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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:00

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Eric Zemmour est journaliste (fonction dans laquelle il est généralement provocateur) et écrivain. Il vient de sortir un livre chez Fayard-Denoël, au carrefour de l’histoire de France et de l’Europe, de la géopolitique et de la psychologie des peuples : « Mélancolie française ».
 
C'est un ouvrage qui tente de déceler les moments où les destins basculent dans un sens ou dans un autre, tant il est vrai que l’histoire de France est faite de causes et de conséquences, parfois de constantes ou de nécessités, rarement de hasard…


Il y a un passage qui intitulé « Le Belge »...

Extraits, pleins de lucidité et d’érudition :  


- « La Belgique est l'épicentre d'un mouvement historique inouï. Si elle tombe, le jeu de dominos pourrait s'accélérer »...
 
-« Là se combat à jamais la grande bataille des peuples et des races... »
« C'est là le coin de l'Europe, le rendez-vous des guerres. Voilà pourquoi elles sont si grasses ces plaines, le sang n'a pas le temps d'y sécher »...
 
- « Il faut toujours partir de Michelet. Entre Meuse et Escaut, on retrouve toutes nos batailles, tous nos espoirs, tous nos drames »...
 
- «  (...) « Talleyrand s'installait à Londres dont il devient la coqueluche. Il bricola un Belgique de bric-wallons et de broc-flamands à laquelle il ne croira jamais : « Il n'y a pas de Belges, il y a des Wallons et des Flamands, dira-t-il jusqu'à la fin de ses jours. Il savait de quoi il parlait. Wallons et Flamands n'avaient jamais connu de destin commun sauf en 2 périodes particulières de l'histoire : sous l'empire de Charlemagne et lors de leur intégration à la France de 1795 à 1815. »
 
- « Baudelaire ne dirait pas autre chose quelques années plus tard : « Il n'y a pas de peuple belge, proprement dit. Il y a des races flamandes et wallonnes et il y a des villes ennemies. Voyez Anvers. La Belgique : arlequin diplomatique. »
 

Zemmour cite évidemment la « Lettre au roi » de Jules Destrée.
 
Il rappelle que les républicains français traitaient Léopold 1er de « Préfet anglais ».
 
Lucide : « La question belge est donc aussi vieille que la Belgique »... mais prudent ! : « la France ne se réjouit jamais des difficultés de ses amis »... et « qu'à l'Elysée, une cellule spéciale suit les affaires belges. »
 
Morceaux choisi :

- « Le démembrement financier de l'Etat belge précède sa faillite politique... »
 
- « Les noms des départements de l'époque révolutionnaire et impériale pourraient ressortir du placard de l'histoire où ils gisaient plein de gloire et de formol :Jem(m)appes, Sambre et Meuse, Ourthe,... »
 
- « Avec ses 68 millions d'habitants, la France grignoterait encore son retard sur l'Allemagne et ses 80 millions. Les aiguilles de l'histoire poursuivent implacablement leur marche en arrière. »

 

Plus d’informations sur ce livre (déjà) controversé sur Canal académie : http://www.canalacademie.com/emissions/hist603.mp3

http://www.canalacademie.com/ida5594-Eric-Zemmour-Melancolie-francaise.html


zemmour

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:25
Je vous invite à lire cette analyse sur  l'excellente revue "toudi" : http://www.larevuetoudi.org/fr/story/monarchie-protocolaire-retarde
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 12:55

Il est assez rare de pouvoir saluer une initiative de Rudy Demotte. Habituellement, hors l’initiative prise en commun avec Charles Picqué de « fédération de Wallonie & Bruxelles » donnant la « primauté aux régions, j’ai plutôt l’impression qu’on bâtit habituellement des plans comme si nous n'existions pas ou plutôt comme si on ne voulait pas qu’on existe. Ce qui est un peu (trop) la faute du gouvernement wallon de Demotte qui se montre trop gentil avec tous ses partenaires. Demotte qui semble prêt à céder la région germanophone aux germanophones (soit ! A discuter, en effet…), mais surtout qui a surtout régulièrement donné l’impression de ramper, non seulement devant les Flamands, mais aussi devant les ultras bruxellois au nom de la Communauté qui n’a de française que le nom. Donnant l’impression que les Wallons n'ont vraiment qu'à céder dans tous les domaines. Dois-je rappeler que la Région wallonne participe pour environ 200 millions d’Euros au refinancement de la Communauté, alors que la Région bruxelloise s’y est refusée ? (http://www.claude-thayse.net/article-la-wallonie-piegee-dans-le-jeu-de-la-solidarite--38809541.html)
 

