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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 11:22
L 'année 2006 s’annonce comme une nouvelle année record en termes de prix des biens immobiliers. L'Institut national de statistique (INS) a en effet publié (voir ci-dessous) des données provisoires basées sur les neuf premiers mois de l'année. Les prix atteignent des sommets.
 
L'augmentation est générale. Mais en Brabant wallon en 2006, il fallait dépenser en moyenne 196.000 euros pour une maison d'habitation ordinaire. Une augmentation de douze pour cent par rapport à l’an dernier ! S’il y a bien sûr des disparités importantes entre les communes et sous-régions, on peut constater qu’en moyenne, sur cinq ans, les prix ont presque doublé…
 
Les prix des terrains à bâtir quant eux, n’évoluent presque pas. Mais quand on sait qu’on n’en propose presque plus, que les prix sont élevés et surtout que les promoteurs immobiliers se les arrachent, peu de Brabançons wallons peuvent encore en profiter.
 
Et comme aucune politique digne de ce nom n’est vraiment voulue par les partis traditionnels, au-delà des discours électoraux, les conséquences de ces augmentations sont évidemment dramatiques. Exode de la jeunesse, vieillissement de la population de la province et, autre effet pervers, diminution du sentiment d’identité wallonne par immigration massive de Flamands et Bruxellois francophones riches risquant, à terme, par leur nombre de remettre en question l’intégrité wallonne et donc française de notre province. 

Immobilier : Prix de vente moyens (2004-2006) - Résumé
 
2004
2005
2006
(incomplet)
Évolution 06/05

Brabant Wallon
 
 
 
 
Maisons d'habitation ordinaires
135.919,8
174.998,3
196.099,4
+12,1%
Villas, "bungalows", maisons de campagne
310.968,1
317.248,8
347.143,7
+9,4%
Appartements, "flats", studios
129.233,4
145.275,3
151.882,7
+4,5%
Terrains à bâtir
58,2
59,8
60,3
+1,0%
 
 
 
 
 
Région flamande
 
 
 
 
Maisons d'habitation ordinaires
109.719,1
139.214,8
154.233,9
+10,8%
Villas, "bungalows", maisons de campagne
301.586,3
280.838,7
298.111,4
+6,2%
Appartements, "flats", studios
128.810,1
144.306,0
158.434,7
+9,8%
Terrains à bâtir
94,4
110,7
121,2
+9,5%
Région wallonne
 
 
 
 
Maisons d'habitation ordinaires
87.568,8
100.744,0
112.278,2
+11,4%
Villas, "bungalows", maisons de campagne
250.008,7
208.743,9
228.880,8
+9,6%
Appartements, "flats", studios
92.217,8
102.713,5
112.335,8
+9,4%
Terrains à bâtir
27,8
32,4
35,0
+8,1%
Région de Bruxelles-Capitale
 
 
 
 
Maisons d'habitation ordinaires
147.422,0
245.339,4
276.588,0
+12,7%
Villas, "bungalows", maisons de campagne
555.042,3
678.771,5
701.760,4
+3,4%
Appartements, "flats", studios
135.599,8
151.152,9
165.635,4
+9,6%
Terrains à bâtir
350,0
225,7
289,0
+28,0%
Et en comparaison... :
Brabant Flamand
 
 
 
 
Maisons d'habitation ordinaires
127.140,4
168.289,0
189.284,2
+12,5%
Villas, "bungalows", maisons de campagne
312.528,6
316.295,7
340.692,3
+7,7%
Appartements, "flats", studios
125.029,7
139.878,1
151.813,6
+8,5%
Terrains à bâtir
97,1
118,2
138,1
+16,8%

Chiffres complets : http://statbel.fgov.be/downloads/rest2006_fr.xls 
NB : Pour les années antérieures, il suffit de changer l'année dans la barre d'adresse de votre butineur (browser)
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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 12:47

Un article tiré de la "Libre Belgique"...

Je donne raison à Monsieur Durieux, son  point de vue n'est pas de l'intolérance, c'est du bon sens économique. 

Quand donc les politiciens wallons se rendront-ils compte que leur attachement à un Etat moribond, dominé par la Flandre , prive notre région de toute chance de redressement ? 

