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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 18:05

C'est fait, l'élection présidentielle française est terminée.
Les panneaux électoraux de nos partis traditionnels fleurissent le long des routes.
Après les débats de société de très grande qualité que nous venons de vivre, nous allons retrouver les bobines et les propos virils (parfois) ou vélléitaires (toujours), mais terriblement convenus de nos "élus à vie". 

Un bien beau spectacle vivant, et qui nous laissera beaucoup de temps de cerveau disponible...

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 18:24

J'ai été interviewé ce mercredi midi par la télévision locale du Brabant wallon sur les élections présidentielles françaises. L'émission passera ce soir ou demain... mais en tous cas avant dimanche dans "Espace-région" !

Exercice toujours difficile, on ne sait pas ce qui sera retenu, ni même ce qui est réellement enregistré.
J'ai insisté sur quatre points.
1. L'extraordinaire esprit citoyen du Peuple français, sa culture du débat et le fait que depuis le referendum sur le projet de Traité constitutionnel européen, les Français se sont rendus compte qu'ils pouvaient encore influer sur leur destin. Ce qui n'est plus le cas chez nous où le pouvoir n'est plus révocable.
2. Quel que soit l'élu(e) dimanche soir. Les Français se seront exprimés. Et cet(te) élu(e) devra et saura gouverner dans l'intérêt de la France, sinon le Peuple se chargera de lui rappeler. C'est une des vertus de la démocratie. La France ne se réduit pas à la personnalité, ou à l'orientation politique du président de la République.
3. Que malgré la passion des Wallons et des Bruxellois francophones pour cette élection, ça ne devrait pas changer grand chose ici où le pouvoir est cadenassé. Mais que les idées exprimées pendant la campagne auront, avec quelque peu de retard comme d'habitude, un écho chez nous. Simplement parce que nous vivons dans le même type de société et que tous les regards sont tournés vers la France, qu'on le veuille ou non. Les thèmes de la campagne présidentielle feront l'actualité des prochaines années, ici aussi.
4. Que je pouvais difficilement estimer l'impact de la campagne présidentielle sur nos résultats (à nous les réunionistes) parce qu'en campagne, ceux qui sont dans l'opposition critiquent les sortants et que les sortants disent qu'avec les autres se serait pire. L'image est donc brouillée et il faut aller chercher la vérité dans des médias étrangers et peu suspects de francophilie comme l'extrait du Guardian dont je vous parlais dans un article précédent.

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 05:41
C’était prévisible, et nous l’avions anticipé dans la conférence de presse annonçant notre participation aux élections régionales du 28 mai 2004, quand j’avais dit que nous nous voulions les « chiens de garde de l’identité française du Brabant wallon » mais je pensais alors que le Vlaams Belang serait le premier à faire le pas. (*)
Les jeunes du parti flamingant : « Jong N-VA, la jeunesse de Nieuw-Vlaamse Alliantie », participeront-ils aux élections fédérales du 10 juin 2007 sous le nom de la
Nouvelle Wallonie (N-WA) pour proclamer l'idée de l'autonomie ( !) wallonne en Brabant wallon ?  Ils étaient sur le marché de Nivelles ce samedi 28 avril pour rassembler les 200 signatures nécessaires…
 
