titre que le maintien de la Communauté française… Ce qui serait une catastrophe et une grande victoire pour la Flandre qui récupérerait ainsi une partie de l’influence néfaste que la régionalisation économique lui a fait perdre.

 

A un moment où à lieu, en France, une introspection nécessaire sur la question de l’identité nationale (et je ne suis pas certain qu’il soit bien posé et non pas instrumentalisé au service de gouvernants qui la déconstruisent pierre après pierre, mais nous verrons), il est utile de rappeler que l’identité se réalise, se concrétise au travers d’institutions (une démocratie souveraine) et de politiques (économiques, sociales, diplomatiques, linguistiques,…) qu’il faut vivifier, sur lesquelles il faut s’appuyer, au lieu de les laisser dépérir par et au nom d’un rêve de pérennité de la Belgique ou d’une européanisation, quand ce n’est pas d’une mondialisation souvent synonymes de remise en cause du principe même des Etats et donc de l’identité commune.

 

N’oublions pas que dans les années 1920, le principe de l’intégrité linguistique territoriale a été défendu par des grands Wallons comme Destrée et Bovesse contre les partisans du bilinguisme généralisé qui nous aurait fait perdre notre qualité de Français (comme on disir alors !). Ce qui a abouti à une première fixation de la frontière linguistique, même si cette dernière pouvait, à l’époque, être revue en fonction des mouvements de population. On sait ce qu’il en est devenu.

 

Si les politiques wallons se réveillent, le départ de Van Rompuy, qui est un des pires faucons flamands sous des dehors cauteleux, peut être une chance pour la Wallonie en définissant des frontières définitives entre ce qui pourrait devenir (dans un premier temps) des Etats confédérés.  C’est que comme je l’avais déjà écrit dans ce billet en janvier 2005, et confirmé plus tard par des experts comme Christian Behrendt et de Vincent de Coorebyter : « loin d’être symbolique comme on l’a prétendu, la scission de BHV entre bel et bien dans la logique d’indépendance. Celle-ci suppose la fixation de frontières d'Etat : telle est en est le sens. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international. Les éventuels Etats européens sont liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilité dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles. Encore faudrait-il que ces limites administratives soient établies de manière univoque et définitive. Or, tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques et des Etats fédérés de Flandre et de Bruxelles ».

 

Maintenant comme je l’ai indiqué dans un billet précédent sous forme de politique fiction, tout reste possible en cas de rupture de l'Etat belge. Tout belge de langue et de culture française a vocation à devenir Français s'il le désire, quelque soit sa localisation territoriale, son appartenance de classe, ses sentiments pour ou contre la France. L'appartenance nationale, dépasse les clivages politiques, économiques, sociaux, sentimentaux et autres. La France tiendrait évidemment compte de deux choses, le degré d'adhésion de chaque communauté, et, pour Bruxelles, des rapports de force. Verra-t-on se rallier les Bruxellois et autres francophones de la périphérie à une « protection française » sous la menace d’un encerclement territorial flamand ?

 

Il semble bien être très tard, malheureusement pour ceux qui ont fait le choix de s’y établir depuis 1963 en refusant de voir la réalité (ou plutôt en préférant croire les chimères de quelques politiciens opportunistes), la politique nécessite parfois de faire preuve de cynisme, synonyme alors de réalisme.

 

L’exemple vient de nous en être montré au plus haut niveau de l’Union européenne.

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 20:26

Un an après, quel est le premier bilan de celui qui allait changer la vie ? J’étais assez dubitatif dans mon billet d’humeur. Je dois reconnaître que je me suis trompé.

La crise bancaire est passée par là. Certes, en politique intérieure, il a fait, à on niveau ce que d’autres (Leterme par exemple…) ont fait à leur niveau : parer au plus pressé et mettre en place les outils nécessaire à sauver le système mis en péril par les banquiers qui, soit dit en passant, semblent bien être reparti comme avant. Avec l’argent de ceux qui ont payé la crise. Les citoyens ordinaires.

Heureusement, il y a la politique étrangère. Beau bilan… Le président de l’autorité palestinienne  dégoûté vient de jeter l’éponge… En Irak, rien ne progresse vraiment, la déstabilisation s’étend à la région… En Afghanistan, on vient d’installer au pouvoir un dictateur corrompu…

 Tout va bien. « Yes we can’t ! »

Que constatons-nous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, Obama rend  visite à son banquier (les Chinois ont acheté le déficit américain, il a intérêt à se tenir à carreau) et s’écrase sur la défense des droits de l’Homme (acceptant que qu’une seule chaîne de télé chinoise filme son débat avec des étudiants triés sur le volet et la diffuse en différé.). il ne manque plus que les « Youwécés » sabotent le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique pour permettre aux Chinois de devenir la première puissance mondiale dans 10 à ou 20 ans… Mais là, je délire…. Oui surement...

