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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:29
« Il faut désormais être sourd et aveugle pour s’exprimer ainsi… »
 
Petite phrase tirée de l’éditorial de Dorothée Klein du Vif à propos de cette Liégeoise qui a lancé une pétition poujadiste (« parce que la Belgique, c’est nous et pas seulement quelques centaines de politiques »…) pour l’unité de la Belgique, pétition largement soutenue (… en anglais !) par toute la presse francophone.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 12:00

Je n’ai pas réagi comme d’aucuns, fin de semaine dernière, en hurlant à la félonie suite aux propos de Didier Reynders à la VRT. Particulièrement les présidents des autres partis traditionnels qui ont bien compris ce qui se passait. C’est parce que je pense qu’il faut arrêter de comporter en politique comme dans les tribunes d’un match de football. En supporters ou en bons publics ou encore en dupes ! 

 

Quoi ? Reynders fait, sur un média flamand, une proposition d’apparence raisonnable qu’il sait parfaitement irréaliste, tout en disant – évidence et ça ne coûte rien – qu’il faudra bien un jour qu’on discute ?

 

haha.gifC’est bien joué. Il caresse ainsi d’une main ses électeurs (réels et potentiels) dans le sens du poil. Electeurs qui entendent ce qu’ils veulent entendre : « Rassurez-vous, je comprends que vous soyez inquiets et je fais tout ce que je peux pour sauver la Belgique, mais en me montrant ferme dans la défense de vos intérêts. La preuve, je fais des propositions raisonnables comme celle de la circonscription fédérale et j’envoie mes élus de la périphérie faire un petit show » et de l’autre, il laisse entendre aux Flamands qu’on doit continuer à discuter, qu’il est de bonne volonté. Avec comme arrière pensée le message que si on n’arrive à rien, ce n’est pas sa faute, mais peut-être celle de… Leterme qui ne sait vraiment pas comment s’y prendre. L’art d’occuper le devant de la scène et de se rendre incontournable.

 

C’est de la bonne communication. Un style différent de celui de Bart De Wever et sa « cuillère de sucre » certes, mais c’est du même ordre.

 
Ne nous y laissons pas prendre !

 

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 12:12
Le destin « francophone » est entre leurs mains titrait le 16 octobre « La Libre » à propos de la « Commission Arena » qui devrait commencer ses travaux le 12 novembre.
Le choix des mots, particulièrement « francophone » n’est évidemment pas innocent. En réalité ce bidule permettra d'éviter tout débat démocratique sérieux et surtout de demander l'avis des citoyens quant à notre avenir , commun ou non.  Echaudés par l'expérience de 1950, conscient que le bon sens des Wallons les porterait tout naturellement à choisir la France, les politiciens ne veulent plus entendre parler d'un référendum. Surtout pas sur l'avenir de Bruxelles et celui de la Wallonie en cas de scission d'avec la Flandre.
Le débat démocratique sera confisqué et on ne posera pas, séparément, la question aux Bruxellois d'expression française et aux Wallons de savoir s'ils veulent être confondus dans un état unique, faire partie d'états séparés ou mieux de préférer l'union avec la France. Les quatre partis dits « démocratiques » décideront (ont déjà décidé ?) que notre avenir sera commun dans un résidu de Belgique. A l’appui de leurs projet - mais est-ce un hasard ? – en même temps à Bruxelles, plus de 5.000 représentants de 212 régions et villes d’Europe viennent de se retrouver sur le thème « Growing regions, growing Europe ». (à vos souhaits !) Leur objectif ? Vider les Etats-nations, multiplier des entités de plus en plus petites et de plus autonomes pour mieux imposer un modèle décidé par des technocrates au détriment des Peuples ? Ils savent que derrière le slogan « Une Europe plus unifiée et solidaire et des Régions aux compétences accrues remettant en question l’utilité des Etats-nations légués par l’histoire» se cache une autre réalité : « Diviser pour régner ! »
Et si on commençait plutôt à faire l’Europe en réunissant les parties qui ont déjà tant de points communs ? N'est-ce pas ça la grande nation francophone dont a parlé un jour un certain Jean Gol ?

 

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 18:57
Invité ce matin de l’émission « Matin première », le Commissaire européen Louis Michel de fort méchante humeur étalait sa mauvaise foi face à Jean Quatremer du Journal Libération. Son aveuglement volontaire, délibéré et persévérant est consternant. Il est inquiétant aussi, car cet aveuglement semble la ligne de conduite de notre classe politique. Mais ce n’est pas nouveau, comme beaucoup de ses pareils, L. Michel subordonne l’intérêt général à son intérêt partisan immédiat. Et tant pis pour la Wallonie et les Wallons.
 
