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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 12:38
Si vendredi dernier, l'Union wallonne des entreprises avait redit que le Plan est un élément important du redressement économique wallon (fiscalité, recherche, exportations...) et que les patrons ne le remettent nullement en question, le sondage TNS/Dimarso publié samedi par «L'Echo» montrait que seul 1 (un) entrepreneur wallon sur 5 (21 pc) pense que le plan Marshall réussira,  43 pc pensent l'inverse et  36 pc restent indécis.
 
On peut bien sûr expliquer ça par un décalage entre les dirigeants de la fédération patronale, qui sont en contact intime avec les Cabinets ministériels et ont donné leur avis lors de l’élaboration du Plan, et les entrepreneurs sur le terrain qui eux, ne voient pas grand-chose venir. C’est qu’en effet, et un article du « Vif » publié vendredi observait que les obstacles administratifs sont encore nombreux.
 
José Fontaine, le polémiste bien connu, écrit lui que c’est parce que les patrons qui ont répondu à l’enquête sont à 80 % membres du MR…
 
Il est vrai que malgré d’indéniables progrès comme le fait d’avoir réussi à intégrer les milieux universitaires dans la réflexion, annoncé qu’on éviterait le saupoudrage (ce qui reste à voir…) et demandé à un jury international (présidé par un… Flamand si mes souvenirs sont bons) de choisir impartialement les projets à soutenir, le climat dans lequel ce plan se met en place reste extrêmement lié aux habitudes particratiques du CDH et du PS.
 
Amusant aussi, alors que le Président - Ministre président ne souhaitait pas que l’on qualifie ce Plan de « Marshall », Di Rupo lui-même s’y est rallié… pour faire oublier que c’est son Plan et qu’il en sera donc aussi le principal responsable de l’échec ?
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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 13:58
Finalement, 7 (sept) listes ont été déposées dans le district de Nivelles. Le MR (conduit par Manu Hendrickx, belgicain, mais excellent homme et également candidat - si j'ai bien compris - au siège de bourgmestre (nous sommes encore en Belgique) de Braine-L'Alleud), le PS (de Georgette Wautelet pour laquelle le terme Député "permanent" a du être inventé...), le CDH (de Vincent Girboux dont le parti a un peu tendance à surcoller sans vergogne les autres candidats)  et Ecolo pour les partis traditionnels.
Le RWF bien sûr.
Et pour les formations extrémistes dures ou plus discrètes, le FN et le BUB (un parti réclamant le bilinguisme généralisé et dirigé par des...  Flamands, ben tiens !).
 
 
Nous apprenons à l’instant que le FN pourrait ne pas être présent sous son sigle « officiel ». Si le tirage au sort au Parlement wallon lui a bien attribué le numéro « 1 » (Les partis traditionnels ont du se mordre les doigts d’avoir tout fait pour qu’existe ce parti poubelle destiné à parquer et mettre hors jeu tous les électeurs mécontents), il apparaît qu'aucune personne n'a été désignée par le parti pour authentifier les listes de ses candidats. Or, le décret wallon organisant les élections communales et provinciales publié au Moniteur du 9 juin 2006 précise que « lors du dépôt des candidatures, les candidats qui se réclament d'un sigle ou d'un logo protégé et d'un numéro d'ordre commun issus du tirage au sort régional joignent à leur présentation une attestation de la personne désignée. »
 
Oubli, maladresse ou calcul ?
 
Si l'irrecevabilité des listes FN devait être confirmée, le parti pourra introduire une réclamation et proposer un autre sigle. En clair, il lui serait impossible de présenter des listes sous le nom « FN » et sous le numéro 1, aux provinciales ou aux communales. Pour connaître son numéro, le parti néo-nazi devrait donc attendre (comme nous)  jusqu'au tirage au sort provincial (18 septembre).
Ils vont donc pouvoir, une fois de plus, se dire victimes du système, jouant là, le rôle d'attrape-voix qui leur a été dévolu par les quatre autres...
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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 11:44
En cette période préélectorale qui va durer jusqu’aux législatives (anticipées ?) de l’an prochain, Le Président-Ministre-Président du PS (accessoirement de la Région wallonne) et bourgmestre de Mons, donne son interview de rentrée au Vif. Photos magnifiques, mise en page soignée, on dirait un tract électoral à Mons, il ne manque qu’une photo d’Albert Deux et l’impression sur un luxueux papier glacé.
 
Impressionnant de sérénité, on y croirait presque, Il est pur, il respecte ses partenaires (lui !), son gouvernement travaille bien, la Wallonie se redresse (air connu…). (*)
Mias sii on lit attentivement, l’usage du temps présent de l’indicatif n’a pas sa préférence et les certitudes se transforment en vœux. Quelques exemples :
« Certains au MR, même le président du parti, laisseraient entendre qu’ils comprennent les propos d’Yves Leterme… »
«  Cette fois, il faut des projets qui marchent » (à propos du plan Marshall )
«  Il faut que les choses bougent » (à propos du plan Marshall )
« Il faudra faire preuve d’une grande intransigeance » (à l’égard des Flamands)
 
Par ailleurs, les préférences en terme d’alliance pour l’avenir sont sous-entendues :
 