Combien de fois, en effet, voit-on une firme wallonne acceptée lors d'une soumission en Flandre, même comme sous-traitante ? La préférence communautaire (nationale dirais-je) joue à plein. Systématiquement. 

La réaction du Bourgmestre est une réaction à courte vue. Les pouvoirs publics devraient avoir le devoir moral de privilégier les entreprises installées chez nous. Le jour où les emplois wallons disparaîtront, il sera  trop tard alors pour se retrancher derrière des grands principes.


 

 

Villers-la-Ville
 
"Les Flamands font-ils de même avec nous ?"
J.-P. V.
 
Mis en ligne le 13/11/2006
- - - - - - - - - - -
 
L'administration communale fait appel à un déménageur de... Wilrijk.
 
J e veux bien admettre que je sois plus cher qu'un autre. C'est la loi du marché qui veut cela. Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'une commune wallonne puisse attribuer un marché à une société de... Wilrijk."
 
Bertil Durieux est bien connu à Rixensart par sa société de déménagements Genné. Comme d'autres entreprises du même type, il avait postulé pour le déménagement de l'administration de Villers-la-Ville.
 
Et d'ajouter : "Je croyais que le discours à la mode était de faire travailler les gens de Wallonie pour remonter la pente économique. Je ne suis pas sûr que les Flamands font de même avec les entreprises wallonnes. Ne soyons donc pas plus catholiques..."
 
Le bourgmestre villersois, Emmanuel Burton, lui réplique : "Je ne réfléchis pas en termes de Wallons ou de Flamands. Pour moi qui ai été dans l'équipe nationale de golf, je sais ce que le drapeau belge signifie et je me refuse à me lancer dans des combats d'intolérance. Je réfléchis donc en termes financiers. J'ai moi-même renseigné Genné pour que la commune lui demande offre. Mais le secrétaire communal de Mont-Saint-Guibert nous a aussi passé les coordonnées de cette société de Wilrijk. Qui était effectivement la meilleure du marché. Que voulez-vous que je dise d'autres ? Et venant de là-bas, les déménageurs seront là le 21 novembre, à 6 h 30 du matin. Le personnel communal devra donc en être aussi..."
 
© La Libre Belgique 2006

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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 11:54
Au lendemain de la « fête nationale » flamande, le brave Christian Laporte dans « La Libre » a repris le flambeau de ceux qui cherchent encore le « bon flamand ». Il n’a rien vu ce 11 juillet… « Pas une once de musculation hypercommunautaire à 90 jours des «communales!» se réjouit-il. Poursuivant : « On est loin des accents guerriers du «Vlaamse Leeuw» qui montre les dents et sort les griffes.  Norbert De Batselier a même mis sa communauté en garde contre un repli nationaliste dépassé. Et l'a invitée «à ne pas se couper et se protéger du monde extérieur».
 
Béat, il observe que : « A y regarder de plus près, en ce 11 juillet 2006, la Flandre est moins que jamais un bloc compact mais une société multiculturelle qui se cherche dans une Europe peu à l'aise dans ses baskets. »
Se permettant même de faire la leçon à ces Wallons et Bruxellois francophones bornés : «  Il serait temps que les francophones se débarrassent de leurs préjugés: les hommes politiques flamands ne sont pas tous, loin s'en faut, des conservateurs transis, voire des quasi-fascistes prêts à chanter le «Horst Wessellied»! »
 
Heureusement tous ne s’y sont pas laissés prendre…
 
Le Soir, plus circonspect, plus lucide, estime plutôt que « La Flandre change le ton, pas la chanson »… Précisant : « pas, ou nettement moins, d'attaques frontales à l'endroit de la Wallonie, ce boulet de toujours. Mais attention : cela est un intermède, une tactique, une diversion presque. Parce que, dès 2007, l'affrontement communautaire est garanti. Et pas à fleurets mouchetés. La Flandre, donc, sur l'échelle de Richter de ses revendications indépendanto-autonomistes, s'accorde juste une petite pause. Pour mieux viser les scissions de l'emploi et du chômage, des soins de santé et de la concertation sociale. Et faire main basse sur Bruxelles. ».
 
