Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 14:08
Amusant, non ?
 
Vous vous souviendrez de ce billet précédent : « La rénovation des mœurs politiques se poursuit ! » où j’évoquais le retour des traditions d’occupation partisane de la fonction publique wallonne.
 
Après l’avoir contesté, Philippe Courard (PS, tiens donc…) s’est montré sincère, mais avec des nuances, au Parlement wallon, en reconnaissant, je le cite : « l'administration wallonne est politisée depuis toujours et c'est normal qu'elle soit surtout socialiste puisque le PS c'est 40% de la Wallonie ». Ajoutant : « On ne peut pas me reprocher de repolitiser l'administration, puisque la politisation existe. Mais on essaie d'en installer une qui soit la plus objective possible.  Savoir qui est PS ou pas dans l'administration m'importe peu. Mais il est tout à fait légitime qu'il y ait davantage de socialistes. C'est en fonction de la population; et puis, le MR est moins enclin à s'investir dans la fonction publique et Ecolo est encore un parti jeune ».
 
C’est faire peu de cas des déclarations de Collignon, alors Ministre président, qui imposait clairement un partage 2/3-1/3 avec ses comparses du PSC. Comparses devenus depuis leur cure d’opposition et leur re-baptême en « Démocrates humanistes » (sans rire) de grands défenseurs (en parole) de l’égalité et de la « bonne gouvernance » (si quelqu’un a un mot français pour ce machin, qu’il me le dise).  Comment y croire ? Même si Courard affirme maintenant, sans rire, que : « ce n'est pas la carte de parti c'est la compétence » qui comptera.
 
Bref on avance, on admet les évidences et mieux on les reconnaît publiquement mais les actes ?
 
Et pourtant, il faut une administration publique de haut niveau. C’est une des conditions de la relance économique wallonne. Il y a une élite de jeunes Wallons, mais elle est d'abord attirée par le privé et quitte souvent la Wallonie pour Bruxelles ou l'étranger. Elle déserte la fonction politique ou administrative. En Wallonie, il faut regagner la bataille des ressources humaines de qualité au profit des services publics et pas seulement du privé. Le Gouvernement wallon doit cesser de politiser ses administrations et doit les respecter. Il faut qu'il sélectionne des jeunes par concours et les envoie en formation complémentaire dans les hautes écoles françaises de type ENA (Ecole Nationale d’Administration).
 
Par ailleurs, les agents publics doivent être dotés d'un statut syndical démocratique, fondé sur des élections sociales ouvertes.
 
Dépolitiser, c’est aussi revoir le statut administratif des agents de la Fonction publique dans le sens d’une plus grande égalité des chances. C’est organiser la mobilité entre niveaux de pouvoir (Région, Communauté, Provinces, Communes). C’est, lorsqu’il y a des emplois vacants, ouvrir l’administration à du sang neuf par des concours accessibles à tous, aux agents mais aussi aux simples citoyens.
 
Enfin, assainir en profondeur les Intercommunales, Invests et autres outils de développement dont la politisation est l'une des causes de stagnation économique pour la Wallonie quadrillée dans chacune de ses provinces par une mainmise à but politique. On sait que les divers clans des quatre partis officiels se déchirent pour obtenir des parcelles d'un pouvoir économique non transparent et peu performant. Mais peut-être s'agit-il bien là du mal wallon, hérité du régime belge. Terrible contamination d'un peuple qui a pourtant gardé au fond de lui-même des sentiments républicains très puissants.
 
Il est impératif de :
 
- remplacer les Intercommunales gestionnaires de services publics par des établissements publics unifiés au niveau de la Wallonie
- intégrer d’autres Intercommunales dans les futures Communautés urbaines
- supprimer les filiales provinciales TEC, sources de mandats politiques parasitaires et les transformer en simples directions territoriales de la Société Régionale wallonne des Transports
- Intégrer les trop nombreux O.I.P. (Organismes d’Intérêt Public) wallons dans les ministères wallons (ce sont des nids à parachutages politiques).
On l’oublie trop souvent, mais c’est là, dans ces O.I.P., que l’influence des partis (politisation et népotisme) est la plus grande. Curieux ce silence persistant…
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 18:42

Nicolas Dupont-Aignan chez Karl Zero 

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 16:52
Bernard Kouchner, le candidat présenté par la France, a été éliminé lundi au 3ème tour de scrutin du Conseil exécutif de l'organisation.
 