Dois-je dire que je très heureux de cette initiative. Certes, elle est conspuée sur les fora des médias concentrés à Bruxelles, mais faut-il en vouloir aux auteurs de ces commentaires convenus ? Nul ne peut – en effet - être tenu pour responsable de l’ignorance dans laquelle on l’a éduqué ? Quelqu’un d’aussi peu suspect de « wallingantisme » (pour reprendre un terme qui se veut péjoratif dans la bouche de certains…) qu’Hervé Hasquin n’écrivait-il pas dans l’avant-propos (p19) d’Historiographie et Politique, Essai sur l'histoire de Belgique et la Wallonie (Charleroi, 1982.) que (…) « 'Etat unitaire a, pendant des décennies, fait dispenser une histoire « orientée » en projetant dans le passé une situation qui ne remontait qu'à 1830. Au nom d'une certaine idée du patriotisme qui s'identifiait à l'unitarisme, on a banni tout ce qui permettait de douter de l'inéluctabilité du phénomène « Belgique » et, par contrecoup, on s'est efforcé de nier les spécificités régionales. Or, comme le disait si poétiquement un slogan de l'Association des Amis de l'Université de Liège, « Sans racines, l'arbre meurt. Nos racines, c'est l'histoire. » Ajoutant pertinemment « qu’au moment où il est plus que jamais question de régionalisation et de communautarisation, il serait aberrant que le nouveau pouvoir substitue « l'absence de l'histoire » à une « histoire orientée », ce qui aboutira au même résultat : priver les citoyens de nos régions de leurs racines culturelles » ?


Or, a
près la communautarisation de l'enseignement, les membres du Mouvement wallon avaient pourtant rêvé, d'un beau cours d'histoire, processus d'identification et de dialogue. Une approche (enfin !) sans conception déterministe de l'histoire et dans le respect de la relation avec l'universel. « Un enseignement de l'histoire formation d'une personnalité rigoureuse, favorisant l'esprit civique et l'esprit de solidarité, une démarche intellectuelle active, des références historiques donnant la mesure d'une dimension, celle de l'évolution du monde tout entier, une ouverture sur cet univers politique, économique, culturel, social, un enseignement corollaire de la pratique de la démocratie » comme l’écrivait Philippe Destatte.


La pratique de la démocratie, c’est bien là une caractéristique de l’identité wallonne. La démocratie, plus encore que la langue, doit continuer à constituer notre affinité. François Perin n’a-t-il pas déclaré un jour que « les Wallons ont acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible » ?


Hélas, alors que l'enseignement dans la « Communauté française » n'en finit pas d'agoniser, on ressert à l'opinion publique, aux élèves et aux enseignants des mythes belges éculés sur les Wallons et leur histoire ! Des mythes basés sur des préjugés simplistes et malveillants à l'égard de la Wallonie et des Wallons. Qui enseigne les souffrances de ce ces soixante-cinq mille Wallons qui furent enfermés, pour la plupart, pendant cinq ans de guerre dans des camps allemands, simplement parce qu'ils étaient... wallons ? Alors qu’on plaint les conditions dans lesquelles ont vécus les Flamands venus chercher du travail en Wallonie, qui se soucie de rappeler que les premiers et les plus nombreux à avoir subi ces conditions sont les wallons eux-mêmes ?


Combien d’enseignants ou de journalistes ont oublié cette phrase de Montesquieu : « Tout citoyen est obligé de mourir pour sa patrie, personne n'est obligé de mentir pour elle » ?


Faudra-t-il attendre la régionalisation de l'enseignement que nous demandons (entre autres !) pour disposer de la sérénité intellectuelle et institutionnelle qui rendra, aux habitants de la Wallonie, leur confiance en eux-mêmes, leur volonté d'agir et de se porter, sans complexes, à la rencontre du monde ? Permettant alors, comme le disait Philippe Seguin (ancien Président de l'Assemblée nationale) à propos de « sa France universelle », de témoigner vis-à-vis de tous les citoyens et de toutes les nations, « de ce que chacune et chacun, pour peu qu'il en ait la volonté, peut peser sur son destin et participer à l'écriture de sa propre histoire »…


On est loin d’une éducation qui
pousse le citoyen vers sa propre autonomie ! Demain, quand la Wallonie aura repris les compétences en la matière, il faudra que l’école redevienne le centre de tout projet démocratique. Une école d’émancipation. Une école qui rend apte à juger, à apprendre à penser au lieu de croire la chose enseignée. Une école de progrès qui rend les femmes et les hommes libres et citoyens.