Christian Carpentier dans la  « DH » ne dit rien d’autre quand il écrit : « la Flandre n’en démord pas : une nouvelle avancée institutionnelle est inscrite dans les astres. Et les agendas. Le matin, le président sortant du Parlement flamand, Norbert De Batselier (SP.A) qui s’en va siéger à la Banque Nationale, a appelé à conclure un “contrat entre les Communautés flamande et française” pour “garantir la solidarité entre le nord et le sud du pays et objectiver les différends communautaires”. Il a aussi demandé un Sénat représentant les Communautés. Mais surtout une régionalisation de l’emploi, de la santé et de la fiscalité. Rien de moins. Mais, promis, “cela ne doit pas se faire en vertu de sentiments anti-wallons”. »
 
Bien vu !
 
Il ne faut pas oublier qu’il y a à peine un mois, les mêmes bons Flamands de Christian Laporte, unanimes, votaient à la Chambre (Parlement fédéral) la prise en considération d’une proposition de résolution (du Vlaams Belang ! - 25 à 30 % des électeurs flamands) visant au démembrement de la Belgique. Le document : http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/51/2494/51K2494001.pdf est intéressant à lire pour mieux comprendre leur point de vue. On en a évidemment très peu parlé en Communauté française ou alors pour en minimiser la portée. Il faut toujours rassurer nos concitoyens. C’est qu’on est encore et toujours, contre toute évidence dans une logique de maintien de la Belgique. Alors qu’au fond presque plus personne n’y croit encore vraiment. En tous cas pas parmi ceux qui observent, pèsent, dissèquent, l’actualité.
 
C’est pourquoi il est bon de s’y préparer. Les choses peuvent (et vont certainement) s’accélérer. Et en prévision de la grande négociation de 2007, il est bon de savoir que notre Brabant wallon est menacé. Loin des naïves propositions de certains de recréer une province du Brabant unitaire, préparons-nous. Il est toujours intéressant de relire de vieux documents comme celui-ci :
http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewPubDoc&TID=16780687&LANG=fr retrouvé dans les archives du Sénat de Belgique - Session de 1997-1998 - 4 décembre 1997… (Vous aurez remarqué le choix de l'anglais pour l'adresse du site...)
 
Il concerne une rectification de la frontière linguistique et voici les propositions de transfert de territoires revendiqués par la Flandre à cette époque :
 
1. Le lieu-dit Curé-la-Flûte, situé sur la route de Rhode à Sept-Fontaines, et le quartier de Sept-Fontaines sont "distraits" de la commune de Braine-l'Alleud et rattachés à la commune de Rhode-Saint-Genèse, dans l'arrondissement de Hal-Vilvorde.
 
2. La bande de territoire située à l'extrême nord de Wavre, entre Ottenburg et Tombeek (Overijse), et comprenant les fermes Bilande et Petite-Bilande et la ferme des Templiers, est "distraite" de la commune de Wavre et rattachée à Ottenburg, commune de Huldenberg, dans l'arrondissement de Louvain.
 
3. L'ancienne commune de L'Écluse, à l'exclusion du quartier de Sclimpré, est distraite de la commune de Beauvechain et rattachée à Meldert, commune de Hoegaarden, dans l'arrondissement de Louvain.
 
4. L'ancienne commune de Bierghes est distraite de la nouvelle commune de Rebecq. L'ancienne commune de Saintes est "distraite" de la nouvelle commune de Tubize. Bierghes et Saintes sont rattachées à Enghien.
 
5. La commune d'Hélécine (comprenant Opheylissem, Neerheylissem et Linsmeau) est transférée à l'arrondissement de Louvain, province du Brabant flamand.
 
Et ça, c’était en 1997 !
 
Il n’est pas tenu compte de la forte immigration économique flamande que certaines communes ont connues depuis lors. Quand je vous disais qu’il est plus qu’urgent de défendre l’intégrité française de notre Brabant wallon !
 
Bien sûr, ceux qui auront lu le texte en entier auront vu qu'il a été proposé au Sénat par le Vlaams blok. Mais quand on sait que celui-ci est à la pointe du combat flamand et que les autres partis finissent toujours par se ralier à ses idées...
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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 13:56

Sans vouloir plagier Georges Clémenceau qui disait que "la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique", on pourrait dire la même chose de l'écologie politique. Il y a ainsi écologistes et Ecolos...