A priori, tout citoyen français ou simplement francophone soucieux de « la place de la France dans le monde » pourrait regretter le résultat de ce scrutin.
 
Pour la raison principale que cette candidature pouvait être considérée avec sympathie, et cela indépendamment de toute opinion politique. En effet, si entre 1988 et 2002 Bernard Kouchner participa à quasiment tous les gouvernements socialistes, et fut même Haut représentant de l’ONU au Kosovo en guerre (1999-2001), c’est d’abord pour son action humanitaire qu’il se fit connaître, étant à la fois co-fondateur de « Médecins sans frontières » (1971), puis de « Médecins du monde » (1980). De cet engagement personnel au service des plus démunis est née l’estime que beaucoup lui portent, en France et bien au-delà.
 
Mais, il y a une face caché que peu connaissent.  Il faut pour cela avoir feuilleté son dernier livre: « Deux ou trois choses que je sais de nous » (Robert Laffont).
 
C’est que dans l’ante-pénultième chapitre, on lit avec des assertions curieuses, jugez-en : 
« ... nouveau venu dans le gouvernement de la République, j’avais été étonné, en 1988, que l’on insistât sur l’usage obligatoire du français pour les ministres » ( p.147) ;
« Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient. (p. 151) »
 
Etonnant de la part d’un Ministre de la République qui a fait de la langue française une de ses caractéristiques fortes. Et ce ne sont pas des citations isolées sujettes à interprétation. Puisque ce chapitre débute par : « L’anglais, avenir de la francophonie »
 
Finalement, nous pouvions craindre que le français ne soit encore plus (mal)traité à l’OMS… Un idiome « indigène » destiné à une disparition prochaine, et que l’on n’y entende s’épanouir l’injurieux « Speak white » par lequel les colons « anglo-canadians » ont si longtemps – et encore aujourd’hui, parfois – cherché à humilier nos cousins Québécois, qui ont résisté vaillamment, rien que pour préserver l’honneur d’être soi et l’espérance.
 
Il n’empêche qu'en fin de compte, c’est la position du Français dans une organisation internationale qui est, une fois de plus, mise en difficulté.
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 09:47

Van Cauwenberghe (ce samedi, dans un entretien accordé au journal Le Soir). : “J’accepte mal les fantasmes de ceux qui veulent me voir faire un pas de côté. Maintenant je fais des pas en avant pour reconstruire à Charleroi. Car je suis celui qui peut y parvenir. Mon départ ne servirait que le façadisme arboré par certains”. (…) “Tout au long de cette crise, l’objectif d’Elio Di Rupo et le mien étaient identiques: sortir Charleroi de l’impasse” (…)
 
Cynisme ou tromperie : il ne s’agit pas de "reconstruire Charleroi",  mais bien de “reconstruire à Charleroi" !
 
La nuance est d’importance. C'est bien le parti qui importe !
 
Venant après  l'étonnement de Jean-Claude Van Cauwenberghe qu'un juge d'instruction puisse, "dans sa psychorigidité", faire écrouer le bénéficiaire de 18.000 voix de préférence, le propos n'est pas seulement intéressant parce qu'il pointe une faiblesse fondamentale de la démocratie. Les électeurs du PS, surtout dans les bastions rouges wallons, n'ignorent pas quelles sont les méthodes de leurs élus. Mais pourquoi sanctionneraient-ils un système clientéliste qui constitue le principal attrait de ce parti à leurs yeux ? Les scores marginaux des candidats PS "réformateurs" sont à cet égard tout à fait éloquents.
 