En conséquence, l’effort en faveur de l’enseignement doit être total. Et en corollaire concentrer tout l’effort sur l’employabilité des personnes.


Non, les propos de Demotte sont loin d’être anodins ou stupides.


Affirmer la Wallonie, c’est rejoindre les Albert du Bois,
Jules Destrée, Maurice Bologne, Albert Henry et tant d’autres.

Affirmer la Wallonie, c’est faire la promotion de la personnalité d'une Wallonie faite à la fois d'héritages et de projets.

Affirmer l’identité wallonne, c’est montrer  - et rappeler – qu’il s’agit d'une identité ouverte, respectueuse des femmes et des hommes, d'une identité wallonne participative et citoyenne plutôt que d'appartenance, multiple plutôt qu'exclusive. Et je voudrais citer une phrase du « Manifeste pour la culture wallonne » de 1983 : « Sont de Wallonie sans réserve tous ceux qui vivent, travaillent dans l'espace wallon. Sont de Wallonie toutes les pensées et toutes les croyances respectueuses de l'homme, sans exclusive »


Le souvenir du Congrès national wallon de 1945 nous rappelle que, voici soixante cinq ans, le fédéralisme avait été revendiqué en Wallonie comme une ultime faculté de cohabitation. Depuis
la collectivité wallonne a entamé une difficile démarche pour conquérir une identité qu’à l'époque, elle ne savait pas encore définir. L’appel de Demotte vient à son heure.


Affirmer la Wallonie, loin de s’apparenter à une démarche nationaliste « à la germanique », c’est se souvenir de
la continuité fondamentale que l'on peut déceler dans le mouvement wallon des années trente est celle qui mène de l'antifascisme et de l'antirexisme d'avant-guerre à la Résistance précoce de « Wallonie libre ». C’est aussi assumer une (très petite) collaboration, mais celle-ci n’a jamais pu prendre un contour effectivement wallon. Par rapport à la Flandre elle ne s’est jamais appuyée sur une réalité nationaliste, comme le rappelait José Gotovitch, Directeur du Centre d'Histoire de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale.

C’est donc refuser toute exacerbation du sentiment national. Tout en intégrant ce que Jules Destrée soulignait - à la tribune de la Chambre le 22 mai 1913 - qu'il faut permettre à nos deux peuples (Flamand et wallon) d'épanouir totalement leurs qualités diverses et ne pas chercher à confondre, dans une unité illusoire et brutale, les deux nationalités qui composent notre Belgique. Ajoutant que « si la Belgique disparaît dans la tourmente, l'incompréhension des centralisateurs nationalistes en aura été cause tout autant que le fanatisme conquérant des flamingants » Et c’est d’ailleurs ce même jour - certains l'ont oublié à Bruxelles… et ailleurs ! - que Jules Destrée demandera au gouvernement que l'on reconnaisse le caractère bilingue de la région bruxelloise, que l'on s'engage à ne recourir à aucune contrainte pour atténuer ce caractère bilingue, que l'on fixe la frontière linguistique en rectifiant la limite des arrondissements selon la volonté de la population des communes égarées. (Chambre des Représentants, Annales parlementaires, Séance du 12 février 1930, p. 530).


Demotte veut également fonder un "Ordre" pour célébrer – ou consacrer - les talents et les succès wallons ce qui est loin d’être secondaire. Aucun pays ne fonctionne sans reconnaissance des mérites de ceux qui deviennent ainsi ses nouvelles élites.


Maintenant, est-ce une opération de poudre aux yeux pour endormir les citoyens en se déclarant plus wallon qu’il ne s’est montré jusqu’ici ? Il devrait être assez facile à Demotte de prouver la sincérité de ses propos puisqu'il est également président de la Communauté Française – Wallonie-Bruxelles, principal organe de « dé-identification » de la Wallonie. Nous verrons très vite s'il va infléchir la politique de cette dernière. Vers plus d’identité wallonne, c’est moins « d’amalgame francophone »…

A moins que... A moins que comme Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, il tente d'utiliser l'identité régionale  pour s'assurer un bon score aux élections... et que tout ça ne soit que stratégie.