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:11

J’ai déjà écrit que les objectifs du Mouvement wallon fédéraliste qui ne demandait qu'un fédéralisme économique, étaient trop modestes. Ce fût en effet une grave erreur que de minimiser les aspects culturels et de croire que les revendications du mouvement flamand se limiteraient à ce domaine et étant  ainsi satisfaites la « paix communautaire » pourrait enfin régner...

D’autant plus que la confusion induite par l’accent mis sur la « solidarité Wallonie-Bruxelles » a occulté le fait régional et les identités au profit de ceux qui comme Monsieur Maingain se sont ralliés à la thèse flamande des communautés. Au grand bonheur des adversaires de l’autonomie wallonne (pensons à leur fumeux fantasme sur le « repli wallon »…) et les nostalgiques de la Belgique unitaire.

 

Dans la Libre d’aujourd’hui, Paul Piret, probablement un des journalistes actuels le plus vigilant sur les intérêts wallons, fait écho à la lettre ouverte au Gouvernement wallon envoyée par les animateurs du « Mouvement du manifeste pour la culture wallonne ». (1)

Si en marge de la commission Arena (2) (3) (4) dite Busquin-Spaak dominée par la vision du FDF, Demotte et Picqué avaient proposé une « fédération Wallonie-Bruxelles » mettant l’accent sur la prééminence des régions (5), Piret constate que « la  législature Olivier s’est à coup sûr enclenchée sur - comment dire? - une "incorporation" poussée et inédite de la Région wallonne et de la Communauté française »… Bien vu !

 

S’étonnant du silence des  régionalistes, il cite quelques extraits de la lettre montrant que « (…) la Communauté Wallonie-Bruxelles n’est plus un espace de solidarité mais celui de transferts unilatéraux structurels et permanents de la Wallonie vers Bruxelles », tout en prenant soin de se distancier des auteurs, c’est prudent.

 

Il n’empêche, la Région wallonne participe pour environ 200 millions au refinancement de la Communauté, alors que la Région bruxelloise s’y est refusée.

Piret conclu en écrivant « qu’objectivement, les questions posées ne sont pas sans intérêt. Voilà une organisation intrafrancophone retravaillée qui, jusqu’ici, n’a pas fait l’objet du moindre débat. Or, elle le mérite. M. Demotte a beau préférer "l’ordre du concret à la tuyauterie institutionnelle", on ressent déjà combien la dynamique voulue d’une "fédération Wallonie-Bruxelles" (appellation encore incontrôlée) se heurte aux difficultés voire aux impossibilités - institutionnelles comme financières - pour les institutions bruxelloises d’y participer vraiment. Qu’il s’agisse de la Région-Capitale ou même déjà, voire surtout, de la Cocof qui est pourtant uniquement francophone ».

 

Après avoir été le moteur du développement de toute la Belgique depuis 1830 jusqu’en 1980 (et encore !), et à  l’heure où un nationalisme identitaire bruxellois est en train de grandir, on voit aujourd’hui combien la Wallonie s’est fait piéger dans ce jeu de la solidarité.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:10

Marcel Cheron était l’invité de Bertrand Henne ce matin sur la RTB(f). Traité de « monsieur questions institutionnelles », il annonce tout de go « qu’à son corps défendant, il est obligé, de parler d’institutionnel, alors qu’il aimerait faire autre chose pour « nos » citoyens.  Propos qui rappellent étrangement ceux que tenaient - en d’autres temps – ceux qui ont raté toutes les occasions, comme le rappelait encore hier Jules Gheude dans une carte blanche, citant comme à l’accoutumée François Perin qui, fustigeant (en 1966 !) ceux qui, sous prétexte de vouloir « sauver la patrie », s’accrochaient au statu quo : « Ils attirent ainsi comme des paratonnerres, les catastrophes qu’ils redoutent ». Ils n’avaient pas compris que le fédéralisme était – à l’époque – le meilleur rempart contre le séparatisme.

 

Contrairement à mon ami, je ne pense pas que les 37 % des voix qui se sont portées sur les partis flamands les plus en pointe en matière d’autonomie seront déterminantes pour provoquer la séparation. J’ai développé mon point de vue dans un billet précédent.

 

Cheron fait la même erreur – mais est-ce une erreur ? Je le crois trop rusé pour ça… - que ses prédécesseurs. Contrairement à ses propos, son objectif n’est pas aussi noble que celui qu’il affiche : « on se préoccupe de ce qui préoccupe les gens, à savoir : la crise économique, la crise financière et la crise climatique ».Derrière ce retour du vieux discours « des vrais problèmes dont on doit s’occuper  et de la quête de cette capacité de faire en sorte de vivre ensemble, avec des cultures différentes, dans une Europe qui est celle de plus en plus de l’ouverture de la multi culturalité. » se cache surtout une mise en scène des qualités supposées de son parti.