La démocratie dévoyée en particratie est impuissante à mettre fin au mal wallon. On peut espérer que la justice y parviendra, mais le fait qu'elle ait suspendu ses actions jusqu'au lendemain des élections donne malheureusement l'impression que son indépendance est incomplète et reste fragile.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 19:14
Exercez ici votre néerlandais... et gagnez un week-end de luxe !

La plus chouette manière d'exercer votre néerlandais ? Dans votre magasin de quartier ! Chaque jour quelques nouveaux mots dans votre sac à provisions.
Chaque jour 1 cachet sur votre carte d'épargne. Et après 4 cachets, vous avez déjà une chance de remporter un WEEKEND DE LUXE DE 250 euros !
Vous reconnaîtrez les magasins participants à l'autocollants "Oefen hier je Nederlands". Poussez la porte... et avant de vous en rendre compte, vous parlerez facilement le néerlandais.
 
Voilà ce que propose la campagne "Oefen hier je Nederlands" à l’initiative de la Province du Brabant flamand.
 
Les autorités provinciales ont donc parfaitement retenu la leçon d’Yves Leterme en organisant une campagne avec un message à leur portée pour les Francophones (et les autres, ça c’est l’alibi…), dont on sait maintenant q’ils sont vraiment considérés comme  intellectuellement un peu... faible.
 
Collectionnez les "bon-points" et devenez Flamand !
 
Il fallait y penser !
 
Et comme certains "responsables" politiques du Brabant wallon se montrent toujours particulièrement dociles à l'égard des Flamands, je ne serais vraiment pas étonné que d'ici peu, cette initiative soit - à titre culturel et dans un souci de pacification et de tolérance - étendue à certaines communes comme Beauvechain, Jodoigne, Orp-Jauche, etc...
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 16:01
La presse se fait le relais de la re-découverte d’un fax (télécopie) datant de l’époque où il état Ministre en charge des affaires intérieures et des pouvoirs locaux de la Région wallonne.
 
Ce "pauvre" Ministre se plaint d’avoir reçu par erreur ce document par lequel une fonctionnaire générale demandait conseil au Ministre président de la Région concernant la manière de répondre à une demande d’information concernant la ville (Charleroi) du dit Ministre président.
 
Michel serait intervenu à l’époque pour demander des sanctions, n’aurait pas été suivi par le Secrétaire général du Ministère de la Région wallonne (MRW) et le Gouvernement et se serait écrasé. Ressortant maintenant cette affaire pour profiter de l’indignation liée aux révélations que l’on sait… Il n’y a pas de petits profits !
 
Comédie !
 
Culotée, cette manière de se donner le beau rôle. On sait depuis longtemps que l’administration wallonne a été « lotie ». Les partis dominants s’étant partagé les fonctions et postes. Qui ne se souvient du partage 2/3-1/3 entre socialistes et PSC sous le gouvernement Collignon-Lebrun ? Et le partage précédent entre PRL et PS, c'est évidemment de l'histoire ancienne. On a la mémoire courte en politique - enfin quand ça arrange...
 
Impossible donc de ne pas savoir que les Secrétaires généraux, Inspecteurs généraux, Directeurs généraux et leurs subalternes n’ont pas été désignés en fonction de leur appartenance politique, généralement après un passage plus ou moins long dans les cabinets ministériels. A moins d’être journaliste à la RTB(f) ou RTL-TVi et de jouer les naïfs, tout le monde est au courant de ces pratiques.
 
On imagine mal Charles Michel lui-même, jouer au chevalier blanc et refuser de recevoir une demande du même type d’un fonctionnaire général étiqueté MR. Pensons simplement à la manne publique qui a arrosé par hasard et pendant son séjour au gouvernement wallon les villes de Wavre et de Jodoigne…
 
Un véritable réformateur aurait utilisé cet incident (et encore on peut se poser la question de savoir si cet envoi de télécopie est vraiment accidentel….) pour provoquer un incident véritable permettant une réflexion sur le véritable fonctionnement anti-démocratique de la Wallonie.
 