Blague de potache ou nouveau coup publicitaire auquel ce parti nous a déjà habitué ?
Le site Internet créé à cette occasion est assez indicatif de leur objectif. Dans la droite ligne des propos musclés de l’allié préféré du CD&V. Nous y retrouvons en filigrane le principe de la confédération d’Etats prônée  par ce parti, relayant le programme des « Flamands réalistes » (par opposition aux romantiques)  qui veulent ainsi garder tout pouvoir sur l’ensemble du territoire de la Belgique sans en avoir les obligations. On retrouve ces propos dans la fameux « manifeste de la Warande » dont j’ai déjà parlé.
Plus amusant (enfin, façon de parler...) c’est la justification qu’ils donnent à leur action dans la communiqué de presse : « Parce que « Wallon » n'a pas déposé une liste au Brabant Wallon, Jong N-VA y déposera une liste. Pour Jong N-VA, il est clair que tous les Wallons profiteront d'une réformation de l'état et qu'ils la demandent aussi, d'une manière explicite ou pas. » Joliment exprimé, non ?
Intéressante cette reconnaissance explicite et cette alliance objective avec un groupe d’indépendantistes wallons regroupés sous ce sigle et n’ayant pas (pour la petite histoire) hésité à offrir la tête de liste à un ancien élu du FN à La Louvière lors des dernières élections provinciales, rompant ainsi – pour la première fois de l’histoire - avec toute la démarche démocratique du mouvement wallon. Mais pas vraiment étonnante de la part de la NV-A qui est quand même très, très à droite sur l’échiquier politique flamand. Il est aussi intéressant de remarquer que les flamingants fanatiques ont très peur du réunionnisme. Ils préfèrent naturellement des Wallons couchés, inconscients, à une France confiante en elle-même, agrandie, renforcée par l'apport de la Wallonie... Logique.
 
Reste à leur dire que nous nous occuperons bien de notre Wallonie nous-mêmes ! Il y a de meilleures solutions.
 
(*) Attirés par le prix des terrains plus intéressant qu'en Flandre, par un environnement bien mieux protégé, de nombreux flamands se sont installés dans les communes rurales le long de la frontière linguistique, à la grande satisfaction de Raymond Langendries, des Michel(s) ou d’Ecolo qui sont restés très unitaires et qui y voient un moyen de compliquer, de ralentir ou d’empêcher la dislocation du pays. Or, ces Flamands - aisés souvent - ne s’intègrent pas, ils mettent leurs enfants à l’école en Flandre, y font leurs achats, y travaillent etc.. Ce ne serait pas un problème si les retombées du marchandage pour la scission annoncée de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde ne nous fassent craindre une « bilinguisation » de notre Brabant wallon. Dans le droit fil de la logique dite « multiculturelle » ambiante qui est en réalité une logique communautariste. N’oublions pas qu’il y a d’autre menaces portées par le MR qui veut y étendre la Région de Bruxelles. Région bilingue.
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 06:16
Le SPa, parti frère du PS, dirigé par « l’homme qui ne s’intéresse pas aux problèmes communautaires » vient de publier les résultats d’une analyse de son bureau d’étude. D’après eux, le fossé de la pauvreté croît entre la Wallonie et la Flandre. Entre 1999 et 2005, le nombre de belges qui vivent sous le seuil de pauvreté serait passé de 13% à 15%. En Wallonie, il serait passé de 13% à 17,5%, tandis qu'il a diminué en Flandre, de 13% à 10,7%.
Criant victoire, Johan Vande Lanotte nous apprend ainsi que seule la Suède ferait mieux que la Flandre. Le constat est le même en termes de revenus. Tant qu’à faire, il nous informe qu’en Flandre, les 20% de revenus les plus élevés sont 3,5 fois supérieurs aux 20% des revenus les plus bas. Le facteur est de 3,3 en Suède, mais de 4,1 en Wallonie et 7,4 à Bruxelles.
 
Ce parti, comme le PS, est solidaire en façade. Héritage de son passé ouvriériste. Mais soyons clair. Je ne suis pas certain que les ouvriers flamands ont toujours été solidaires des Wallons. L’Histoire se charge de nous le rappeler. Vande Lanotte est donc bien dans la logique flamande. Particulièrement en campagne électorale (*).
 
A propos de solidarité entre les régions, voyez ce qui se passe en aéronautique...
C’est un des autres secteurs de pointe wallon. Lorsque l'Etat fédéral annonce qu'il va offrir une aide de 150 millions dans le cadre du développement de l'Airbus A350, la Flandre veut sa part alors qu'elle n'en a pas les compétences. Elle s'insurge contre la répartition qui est (pour une fois) à l'avantage de la Wallonie. Et c'est là que la Flandre montre son vrai visage. Les Wallons prisonniers du régime des partis risquent de se faire flouer. Et les beaux esprits « de chez-nous » de chez nous auront facile à les dénigrer. Faisant chorus avec les partis flamands.
Ces beaux esprits qui continuent à vendre comme « belges » des produits qui font la réputation de la Wallonie à l’étranger, mais curieusement pas ici. C’est le cas d’IBA, de Solvay, d’UCB, etc... Ce n'est pas non plus un hasard si Google s'installe à Saint-Ghislain où elle va investir 250 à 300 millions dans l'implantation d'une unité centrale de données en Wallonie.
 