A la question : « Avec le CDH de Joëlle Milquet, c’est plus facile ? Aucun manque de loyauté ? » la réponse est : « Non. Aucun ». (Il faut dire que parti gestionnaire par essence, le CDH – PSC a très mal vécu d’avoir été tenu éloigné du pouvoir où il est resté plus de cent ans… Et qu’il est donc prêt à toutes les concessions.) (**)
Même s’il annonce - ça ne mange pas de pain – « Le PS va décanter les résultats d’octobre et nous aurons une réflexion interne pour savoir comment se positionner. »
 
Il semble prendre conscience ou plutôt – ce n’est pas un imbécile – commencer à poser la bonne question : « pouvons-nous continuer à vivre dans un pays uni ? ». Poursuivant par : « Les récentes attaques… témoignent de la volonté flamande de poursuivre dans la scission du pays, d’une manière catastrophique pour les francophones, qui se verront privés d’importantes ressources de sécurité sociale ». Ce que nous disons au RWF depuis 6 ans !
Il a lu les analyses du groupe de la Warande (qu’il considérait comme négligeables il y a quelques mois), puisqu’il reconnaît « que la Flandre entend maintenir l’Etat fédéral pour tirer profit de la valeur ajoutée de la Belgique (coquille vide parasitée par un Etat fort, un condominium et un bantoustan, ces derniers à sa botte ! Mais le langage politiquement correct d’EDR n’est pas aussi direct). Il les admire même : « leur bilinguisme leur donne un avantage structurel ». (Uniquement dans l’hypothèse de la survie de la Belgique…)
 
Campagne électorale oblige, les propos (les voeux, plutôt) se font fermes !
«  Il faut arrêter de courber l’échine face aux diktat flamands »
«  Il faut que les Flamands se rendent compte que, désormais (ajoute-t-il finement), ils ne pourront plus rouler les francophones dans la farine, (et là, terrible aveu !…) comme ils ont pu le faire (…) au cours de la négociation de la loi de financement des régions et communautés ».
 
J’attendrai avec impatience les interviews de entrée des autres, Milquet, Javaux et Reynders. Tout ça ne manquera pas certainement pas de piquant.
Allez, les matamores sont de sortie !
 
(*) Il faut dire qu'il a marqué son époque. voici une petite série de réalisation de Di Rupo :
 
1994 Privatisation SNI (Distrigaz) - Vice-premier ministre
1995 Privatisation Belgacom - Ministre responsable
1995 Privatisation Sabena - Ministre responsable
1995 Privatisation SNCI (banque) - Vice-premier  ministre
1995 Privatisation INCA (banque) - Vice-premier ministre
1996 Privatisation Crédit communal - Vice-premier  ministre
1998 CGER totalement privatisée - Vice-premier  ministre
1999 Libéralisation poste - Ministre responsable
2000 Privatisation OCCH (banque) - Président du PS
2003 Libéralisation rail (fret) - Président du PS
2004 Belgacom en Bourse - Président du PS
2004 Privatisation Biac - Président du PS
  