J'ai toujours fait partie de ceux qui estimaient (... dans les années 80, ça ne nous rajeuni pas !) que l'écologie ne devait pas se transformer en parti politique au risque de perdre son âme. Le passé récent m'a donné raison. Difficile pour un parti politique - surtout en Belgie-que - dont la vocation est d'occuper le pouvoir de ne pas diversifier son message au risque de perdre de vue son objectif de départ.

Ceci dit, il y a depuis les années 70 un climat favorable à la prise en compte de l'épuisement et donc de la nécessité d'une meilleure gestion, des ressources de la planète. Je lisais à l'époque avec beaucoup de plaisir les livvres de René Dumont ou le "Sauvage", supplément écologique du Nouvel Observateur, tout en étant adhérent d'une jeune organisation qui s'appeleit "greenpeace". Convaincu, j'avais chois de faire construire et d'habiter une maison à ossature bois, chauffée au solaire passif et au bois (poële en stéatite). Choix que je n'ai pas regretté depuis 25 ans.

Si beaucoup de citoyens y viennent maintenant à titre individuel qu'en est-il de nos administrations communales ?

Voici l'adresse d'un site où vous pouvez comparer, votre commune par rapport aux autres sur sa dynamique en matière de gestion « durable » de l’énergie !

http://www.kyotocommunes.be/

Il y a encore des choses à faire !

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 09:21
Après d’autres communes, Tubize va proposer des cours d’immersion (*) en 3ème maternelle dès la prochaine rentrée scolaire dans deux de ses écoles communales. Alors que les promoteurs (belges) de la théorie de l’apprentissage précoce des langues étrangères par l’immersion insistent préconisent l’immersion totale, avant même l’apprentissage de la langue maternelle (si si !), Tubize a opté pour enseigner 50 % dans la langue maternelle (on ne précise même pas que ça pourrait être en français…) et de 50 % dans la langue d’immersion.
 
On va donc fabriquer des petits tubiziens mauvais locuteurs dans au moins deux langues. A défaut de parler français, anglais ou flamand, ils baragouineront le « bilingue », ce mélange curieux qui « fait belge ». Pas grave ! Au lieu de poursuivre des études demandant des capacités d’abstraction par la maîtrise de la langue, devenus adultes, ils pourront toujours se faire interviewer à la RTB(f)... dans les bureaux du chômage. Au risque de lasser, répétons que si on n'est pas né Flamand, il n'y a aucune chance d'obtenir un emploi exigeant le (souvent inutile) bilinguisme. Lisez ce qu'en dit une spécialiste dans l'article précédent.
   
Il est prévu d’engager des enseignants  (deux temps plein et demi) entièrement pris en charge par le Ministère de... la Communauté française… Voici un transfert Nord-Sud qui ne devrait pas déranger les Flamands.
  
Allez ! On y arrivera aux 200.000 emplois promis par Verhofstadt !
 
Mais ils ne seront pas pour des gens de chez-nous !
(*)
La rumeur prétend que la connaissance des langues des jeunes en Communauté française serait faible Ceux-ci n’atteindraient pas les socles de compétences requis en néerlandais, en allemand, voire en anglais.
Le tableau peut paraître sombre - et l’est probablement - mais il ne peut être qu’incomplet et intuitif. Il n’existe à ce jour aucun état des lieux actualisé portant sur la connaissance des langues en Belgique francophone.
  
C’est donc sans aucune évaluation et sans « pilotage » que s’est inscrit progressivement ce qui semble devenir un enjeu important - voire un must pour certains parents - dans l’apprentissage des langues à côté de l’apprentissage « traditionnel » : l’immersion linguistique.
  
Par ailleurs, certains aspects pragmatiques n’ont pas été suffisamment pris en compte. On joue aux apprentis sorciers. Le travail d’équipe est indispensable à la mise en place de l’école de la réussite (Décret de 1995) dans le fondamental. Comment assurer une bonne jonction pédagogique entre les enseignants de langue maternelle et ceux de la langue d’immersion ? Comment envisager ce travail avec une équipe encore plus élargie, sans compter les problèmes liés à l’usage de deux langues ? Quid du recrutement des locuteurs natifs et surtout de leur formation ? Quid de la transition vers le secondaire ? La multiplication du nombre de langues ne risque-t-elle pas de rendre encore plus difficile la détection des troubles liés aux apprentissages (dyslexie,...) ?
  