La solidarité entre les régions n’existe pas en Belgique. Les Wallons demandent-ils des compensations lorsque des aides sont offertes dans le domaine des télécommunications où la Flandre nous surpasse ?
 
Osons dire les choses. Le but évident en Flandre est de saboter toute émergence en territoire Wallon. Prendre ce qu'il y a de meilleur et se débarrasser du reste en profitant de la majorité numérique (et de la bêtise de ceux qui croient encore en un avenir pour la Belgique). Ensuite se plaindre du retard de développement de la Wallonie.
 
Rien à voir, mais avez-vous remarqué la nouvelle offensive pour créer un « bloc francophone Bruxelles-Wallonie » avec Bruxelles pour capitale élargie à son hinterland économique ?
 
(*) Les partis flamands sont en campagne pour les législatives. Chez-nous, celle-ci commencera après le 6 mai… une fois l’élection présidentielle en France terminée. D. Reynders vient de l’avouer. « De toutes façons, je vais attendre que le deuxième tourdes élections françaises soit passé pour me lancer dans la campagne car j'ai l'impression qu'actuellementon s'intéresse plus à ce qui se passe en France que chez nous » Cruel aveu.
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 06:53
Que dit cet article ?
« Le pouvoir législatif fédéral a le droit de déclarer qu'il y a lieu à la révision de telle disposition constitutionnelle qu'il désigne.
Après cette déclaration, les deux Chambres sont dissoutes de plein droit.
Il en sera convoqué deux nouvelles, conformément à l'article 46.
Ces Chambres statuent, d'un commun accord avec le Roi, sur les points soumis à la révision.
Dans ce cas, les Chambres ne pourront délibérer si deux tiers au moins des membres qui composent chacune d'elles ne sont présents; et nul changement ne sera adopté s'il ne réunit au moins les deux tiers des suffrages. »
 
Les articles suivant sont de la même eau, mais prêtent moins à débat puisqu’ils prévoient l’impossibilité de révision en cas de guerre, d’absence de Parlement ou de régence. Ce sont tous des freins ou des garde-fous à des modifications de ce texte.
 
On le voit, il s’agit d’une procédure lourde, en 3 temps. D'abord, une déclaration de révision pour identifier des articles qui pourraient être révisés. Ensuite, les élections, dont le résultat n'est (théoriquement) pas par hypothèse prévisible. Et enfin dans une troisième séquence, sous la législature suivante, un acte de révision à des majorités des 2 tiers. Le problème, c'est évidemment cette coupure par les élections entre les 2 phases. Considérée comme un verrou à certaines avancées en matière communautaire, de justice, de compétences d’emploi, de finances par certains (les partis flamands en général). Comme une sage précaution par d’autres. Il est vrai, à la décharge des défenseurs du statut quo que l'histoire des réformes successives de l'Etat a montré la puissance du mouvement flamand et euh… disons la fragilité de la cohésion du conservatisme des partis de pouvoir francophones.
 
D’aucuns se méfient aussi d’eux-mêmes et de la discipline de parti existant en particratie. La révision donnant à un certain nombre de milieux politiques la possibilité de changer les règles du jeu, et notamment les règles de répartition de compétences, par le biais d'une loi votée à une majorité qualifiée, sans qu'il n'y ait au préalable une dissolution des Chambres. Comme ça s’est fait lors des accords de la « Saint Polycarpe ». Et ils ont raison.
On pourrait leur rétorquer que dans une saine logique démocratique, la déclaration de révision devrait permettre  un débat électoral et donc une participation des citoyens à la discussion… Ou mieux, une procédure référendaire avec un débat contradictoire et une égalité de moyens d’argumentations...  
 