(**) A Nivelles, la cause est entendue, semble-t-il… D’après les bruits de couloir, hier, lors du dépôt des listes communales, on parlait beaucoup de cette alliance, hors PS et CDH. Il est vrai que le PSC-CDH est dans l’opposition depuis 18 ans et que ça commence à faire long pour eux…
Nous risquons donc bien (simple façon de parler...) d’avoir le « Sinistre de la Défonce nationale » (comme le disait un candidat présent) assis dans le fauteuil du Maïeur pour la législature qui vient.  Sauf si les électeurs en décident autrement… 
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 16:32
Voilà ! Je viens de déposer la liste des candidats du RWF pour le district électoral provincial de Nivelles. Après un parcours du combattant qui ne nous a pas permis de dormir beaucoup ces dernières semaines, Laurent Brogniet (qui déposait sa liste à Wavre) et moi. Cette liste, comme celle de Wavre, a été acceptée sans objections. Ce qui veut juste dire qu'administrativement parlant, elle est en ordre. Il y a encore quelques étapes de validation. Nous en saurons plus dans quelques jours.
Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter celles et ceux qui m'accompagnent. Les voici dans l'ordre de la liste (je compléterai les informations au fur et à mesure) :
2
Lise Thiry
Braine le Chateau
Docteur en Médecine. Professeur d’Université émérite.
Microbiologiste et virologue. Elle a mis au point un système de dépistage du sida.
Fille du poète engagé Marcel Thiry, dont François Perin a dit qu'il était un homme qui ne déviait pas de la cause qu'il s'est choisie. Lise non plus !
Ancienne sénatrice. Femme de l'année en 1985.
Femme de combats, cofondatrice du GERM, le Groupe d'Etude pour une Réforme de la Médecine.
Militante sur de nombreux fronts, elle défend avec pugnacité la cause des demandeurs d'asile et des plus démunis.
Auteur de "Conversations avec des clandestins", 2002, et de « La science et le chercheur : sur les chemins du doute », 2005 aux éditions Labor. Des livres empreints d'humanité, à l'image de son auteur.
Une très grande dame. Je suis fier de l'avoir rencontrée... et qu'elle soit à nos côtés.
3
Catherine Hurchon
Braine-l’Alleud
Employée dans une centrale syndicale (la CSC ! ) Passionnée ! Tonique !
4
François Lemaire
Waterloo
Informaticien, patron d’une entreprise de conseil en systèmes informatiques. Bouillonnant d'idées !
5
Mireille Michaux 
Lillois
Pré-retraitée de la Sabena (dans les circonstances qu'on connaît). Une femme sur laquelle on peut compter !
6
Benoît Oleffe
Genappe
Acheteur dans une société multinationale. Un vrai militant dévoué, infatigable et toujours optimiste !
7
Fernand Gigot
Nivelles
Un ami ! Plus même... Moniteur de Judo à Nivelles. Presque tous les Nivellois de moins de 30 ans doivent l'avoir eu comme professeur. Un pédagogue né. Infatigable. Quel tonus !
Co-organisateur du tournoi international annuel de Judo de Nivelles.
8
Magali Bonnel
Braine-l’Alleud
Employée. Sérieuse, compétente, intelligente, jolie. tout pour plaire.
9
Roger Vanden Broucke
Bousval
Instituteur retraité. Débatteur redoutable et... colleur infatigable.
10
Colin Thayse
Nivelles
Mon fils ! Enseignant. Mais aussi étudiant, il termine une licence universitaire à horaire décalé. Où trouve-t-il le temps de tout faire ?
Fondateur du Club de Rugby “Le Stade nivellois » et joueur titulaire dans l'équipe première. Ancien champion du Brabant en Judo aussi...
Il a été responsable de mouvements de jeunesse (Scouts de Nivelles et Baulers) pendant de nombreuses années.
11
Françoise Gheysen
Braine-l’Alleud
Infirmière de Réanimation et d’Urgence. Et le coeur (le sien, pas le vôtre !) sur la main ! Toujours disponible.
12
Gaëtan Pinkers
Wauthier Braine
Indépendant. Dynamique !
13
Edouard Schumacker
Nivelles
Employé commercial. Papa de deux charmantes petites filles (à l'image de leur mère !) a qui il est tout dévoué.
14
Willy Dumeunier
Tubize
Retraité, militant wallon de toujours. Willy a toujours été de tous les combats. De Wallonie libre au Rassemblement wallon, son épouse et lui ont toujours été en première ligne. Ils accompagnent le RWF depuis sa fondation.
15
Nicole Pierard
Wauthier Braine
Informaticienne.
16
Carmen Masure
Braine-l’Alleud
Retraitée, militante wallonne "de choc". Dit toujours ce qu'elle pense.
17
Adra Elaajjal
Gistoux
Sans profession. Née au Maroc.
18
Michel Hemberg
Waterloo
Fonctionnaire de l’Etat retraité. Ancien conseiller communal FDF à Saint Gilles (12 ans). Effectue un travail de fond dans sa commune d'adoption.
19
Chantal Miesse
La Hulpe
Employée commerciale (Grande distribution) à Waterloo.
22
Eric Snow
Braine-l’Alleud
Agent de gardiennage. Il répond toujours présent. Encore quelqu'un sur qui on peut toujours compter !
21
Pascale Rouffart
Ophain-B.S.I.
Infirmière de Soins intensifs. Professionnelle jusqu'au bout des ongles, je la connais depuis... pfffouuu... !
22
Hugo Seldeslachts
Genappe
Retraité.
23
Bettine Bossaert
Waterloo
Cadre retraitée.
24
Magda Charles
Waterloo
A commencé très jeune son engagement dans la résistance active au nazisme ! Et elle continue sur plusieurs fronts ! Quelle santé ! La rencontrer, lui parler, l'écouter, ça vaut toutes les thérapies !
25
XXX
Braine-l’Alleud
Informations supprimées à la demande du candidat le 6 novembre à 21h24
Une belle équipe, comme celle de Wavre d'ailleurs ! retrouvez celle-ci sur le site du RWF Brabant wallon.
 
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 08:45

Dans une brochure électorale outrageusement luxueuse, financée par les deniers publics et distribuée dans tous les foyers de la commune de Mons, Elio Di Rupo s'affiche en double page avec le roi Albert II.
Selon La Libre Belgique de ce week-end, Di Rupo aurait obtenu l'accord du Palais pour exploiter cette photo dans le cadre de sa campagne électorale.

Ce faisant, le roi faillit lui-même à l'interdiction générale de découvrir la couronne. Il associe, en parfaite connaissance de cause, son nom, sa fonction et son image à la propagande du PS.

On savait déjà, parce que la Constitution l'impose, que le roi règne mais ne gouverne pas. On sait aussi, depuis quelques mois, que le Palais s'accroche à de vagues sondages, dont il ne cite pas la source, comme un infirme à sa béquille. Il semble aujourd'hui que, pour protéger son boulot (et son logement... "social" ?), le roi fasse "comme tout le monde" : il s'encarte au PS.

Anodin ? A chacun d'en juger.

Sale coup en tous cas pour ceux qui, défenseurs du principe monarchique, prétendent encore qu'un roi est au dessus des partis et qu'un président, lui, ne peut être que partisan...

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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 09:56

Le site RésistanceS  publie tout un dossier consacré aux élections communales d'octobre prochain.

Parmi une mine d'informations, un article qui aborde une réalité cachée : L'extrême droite chez les ''immigrés'' sur les listes des partis traditionnels : Une réalité tabouisée.