Il faut, en effet, écouter attentivement ce qu’il dit. Par exemple, à propos de la dernière décision du Parlement flamand concernant les écoles de l’enseignement fondamental en français des communes de la périphérie de Bruxelles ne dit-il pas : « les enseignants s’inquiètent, je comprends qu’ils s’inquiètent. Et c’est pourquoi les politiques sont obligés de s’inquiéter avec eux ». Ajoutant : « Nous sommes prêts à travailler, ce n’est pas notre intérêt. Ce n’est pas notre intérêt en premier, qui doit compter. Ce qui compte c’est… pour la Belgique, pour les Francophones en Belgique ». N’est-ce pas un peu démagogique ? Peut-on dire autre chose ?

J’aime la clarté de l’expression : « les politiques sont obligés… ». Les pauvres !

 

Je constate que par ailleurs, là où ils partagent le pouvoir, rien de bien neuf. Certains se focalisent sur la nomination de Didier Donfut à la présidence de l’Intercommunale IGH, mais passent à côté de problèmes de gouvernance plus sérieux.

A commencer par l’assainissement des budgets, quelque soit le niveau de pouvoir, avec ou sans participation d’écolo, à coup de mesures générales ou d’impôts ou taxes déguisés. Sans oublier les réductions des acquis sociaux et des investissements… par exemple, on ne parle plus de la remise en cause des voitures de société, qui privent l’Etat de moyens importants tout en créant des injustices entre ceux qui en bénéficient et ceux qui n’ont que leur salaire… et qui constituent un véritable problème pour l’environnement !

J’ai déjà parlé précédemment de la poste et de la libéralisation sauvage soi-disant imposée par la Commission de Bruxelles, pénalisant non seulement les agents, mais surtout les usagers.

 

Voilà des thèmes qui touchent « les vraies gens » Et où nous n’avons pas beaucoup entendu les amis de « monsieur questions institutionnelles ».

 

Du côté de la Région wallonne, on n’a rien entendu sur la réduction effective et significative des cabinets ministériels dont l’effectif se monte pour certains ministres à 100 personnes ; de même on n’a rien entendu sur la suppression des 140 voitures dites « de fonction »; de même qu’on n’a encore rien entendu sur l’explosion des effectifs des agents contractuels dans certains Organismes d’intérêt public régionaux.

 

Moins bénin – si j’ose dire - si certains, dans le confort de l’opposition, ont fermement condamné le port du voile à l’école et dans les services publics et si le RAPPEL (Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat laïque) l’a également condamné, les autres partis restent particulièrement frileux : le PS est plus que divisé, Ecolo a une position volontairement floue et le C.D.H., redevenant clérical pour l’occasion (en réalité pour chasser le vote communautaire) maniant la langue de bois en sous-entendant que les raisons de porter le voile sont multiples… La situation est donc bloquée non seulement dans les services publics mais aussi à l’école, à un moment où les Flamands ont eux pris une position cohérente interdisant le port des signes religieux dans l’école publique.

Au fédéral, rappelons qu’une circulaire de 2007 du ministre DUPONT et imposant la stricte neutralité n’est volontairement pas appliquées. (INAMI, S.P.F Sécurité sociale et Personnel et Organisation ).

 

L’abdication des responsables politiques est bien présente. Quels que soient les sujets : Budgets, gestion des services publics, défense des valeurs des valeurs, etc…

 

Pour en revenir au sujet de l’enseignement qui était le thème sous-tendant l’interview de ce matin, Cheron propose « de profiter de la crise pour faire un enseignement, par exemple là-bas, plus ouvert aux langues, plus ouvert à des transferts d’enseignants venant de Flandre et donc faire l’inverse de ce qui est voulu là, c’est-à-dire ouvrir et faire du continuum pédagogique utile. J’aurais tendance à prendre la balle au bond et à l’approuver, sauf pour la provenance des enseignants bien sûr… J’ai une autre préférence et voici deux positions flamandes intéressantes… quoiqu’un peu contradictoires qui peuvent alimenter la réflexion...

 

La première ne concerne pas l’enseignement, mais l’énergie. Dans son édito du « De Standaard » de samedi 24 octobre 2009, Bart Sturtewagen écrivait : « (...) Les rapports de force entre Paris et Bruxelles sont tels qu’on ne peut même plus envisager une stratégie pour sortir quelque peu de cette étreinte et (, mon Dieu !) garder l’illusion d’une marché libre de l’énergie. Depuis la crise financière, nous sommes devenus encore plus qu’avant un Etat vassal de la France. Il vaut mieux nous y habituer, car les choses ne changeront plus. »

La seconde est plus en rapport avec le sujet.  Hier, Le député Luc Van Biesen (Open Vld), chef de groupe à Crainhem a proposé que la Flandre conclue un accord avec… la France pour l'organisation de l'enseignement francophone dans les communes à facilités !