A preuve, cet extrait du Figaro du… 28/10/1996 ! (*) L. Michel répondait à la question suivante :
- « Quelle est votre attitude en face de cette idée folle du rattachisme dont tout le monde parle aujourd'hui dans la communauté wallonne ? »
Et sa réponse : « Je n'ose plus dire que le rattachisme soit une idée folle. Si l'espace francophone ne devient pas une réalité, si le séparatisme est inéluctable, alors les Wallons diront : je préfère être Français plutôt que Wallon. Moi, personnellement, si je dois choisir entre être Wallon dans un Etat socialiste ou être Français, je préfère devenir Français. » . Ou comment dire qu'entre deux maux, il faut choisir le moindre…
Il poursuit en précisant : « Entre un Etat wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France car la Wallonie c'est un cul-de-sac économique, social, culturel. »
L’interview se termine ainsi :
Question : « Croyez-vous que la France accepterait de récupérer ainsi les francophones belges ? »
Réponse : « Nous avons des contacts avec Paris et je suis sûr que Paris ne ferait pas longtemps la fine bouche ».
Il n'y a donc pas qu'avec les journalistes français que le Jodoignois se montre méprisant... Le pire, c’est que quand on écoute ses fils, ça semble bien être plus qu’atavique. Héréditaire !
 
(*) Merci à Jacques de me l’avoir retrouvé !
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 18:30

Frustration de ne pas avoir été invité aux discussions par « l’Explorateur » ou plutôt preuves que celles-ci patinent méchamment ? Le Vice-président bruxellissime (*) du MR s’est fendu hier de propos bien dans l’air du temps. «  Que personne ne s'y trompe, la Flandre s'est constituée en nation, et aujourd'hui elle a la prétention de s'ériger en Etat, dans la Belgique si elle en tire encore avantage, hors d'elle si ses intérêts le lui dictent. Les francophones auraient tort de croire qu'ils arrêteront la marche en avant de la Flandre nationaliste en payant toujours un prix plus élevé pour maintenir un semblant d'unité  ». « Face à l'Etat flamand qui se construit, les francophones ne peuvent plus se contenter de raisonner en termes de Communauté ou de Région. Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre, en veillant au lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie.  »
 
« Face à l'Etat flamand qui se construit, Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre ». Voilà le message principal de cette sortie ultra-médiatisée et qui pourtant n’apporte rien de nouveau. Sauf que Maingain, se parant comme d’habitude de son rôle de « défenseur de la cause frankeupheune » aura bien mérité de la « patrie résiduelle belgo-wallo-bruxellienne » qu’on nous prépare. Sachant l’effet de ses propos en Flandre, il montre par là que quel que soit le résultat des négociations (en fait, je pense qu'il s’en tape !) : élargissement de Bruxelles à certaines communes de la périphérie ou maintien définitif de ces communes en Flandre, pour les politiciens (**) élus comme lui sur le message « il faut sauver Willy la Belgique unie », leur choix est fait. Et il est temps de préparer la population et donc les esprits à la phase suivante : l’Etat « Belgique-résidu ». 
Contre la France. Il n’y a pas de surprise, finalement.
 

(*) Avez-vous remarqué qu'il ne prononce jamais (ou alors j'ai été distrait...) le mot « Wallon » ? C'est également lui aui est l'auteur de l'expression assez méprisante : « République des bords de Meuse »...  pour qualifier laWallonie.
 
(**) Comparaison hasardeuse et n'ayant rien à voir avec la personne d'O. M. certes, mais voici une citation à méditer : « Après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. (...) Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays ».Elle est d'un certain... Hermann Goering, notable nazi au procès de Nuremberg en 1945.
Je ne vous apprendrai pas que c'est Carl von Clausewitz (si mes souvenirs sont bons...) qui a écrit qu'une guerre commence toujours comme la précédente a terminé et qu'une armée battue adopte les méthodes de son vainqueur. 
Depuis 1945 (date du Congrès wallon de Liège) et plus particulièrement le referendum de 1950, dernière défaite de l'Etat unitaire, la propagande du régime a repris à son compte la recette de cet individu en l'amplifiant aux moyen de ce medium extraordinairement puissant qu'est la télévision.

Ceci n'a rien à voir, mais avez-vous remarqué qu'Olivier Maingain et José Happart s'expriment tous deux sur un ton assez monocorde ?