Je ne résiste pas sà copier ici cet article et à vous inviter à lire le dossier complet sur leur site.

C'est une Interview de Mehmet Koksal (*)

Victimes en premier lieu du racisme, au sein des populations issues de l'immigration, il existe aussi des racistes et des partisans d'une société liberticide

Pour les communales du mois d'octobre, figurent sur les listes électorales de formations dites ''démocratiques'' des candidats issus de l'immigration, mais provenant d'organisations ''non démocratiques''. Ces dernières développent souvent une doctrine politique à l'opposé de celles du PS, du MR, du CDH... Cet aspect de la realpolitik est dénoncé depuis bien longtemps par Mehmet Koksal. Pour ce journaliste belge d'origine turque et animateur de plusieurs sites Internet consacrés aux populations immigrées : ''la 'peste brune' touche toutes les composantes de la société, y compris les personnes d’origine étrangère''. Nous l'avons rencontré. Interview.

Q : Listez-vous systématiquement les candidats d'origine étrangère provenant d'organisations ''antidémocratiques'' et présents sur des listes électorales de formations dites ''démocratiques'' pour les élections communales du 8 octobre prochain ?
MK: Non, je n’aborde le sujet que lorsque le candidat fait justement lui-même campagne sur ces thèmes. Dans le climat actuel, si au moins les candidats belges d'origine turque s'abstenaient de faire campagne sur le génocide arménien, ce serait déjà un bon début. Si en tant que personnalité politique, vous manifestez pour le démantèlement du monument au génocide arménien (Emir Kir du PS et consorts), si vous vous affichez ouvertement négationnistes (Sevket Temiz PS ex-MR, Sait Köse du FDF, Derya Bulduk du FDF) afin de jouer la surenchère communautariste, si en plus vous écrivez des livres pour défendre l'indéfendable (Mustafa Öztürk du MR-Liste du bourgmestre), permettez alors aux journalistes de vous interpeller sur le sujet ou au minimum de rapporter vos propos dans une langue que tout le monde comprend (ou presque) en Belgique.

Q : Aujourd'hui, grâce à vos enquêtes journalistiques, les directions du PS, du MR, du FDF et du CDH sont au courant des ''CV'' politiques de leurs candidats issus par exemple de la droite nationaliste turque ou de la mouvance nationaliste marocaine anti-algérienne. Comment ont-ils réagi ?
MK: Par le silence radio. Aucune des formations politiques démocratiques n’ose faire le ménage, malgré les preuves irréfutables mis en avant. C’est la politique de l’autruche jusqu’après les élections. Pire, on accuse les journalistes indépendants de calomnie et de diffamation, on les traîne en justice. Parmi la classe politique et certains journalistes de grands médias règne un climat de crainte d’être accusé de racisme dès qu’il faut relater le communautarisme antidémocratique des candidats et élus d’origine étrangère. Il y a aussi la volonté légitime de soutenir les candidats issus des minorités. Mais doit-on le faire à tout prix ? Ce n’est pas parce qu’on est d’origine étrangère qu’on est automatiquement immunisé face au discours d’extrême droite ou aux fréquentations douteuses. Le racisme n’est pas uniquement le refuge de l’ouvrier blanc en mal contre la mondialisation, la ''peste brune'' touche toutes les composantes de la société, y compris les personnes d’origine étrangère ou les hommes d’affaires.

Q : Vos enquêtes journalistiques dérangent certainement les tenants de la realpolitik, ceux qui par opportunisme, pour gagner les élections, ratissent tous azimuts, y compris en s'adressant à l'électorat immigré via des candidats pourtant forts proches des thèses antidémocratiques du Vlaams Blok/Belang et du Front national. Selon vous, sont-ils dès lors en infraction morale vis-à-vis du cordon sanitaire mis en place contre l'extrême droite ?
MK: Certainement, le débat sur le cordon sanitaire garde sa pertinence pour autant qu’on soit cohérent avec soi-même. Il est, par exemple, moralement inacceptable de maintenir à sa place un secrétaire d’Etat qualifié par nous de menteur, délinquant et négationniste après qu’un jugement confirme nos enquêtes. Il est moralement inacceptable d’assister à des réunions organisées par l’extrême droite alors qu’en mai 2001, le ministre flamand de l’Intérieur, Johan Sauwens, avait dû se démettre de ses fonctions à la demande de son parti (feue Volksunie) pour avoir participé à une réunion de sympathisants d’extrême droite et d’anciens SS. Vous n’aimez pas l’extrême droite ? Très bien, mais alors renseignez-vous avant d’accepter un petit-déjeuner avec ses lobbies et ses organisations installés en Europe.