Amusante coïncidence, au même moment, mon ami Paul-Henry Gendebien publie un billet dans la « Libre » sur le mal wallon !
 
Ce 29 octobre, sur l'une des deux chaînes de télé officielle du régime (RTL ou RTB(f)) un intervenant a demandé à Charles Michel pourquoi il n'avait pas démissionné lorsqu'il a constaté que sa plainte n'était pas prise en considération... Voici, en substance, sa réponse : si j'avais démissionné, un autre aurait pris ma place et je n'aurais pas pu m'occuper d'autres dossiers plus importants. Pas mal, non ?
 
Où est l'époque où des hommes d'Etat comme François Bovesse démissionnaient - en pleine déclaration gouvernementale - parce qu'il n'y retrouvait pas un détail de la négociation. "L'estompement de la norme" ne concerne pas que les fonctionnaires dirigeants !
Y aurait-il des compromissions plus ou moins graves que d'autres ? Pas en Belgique, tout y est bénin jusqu'au moment où ça arrive sur la place publique.
 
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 12:52
L’automne est clément en cette fin d’octobre. Conséquence du « réchauffement de la terre » dont on nous parle ou événement somme toute banal et observable. Ce n’est pas la première fois qu’il fait beau à cette date. Nos vieux livres d’histoires nous rappellent qu’en 732, ce même 25 octobre, il fit déjà bien chaud, puisquo l'on sait que Charles Martel fondit sur les sarrasins à Poitier !
Partager cet article
Repost0
24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 11:12
La loi de Lenz (ou loi de Lenz-Faraday) sert en électromagnétisme et permet de déterminer le sens du courant induit. Elle peut s'énoncer grossièrement comme suit : un changement d'état d'un système électromagnétique provoque un phénomène dont les effets tendent à s'opposer à ce changement.
 
Ou dit aussi plus simplement : l'effet s'oppose à la cause. Et si cette loi (sans entrer dans les détails importants en physique comme le fait que courant induit est dû à la variation du courant inducteur…) pouvait être transposée ailleurs que dans le monde de la physique ?
 
En politique, par exemple… Si un effet renforce la cause qui le produit, on créé ainsi presque un mouvement de type perpétuel… Plus on dénonce la catastrophe où nous mène l’existence de la Belgique, plus le sentiment national belge est sublimé par les médias et les politiciens influençant ainsi les citoyens. Si l'effet s'oppose à la cause, est-ce que s'opposer à l'effet n'est pas une façon de renforcer la cause ? Euh… vous me suivez ? J'avoue que...
 
Tout ça pour dire que si certains militants de la cause réunioniste trouvent que les choses ne vont pas assez vite, il n’y a pas de raisons de se décourager. Les résistances sont nombreuses et normales. C’est que nous amenons un changement de postulat. Un changement de croyance même.
Or il est indéniable que les progrès ont été importants en quelques années. Perçu comme farfelue ou utopique (*) pendant très longtemps (bien avant la création du RWF) ce projet fait maintenant partie des choix d’avenir possibles. En Wallonie certes, mais aussi de plus en plus en France même. A titre d’exemple, lundi dernier j’ai ainsi été invité à participer à un débat sur une radio parisienne (diffusée également dans les régions du nord) où la question de l’attitude que la France devrait avoir lors de la fin de l’Etat belge était clairement évoquée. La question « rattachiste » (le mot a la vie dure depuis 1831 !) a également fait l'objet d'un reportage au JTde France 3 Nord-Picardie avant les élections municipales. Et je ne vous parle pas des messages informels (forcément informels, principe de non-ingérence oblige) que nous recevons d’hommes politiques de premier plan.
 
A nous de continuer à adapter notre communication vers nos concitoyens en balisant notre réflexion par ces quelques postulats de la Programmation neuro-linguistique, outil de modélisation des structures subjectives de l’expérience humaine :
- Le sens de la communication est dans la réponse qu'elle produit. Les situations changent, le même comportement ou la même stratégie ne produira pas forcément le même résultat.
- Plus on a du choix et plus on se met en état de réussir.
- Il n'y a pas d'échec, seulement des expériences et du retour d'information. Ce que nous nommons erreur ou échec est une étape sur le chemin de l'apprentissage, donc de la réussite. A condition d’en tenir compte !
 