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:50
Dans une interview au Soir, Hervé Hasquin rejoint l’analyse de Moureaux. Contrairement à ce qu’il prétend, le fait qu’ils soient tous deux historiens de formation n’a rien à voir avec cette brutale prise de conscience. Sauf que tous deux font presque partie de l’histoire… de leur parti et qu’ils se sentent peut-être enfin un peu plus libre d’oser dire des choses qui sont dérangeantes pour celui-ci… et maintenant sans danger pour leur carrière.
Difficile de rester soi-même et de se plier à une discipline de parti. Quel qu’il soit…
Dommage aussi pour ce qui devrait être un devoir citoyen, mais n’est pas rentable électoralement. Oser dire la vérité au Peuple !
 
Trois extraits de l'interview :
- « (…) je suis estomaqué par le biais que l’on retrouve, pour l’instant, dans le traitement de l’information. On essaie, côté francophone, de nous montrer qu’il y a encore des Belges. Et l’on nous montre et remontre LE Flamand qui se dit encore Belge. Intellectuellement, ça me scandalise. »
- « Si les francophones comprenaient le flamand et prenaient le temps d’aller voir en Flandre ce qui se passe, ils verraient que les choses sont bien plus avancées qu’on ne le dit, en termes d’éloignement. Mais non, on vit dans le leurre et la duperie. »
- « Compter les drapeaux belges, (…) ça montre que les derniers Belges sont en majorité des francophones bruxellois. Rien que ça, cela souligne le fossé sociologique (…) ».
 
Hasquin comme Moureaux ont contribué à endormir les Wallons et les Bruxellois. La presse fait semblant de considérer leurs propos comme une découverte, une révélation. Et pourtant, que disons-nous d’autre depuis des années ?
 
Enfin… Tout ça fait aussi partie de la préparation des esprits dont je vous parle depuis quelques billets.

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:40
La presse francophone (évidemment !) fait grand cas de la pétition « Sauvons la solidarité » initiée par les syndicats flamands. Pour qui connaît un peu l’histoire, les syndicats ont toujours été faibles en Flandre. Ils savent très bien ce qu’ils auront à perdre dans une Flandre indépendante. C’est donc bien la solidarité des Wallons envers les syndicalistes flamands et leurs affiliés qu’il s’agit là de préserver. Je n’y suis pas opposé à condition que la réciproque soit vraie. Mais j’ai des doutes.
A titre d’exemple, les syndicats flamands ne se sont pas manifesté lors de la fameuse sortie « pas un centime flamand pour la sidérurgie wallonne » quand l’Etat belge dominé par la Flandre a utilisé sans vergogne (et à « l’insu du plein gré » des partis francophones) les subsides européens destinés à la restructuration et au sauvetage de la sidérurgie wallonne pour construire la sidérurgie maritime flamande. Il y a de nombreux autres exemples depuis.
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 19:44

On le sait, faute d’atteindre le quota des 20 élèves fixé par la Communauté française pour l'octroi de subsides les enfants seront donc accueillis dans une des cinq autres implantations maternelles de Leval-Trahegnies et un service de transport scolaire sera mis gratuitement à la disposition des parents qui le souhaitent.

Cette école qui ferme, après d'autres, était importante, parce que située en plein coeur d'un quartier avec beaucoup de logements sociaux.
Cette fermeture pose la question du choix de société dans laquelle nous (sur)vivons. Y-a-t-il un Service public plus indispensable que celui de l’éducation. La logique marchande doit-elle passer avent l’intérêt des enfants, de l’avenir de notre société ? 
Après les fermetures des bureaux de poste de proximité, des gares de proximité, voici venu le temps des écoles de proximité. On sait pourtant, qu’en plus de le vouloir de plus en plus centralisé, concentré même, que notre système d’éducation avec son organisation aberrante en réseaux philosophico-politiques concurrents est un des plus inégalitaires, si pas des plus inefficaces de l’OCDE. Ce qui reste le plus criant, ce sont les énormes disparités. Nous sommes loin du principe républicain d’égalité !
 
Hier soir, dans l’émission « Question à la une » (*) de la RTB(f), dans une école élitiste de Bruxelles, un enseignant ne considérait-il pas que l'école n'a pas à assumer la responsabilité des différences sociales. L'école dit-il n'est que le reflet de la société. A quoi s’attendre, en effet dans un royaume où la vassalité est la règle ? On l’a encore vu récemment avec les critères de recrutement des membres du personnel du Parlement wallon…
On a simplement ajouté au « Droit du sang », ceux de l’argent et de l’appartenance partisane !
 