Q : Constatez-vous une montée du racisme parmi les populations héritières de l'immigration, victimes pourtant en premier lieu du racisme ambiant de notre société ? Comment s'exprime-t-il ? Quelles sont les communautés les plus touchées par ce fléau ?
MK: Je ne suis pas sûr : pour confirmer ou non une montée du racisme dans ce segment, il faudrait comptabiliser le nombre de plaintes introduites au Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, le MRAX, et au Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme. Parmi les populations immigrées, on dirait qu’il existe le principe du « last In, last served » (dernier arrivé, dernier servi) où les stéréotypes négatifs sont d’abord véhiculés parmi la précédente vague contre les derniers arrivés comme les Polonais, les Bulgares ou les Roumains. Est-ce déjà une preuve d’intégration dans la société belge ? Il faut alors remettre en cause le modèle d’intégration (inexistant) à la belge. Plus généralement, je constate simplement que plus les Etats-Unis restent en Irak, plus le recrutement de candidats jihadistes se facilite en Europe ; plus Israël viole le droit international, plus le discours antisémite se propage principalement parmi les personnes d’origine arabe, etc.

Q : Contre les racisme inter-communautaire, anti-Belges et anti-''immigrés'' : que faire ?
Il faut en tout cas être très ferme contre ceux qui agissent ou diffusent des discours d’extrême droite, quelle que soit la langue utilisée. Le double discours des partis politiques à ce sujet n’aide pas les militants antifascistes dans leur combat légitime.


(c) ResistanceS -  Propos recueillis par Manuel ABRAMOWICZ

(*) Qui est Mehmet Koksal ?

Journaliste de profession (notamment à l’hebdo ''Courrier international''), Mehmet Koksal est né en Belgique de parents turcs. Il vit à Bruxelles. Diplômé de l'Université libre de Bruxelles (ULB), ce multilingue (outre nos langues nationales, il parle le turc, l'anglais et le russe) anime plusieurs sites Internet. Ces derniers sont des médias de référence en matière d'études et de recherches sur les populations immigrées. Mehmet Koksal travaille également en étroite collaboration avec Pierre-Yves Lambert, le spécialiste belge de la politisation des populations issues de l'immigration. Ensemble, ils co-animent le site ''Suffrage Universel''.

Maintenant, il n'y a aussi des candidats "belges" bon teint qui tiennent - souvent en privé - ds propos inadmissible. Il faut les dénoncer.

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27 août 2006 7 27 /08 /août /2006 10:40
J’ai été interrogé, comme la plupart des présidents de partis par la présidente de l’ASBL « seniorflex » <http://www.seniorflex.org>  qui défend et valorise les seniors (45ans et +) désirant continuer une activité lucrative selon leur choix. La demande visait plus particulièrement à connaître les engagements à leur égard, des candidats bourgmestres proposés à leurs suffrages le 8 octobre prochain.
 
Le RWF, n’étant pas un parti gestionnaire, n’a pas souhaité se présenter aux élections communales, sauf à Namur. Nous ne pouvions, et pour cause, répondre précisément à cette demande. La question était cependant importante, c’est que la « gestion » des secondes parties de carrière est une question à la fois politique, sociale et économique essentielle que nous faisons plus qu’évoquer dans notre programme général.
Voici donc de larges extraits de ma réponse dont certaines parties ne sont pas nouvelles pour les plus anciens visiteurs de ce blogue :
 
Nous sommes un parti nouveau n’ayant pas vocation gestionnaire. Notre raison d’existence est la préparation des Wallons et des Bruxellois aux bouleversements institutionnels qui arrivent. Nous n’avons donc pas de candidats bourgmestres désignés. (…) Nous appelons nos électeurs à reporter leurs voix, aux communales, sur les candidats de leur choix présents sur les listes des partis démocratiques.
Par contre, nous serons présents dans toutes les provinces wallonnes aux élections provinciales où nos listes intègrent des seniors particulièrement actifs. (…)
C’est que la « gestion » des secondes parties de carrière est une question à la fois politique, sociale et économique essentielle que nous faisons plus qu’évoquer dans notre programme général.
 
On l’a peu diffusé dans la presse belge, mais le gouvernement français a annoncé, en accord avec les partenaires sociaux, la création d’un contrat «de transition ». Il s’agit d’un  contrat à durée déterminée de 18 mois, renouvelable une fois, avec des clauses simplifiées de rupture, réservé aux chômeurs de 57 ans, afin de leur permettre de compléter leur nombre de trimestre nécessaire pour atteindre leur plein droit à la retraite (62 ans).
 
Mais le gouvernement français  lui-même reconnaît que ce n’est pas suffisant.
 