(*) Une anecdote : Il y a quelques années, lors d’une séance de récolte de signatures pour pouvoir présenter des candidats aux élections, un professeur d’université, après avoir signé le document, a eu ce propos intéressant : « je signe, mais je ne crois pas que le réunion se fera » ajoutant : « hélas ! ».

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 16:45
Les maires et leurs adjoints de deux des plus grandes villes wallonnes sont soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de détournement, de corruption ou encore des délits d’initiés. Le premier parti politique est miné wallon miné par les scandales financiers, un incessant ballet de ruptures postélectorales et de promesses non tenues. Un des principaux ministres du Gouvernement wallon fait le pitre à la télé, sa soulographie fait le tour du monde par le biais de l’Internet. L'image politique de la Wallonie (on ne parle plus de la «Belgique du sud » suivant le bon principe que "c'est bien, c'est belge" et que ce qui est mauvais est plus facilement qualifié de wallon…) est ainsi de plus en plus ternie sur le plan international. Les médias flamands s’en donnent à cœur joie à deux pas d’une négociation institutionnelle importante alors que les francophones jouent aux donneurs de leçon.
 
Devons-nous avoir honte d’être Wallons ?
 
Ma réponse est simple : Non, au contraire !
 
Non ! Parce que ces turpitudes ne sont pas spécifiquement wallonnes. Les scandales politico-financiers font partie du système belge et ce n’est pas nouveau. Il y a quelques années, lors un troisième cycle universitaire que je suivais, au cours d’un exposé que faisait un dirigeant de l’Office belge du Ducroire (*), nous avons appris à relativiser, malgré nous, l’importance de la corruption.
Ce monsieur nous a ainsi expliqué que son organisme (voir ci-dessous) assure tous les aspects des exportations sauf le montant des pots de vins nécessaires à tous les niveaux dans certains pays… Mais il donne, en fonction des informations obtenues de nos exportateurs les niveaux « normaux » de dessous de table en fonction des destinations. Ce qui peut aller jusqu’à 43 % du montant du marché.
L’Office souhaitant fournir une information complète à nos exportateurs (la Belgique est un petit pays ex porteur en volume) a demandé aux pays voisins (Allemagne et France) pour vérifier si les montants étaient semblables.
Et globalement, c’était le cas. Sauf pour un pays qui ne figurait pas dans leurs tablettes, et pour cause… La Belgique !
Il a refusé de nous donner le montant exigé à l’époque, se contentant de nous dire que la Belgique se classait dans les 3 premiers et que de toute façon, il refuserait de reconnaître nous en avoir parlé. Ajoutant, c’était l’époque : « alors, vous pensez bien, Agusta, ce n’est rien ».
Bien sûr, depuis, les choses ont changé. Le financement des partis politique a changé, il y a prescription, etc… Mais comme pour les animaux malades de la peste, tous étaient touchés, même si tous n’en mourraient pas. Les plus malins s’en sont tirés. Ceci dit, quand des milliards vous passent entre les mains, il ne faut pas s’étonner si, de temps en temps, il vous reste un peu de confiture sur les doigts. Partout.
 
Non ! Parce que les Wallons sont travailleurs, courageux, honnêtes dans leur toute grande majorité. La situation économique désastreuse que nous vivons n’est pas de leur fait. Elle est due à la Belgique d’abord qui a systématiquement préféré la Flandre pour ses investissements quitte à détourner légalement les Fonds européens de reconversion dans un passé pas tellement lointain. La solution « belge » à la restructuration des charbonnages, puis à la nécessaire reconversion de la sidérurgie wallonne a été de construire Sidmar à Gand ! C’est systématique la Belgique finance les infrastructures en Flandre avec l’argent de tout le monde, ensuite, on régionalise et la Wallonie doit se débrouiller avec ses maigres moyens sans que les partis politiques traditionnels y trouvent à redire. Ensuite parce que le gaspillage induit par le système du clientélisme particratique, le lotissement des administrations et le saupoudrage des investissements en fonction des intérêts des élus locaux ne permettent pas le redressement qu’on constate dans toutes les régions européennes de vieille industrialisation comparables.
 