Mais ne rêvons pas, nous sommes toujours en Belgie-que.  La participation des citoyens fait peur depuis 1950.
En France, de Gaulle avait contourné la puissance des partis politiques en ouvrant le jeu démocratique dans la Constitution de la Vème république en institutionnalisant l’'un des principaux instruments de la démocratie directe : le référendum obligatoire non seulement pour les questions législatives, mais aussi pour les matières constitutionnelles. On l’a vu, celui-ci permet au citoyen de participer véritablement à la politique. Et avec quelle passion. Et quelle maturité. Les exemples récents nous le montrent, que se soit sur la monnaie unique ou sur le projet de traité instituant une Constitution européenne. La démocratie directe ne remplace pas la démocratie représentative. Elle complète celle-ci et force les hommes politiques à examiner et écouter plus attentivement les aspirations des citoyens.
 
Pourtant chez nous, la grave crise de confiance appelle de profondes réformes. Seules une nouvelle culture politique ainsi qu'une démocratisation et une modernisation poussées du système politique pourraient rétablir la confiance dans les institutions. Mais je pense sincèrement qu’il est trop tard, la Belgie-que n’est plus un pays et n’a jamais été une nation.
Dans l’absolu, l'une des principales causes de l'apathie politique qui sévit depuis des années doit être cherchée dans le manque de participation du citoyen. Une démocratie purement représentative ne peut plus suffisamment répondre à ce besoin accru de participation. En effet, depuis quelques décennies, notre société s'est profondément transformée. Les citoyens sont devenus adultes, ont une meilleure formation et sont  mieux informés. En principe, mais ça se discute. Simplement parce qu’il n’y a pas d’indépendance des médias par rapport au pouvoir des partis.
Pour permettre aux citoyens de participer véritablement à la politique, il conviendrait de compléter la démocratie représentative et de l'enrichir par des systèmes de démocratie directe. Mais bon…
 
Oui, réviser cet article peut être dangereux dans une logique ou tous les pouvoirs restent confiés aux mains des partis et, à défaut de procédure référendaire pour ceux qui se méfient du Peuple. Se cacher derrière la crainte de voir les Flamands se choisir un avenir à eux n'est pas un bon prétexte.
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 06:18
Signe du peu de succès opérationnel du Plan Di Rupo-Marshall, le (président) ministre-président, profitant de la désignation du nouveau président du Conseil Economique et Social de la Région Wallonne (CESRW), a lancé à Liège un appel à la mobilisation des acteurs pour participer à la relance économique de la Wallonie via des actions concrètes.
Après les grand principes (les grands sentiments ?), il veut des actions et des propositions concrètes… Enfin ?
 
A suivre !
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 12:42
Double victoire parce que, premièrement, pour la première fois, on assiste à un recul du candidat le moins républicain au sens noble du terme. Jean-Marie Le Pen subit en effet un cuisant revers. S’il ne recueille plus que 10,5 % des voix, ce fort recul, en pourcentage – il avait obtenu 16,86 % en 2002 – se confirme en voix puisque 3,8 millions d’électeurs ont voté pour lui cette année contre 4,8 millions en 2002.
 
Ensuite, et tout le monde le souligne, c’est l’important taux de participation. 85 % ! Plus qu’en Belgie-que où le Droit de vote n’est plus un droit ou un devoir moral, mais bien une (souvent triste et considérée comme inutile) obligation sous peine de menaces. 
 
Comment l’expliquer ? La plupart des commentateurs font référence au premier tour de l’élection présidentielle de 2002 pour expliquer que les abstentionnistes de l’époque avaient permis à Le Pen d’être présent au second tour. (Sans préciser qu’il était présent, non pas parce qu’il avait spectaculairement progressé en nombre de voix, mais parce que les autres s’étaient tassés).
 