Les études économiques montrent en effet que les seniors ne sont pas moins productifs que leurs cadets. C’est un message qui doit être porté dans la société en général et le monde de l’entreprise en particulier. Ce qui signifie qu’il faut à la fois convaincre les dirigeants, mais aussi les syndicats et les salariés eux-mêmes. Le message qu’il faut faire passer est double : les seniors sont compétents d’une part, et peuvent avoir une carrière après 45 ans dans l’entreprise. Ils ne sont pas inéluctablement condamnés à la pré-retraite, au chômage ou au bénévolat associatif. Il ne s’agit pas seulement de faciliter l’emploi des seniors mais de revoir l’ensemble de la gestion des âges. Tous les âges ! C’est un vrai défi que de mobiliser la société dans son ensemble pour faire face au manque d’effectifs qui s’annonce ou à la perte de savoir-faire essentiels. Ce qu’accomplissent déjà, en France, certaines grandes sociétés pilotes comme Renault ou Axa notamment. Le Social, le Politique et l’Economique doivent donc se rejoindre pour faire avancer concrètement ce chantier vital pour l’avenir que représentent les nouvelles organisations des entreprises autour de l’emploi des plus âgés, de la formation tout au long de la vie (où en sommes nous en Belgique ?). Ce qui inclut les relations entre les générations, la gestion des gisements d’emplois et de compétences (avez-vous entendu parler de ce projet français de reconnaissance de la compétence par un diplôme ?) ou encore, et on l’oublie trop souvent la prévention des phénomènes d’usure professionnelle (la Belgique utilisant le terme burn-out pour dire la même chose).
Bref, à l’instar du débat qui a lieu actuellement en France, pour nous, la discrimination par l’âge, que l’on constate sur le Marché du Travail - dès 45 ans, très tôt en Belgique -  n’est  ni socialement, ni économiquement admissible. Les seules mesures proposées (promesses électorales ?) de « mise à niveau des avantages sociaux » ne sont pas crédibles dans la situation économique et institutionnelle actuelle. Même si, par ailleurs, ces mesures doivent doit constituer une priorité immédiate pour lutter contre la paupérisation croissante des plus âgés.
Il ne faut pas se faire d’illusion. Le financement de la Sécurité Sociale est actuellement soumis à de terribles tensions. Tensions dues à une économie défaillante mais aussi, tensions dues à la pression nationaliste flamande qui a inscrit dans la Loi (dès 1989, avec l’aval des partis traditionnels francophones et en échange de la reconnaissance de la Région de Bruxelles, on l’ignore généralement) le principe du « juste retour ». C'est-à-dire que les richesses produites dans une Région doivent lui revenir sous une forme ou une autre. C’est donc la fin de la solidarité nationale qui est programmée là. Il suffit de lire les programmes des partis flamands ou d’écouter les propos des hommes politiques les plus en vue pour le comprendre.
La seule solidarité qui n’est pas, à l’heure actuelle remise en question, est celle concernant les pensions de retraite. Pour la simple raison que les pré-retraités et les retraités sont beaucoup plus nombreux en Flandre… et que là, les transferts leur sont plus favorables.
Notre parti souhaite anticiper les bouleversements qui se préparent. Même si en privé, les dirigeants politiques francophones et wallons reconnaissent la justesse de nos positions et de nos thèses, ils n’osent pas encore l’avouer publiquement. Il est donc essentiel de préparer nos concitoyens et de leur dire qu’il y a une vie après la Belgique à laquelle, comme nous, ils ont cru, ils ont consacré beaucoup de temps, d’énergie et disons le, d’amour. Avec les économistes sérieux, nous constatons que l’hypothèse de « Belgique continuée sans la Flandre » ne tient pas la route ou alors à un prix prohibitif du point de vue social. La seule solution qui nous garantira un maintien ou même une amélioration de couverture sociale est la réunion de nos régions à la France.
Il n'y a pas lieu de craindre une quelconque perte de protection lorsque la Wallonie et Bruxelles rejoindront la France. Les Wallons et les Bruxellois y seront des allocataires au même titre que tout Français, et y bénéficieront, dès lors, des mêmes droits sociaux.
Par ailleurs, lors de l'intégration de la Wallonie dans la France, cette dernière reprendra les obligations qui sont celles de la Belgique en assurant la continuité des prestations sociales comme, par exemple, dans le domaine des retraites. C’est une tradition républicaine. A titre d'information, l'Alsace-Moselle connaît un régime local complémentaire en assurance-maladie parce que son système de remboursement était plus favorable que celui de régime général avant la réunion.
En ce qui concerne les pensionnés et les petits revenus :
Le taux d'imposition le plus faible en Belgique est, malgré la réforme fiscale, de 25 % pour les revenus inférieurs à 6.730 euros. Il passe à 30 % sur les revenus compris entre ce montant et 9.580 euros, à 40 % entre ce montant et 15.960 euros, etc. Certes, tout contribuable bénéficie de quotités exemptées d'impôt et les pensionnés, soit sont exonérés d'impôt si la pension est la seule source de revenu et qu'elle ne dépasse pas 12.008,04 euros par an, soit bénéficient d'une réduction forfaitaire d'impôt pour autant que leurs revenus totaux ne soient pas trop élevés.

La fiscalité française est beaucoup plus favorable pour les revenus modestes. Si le revenu net imposable est inférieur à 4.262 euros, le taux d'imposition est nul. Si le revenu est compris entre ce montant et 8.382 euros, le taux d'imposition devient 6,83 % ; il passe à 19,14 % pour les revenus compris entre 8.382 euros et 14.753 euros, etc. (En outre, un pensionné bénéficie toujours, en France, d'un abattement de 10 % sur le montant de sa retraite au même titre que celui qui est appliqué pour les frais professionnels, et il bénéficie d'un second abattement de 20 % sur le solde. De ce fait, l'assiette d'imposition en France représente 72 % du revenu perçu en Belgique. Avec une espérance de vie de 15 ans, cela fait près d'un million et demi d'anciens francs belges d'économisés ! Pas négligeable lorsque l'on ne travaille plus !)