« Nous assistons à un recul de l'enseignement fondamental en néerlandais dans des communes à facilités comme Crainhem et Wezembeek-Oppem. C'est incontestablement lié au fait qu'il s'agit d'écoles communales et que la majorité dans ces communes est francophone. Nous plaidons pour un transfert de cet enseignement vers un autre réseau pour mettre fin à cette implication communale et faire en sorte que la Communauté flamande devienne pleinement compétente », a-t-il expliqué. « L'organisation de l'enseignement francophone serait dès lors réglée de la même manière que l'enseignement donné en anglais ou en allemand. Pourquoi ne pas élaborer un règlement analogue à celui qui existe pour les écoles allemandes, britanniques ou américaines pour lesquelles un protocole est conclu avec un autre pays. Cela n'a plus de sens que la Flandre paie chaque année 220 millions d'euros pour l'enseignement francophone ». Il a ajouté que « cet argent pourrait être investi plus intelligemment dans des initiatives qui renforcent le caractère flamand de la périphérie »… Ce qui ne va pas faire plaisir à tout le monde, évidemment.

 

La loi de financement, qui organise tout l’enseignement par les Communautés prévoit une clef de partage, entre les élèves dits « francophones » et les élèves flamands. Les élèves des écoles ou l’enseignement est dispensé en français de la périphérie bruxelloise sont répertoriés dans la quote-part flamande qui subsidie ces enseignements au départ de la dotation de l’Etat fédéral.

(Oui, je sais, la Belgique est un peu… complexe…)

 

La proposition Van Biesen va dans le sens d’un certain nationalisme impliquant le fait de la reconnaissance du statut de non-flamand (et donc d'étranger !) pour les élèves éduqués en français. Il serait amusant (et vexant pour nous !) que ces enfants soient finalement assimilés à des Français… et par là ouverts à un continuum pédagogique utile !

Globalement, les comparaisons internationales montrent que la qualité de l’enseignement est supérieure en France. La qualité des enseignants n’étant pas mise en doute, de nombreuses raisons viennent en appui à cet état de fait, à commencer par cette ineptie qu’est la multiplication de réseaux concurrents sans l’être vraiment. Système aberrant qui a peut-être été justifié il y a 60 ans, mais qui n’a plus vraiment de raison d’être.

 

Et si la Région wallonne s’inspirait de la proposition Van Biesen ? Ça permettrait déjà de faire l’économie de la grande partie d’une institution encombrante, la Communauté (de moins en moins) française (et de plus en plus) Bruxelles-Wallonie. Voilà qui rejoindrait les vœux affichés de monsieur Cheron de simplification dans l’intérêt des citoyens.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 12:35

Le Bruxellissime Olivier Maingain était l’invité de l’émission « Matin première » aujourd’hui… Pour le peu que j’en ai entendu, rien de bien neuf. Sauf une chose, logique finalement : c’est enfin, « il incombe au parlement bruxellois d'enclencher, avant le parlement germanophone, une procédure en conflit d'intérêts pour empêcher le vote de la proposition de la loi flamande scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Logique, après tout, ce sont les principaux concernés. José Happart s’était déjà fait tirer l’oreille pour que le Parlement wallon participe à cette mascarade. La Wallonie n’ayant rien à y gagner. Maingain, tout en souhaitant mettre mal à l’aise les partis de la majorité bruxelloise (c’est de bonne guerre) et en bon unitariste qu’il est au fond de lui-même (répondant aux vœux de son électorat, celui-là même qui, pathétiquement, est toujours prêt à mettre sécher des drapeaux aux balcons de Bruxelles…) a probablement peur que les « germanophones » n’en profitent pour mettre sur la table des exigences propres en matière d’autonomie. Ce en quoi ils n’auraient pas tort. Je pense que la quatrième Région est en train de naître là. Mais nous verrons bien…

L'avantage que j'y vois en prévision de l'avenir, c'est que la Wallonie se retrouverait assez homogène, ce qui faciliterait son intégration future à la France puisque celle-ci est sans minorités nationales, tous les citoyens y étant égaux devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Je peux comprendre l'inquiétude de certains bruxellois francophones d'être abandonnés... Mais il faut la relativiser, tout le monde n'y pense pas comme monsieur Maingain et ses amis. Une étude menée par le Centre d’Etudes de la vie politique (le CEVIPOL) a montré que si 46 % des wallons accepteraient d'unir leur destin à celui des bruxellois, en revanche, 37 % des bruxellois opteraient plus volontiers pour un repli dans un district européen. Quand on pense à tout ce que certains ont pu gloser en de nombreuses occasions à propos d’un hypothétique «  repli wallon »…

 

Plus amusant, connaissant l‘amnésie collective induite par le système belge et des médias peu critique et cherchant à s’exprimer en pédagogue, il a repris quasi mot à mot des extraits d’une carte blanche publiée dans « Le SOIR » à l’époque où je présidais un parti qui s’appelait le Rassemblement Wallonie-France. Ce parti avait inscrit dans son manifeste fondateur le principe de la solidarité entre la Wallonie et les habitants d’expression française de Bruxelles. C’était en février 2007

Su base des analyses de Jean-FRançois Goosse, j’y écrivais que « (…) tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques et des Etats fédérés de Flandre et de Bruxelles. Elles sont une indication claire de l'opposition persistante d'une des parties à la limitation de Bruxelles aux 19 communes ».Précisant que « Loin d’être symbolique comme on l’a prétendu, la scission de BHV entre bel et bien dans la logique d’indépendance. La marche irrésistible de la Nation flamande suppose la fixation de frontières d'Etat : telle est en est le sens. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international. Les éventuels Etats européens sont liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilité dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles ».