Personnellement, je pense que si l’accident du 21 avril 2002 fût, certes, un premier déclencheur, la campagne et les résultats du referendum pour ou contre le projet de Traité de Constitution européenne en ont été un autre beaucoup plus important.
En effet, si Chirac a été élu triomphalement au second tour, c’est qu’il n’y avait pas d’autre choix. Alors qu’à l’occasion du
référendum du 29 mai 2005, les Français se sont rendus compte qu’ils pouvaient encore influer sur leur avenir. Que le débat citoyen avait encore sa place. Que les choses n’étaient pas irréversibles, que les jeux ne sont pas faits d’avance. L’extraordinaire mobilisation de ce premier tour – surtout parmi les jeunes électeurs – montre que la France, le peuple français veut continuer à reprendre son destin en main. 
C’est un des aspects les plus stimulants de la démocratie française de permettre ça. Même si c’est un peu inconfortable pour les candidats et les partis
.
 
Je l’ai déjà écrit, c'est moins le pays qu'il faut redresser que son moral. La France est loin d’être à terre. Loin d’être le pays malade de l’Europe que nos médias se plaisent à décrire. Même le peu francophile « The Guardian » de ce lundi, Peter Preston signe un article : «  Forever France »: Whether Sarko or Ségo wins the French election, let's give the Anglo-Saxon condescension a miss
Dont voici deux extraits.
«(...) Try to build an equivalent list the other way round. They have a transport infrastructure to be proud of, a health service to goggle over, an appetite for technology that makes them European leaders in broad and many other bands, a bureaucracy of professionals fit for modern purpose, a sense of history and continuing nationhood. They play great national football, eat healthily, run a unique film industry, still mass manufacture cars and possess a pretty independent deterrent. Plus they were right about Iraq. And we?»
«Of course France has its stagnations and disappointments. Of course, in disappointment, there are always angry questions to be asked. But the choice that defined itself yesterday is no party in a last-chance saloon. Here is a country evolving inside an evolving Europe. It has its problems - and a political system that initially tends to highlight extremes. But the next generation is taking charge now in terms that the previous generation understands.»
 
Joli, non ? Et c’est encore plus agréable à lire quand c ‘est écrit par un Anglais…
 
Enfin pour terminer, deux notes comiques (encore que..), les réactions des joyeux duettistes : Didier Reynders et Di Rupo.
 
Pour Didier Reynders, « le résultat n'est pas un signal pour les élections législatives en Belgique. Ce sont deux élections bien distinctes (…). Mais en Belgique, il faudra attendre le deuxième tour français pour que la campagne puisse réellement commencer »
Intéressant de l’entendre reconnaître que, finalement, nos élections sont de peu d’importance. Qu’elles ne devraient pas amener beaucoup de changement. Que tout est joué d’avance ? (Mais ce n’est pas correct de le dire, faites donc comme si je n’avais rien dit)
Pour Di Rupo, « les Français sont devant un véritable choix de société: une société du progrès partagé ou celui du progrès confisqué par quelques-uns ».
Se rend-il compte de l’ironie contenue dans ses propos par rapport à la situation en Belgie-que ? Quel choix de société avons-nous encore ici, où la démocratie est confisquée ?
Evidemment, aucun des deux ne se remettra en question...
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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 06:32
Ce jeudi matin, dans l’émission « Matin première » de la RTB(f), le vice-premier ministre – président du MR-PRL-FDF-MCC-Fournaux & Cie - s’est emporté contre l’attitude de cette chaîne publique qui privilégierait le parti socialiste (et plus singulièrement son ministre-président). Réclamant (pour lui, évidemment) un temps d’antenne au moins équivalent. Là où ça devient amusant, c’est qu’il prend exemple sur la France où, s’il y a bien également un filtre au dépôt de candidature, une fois que vous avez acquis ce droit à être candidat, vous êtes sur un pied d'égalité avec les ceux des autres formations, aussi minoritaire que vous puissiez être.
 
Amusant venant de quelqu’un dont le parti participe aux décisions du Conseil d’administration de la dite RTB(f) où, comme on le sait, pour avoir accès aux débats télévisés ou en radio, il ne suffit pas de déposer des listes, il faut déjà (!) avoir des élus dans presque toutes les assemblées du pays. (Pas étonnant qu'on s'enfonce, l'avenir se décidant en fonction du passé… et que la classe politique ne se renouvelant plus s’éloigne des aspirations des citoyens)
Dans un vrai système démocratique, "les compteurs sont remis à zéro" à chaque élection. Un peu plus d'égalité des chances (oui, en théorie) et moins de rentes de situation.
 
