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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 13:34
Deux informations indiquant le sens que prend notre avenir… Si on laisse faire !
 
Le Parlement européen a approuvé mercredi définitivement la directive de libéralisation des services, dite Bolkestein, en rejetant tous les amendements introduits en deuxième lecture. Les eurodéputés ont repris telle quelle la position commune des Etats membres, elle-même largement basée sur leur première lecture de la directive. Le texte doit encore être entériné pour la forme, début décembre, par les ministres de la Compétitivité des Vingt-cinq. Il entrera ensuite en vigueur début 2010. (Belga)
 
A la RTB(f) : au journal télévisé de mardi 14 à 19h30. La journaliste reçoit Valéry Giscard d'Estaing pour la parution de son dernier livre. Une question apparemment anodine : "qu'est-ce qui vous a fait le plus mal, l'échec à la présidentielle en 1981 ou le rejet de votre projet de constitution européenne par la France, vous qui êtes un européen convaincu...".
Et voilà comment en une petite phrase d'apparence anodine, on arrive à faire passer tous ceux qui ont rejeté ce projet (...) pour des anti-européens...
Alors ? "Il ne pensait pas, elle ne pensait rien, et on voudrait que je sois malin..." ???
(message envoyé par un ami : R.F.)
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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 11:20
En ce jour de la Saint Léopold dans les pays germaniques, et alors que « toute la Belgique » (ça fait combien de personnes, au fait ?) se rassemble, avec une persévérance qu’il faut souligner, pour la « fête du roi » dans la continuation logique du fiasco du 175,25ème anniversaire,  je trouve amusant de souligner une incohérence que peu connaissent.
 
En 1830, lors de ce qu’on a appelé la « Révolution belge », la garde communale de Bruxelles arbora un drapeau aux couleurs brabançonnes. Ce drapeau avait été conçu le 26 août par l'avocat Lucien Jottrand, rédacteur du Courrier des Pays-Bas, et le journaliste Antoine Ducpétiaux (les « Christian Laporte » de l’époque ?). Le but de ce drapeau destiné à la garde bourgeoise était, selon les déclarations d'Emmanuel d'Hooghvorst (chef de la garde) au prince d'Orange, de contrer l'apparition spontanée du drapeau français et donc (déjà !) d’éloigner toute idée de rattachement à la France.... Pour la (très) petite histoire, une commerçante en confectionna quelques exemplaires et le premier, aux bandes horizontales, fut suspendu par Jottrand et Ducpétiaux à l'hôtel de ville de Bruxelles, alors que le second fut promené dans les rues par un employé du ministère de la Guerre...
Les bandes furent placées verticalement sur les exemplaires suivants, avec le rouge du côté de la hampe. Plus tard, le 23 janvier 1831, ce drapeau fut reconnu officiellement comme celui de la Belgique indépendante dans la Constitution. L'article 125 (devenu 193) fut approuvé le 7 février. Et... dès le 12 février le drapeau fut… inversé !:  la bande noire fut placée à la hampe.
La Constitution ne fut donc jamais complètement appliquée et tous les drapeaux belges étant anticonstitutionnels…
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 18:23

Sous le couvert de la baronne Annie Cordy, l'immortelle interprète de "Tata Yoyo" et de la "bonne du curé", propagandiste passionnée (et payée ?) de la belgitude, la RTB(f) a lancé une enquête sur l'avenir de la Belgique....
http://www.moibelgique.be/rtbf_2000/events/moibelgique/index.htm

Après deux ou trois pages l'éventualité de la réunion de la Wallonie à la France y est clairement proposé comme choix possible. C'est moins clair pour Bruxelles.

Je serais curieux d'en voir les résultats...

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:27
Dans son arrêt de mai 2003, la Cour d’Arbitrage a réclamé un remodelage « dans les quatre ans » de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La date de sortie du frigo se rapproche. Comme celle des élections législatives, coïncidence !
 
Contrairement aux partis traditionnels et leurs satellites, nous avons été les seuls à ne pas crier victoire au lendemain de l’échec des négociations sur la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. En effet, au printemps 2005, les négociations sur BHV ne furent pas loin d’aboutir dans un accord byzantin à cette scission partielle (mais définitive !). Sacrifiant à terme, contre quelques concessions pour 6 communes, le reste de la périphérie. Heureusement l’intransigeance de Spirit a fait capoter ce qui a été qualifié de succès triomphal pour les francophones mais cachait une bien trop réelle défaite. Gageons que les partis flamands auront gardé en mémoire le souvenir des concessions que le PS et le FDF-MR avaient faites et qui serviront de point de départ de la négociation en 2007.
Rien n’est acquis.
 
C’est que loin d’être symbolique, la scission de BHV entre bel et bien dans la logique d’indépendance. La marche irrésistible de la Nation flamande suppose la fixation de frontières d'Etat. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international. Les Etats européens seront liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilité dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles. Encore faudrait-il que ces limites administratives soient établies de manière univoque et définitive. Or, tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques. C’est le seul atout des Francophones, mais il est d’importance.
 