Analyse que j’avais eu l’occasion de répéter quelques semaines plus tard à l’émission « Controverse » sur « RTL-TVi ». Et qui, se sont ensuite retrouvés sous la plume de quelques juristes dans la « Libre Belgique » : « la tendance actuelle du droit international, en cas de partition d'un Etat (comme en tout autre cas d'établissement d'un nouvel Etat ou de modification du territoire national), c'est le principe « uti possidetis ita possideatis » (« comme vous possédiez, ainsi vous posséderez ») qui s'appliquerait vraisemblablement, principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international ».

En 2008, au plus fort de la crise gouvernementale issue des élections fédérales, « Le Soir » publiait une version actualisée de la même réflexion en août et curieusement la republiait en septembre sous le titre : « BHV, le dernier verrou »…

 

Soyons clair, je persiste à penser que c'est aux Bruxellois à se choisir leur destin. Nous ne pouvons pas avoir, nous Wallons, l’impudence de leur dicter leurs choix.

 

C’est pourquoi j’attends avec curiosité de voir si les parlementaires bruxellois prendront l’initiative sur un sujet qui les intéresse au premier chef.

 

Par contre, je m’élève évidemment contre cette idée saugrenue d’implanter son parti en Wallonie. .Ce n’est pas nouveau comme idée, ce fût même la cause de la rupture avec le Rassemblement wallon. Le FDF est un parti bruxellois et s’il affirme des membres en Wallonie, toutes les tentatives précédentes ont été des échecs. Comme celles de partis flamands d’ailleurs, curieux cette propension qu’il y a à vouloir s’implanter en Wallonie… Et on pourrait se dire, bof quelle importance alors ? C’est que derrière cette volonté se cache des projets très clairs d’annexion de certains territoires où l’immigration bruxelloise (et flamande) a été importante ces dernières années comme le Brabant wallon ou certaines communes des Ardennes. C’est aussi rester dans une logique d’ancienne Belgique. Et de prééminence de Bruxelles sur le reste du pays uniquement de langue française.

Il y a là une constante historique que les adversaires du fédéralisme n’ont pas encore dépassée. C’est ainsi qu’à la Conférence des Peuples de langue française, la Wallonie n’est représentée que par des Bruxellois sous la houlette du même… Maingain sous le couvert d’une mystérieuse organisation bruxelloise inféodée au FDF : le « Rassemblement pour l’unité des francophones » ! Un peu comme si c’étaient les fédéralistes (traduisez unitaristes) pro-anglais du Canada qui parleraient au nom du Québec…

Vous pourrez retrouver sur ce blog quelques billets (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) où je développe au cours du temps des arguments s’opposant à cette vision.

Espérons que ce ne soit qu’un ballon d’essai dans la cadre des difficultés que vit le MR en cette période puisque Maingain a souligné – finement – que c’est une réflexion lancée dans le cadre de la restructuration du MR… Coup de bluff et affaire interne ou véritable conviction ? Dans le deuxième cas, je la dénoncerai et la combattrai avec vigueur. Sachez que les futurs responsables de cette « cinquième colonne » ont même déjà été désignés… : Brabant wallon : Patrice Horn ; Hainaut : Christophe Verbist ; Liège :Gabriel Legros-Collard ; Luxembourg : Guy Chapuis ; Namur : Georges Dupont

 

« Bruxellois, Maître chez toi ! » disait le slogan électoral de ce parti il y a quelques années… Qu’il l’applique d’abord, à Bruxelles où il y a encore du boulot... et dans les communes flamandes (loi de 1963) de la périphérie dont il souhaite voir sa Région (re)prendre la tutelle.

 

Nous nous occuperons de notre Wallonie.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 10:06

Dans son édition disponible en librairies depuis le mercredi 9 septembre 2009, le magazine « Télépro »  (fondé à Verviers en 1954, mais appartenant au groupe flamand Roularta puisant outil de désinformation du CD&V)) présente un dossier spécial signé Barbara Witkowska consacré aux fêtes de Wallonie à Namur.

 

Mon ami Jean-Sébastien Jamart (juriste rigoureux et rédacteur en chef adjoint de la revue "Wallonie-France")  a été fort étonné (le mot est faible !) d’y retrouver une photographie de sa fille mineure prise par l’agence Belga en 2008.