En fait le système s'auto-protège et refuse que des citoyens ordinaires qui se sentent concernés par la vie politique puisse accéder simplement aux médias, sauf exceptions sporadiques (mais dites proportionnelles) pour donner le change… Mais pas pour que ça change !

Au fait, ne m'estimant pas pris en compte en ma qualité de citoyen par cette chaîne publique, devrais-je continuer à payer la télé-radio-redevance ?
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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 18:23
La presse fait grand cas d’une interview de deux universitaires de l’UCL : Isabelle Thomas, géographe et Jacques-François Thisse, économiste dont les premières conclusions concernant une étude des relations entre Bruxelles et la Wallonie ont été publiées sous le titre « Bruxelles et Wallonie : une lecture en termes de géographie et d’économie urbaines » «en octobre 2006.
 
La question sous-jacente à leur étude était : « Dans quelle mesure le découpage administratif et politique de la Belgique correspond-il à sa réalité économique et urbaine ? ». La réponse ne pouvait bien entendu qu’être négative, avec d’inévitables nuances.
 
Il est bien connu que l’activité économique se développe autour des grandes métropoles (*) qui cherchent à accroître leur rayonnement international, en s'appuyant sur leurs filières d'excellence dans l'industrie, la recherche, l'enseignement supérieur, etc… et que, pour la Wallonie, ces métropoles sont toutes situées en dehors de son territoire. Pour des raisons historiques d’hyper-centralisation politico-économique à Bruxelles et pour des raisons politico-volontaires de laisser-aller économique liées à cette centralisation bruxelloise et de favoritisme nationaliste de développement de la Flandre, l’axe Liège-Charleroi a été abandonné par l’Etat belge.
Les deux auteurs le constatent implicitement en mettant en avant la densité du maillage urbain entre les différentes villes en Flandre et sa pauvreté en Wallonie. Cette dernière n’étant pas maillée puisque reposant presque exclusivement sur le seul sillon Sambre et Meuse avec des liaisons passant obligatoirement par Bruxelles. Il suffisait de regarder une carte autoroutière ou ferroviaire pour s’en rendre compte…
 
Je suis d’accord avec eux quand ils disent que « les gouvernements wallons n’ont jamais élaboré un projet politique et économique clair, reposant sur des choix stratégiques précis qui résulteraient eux-mêmes d’une véritable analyse de la situation de la Wallonie au niveau international. La méconnaissance – voire le rejet chez certains -de l’économie de marché a empêché l’élaboration d’un programme de développement crédible et le choix d’outils efficaces, ce qu’a pourtant fait la Communauté flamande en dépit de divergences réelles parmi ses responsables. » Ou que : « Les (dirigeants !) Wallons doivent se débarrasser de nombreuses habitudes déplorables et mener des politiques proactives. Celles-ci doivent reposer sur une analyse serrée de la réalité et non sur des chimères (Ici je mettrais en premier la chimère de l’existence de la Belgique unie !), pour être ensuite évaluées selon des méthodes et procédures sérieuses. » Nous ne disons rien d’autre. Il suffit de voir ce qui a été fait dans les Région Nord-Pas-de Calais, Loraine ou Champagne-Ardenne toutes proches.
Certes, nous ne possédons plus de ville pouvant faire actuellement effet de métropole interne. Mais il y en a d’autres que Bruxelles et Luxembourg citées dans l’étude et aussi proches (Lille, Valenciennes ou encore Maëstricht). Sans compter que Si Liège ou les villes du Hainaut sont en difficulté, elles ont un potentiel urbain et scientifique certain propice à un redéveloppement.
Là où je ne les rejoins pas non plus; évidemment, c’est dans leur analyse restrictive des conséquences d’une évolution institutionnelle du pays. Certes, ils ont raison de dire qu’il y a peu de chance que la Flandre renonce rationnellement à Bruxelles, tout en ajoutant qu’elle pourrait économiquement le faire. (Ce qui rejoint les conclusions du Groupe de la Warande et de nombreux décideurs flamands). Ils ont également raison de mettre en avant les aspects catastrophiques d’un repli régionaliste wallon et l’absence d’une identité forte et militante. Mais je leur reproche de n’envisager qu’une seule possibilité à l’exclusion de toute autre : le partenariat entre Bruxelles et la Wallonie. Et même une sorte de fusion (des exécutifs en tous cas, avec, ils le sous-entendent, une absorption de communes du Brabant wallon par Bruxelles, rien de moins - On croirait lire le programme du FDF !) avec le départ des Institutions et administrations de Namur vers Bruxelles… Comme si il n’y avait de solutions possibles ou envisageables que dans le cadre belge !
Les deux auteurs espérant par là donner un « gain politique à Bruxelles (où –reconnaissent-ils – la majorité francophone ne survivrait pas dans un environnement flamand) et un gain économique à la Wallonie »… Malgré le fait que « les espaces découpés ne se laisseraient pas facilement faire » puisqu’ils ne correspondent pas à une réalité socio-économique, mais surtout culturelle profonde.
 