Quand on sait aujourd’hui que les élèves construisent leur savoir grâce aux interactions entre un savoir «déjà là» (représentations initiales) et celui des autres (condisciples, enseignants, livres,...) il faut avoir une langue commune, plus ou moins maîtrisée.
   
On constate sur le terrain que les enfants dont la culture familiale est éloignée de la culture scolaire (enfants issus de l’immigration, primo-arrivants,...) déjà à cheval sur deux langues manifestent des difficultés d’expression orale et écrite. Ajouter une troisième langue à ces enfants via l’immersion ne peut que nuire à la formation d’esprits critiques.
  
Enfin, il faut dénoncer avec force l’instrumentalisation de ce nouveau concept. L’enseignement par immersion, relayé abondamment par la presse, apparaît pour les établissements scolaires comme un argument marchand supplémentaire en vue d’attirer un nouveau public scolaire et de se rendre concurrentiel par rapport à d’autres établissements. Cela n’a plus rien à voir avec l’apprentissage des langues, mais bien avec le positionnement de l’école dans son environnement socio-économico-culturel. Telle est la réalité ! Cette pratique contribue à renforcer davantage les inégalités.
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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 10:23
Rififi au sein de la fédération MR du Brabant wallon qui avait accueilli il y a quelques années quelques militants du parti bruxellois immigrés dans notre province. Contrepartie inévitable de l’absorption de ce qui restait du FDF à Bruxelles. La section FDF du Brabant wallon (combien de divisions ?) avait annoncé l’an dernier sur TV-Com que plusieurs (?) de ses candidats figureraient en très bonne place sur la liste MR aux provinciales. Depuis, les choses ont bien changé.
 
Tout d’abord, le MR est beaucoup moins sûr de lui, il craint un recul qui pourrait lui coûter sa mainmise sur la province. A un point tel qu’il bat le rappel de ses anciennes gloires, parfois obligées d’abandonner leur mandat de député comme Pierre Boucher. Du coup, les places seront chères et les cadeaux rares. Se sentant évincés, ceux qui ont cru aux promesses du père Michel n’apprécient guère le cynisme du fils et les insultes commencent à voler. Tout ça fait désordre et sent la fin de règne.
 
Pendant ce temps là, les socialistes sous la houlette efficace de Raphaël Pollet (oui, celui de « Toit et Moi » à Mons) semblent bien avoir concocté un plan communication en vue de la conquête de la province. Comme chaque fois, tous les six ans, à l’approche des élections, ils (re)découvrent que dans le Brabant wallon, tout est cher et dénoncent les inégalités. Que les pauvres sont encore plus pauvres. Qu’il faut agir pour aider les familles, les enfants, les jeunes, soutenir l'enseignement, la santé, les handicapés et promouvoir le logement». Il est loin le temps ou le gouverneur (socialiste) de la province parlait de «Wallifornie».
 
Bref, ils font comme les autres. Une fois de plus, les programmes électoraux vont se ressembler.
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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 14:20
Après Emmanuel Hendrickx dans le district de Nivelles-Genappe, on vient d’apprendre que Pierre Boucher va abandonner son  mandat de (discret) député régional wallon à la demande du MR. Il serait le plus apte à mener la liste provinciale dans le district de Wavre-Jodoigne-Perwez. Comme il sera forcément élu, ça fera un beau jeu de chaises musicale au lendemain des élections. Pas de surprises à attendre de ce côté-là.
 
Il est vrai par ailleurs que c’est une vieille tradition chez eux de présenter des « listes de notables ». Notables qui démissionnent ensuite pour faire siéger des seconds couteaux.
 
Cette tradition est mise à mal par le nouveau code de la démocratie locale. Ce qui explique que le MR fasse appel à sa vieille garde. Cruel désaveu pour tous les autres dont la qualité est ainsi mise en doute.
 
Boucher et Hendrickx sont ils vraiment les plus aptes ? Sont-ils là plutôt pour essayer de sauver la domination MR sur la province du Brabant wallon ? Les libéraux sont-ils à ce point déstabilisés ? Boucher retrouvera-t-il un mandat de député permanent ?
 
Historiquement, l’évolution de ce parti s’apparente à celle d’un banc de sable. Grossissant par moment quand il est dans le vent pour ensuite se déliter très rapidement quand les circonstances changent.
 