Non ! Parce que nous avons les qualités nécessaires à notre redressement. Nous avons des centres de recherche de très haut niveau. D’excellentes grandes écoles. Des Universités bien classées. Sans compter qu’une étude internationale montrait il y a quelques années que la productivité d’un ouvrier wallon était bien supérieure à celle d’un japonais.
 
Non ! Parce que nos artistes, nos écrivains, rivalisent avec les meilleurs… en France et donc dans le monde.
 
Non, nous n’avons pas à avoir honte. S’il y a chez-nous, comme ailleurs, des brebis galeuses, nous ne sommes pas un peuple de voyous, de prévaricateurs ou de faignants. Mais il est vrai que nous sommes coincés dans un pays qui, lui le devient par manque de sens, par manque d’avenir. A nous d’en sortir !
 
A nous aussi d’avoir un message positif pour notre peuple. Ce sera dur. Sur les fora et dans les autres partis wallons, et parfois même dans le mien, hélas, le virus de pensée « belge » qui veut que les wallons n’en sortiront pas fait des ravages au point que certains lisent avidement et publient sans critique des extraits la presse flamande pour montrer combien nous sommes tombés bien bas !
Il est de notre devoir de les combattre !
Note : Depuis la publication de ce billet, j'ai reçu une copie d'un courriel incendiaire d'un atrabilaire sacrément parano qui s'estime personnellement visé par le dernier paragraphe. là aussi ma réponse est simple : Qui s'int rogneûx s'dègrâte !
(*) Sur certains marchés étrangers, la couverture des risques à l’exportation est non seulement utile mais indispensable. Il existe pour cela un instrument fédéral - Le Ducroire - dont la vocation est de favoriser les exportations belges en offrant aux entreprises la possibilité de s'assurer sur certains marchés, à condition d'y exporter des produits et/ou des services d'origine belge.
En pratique, le Ducroire couvre deux types de risques :
 
- le risque de carence du débiteur qui se trouve dans l'incapacité d'exécuter ses obligations ou qui s'y soustrait sans motif légitime,
- le risque politique qui porte sur des événements indépendants de la volonté de l'acheteur. Il englobe tous les événements de force majeure : guerres, révolutions, catastrophes naturelles, difficultés économiques.
 
Le Ducroire couvre les entreprises dans les pays principalement hors OCDE mais ne propose pas de couverture pour tous les pays. Il fixe des plafonds d'intervention et propose différents types de police selon les besoins de l'exportateur.
 
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 15:40
Ces derniers jours, certains se montrent assez étonné que la Justice ait apparemment opéré une trêve dans les enquêtes sur les « affaires » liées aux activités politiques (Dumortier, Anselme, Close et maintenant le Bourgmestre et peut-être de nouveaux échevins à Charleroi) pour laisser se dérouler les élections. Parmi eux, les plus virulents sont ceux qui estiment facilement « que les politiques sont tous pourris ». (J'ai déjà eu l'occasion de dire indirectement ce que j'en pense en réponse à un commentaire antérieur.). Il faut raison garder. S’il semble qu’on ait attendu le 9 octobre pour que les « affaires » reviennent au premier plan de l’actualité, j’y vois deux raisons. La première, c’est que les Juges d’instruction poursuivent leurs devoirs à leur rythme. Le seconde, c’est qu’il n’y avait pas urgence et qu’il valait mieux – pour le bon déroulement et la sérénité des enquêtes – laisser passer cette période électorale dans la sérénité. Après tout, toute personne est et doit être considérée comme innocente jusqu’à preuve du contraire. Ce n’est pas aux Juges à perturber, à risquer d’influencer un débat public sur base de présomptions. Attitude responsable. Ce n’est pas parce que 18.000 personnes ont voté pour une personne qu’elle est au-dessus de tout soupçon ou de toute critique. Le Vlaams Blok a été condamné malgré le million d’électeurs, Van Rossem était un escroc, Féret aussi. Le succès électoral n’est pas un gage d’honnêteté ni le contraire.
 