Conclusion, comme je l’ai déjà écrit, il ne faut pas confondre Hinterland (ou zone d’attraction économique) économique et découpage politique. Et faire coïncider les deux sans tenir compte de l’histoire, la culture, les différences d’environnement sociologiques, etc… Que se soit pour des raisons politiques ou économiques. On l’a vu avec l’éclatement des anciens pays du « bloc de l’Est » (Tchécoslovaquie, Yougoslavie) ou à contrario par la réunification allemande. Les peuples ne se laissent pas faire très longtemps. (177 ans de Belgique, c’est donc un record !)
 
(*) Lire à ce propos :Jean-Claude BURY - Conseil économique et social : Paris; Journaux officiels;2003;262 pages (Journal officiel de la République française, avis et rapports du Conseil économique et social)
« Le développement de quelques grandes métropoles de taille européenne représente un enjeu essentiel pour l'attractivité et la structuration de notre territoire. Pour inscrire la France dans cette dynamique mondiale de métropolisation, le Conseil économique et social propose cinq axes d'action : maîtriser l'urbanisation, assurer une bonne gouvernance métropolitaine, renouveler le partenariat avec les régions, privilégier la contractualisation avec l'Etat et permettre l'émergence de métropoles transfrontalières. »
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 06:00
Comme pour mettre un bémol à l’opération barnumesque : «  Belge est notre nom, Flamand et Wallon sont nos prénoms », on sait que les bourgmestres (maires) de 25 communes ont déjà annoncé qu'elles boycotteront les élections si l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n'était pas scindé. Depuis, la commune de Hulshout, en province d'Anvers les a rejoint. Boule de neige ?
Un "groupe de travail BHV" a lancé, hier, un appel à l'insubordination. Le groupe demande aux citoyens d'aller voter, mais de refuser de siéger dans un bureau de vote ou un bureau de dépouillement. Il promet une aide juridique à ceux qui suivront son appel, il a déjà constitué un fonds afin de payer les éventuelles amendes des futurs insubordonnés et a ouvert une pétition sur Internet qui affichait hier midi déjà plus de 500 inscriptions. A noter que les six communes à facilités (plus Biévène) ne prendraient pas part à « l'appel à l'insubordination ».
Ces bourgmestres sont ils pour autant des inciviques, ou en fonction de leur convictions politiques nationalistes (germaniques) appliquent-ils la maxime de Robespierre (*) : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs » ?
 
On peut se le demander. En tous cas, la campagne commence en Flandre. Chez nous, il n’y a rien à voir. Nos « ténors » politiques cherchent encore et toujours à rassurer à la manière de Labiche (**) croyant « qu’il y a des circonstances où le mensonge est le plus saint des devoirs ».  Comme Pétain…
 
(*) ROBESPIERRE (Maximilien Marie Isidore de), homme politique français (1758-1794)
Source : Discours, entretiens et autres sources
 
(**) LABICHE (Eugène), auteur dramatique français (1815-1888)
Source : Les Vivacités du capitaine Tic
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
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