L'image originale 
 
L'image manipulée... et publiée (en plus !) sous le titre "folklore" !  dans le Télépro n° 2897 (P509567) du 10 septembre 2009 page 106

(Publées avec l'aocord du père et où j'ai masqué le visage... ce que l'hebdomadaire en question n'a même pas pris la peine de faire. Ils ont pourtant vendu beaucoup d'exemplaires lors de "l'affaire Dutroux"...)

Le choc vient du fait que cet hebdomadaire (*) n’a pas hésité à modifier la photo originale pour en faire un acte de propagande en faveur de la Belgique. Retouchant le cliché et violant ainsi, non seulement le droit à l’image d'un enfant figurant sur une photo, mais probablement également celui du photographe.

Il là s’agit d’une pratique inacceptable. La reproduction de la photo d’enfants mineurs, de plus aisément reconnaissables, sans l’accord de leurs parents, est évidemment totalement interdite.

 

De plus, utilisée ici avec un objectif clairement politique, cette pratique de retouche et de détournement d'image en rappelle (et en annonce ?) d’autres...

 


Tout ça sent la fin de régime. La Belgie-que va très mal puisque ses contempteurs en sont réduits à de tels expédients. La propagande nationaliste belge - meilleure alliée des Flamands minimalistes impérialistes - fait toujours des ravage en persuadant par tous les moyens les Wallons les moins éclairés qu’ils sont belges.

Il reste à mon ami à réclamer des dommages et intérêts au journal, ce ne serait que justice.

J’espère que ces faits feront l’objet de l’opprobre des journalistes sérieux… Nous pourrons ainsi juger de leur degré de liberté par rapport au système…

 

Un petit rappel de la législation en la matière :

 

La publication ou la reproduction d’une photographie sur laquelle une personne est clairement reconnaissable n’est possible qu’avec son consentement préalable, que l’image soit préjudiciable ou non.

 

En pratique : un document manuscrit doit donc être signé par la ou les personnes concernées par la photographie. Le document doit préciser explicitement les photos concernées par l’autorisation et l’utilisation qui en est faite.

 

Dans le cas des enfants mineurs, la publication de photos est toujours interdite. La signature d’autorisation des parents de l’enfant ou de ses tuteurs légaux doit également être obtenue par écrit.

(*) Audience CIM 2007-2008 :

Mise à jour : Dans Le Soir de ce lundi, page 4, un excellent papier de Pierre Bouillon sur la manipulation d'image par le Télépro.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 19:20

La RTB(f) - avec "f" comme fête - a créé l'événement en publiant un reportage sur la visite du président  Sarkozy à une visite d'équipementier automobile.  Sans doute un effet de la déclaration de son Directeur général qui a affirmé que cette chaine de télé serait désormais "plus belge"...
Et comment être "plus belge", en effet, si ce n'est qu'en étant plus critique à l'égard de la France et singulièrement de son président ?

Logique. La Belgique ne s'étant jamais mieux définie que contre la France.

Bof...

Par ailleurs, pourquoi faire tout un foin de cette affaire. Toute visite de chef d'état, même le plus insignifiant, dans une entreprise n'échappe pas à une mise en scène organisée avec soin. J'ai ainsi eu l'occasion - à mon corps défendant - de participer à l'organisation d'une visite privée de "nos souverains" comme dirait Di Rupo dans l'entreprise qui m'occupait à l'époque. Je ne vous dis pas le cinéma... entre les Dupont-Dupond de la Surété de l'Etat (lunettes noires en permanence...) et les précieux ridicules du protocole, croyez-moi, quelles dépenses d'énergie (et de moyens ) inutiles.
 
Voici un billet qui remet les choses en perspective :
http://www.philippebilger.com/blog/2009/09/un-grand-pr%C3%A9sident-.html

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 05:47

La chute des feuilles en automne (apoptosis en grec) a donné son nom à un terme scientifique en médecine, l’apoptose qui correspond aux phénomènes qui conduisent normalement à la mort « en douceur » ... une autodestruction cellulaire (on parle également de mort cellulaire programmée) en réponse à un signal (interne ou externe).

Ce mécanisme permet à l'organisme de se débarrasser des cellules qui ne lui sont plus nécessaires.

 

On le sait, la division du pays en communautés flamande et française est l’aboutissement logique du long combat d’émancipation culturelle (combat justifié) du peuple flamand contre sa bourgeoisie francophone, alliée de la bourgeoisie capitaliste (au double sens de capital financier et de capitale politique) belge qui avait préalablement centralisé entre ses mains les richesses de la Wallonie en utilisant au mieux de ses intérêts l’institution Belgique.

 

Très rapidement, la communauté française a vu son qualificatif et sa référence « français » muer dans les discours en « francophone » avec comme dernier avatar non dénué d'arrière-pensée, « Wallonie-Bruxelles ».