 
Salariés du privé
Fonctionnaires
Pension moyenne en Belgique
Durée de cotisation
40 ans
38,5 ans en 2005,
40 ans en 2008
45 ans
Age moyen de départ à la retraite
61 ans et 9 mois
57 ans et 9 mois
 
Pension moyenne
1 465 €
1 832 €
850 €-700 €
1Commission des Affaires sociales du Sénat et Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Maintien et amélioration de la protection sociale, maintien de tous ceux qui peuvent et veulent rester actifs et intégration des plus âgés dans la vie sociale et professionnelle, voilà le défi que s’est donnée la Société française. Nous souhaitons y associer les Wallons et les Bruxellois lorsque le nationalisme flamand aura fini de détruire la Belgique. La France est prête à relever le défi dès qu’une assemblée représentative lui en fera la demande (On n’anime pas un parti aux positions radicales comme le nôtre sans avoir des garanties de mener notre politique à bonne fin). La réunion n’est pas synonyme « d’annexion » comme certains le craignent  puisque cette réunion sera négociée et les résultats de cette négociation soumis aux deux parties par referendum comme le prévoit la Constitution de la République.
Voici donc quelques informations sur nos positions en matière de respect, de choix, d’intégration et d’égalité des chances pour tous, en particulier les plus âgés. (…)
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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 12:59

Depuis le 7 juillet, la campagne électorale communale et provinciale est lancée officiellement. Jusqu’ici, peu de choses se sont passées. Vacances obligent.   

C’est l’occasion de revenir sur « la règle » qui veut que tous ceux qui sont candidats ne soient pas égaux dans ce pays. 

Le 11 mai 2005, la Ligue des Droits de l’Homme et l’asbl RésistanceS (dont l’une des raisons sociales statutaires est d’être un « centre d’études et de formation pour l’action démocratique ») proposaient une conférence-débat : « Démocratie représentative ! Que reste-t-il de notre droit de vote ? »  C’est que régulièrement, la loi électorale change ! Et toujours pour favoriser les « grandes formations » en place. 

C’est que la Belgique est devenue le pays de la non-pensée politique. On en est arrivé finalement à une caricature de la citoyenneté où le seul moment important se limite à la minute de l’exercice du droit de vote. On assiste ainsi à une démocratie minute comme il existe aussi des cocottes minutes. Plus que dans les autres pays européens, la Belgique vit dans le régime des partis. Et en interne, au sein même des partis, une oligarchie avec un chef, son entourage et son cabinet détiennent tous les pouvoirs. Aujourd’hui, les présidents de partis sont plus puissants que les ministres. Le vote n’a ainsi plus d’effet sur l’alternance puisqu’elle n’existe pas. On vit aujourd’hui dans une particratie monocolore avec un parti unique où règne un populisme rassurant et bon enfant. Ce parti use d’un populisme conservateur où il suffit d’avoir de bonnes têtes et impose un régime du prêt-à-penser. Si quelqu’un a des idées, c’est un original. Il n’existe qu’un seul autre parti toléré dans ce système, c’est le FN car c’est un parti utile pour lui. Le Front national est en réalité la justification de ce parti unicolore unique. On ne peut certes plus vous promettre le grand soir mais on pourra quand même vous dire que l’extrême droite ne passera pas. On y parque simplement les mécontents et les déçus qui n’ont plus d’autres choix. La complicité des médias est également frappante dans ce système où on ne vous parle que des 4 partis et de l’autre parti utile avec les conséquences qu’on imagine. Tout est bon pour autant que cela serve le pouvoir en place.  

 

Et pourtant nous serons présents ! 

Et pourtant, les difficultés ne manquent pas. En voici un petit résumé : 

1. Trouver des candidats qui acceptent ! Il existe une forte pression du parti dominant pour empêcher les personnes de se présenter sur d’autres listes. Ainsi, le PS a fait pression financièrement sur certains de nos candidats en précisant qu’ils pouvaient oublier les subsides régionaux pour leur association s’ils décidaient de se présenter sur nos listes... 

2. Recueillir des milliers de signatures ! Il faut compter en moyenne trente minutes pour avoir une seule signature. Le travail consiste à convaincre la personne qu’il ne s’engage pas à voter pour nous. Que ses coordonnées ne seront pas divulguées dans le public. Mais si nous devons recueillir ces signatures, pourquoi en dispenser les partis sortants ? On devrait être à armes égales… Les élus sortants ne donnent même plus de signatures pour les nouvelles listes alors que les règles électorales le prévoient. 

3. Obtenir l’authentification des signatures dans les communes. Il faut vérifier que chaque signataire est bien électeur pour l’élection concernée dans sa commune de résidence. Certaines communes refusent. De plus, tout le monde n’est pas électeur pour chaque scrutin. 

4. Trouver de l’argent ! Comme chaque parti, on peut compter sur des cotisations et des réserves personnelles mais les dépenses sont limitées en vertu de la loi. Par contre, les autres partis reçoivent non seulement un financement légal mais en plus un montant fixe de 1,25 euros par voix obtenue. Ainsi, le FN et le VB touchent 1,25 euros pour chaque voix obtenue en plus du financement légal des partis. Les petits partis ne reçoivent rien mais en plus ils doivent remettre des déclarations de dépenses. On le fait sans problème, mais c’est particulièrement injuste. 