Tout autres sont les accusations d’abus proférées ce dimanche et relayées dans la presse à l’égard des Juges d’instructions. C’est qu’ils sont fort seuls et qu’il faut les protéger et leur faire confiance. Ils agissent dans l’intérêt de la Justice et s’il est vrai qu’ils peuvent se tromper, des procédures existent. Rappelons-nous les sanctions à l’égard du Juge d’instruction dans l’affaire d’Outreau ou plus proche de nous « l’arrêt spaghetti » de dessaisissement du Juge Connerotte. Sans revenir sur la Loi qui a été revue à trois reprises, en 1973, 1990, 2005, à chaque fois pour réduire l'application de la détention préventive, il reste qu’il y a des choses à améliorer en matière de droit de la défense. Difficile équilibre. S’il est indispensable que le Juge d’instruction mène son enquête avec toute l’indépendance requise, il doit s’entourer de toutes les précautions possibles dans l’intérêt de la vérité judiciaire.
S’il peut paraître abusif de mettre en détention préventive des citoyens réputés innocents ou qui ne risquent pas de commettre des crimes de sang (pensons à des hommes d’affaire ou des politiques par exemple), il est par contre parfaitement justifié, à mon sens, de les empêcher de prendre contact avec l’extérieur, avec d’éventuels complices, pour faire disparaître des preuves. On est en droit de supposer que le Juge d’instruction ne recourt pas à ce type de procédé sur un caprice… Encore que l’isolement n’est pas total. Van Gompel a pu faire ainsi savoir qu’il démissionnait de ses fonctions…
 
Notons au passage qu’il est exceptionnel qu’un homme politique démissionne en Belgique. Surtout pour assumer des fautes commises par d’autres sous sa responsabilité.
 
Ce qui vient d'arriver à Jacques Van Gompel aura au moins rappelé au collège échevinal de Charleroi de ne plus prendre pour argent comptant les dossiers ficelés d'avance que lui fournit l'administration. Ce qui n’est pas une procédure exceptionnelle et semble bien généralisée. A titre d’exemple, j’ai « fonctionné » pendant une année entière dans un Cabinet ministériel. Les deux Ministères wallons nous envoyaient systématiquement, pour mise à l’ordre du jour du Conseil des Ministres, des dossiers, parfois très techniques, tout préparés. C’est là que le rôle des membres politiques et techniques du Cabinet devenait essentiel pour les analyser et les corriger éventuellement avant de les transmettre. Le politique doit rester le décideur final, mais en étant éclairé. C’est pour ça qu’en Belgique, les administrations étant politisées (dans le sens militants), les techniciens et politiques présents dans les Cabinets ministériels sont indispensables. (Mais uniquement eux, pas les autres dont le rôle est de servir de secrétariat social au Ministre et à son parti). Ce qui me permet de rappeler que les faits qui on amené aux inculpations qui défraient la chronique remontent parfois à quelques années. Et que la justice doit prendre le temps d’examiner les faits avec toute la sérénité nécessaire, en dehors de toute pression.
Particulièrement ici, où il n’y a pas de risque pour la sécurité des personnes. Le battage médiatique en mettant en avant des aspects émotionnels me paraît particulièrement malsain, une fois de plus.
 
Le Juge d’instruction – « L’homme le plus puissant de France » disait Napoléon – doit rester indépendant et doit garder des moyens utiles pour mener ses enquêtes à bonne fin. Ne soyons pas réducteurs sous le coup de l’émotion, rien n’est simple.
 
Mais c’est une opinion personnelle.
Partager cet article
Repost0

« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

Recherche

Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
-
La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

Autres sujets ?


Merci à
FreeFind !

Sur Le Feu...