A moins qu’il ne s’agisse de politique interne classique de redistribution des mandats…
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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 10:43
Charles Michel (héritier de Louis) attaque – enfonce une porte ouverte plutôt en critiquant l’(in)action et l’inefficacité du Ministre Antoine (au service du Brabant wallon, confirmant par là que, dans son esprit, les politiques doivent rester au service d'intérêts particuliers). Entendant : « dénoncer un homme qui se souffre d'une communicationnite aiguë non suivie d'effets. C'est un syndrome fréquent dans les gouvernements, mais ça se soigne... »
  
Il sait parfaitement de quoi il parle… Champion toute catégorie des effets d’annonce non suivies de faits quand il était membre du Gouvernement wallon, il ne semble toujours pas en être guéri…
  
Diable ! Serait-ce donc une maladie chronique ?
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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 17:38
D’après le Forem du Brabant wallon, 60% des Brabançons wallons en âge de travailler possèdent un emploi. Ce chiffre est un des plus haut de Wallonie. Et en 4 ans (entre 1999 et 2002, les derniers chiffres disponibles), le nombre d'entreprises a augmenté de 6pc, tandis que la Wallonie, elle, dépassait à peine les 2pc. Le forum régional pour l'emploi, en compilant des données de l'ONSS, de l'Inasti, de l'INS ou encore du service public de l'économie, dresse là un état des lieux socio-économique du Brabant wallon encourageant.
On y constate que de manière générale, tant l'emploi salarié que le travail indépendant est en progression depuis plusieurs années. De 1999 à 2003, le nombre de postes de travail est passé de 88500 à près 98000, soit 10,7pc des emplois wallons. De leur côté, le nombre de travailleurs indépendants a crû de 3,1pc, tandis qu'ailleurs en Wallonie, il a diminué.
Faut-il se réjouir ? Certes, mais tout n’est pas si rose, il y a aussi des pertes d’emplois.
C’est là, une faiblesse. En 2005, 18146 Brabançons étaient à la recherche d'un travail soit 11% de la population. Même si c'est encore largement en dessous de la moyenne wallonne (18%), ce nombre augmente régulièrement. De 13 500 en 2002, les demandeurs d'emploi inoccupés sont passés à environ 16 000 en 2003 et à près de 18 000 en 2004.
Nous encaissons mieux que les autres. La proximité de la Région de Bruxelles qui concentre beaucoup d’emplois dans les services nous aide encore. Heureusement, mais pour combien de temps ?
Vous pouvez trouver les chifre des demandes d'emploi pour toutes les communes de Wallonie(presqu') en temps réel ici : http://www.leforem.be/informer/info/EdT_Taux.xls
 
Vous y trouverez des informations intéressantes, voici par exemple l'évolution du taux (mensuel) des demandeurs d'emplois dans ma ville de Nivelles pour ces dernières années :

Tx dem. emploi

déc. 02

12,92%

déc. 03

14,26%

déc. 04

15,15%

déc.  05

14,69%

 
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 18:29
Dans "Vers l'avenir",
 
Louvain : cachez-moi ce francophone à la caisse du supermarché !
     
Un litige linguistique consécutif à la présence d'un francophone à la caisse du supermarché GB express de la Brusselsestraat à Louvain a été réglé
 
L’exploitant s'est excusé mercredi auprès de l'échevin des Classes moyennes, Carl Devlies (cd&v) et a promis que cela ne se reproduirait plus. M Devlies a par conséquent décidé de ne pas envoyer les courriers qu'il avait l'intention d'adresser à diverses instances. Le jour de l'an, seul un caissier francophone était présent dans le magasin pour servir les clients, ce qui avait provoqué des réclamations
 
Selon l'exploitant, ce problème a pour origine un manque ponctuel de personnel .Une personne avait été engagée pour remplir les rayons ce jour-là mais, à un moment donné, elle avait également pris place derrière la caisse.
Afin d'éviter un tel incident à l'avenir, un nouvel employé a été engagé mercredi. (Le journal ne dit pas ce qu'on a fait de l'autre...)
  
Heureusement le bon roi Albert deux, lui, vous dira combien il sent grandir le désir de vivre ensemble des deux communautés.
 
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Message improvisé pour les législatives de 2007
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- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
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- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
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- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
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