5. Numérotage. Les nouveaux partis reçoivent les numéros quinze jours plus tard que les grandes formations. Le tirage était le même pour tout le monde jusqu’en 1981. C’est l’année où une petite formation le « POS » a tiré le numéro 1 tandis que le PS portait le numéro 11. Du coup, ils ont décidé de modifier le système du tirage au sort… Ici, les partis traditionnels auront leur numéro le premier septembre. Nous devrons attendre jusqu’au 18 septembre ! 

6. Mesures réglementaires de dernière minute. Aux dernières élections régionales, le Président du Bureau principal a inventé que les listes de candidats devaient figurer sur formulaires signatures d’électeurs !   Il est impossible de réagir au moment du dépôt des listes (voir 2 ci-dessus). 

7. Le « seuil démocratique » des 5 %, une « franchise » introduite dans la Loi électorale en dessous le laquelle un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a donc désormais entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont plus représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t’on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?  

Or, l’histoire de la Belgique (Valeur dépassée comme dirait Yves Leterme) a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir.  

On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France , l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, la Belgique n’a rien prévu de tout cela, bien au contraire. (Voir ci-dessous)  

Curieusement aussi, nous entendons peu les vieux partis dénoncer le risque que fait courir à la démocratie l’extrême droite. Tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte. Etait-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté cette loi ?  

8. Les médias RTB(f) ou RTL, c’est le régime de la télévision d’Etat. Mépris, arrogance, on vous répète sans cesse que « vous ne représentez rien ». Or, un Parlement sortant est bien sortant, donc nous devrions être tous sur un même pied. Voir ce qui se passe dans les pays démocratiques voisin où chaque parti a le même temps d’antenne. Lors des dernières élections, la RTB (f) nous aurait accordé deux minutes d’émission à condition de payer sa fabrication et en louant 2.500 € un studio vide... Pour les autres partis, c’est évidemment gratuit et durant des heures d’émission.  Sachant que la diffusion de notre message n’aurait lieu que vers minuit moins quart entre la météo et un spot publicitaire débilitant…  

Le "lissage démocratique" !

Finalement, le régime a transposé au principe d'égalité théorique des droits des citoyens (devant la Loi, d'association...) ce qui est appliqué en matière d'indexation des salaires. On se base sur le passé en appliquant un système de lissage permettant de supprimer ce qui gène et en n'intégrant pas les principales et nouvelles causes d'augmentation des prix. Les citoyens s'appauvrissent. Pareillement, le "lissage démocratique" apprauvrit la démocratie !

 

Dernier avatar : les effets pervers de la Loi sur les incivilités qui est utilisée pour limiter la diffusion de notre message.  

 

Cette loi permet de sanctionner administrativement certaines incivilités qui ne font plus l'objet de poursuites pénales. Et c’est une bonne chose ! Les infractions faisant le plus souvent l'objet de sanctions administratives sont l'affichage sauvage, les graffiti, les nuisances sonores ou encore la non tenue en laisse des animaux. Là où ça devient tordu c’est ce qu’en font certaines majorités communales. Les panneaux officiels sont mis à la dernière minute. Sur certains les espaces sont clairement réservés aux partis traditionnels, laissant un minimum à tous ceux qui sont qualifiés d’« autres »…  

 

Bien sûr, des tolérances existent, mais elles sont à géométrie variable suivant les communes et surtout les responsables d’affiches. Il est impossible de savoir si vous serez poursuivi ou non. Un exemple ?  

 

Le Bourgmestre de la commune d’Auderghem, un quartier de Bruxelles où je ne me souviens pas avoir mis les pieds, m’a informé avoir : « sali l’espace public en fixant 4 affiches » sous un viaduc du nom d’« Herrmann-Debroux » le 19 juin… Je ne vois pas très bien où ça se trouve. Et il doit s’agir d’anciennes affiches dont j’étais éditeur responsable, puisque nous ne présentons pas de candidats à Bruxelles… Plus comique, ce monsieur me parle d’un constat qui aurait été fait et mentionnant que ces affiches ont été appliquées « à la colle soluble à l’eau ». J’ai demandé une copie de ce constat et une copie du règlement communal. Par curiosité (Clochemerle et Courteline ne sont pas morts) parce que renseignement pris, les piles de ce viaduc servent à l’affichage de nombreuses manifestations. Et aussi parce que j’ai reçu une invitation à payer une taxe de 25 Euros par affiche… Autant vous dire tout de suite que je n’ai jamais reçu de réponse. C’est donc bien le règne de l’arbitraire. A moins que ce ne soit celui du mépris…  

Mieux encore ! Le Gouverneur de la province de Liège a publié un arrêté stipulant que : « Tout collage est interdit de 22h à 7h du matin (ce que je peux comprendre, il s’agit d’éviter les heurs entre certains militants) jusqu'au 8 octobre et que « le transport d'affiches ou de matériel de collage est interdit de 22h à 7h ». Diable ! Il lui reste à ajouter la détention d'affiches ou de tract et ce sera parfait !  

La démocratie est bel et bien enrayée comme l’écrivait déjà François Perin en 1960. Et encore, la situation a empiré depuis...  Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras ! Nous sommes là ! Le R.W.F. sera présent aux élections provinciales.

Votez utile !

 

 

 

Aux élections communales, nous demandons à nos électeurs d’user de leur droit de vote en faveur d’une liste démocratique, à leur choix.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
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