 

L’usage de ces termes n’est pas innocent. Comme le disait déjà Maurice Dehouse, alors président de l’exécutif wallon (on ne parlait pas de gouvernement au début des années ’80) : «  La poussée vers la régionalisation à deux ne met pas en cause Bruxelles. Ce qui est plus important, et ce qui est nouveau ; c’est qu’elle met en cause la Wallonie. Car le système « simplifié » dont on vante les mérites, en fait soustrait la réalité wallonne. Il s’agit d’une mise en cause de la Wallonie. Si crise il y a, elle portera bien plus là dessus que sur le statut de Bruxelles ».

 

Curieusement, à l’époque, un des promoteurs de cet amalgame francophone incorporant les Wallons et Bruxelles était un… Wallon, François Martou, qui voulait ainsi marquer l’évolution de Bruxelles de ville historiquement flamande (*) à une cité « où l’on parle désormais le français dans la reconnaissance de la mosaïque des peuples et des cultures qui s’y déploient », voulant par là « organiser cette reconnaissance plus facilement au sein d’une région Wallonie-Bruxelles que dans un territoire soumis à l’influence flamande ».  Il faut reconnaître à sa décharge Qu’à l’époque, il était peu certain que la Flandre accepte la forme de régionalisation prévue sous forme de trois régions par la réforme de la Constitution de 1970. On sait ce qu’il en est devenu. Si la région de Bruxelles existe, elle reste aussi la capitale de la communauté flamande… et celle des « francophones ».

 

Martou reconnaissait d’ailleurs faire le jeu de la Flandre en préparant l’adoption de la volonté de fédéralisme à deux de cette dernière : « Si la communauté flamande veut imposer un fédéralisme à deux, autant qu’il soit efficace et démocratique et prenne pour base les deux régions ; Flandre et Wallonie-Bruxelles ».

 

André Patris avait réagi avec virulence à cette proposition d’amalgame. Non à cause d’une quelconque hostilité des Wallons à l’égard des Bruxellois, que du contraire, mais d’un sentiment de différenciation : « Coller aux Wallons l’étiquette de francophones en les assimilant ainsi abusivement aux Bruxellois, les frustrer d’un passé annexé par les laudateurs de l’unitarisme, et par là même consolider la barrière qui sépare le Wallonie de la France, n’est-ce pas le destin permanent des petits hommes qui nous gouvernent ».

 

A l’époque déjà, ce manque d’assentiment se justifiait en plus par des raisons financières. La clé de dotation pour les régions donnait 8,5 % des budgets à Bruxelles tandis qu’en matière communautaire, les Bruxellois bénéficiaient de 11,5 %. Ce n’est évidemment pas la Flandre qui aurait payé la différence…  Evidemment, ce débat fait maintenant presque partie de l’Histoire.

 

J’écris bien « presque » parce que, si la création des régions économiques a permis la mise en œuvre de politique adaptées en matière d’aménagement du territoire, de développement industriel, d’infrastructures, d’action démographiques (et encore, pas tout à fait), etc.. La persistance de l’institution « Communauté française » avec le contrôle des compétences culturelles (dont les medias de communication et l’éducation) a fini par imposer l’usage du terme générique francophone justifiant par là les pires craintes d’André Patris. L’amalgame dénoncé au début des années ’80 n’a pas fini de causer des dégâts.

 

Les différences culturelles font en effet partie du patrimoine immatériel de l’humanité. . Les spécificités culturelles, de quelque part du monde qu’elles viennent, méritent d’être conservées. Et cela vaut tant pour le, pour le joual de Montréal ou pour le ch’ti que pour sicilien des polars de Camilleri que pour le yiddish par exemple. Sans pour cela prôner un retour des langues endogènes ou dites naturelles sur le devant de la scène, à l’instar de ce que nos voisins grand-ducaux ont obtenu pour le luxembourgeois, devenu en 1984 « langue nationale » par une « loi » rédigée en français ( !). Ils avaient évidemment des raisons politiques locales que je ne jugerai pas. Il y a bien aussi un projet de créer un wallon passe-partout pour l’ensemble de la région… les Wallons sont de culture française et cela leur suffit.. Pour moi, mon langage vernaculaire maternel c’est le wallon de mon village – que je parle encore presque couramment – qui joue ce rôle. Quand je rentre dans la famille, je reçois l’accent comme on reçoit des odeurs d’herbes sur un marché provençal. C’est l’accent de ma mère, celui de chez moi qui malheureusement n’accompagne plus guère des discours en wallon. Les jeunes du cru ne connaissent que quelques insultes bien senties. Regrettable, mais c’est ainsi, avec l’acquisition du français, il y a déjà quelques siècles, nous avons fait un grand pas en avant vers l’universel.