(*) On parle beaucoup depuis hier de cette émission qui a frappé les esprits. Je ne connaissais pas le modèle finlandais.  Quelques chiffres glanés sur Internet.
Evolution des résultats de l’enquête  PISA (43 pays de l’OCDE + associés)
- 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
- 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.
- Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.
- La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)
- Le taux d’encadrement est, il faut le reconnaître assez exceptionnel :
- de 1 à 3 ans : 3 assistantes maternelle et une aide-ménagère pour 12 enfants maximum
- de 3 à 6 ans : 2 enseignants, 1 assistante maternelle et 1 aide-ménagère pour 21 enfants maximum.
- de 7 à 13 ans et collège : 1 enseignant et 1 assistant d’éducation pour 20 élèves maximum
- Pas de collège de plus de 400 élèves, pas de lycée de plus de 500 élèves.
- L’école publique occupe plus de 95 % du « marché ». Tout est gratuit : matériel scolaire, repas, transport, etc. les gens vont donc dans l’école la plus proche de chez eux sans se poser de questions mais ce n’est pas une obligation. (si ce n’est le cas, ils payent eux-mêmes le transport).
- Enseignement spécialisé : dépistage précoce (dès le jardin d’enfants) et classes spécialisées limitées à 5 élèves.
- Aide aux élèves en difficulté : Chaque établissement dispose d’un maître spécialisé supplémentaire prenant en charge des groupes de 5 élèves maximum (17% d’élèves suivis).
- Les élèves primo arrivants (principalement russes) suivent un cours intensif de finnois et sont partiellement intégrés avec 1 assistant bilingue pour 5 élèves. La dispersion des primo-arrivants ou immigrés permet de les intégrer rapidement par une prise en charge spécifique dès leur arrivée.
-  L’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96% des familles choisissent de faire suivre un cours préparatoire optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques. A noter qu’un élève qui n’est pas prêt à l’apprentissage de la lecture peut être maintenu en jardin d’enfants jusqu’à 8 ans.
Malgré tous les dispositifs d’aide et le taux d’encadrement, le redoublement reste autorisé (0,8%).
- Il n’y a pas d’évaluation notée avant 9 ans, après cet âge, l’évaluation est progressivement mise en place jusqu’au lycée. A partir du lycée, et jusqu’à l’Université, une réelle sélection compétitive est mise en place (examens de passage au cycle suivant, examens d’entrée et numerus clausus).
- Les filières sont toutes valorisées et valorisantes
- Les enseignants sont recrutés par les communes et les directeurs. La liberté pédagogique est totale. Il n’existe pas de système d’inspection et de corps des inspecteurs. Les établissements sont dans l’obligation annuelle de rendre publics leurs résultats et leurs principes de fonctionnement
- Les professionnels de l’enseignement (instituteurs et professeurs) ont tous une large formation universitaire de 6 ans ! Ils sont invités avant tout à « traiter les plus fragiles à la base » en se fondant notamment la remédiation et le dépistage. Le postulat de base est que l’élève doit réussir et l’échec est avant tout considéré comme une mission ratée des pédagogues. A noter que les enseignants sont reconnus et disposent d’assez larges libertés pédagogiques pour remplir leur mission. S’ils ne semblent pas particulièrement bien payés, ils semblent être des idéalistes. (Un peu comme les instituteurs républicains de Jules Ferry…)
 
Transposer simplement le modèle finlandais est difficile dans notre culture philosophico-particratique même si d’excellentes idées peuvent en être reprises. A moins d’une révolution dans les esprits… si pas dans les institutions.

A télécharger : Un texte reçu concernant la réforme de l'enseignement en Communauté française. A vous de vous faire votre opinion.
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 19:10

Le Nouvel’Observateur publie sous la plume de Claude Askolovitch un pensum assez pathétique : « Belgique : la déchirure ». Le sous-titre donne le ton et les limites de l’exercice. : « Pour conjurer le risque du divorce entre Flamands et Wallons, la Belgique avait choisi un Etat fédéral pesant, compliqué mais rassurant. Il ne marche plus. Et les solutions avancées pour le remplacer - indépendance ? Autonomie ? Confédération ? - donnent le vertige... ». 

Bref, une vision un peu simpliste, terriblement convenue, complètement superficielle, un recueil de témoignages sans analyse pertinente. Mais qu’est donc devenu l’hebdomadaire de Jean Daniel et Gilles Martinet ?
 
Deux passages : 

« Il était député au Parlement fédéral, et ne supportait plus les invectives flamingantes. Alors, Claude Eerdekens, président du groupe socialiste, a lancé en défi : «Si vous voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles, alors allez-y . . .» C'était le 10 juillet 1996. Onze ans après, Eerdekens, toujours député, n'a pas renié son adresse séparatiste. «Les Flamands veulent faire de nous des sous-hommes dans notre pays. Ils ont tort, parce que nous ne serons pas éternellement en crise. Mais s'ils persistent à vouloir casser la Belgique, alors il faudra penser sérieusement à la France ! Et j'en viens parfois à souhaiter qu'on y arrive...» 
Parfois ? Un réveil prudent ? Non, vous rêvez !
 