Maisd, la fonction  de ministre président wallon a souvent amené dans le passé des évolutions étonnantes, des prises de conscience, acceptons-en l’augure et voyons ce que ça va devenir.


Certains vont arguer qu’il faut une réforme de la Constitution pour proposer que la Région wallonne (entité administrative) soit simplement rebaptisée « Wallonie » (identité collective). C’est oublier que dans un passé récent, le gouvernement wallon a décidé que le « Conseil régional » devienne un  « Parlement »  et « l’exécutif » un « gouvernement » (sous G.Spitaels). Donc…


Quant à la devise à trouver… J’aimerais bien garder « Wallons toudi !»  en la françisant en « Wallons toujours !» qui dit tout en attendant de la coiffer par celle de la République qui elle, résume parfaitement l'esprit des Wallons et que tout que tout le monde connaît déjà.


Je suis curieux de voir ce que va devenir ce débat essentiel au moment où la Belgique se délite de toute part sous les coups de boutoir du nationalisme flamand et des désordres financiers. Faire émerger une conscience wallonne, une identité collective (à défaut d’être appelées nationale, mot souvent si mal interprété) en dépassant les particularités locales est une œuvre vitale. Comme l’écrivait Fernand Braudel, « Toute identité nationale implique, forcément, une certaine unité nationale, elle en est comme le reflet, la transposition, la condition. Ce débat est une problématique centrale, une prise en main de la France par elle-même... un processus, un combat contre soi-même, destiné à se perpétuer... Une nation ne peut être qu'au prix de se chercher elle-même, sans fin, de se transformer dans le sens de son évolution logique, de s'opposer à autrui sans défaillance, de s'identifier au meilleur, à l'essentiel de soi...Si ce débat s'interrompait, tout s'écroulerait ».


C’est un débat sain qui s’amorce là. A
u delà de dérives extrémistes classiques auxquelles je ne crois pas (les Wallons n’ont rien en commun avec des « Modrikamen »), l'absence de ce type de débat conduit au doute, à la négation de soi, au pessimisme. Non, merci, nous sortons d’en prendre. Depuis 180 ans. Ça suffit !



M. à J. : Un très intéressant article de Vers L'Avenir de ce 13 mars.
 

Et pour ceux qui voudraient relire quelques vieux articles traitant du même thème…

http://www.claude-thayse.net/article-29614505.html
http://www.claude-thayse.net/article-17075387.html
http://www.claude-thayse.net/article-34857769.html
http://www.claude-thayse.net/article-25551148.html
http://www.claude-thayse.net/article-35580060.html
http://www.claude-thayse.net/article-32841376.html
http://www.claude-thayse.net/article-25815329.html
http://www.claude-thayse.net/article-l-identite-ou-rien-de-bon--42136374.html
http://www.claude-thayse.net/article-10654542.html
http://www.claude-thayse.net/article-6290661.html
http://www.claude-thayse.net/article-flandre-et-wallonie-derriere-les-mirages--41693006.html
http://www.claude-thayse.net/article-12192621.html
http://www.claude-thayse.net/article-18932296.html
http://www.claude-thayse.net/article-25335457.html
http://www.claude-thayse.net/article-1574495.html
http://www.claude-thayse.net/article-11960798.html
http://www.claude-thayse.net/article--le-nouvel-empire-sera-linguistique-il-faut-donc-asseoir-la-suprematie-de-la-langue-anglaise--40790821.html

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 05:15

A lire dans « La libre »…

Comme quoi qu’il n’y a pas que dans le domaine institutionnel que nous vivons dans un régime de parti unique qui ne veut pas dire son nom. Je l’ai déjà dénoncé sur ce blog…

Le bon sens finirait-il par revenir dans la presse et l’opinion ? A mois que… à la lecture de la phrase de conclusion, des arrière-pensées sont toujours possibles, évidemment. Mais laissons-lui le bénéfice du doute.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 18:47

Sur le thème du bon et du mauvais flic, excellent édito de DIRK VANOVERBEKE dans «Le Soir de samedi 09 janvier 2010 !  Une lucidité à laquelle « Le Soir » ne nous avait plus habitué. Il rappelle le billet : « Minimalistes ou maximalistes, quels sont les politiques flamands les plus dangereux pour nous ? »


Ce n’est pas moi qui m'en plaindrai.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 18:07

Le documentaire de la RTB(f) de dimanche soir était excellent. Depuis Henri Mordant, plus aucune émission de cette qualité n'avait été consacrée à la Wallonie. 
Retrouvez-en quelques extraits sur le site :
http://www.rtbf.be/ma-terre/
J'avoue avoir été ému, il faut dire que j'attendais ça depuis des années.
La RTB(f) évoluerait-elle enfin ? C'est à encourager. N'hésitez pas à leur laisser un petit mot en ce sens.