 

La langue endogène, « le dialecte», rattache à un coin de terre  (allons, osons le mot ! Une petite patrie!). Sans rapport avec le nationalisme. C’est un rattachement est avant tout d’ordre sentimental, et n’implique aucun débordement politique. C’est prendre plaisir, pour moi, à savourer la « dorée au stoffé » de mon enfance ou une « târte al’djote » de ma commune d’adoption tout en appréciant, en goûtant par ailleurs et en même temps les différents d’accents français du reste de la Wallonie ou de France. Parce qu’on est toujours de quelque part, et si le monde d’aujourd’hui nous rend presque tous de plus en plus cosmopolites, il n’est pas mauvais de pouvoir disposer d’un point d’ancrage Ce point d’ancrage, c’est notre langue française. Sans quoi, nous risquons tous de n’avoir plus à notre disposition que cet anglo-américain de second rang qui s’insinue avec une force croissante dans les pratiques de communication.

 

On ne dira jamais assez l’effet pernicieux de l’existence de cette « communauté française Wallonie-Bruxelles  de Belgique » qui nie les différences sociologiques et linguistiques entre les deux régions. D’autant plus que l’essentiel des instances dirigeantes et donc le contrôle sur les medias officiels se trouve exclusivement dans une des deux régions économiques. Cette dernière peut donc imposer ses références culturelles à l’autre. (Pensons à l’usage « naturel et sans questionnement » lors des émissions de la télévision officielle de mots aussi abscons que « brol » ou Stoemp » par exemple). Et parmi ces références, influence flamande (besoin de vendre à cette communauté, quand ce n’est simplement pas de plaire), intégration européenne et multiculturalisme (en réalité multi communautarisme) obligent, la recherche d’un idiome « neutre » (quand ce n’est pas l’invention d’une déformation malheureuse comme « BOZAR » pour qualifier le Palais des Beaux-Arts)… Que font les ministres qui ont en charge la culture ?

 

Longtemps après les regrettés Joseph Boly et Joseph Hanse, défenseurs acharnés de la langue française contre ce qu’on appelait déjà l’invasion des anglicismes, il faut bien constater que la vogue de l’anglais ne cesse de dénaturer la communication et nos références. Une langue n’est pas seulement un moyen de communication, c’est aussi et surtout un système de construction de la pensée. Le français est tout aussi capable que toute autre langue de produire des idées profondes et rigoureusement élaborées. Pourquoi le négliger ?

Je ne m’élève pas ici contre l’usage de la langue anglaise. Je dis que cet usage ne procède pas d’une prétendue supériorité linguistique. D’ailleurs, quand on se retrouve dans un contexte anglophone : le français, certes, n’est guère prisé des unilingues anglo-saxons, qui ignorent même qu’il puisse exister d’autres langues que la leur. C’est cette ignorance qui explique également (pour faire simple) leur influence surdimensionnée aux plus hauts niveaux de décision de l’Union européenne. Ils sont en effet, les seuls à se comprendre et à imposer leurs points de vue puisqu’il y a finalement autant de façon de parler l’anglais qu’il y a de locuteurs.

Mais quand on s’exprime dans un milieu essentiellement de langue française, est-il légitime de l’imposer à ses auditeurs ? Peut-on penser qu’il ne s’agisse tout bêtement que d’être dans le vent, de « s’accorder au sens de l’histoire » et de la mondialisation (les derniers événements financier montrent bien toutes les limite de celle-ci…) ou d’une prétendue supériorité linguistique ? Ou est-ce simplement un effet induit d’une volonté d’acculturation liée à l’existence (et à la survie) de l’institution « communautaire » puisque celle-ci est composée de deux communautés au moins.  Georges Désir qui fut un député-bourgmestre de Bruxelles (ou plutôt de Woluwe quelque chose) faisait remarquer que « les Bruxellois ne sont plus ni Wallons, ni Flamands, même si lors de leur installation dans l ’agglomération, leur famille provenait de l’une ou l’autre province du Sud ou du Nord ». Le slogan de son parti dans les années 70-80 n'était-il pas « Bruxellois, maître chez toi » ?

 

Francophone dans ce pays, c’est être ni Wallon, ni Français ce n’est même plus s’exprimer en français. C’est reproduire un des aspects les plus sournois de la propagande centralisatrice et différenciatrice (vis-à-vis de l’étranger et particulièrement de la France) belge. Un nationalisme larvé qui n’ose pas dire son nom. Une machine à laver les cerveaux. Préparer cette monstruosité que serait l’Etat Belgique continué avec des citoyens culturellement indifférenciés. Pour ne pas dire acculturés.

 

André Paris l’avait bien dit, rappelons le : « … consolider la barrière qui sépare le Wallonie de la France, n’est-ce pas le destin permanent des petits hommes qui nous gouvernent ».

 

(*) Un des plus fervents défenseurs du « belgicanisme continué » comme José-Alain Fralon a écrit dans « Le roman de Bruxelles » que celle-ci est une ville flamande parlant français… Même s’il a nuancé son propos par la suite en précisant que « s’il faut tenir compte du caractère flamand de la ville, je pense que le jour où la Flandre sera indépendante, les Flamands n’auront aucun droit à revendiquer un quelconque pouvoir à Bruxelles ».

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