Dans son appartement du beau Bruxelles, une vieille dame, adepte de Mitsouko de Guerlain et de la littérature française, avoue son regret d'avant. Elle porte un nom bellement historique : Antoinette est la fille de Paul-Henri Spaak, l'incarnation même de l'Etat belge, Premier ministre en 1939, résistant à Londres, reconstructeur de son pays après la guerre et inventeur de la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier. Antoinette était la soeur de l'Europe, la fille de son créateur, l'héritière du meilleur de la Belgique. «Mon père a incarné la Belgique, c'est vrai. Mais sa Belgique était francophone uniquement. On a grandi ainsi. Mon grand-père était allé à Paris pour l'enterrement de Zola. Il militait pour notre rattachement à la France... Aujourd'hui, j'en suis fière.» 
Ah bon ? Ce n’est pas le message qu’elle et son parti semblent distiller…
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 12:30
Dans « l’à peu près » les médias francophones (des armes de destruction passive ?) font fort : après avoir essayé d’infantiliser les citoyens avec de « l’orange-bleu », on passe maintenant à la « jamaïquaine »… Curieux. Peut-être que ça ne ferait pas assez sérieux de parler de « gabonaise » (Merci Pierre-René !) dont les couleurs sont orange-bleu-vert. Evidemment, un pays africain, ça fait « palabres et tribus »… Le vieux fond colonial ressort…
 
Pendant ce temps là, les réincrnations de Jo Gérard dans la Libre Belgique ne nous parlent plus du roi, mais de « notre souverain » et ce journal (re ?) découvre avec horreur les 5 résolutions votées par le parlement flamand… en 1999 !
Le fil rouge du programme d’indépendance de la Flandre se déroule depuis plus d’un siècle et nos médias  s’en étonnent. C’est peut-être ça le plus étonnant.
 
La RTB(f) bat le rappel des « bons Flamands » (Mark Eyskens dans l’émission d’Eddy Caekelberghs hier soir dans laquelle Philippe Moureau, inspiré (ou réaliste !) pour une fois, a fait un beau résumé de la situation. Et un Herman De Croo rassurant, pareil à lui-même, ce mardi matin dans matin première.)
 
Enfin, dernier avatar belgiciste en date, un parti qui se dit « de devoir et pas de pouvoir » (??), surfant démagogiquement sur le désarroi de la population, souhaite voir le cordon sanitaire s’élargir. Hier le Vlaams Belang, aujourd’hui la N-VA, et demain… tous les partis flamands ? C’est effectivement LA solution logique… Bon sang, comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? 
 
Le Parlement flamand se réunira lundi prochain pour examiner la situation. Entretemps, ce jeudi, à la Chambre, on va distribuer les présidences des commissions parlementaires. Il faut dire que pour mettre un peu de pression, les formations politiques flamandes piaffent d'impatience à l'idée de se lancer (unilatéralement) dans l'examen des propositions de lois sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Y compris le cartel CD&V-N-VA qui avait, jusqu'ici, temporisé pour ne pas compliquer les négociations de l'orange bleue… Et comme les présidences sont distribuées selon la clé de répartition D'Hondt, le CD&V-N-VA, plus important parti à la Chambre, sera servi le premier. Le cartel flamand vise évidemment la présidence de la commission de l'Intérieur. celle qui doit examiner les résolutions sur la scission de BHV... 
 
Moche tout ça, pour les partisans de la Belgique unitaire, toujours grande et belle ! Et aussi pour les supporteurs du Standard de Liège (en football) qui revient au sommet, il n'aura pas l'occasion de devenir champion de Belgique ! Celle-ci risque de ne plus exister d’ici la fin du championnat... Allons, peut-être pourra-t-il disputer le championnat de France la saison prochaine ! Belle promotion.
 
Décidément le spasme actuel du régime (ce n’est pas encore officiellement la crise) nous réserve des surprises.
Et parmi celles-ci la chronique « Toute l'actualité et ses contradictions » de ce matin d’un étonnant Paul Hermant qui m’a surpris par la manière, certes un peu complexée (et agaçante du style « petit belge ») mais peu moqueuse et prudente avec laquelle il a présenté la chronique d’Alexandre Adler publiée dans le Figaro de samedi dernier. 
A lire aussi, une très intéressante analyse de Jean Quatremer sur son blog :  « L’éclatement de la Belgique soluble dans l’Europe » !
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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