Et une analyse bien faite sur "Toudi".

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:00
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 05:57

En ces temps d'intempérie, on ne trouve pas que des mauvaises nouvelles.
Admirez cette carte :
http://www.dhnet.be/pictures_news/art_92900.jpg
Figurant sur un carton d’invitation pour une réception flamando-batave qui s’est tenue le 7 décembre dernier dans un grand restaurant de la Long Island City, elle est  publiée dans la DH de ce jour dans un article de Mathieu Colleyn.
Certes, l'auteur s'offusque que "la Wallonie y a carrément été annexée à la France et que Bruxelle se trouve presqu'à Anvers", mis ne boudons pas notre plaisir. Présenter la Flandre (et surtout la Wallonie) comme ça ne me dérange pas !
Bien au contraire.
 La Wallonie n'est pas rayée de la carte, elle est simplement à sa place. Le pré carré de Vauban se reconstitue...

Plus sérieusement (encore que je sois sérieux quand je dis que ça me plairait…), l’idée est surtout de vendre l'image de la Flandre et de son économie. Elle réussit tellement bien que c’en est à un point tel que beaucoup (y compris des Wallons contaminés…) pensent aujourd’hui la Wallonie comme un pays du tiers-monde ou un boulet peuplé de profiteurs ou d’assistés. Il est bien connu que dans certains pays d'Asie, le premier ministre belge en visite officielle était accueilli aux accents du « Vlaamse Leeuw ». L’indignation de ceux qui se pensent encore en « belges » ne fait pas sourire les militants de la cause wallonne. Si la Flandre installe des « Maisons de la Flandre » à l'étranger, ce n'est pas pour faire la promotion de la Wallonie, sa première concurrente. La présence de Brussel sert à situer la Flandre grâce à la visibilité acquise par son rôle d’accueil actuel des institutions européennes.

Le public américain retient des noms comme Washington, Pékin ou Moscou (et même Paris !) sans souvent savoir les situer. C’est stratégique.

Contrairement à ce que nous répètent nos dirigeants et les médias qui leur sont inféodés, le différent Wallo-Flamand n’est pas linguistique, mais il est économique, sociologique et économique. C’est une forme de guerre civile froide où tous les coups sont permis pour affaiblir l’adversaire.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 17:25

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler (1, 2, 3, 4, etc…), la position géostratégique de la Wallonie est unique et mérite d’être davantage valorisée. Même si dans le cadre de ce qui reste encore de la Belgique,  les mauvais vieux réflexes veulent qu’on se tourne encore vers Anvers et la Flandre pour les exportations et importations, les choses changent et une étude qui vient de paraître montre que, n’en déplaise aux esprits chagrins, la Wallonie est devenue la première région logistique d'Europe !
Que sera-t-elle demain quand elle aura acquis encore plus d’autonomie par rapport à son ancrage belge ?  

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:50

C'est sous le titre : "Mourir pour BHV? Nee, bedankt" que Charles Bricman - qu'on ne peut pas qualifier de rattachistes , ni même de régionaliste, loin de là ! - publie un billet plein de bon sens sur son blog. Il y constate que, du côté francophone, on n’a pas encore compris et admis ce que Gaston Eyskens constatait le 11 février 1970: l’Etat unitaire est dépassé par les faits. Poursuivant par une très jolie image à propos des politiciens belges francophones qui vivent dans le passé : "ils l’ont congelé comme Laurent l’a fait de son chien." Excellent, non ?

Fidèle à ses convictions, il lance un appel à "achever la réforme de l’Etat belge" Constatant "qu'il est désormais bi- (ou plutôt tri-) national. Les trois communautés de destin qui le composent ont droit à une aire d’intervention (pour ne pas dire un territoire) aux frontières sûres et reconnues et à l’intérieur desquelles il faut leur laisser régler à leur convenance tout ce qui n’est pas géré en commun".

"Dans cette logique, BHV doit être scindé. (...). BHV est un archaïsme, une simple anecdote".

Un billet raffraichissant !

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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