Ne nous leurrons pas, les partis flamands n’ont rien oublié et certainement pas l’arrêt de la cours d’arbitrage de 2003. Par ailleurs, le gouvernement fédéral actuel doit, ne l’oublions pas, faire voter une liste d’articles de la Constitution à modifier avant les élections législatives. Gageons que certains ne seront pas dénués d’arrières pensées. Or, il est essentiel pour les habitants Francophones de Bruxelles et de sa périphérie de refuser l’idée même de négociation. Il est un moment où la résistance et la désobéissance devient un devoir. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois qu’on ne tiendrait pas compte d'un arrêt de la Cour d’Arbitrage. Aux Flamands à prendre leurs responsabilités et… à en payer le prix.
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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 16:48
Un an déjà !
 
C’est le 14 novembre 2005 que j’ai fait mes premiers pas dans la « blogosphère ».
Sur Skynet d’abord, ensuite sur over-blog pour éviter de vous fourguer de la publicité.
Si au départ, vous étiez entre 5 et 10 visiteurs par jour, l’audience a grandit. Vous êtes 9 645 à vous être connectés au moins une fois depuis un mois, soit une moyenne de 321 à me rendre visite chaque jour.
81 % d’entre-vous par accès direct, 12 % par des liens sur d’autres sites (merci à eux de me référencer !) et 7 % par les moteurs de recherche.
89 702 billets ont été lus, avec une journée record de 882 le 9 octobre.
Ce nombre est en progression constante passant de 1 667 en décembre 2005 à 13 264 le mois dernier. Ce qui n’est pas trop mal pour un blogue politique défendant une cause qui va à contre-courant de la pensée dominante.
 
J’ai voulu ouvrir la discussion avec vous et j’ose croire que mes propos, comme vos réactions, ne sont ainsi pas perdus. J’ai même l’impression que nous sommes de plus en plus nombreux à partager la même analyse. N’hésitez donc pas à continuer à me laisser vos commentaires, même si comme annoncé,  ils continueront à être filtrés.
 
Merci à tous, visiteurs réguliers ou occasionnels, dont je ne sais presque rien et qui me donnez l’envie de continuer !
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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 12:47

Un article tiré de la "Libre Belgique"...

Je donne raison à Monsieur Durieux, son  point de vue n'est pas de l'intolérance, c'est du bon sens économique. 

Quand donc les politiciens wallons se rendront-ils compte que leur attachement à un Etat moribond, dominé par la Flandre , prive notre région de toute chance de redressement ? 

Combien de fois, en effet, voit-on une firme wallonne acceptée lors d'une soumission en Flandre, même comme sous-traitante ? La préférence communautaire (nationale dirais-je) joue à plein. Systématiquement. 

La réaction du Bourgmestre est une réaction à courte vue. Les pouvoirs publics devraient avoir le devoir moral de privilégier les entreprises installées chez nous. Le jour où les emplois wallons disparaîtront, il sera  trop tard alors pour se retrancher derrière des grands principes.


 

 

Villers-la-Ville
 
"Les Flamands font-ils de même avec nous ?"
J.-P. V.
 
Mis en ligne le 13/11/2006
- - - - - - - - - - -
 
L'administration communale fait appel à un déménageur de... Wilrijk.
 
J e veux bien admettre que je sois plus cher qu'un autre. C'est la loi du marché qui veut cela. Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'une commune wallonne puisse attribuer un marché à une société de... Wilrijk."
 
Bertil Durieux est bien connu à Rixensart par sa société de déménagements Genné. Comme d'autres entreprises du même type, il avait postulé pour le déménagement de l'administration de Villers-la-Ville.
 
Et d'ajouter : "Je croyais que le discours à la mode était de faire travailler les gens de Wallonie pour remonter la pente économique. Je ne suis pas sûr que les Flamands font de même avec les entreprises wallonnes. Ne soyons donc pas plus catholiques..."
 
Le bourgmestre villersois, Emmanuel Burton, lui réplique : "Je ne réfléchis pas en termes de Wallons ou de Flamands. Pour moi qui ai été dans l'équipe nationale de golf, je sais ce que le drapeau belge signifie et je me refuse à me lancer dans des combats d'intolérance. Je réfléchis donc en termes financiers. J'ai moi-même renseigné Genné pour que la commune lui demande offre. Mais le secrétaire communal de Mont-Saint-Guibert nous a aussi passé les coordonnées de cette société de Wilrijk. Qui était effectivement la meilleure du marché. Que voulez-vous que je dise d'autres ? Et venant de là-bas, les déménageurs seront là le 21 novembre, à 6 h 30 du matin. Le personnel communal devra donc en être aussi..."
 
© La Libre Belgique 2006

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 17:08

"Article 23
L'emploi des langues est facultatif en Belgique, il ne peut être réglé que par la loi et seulement pour les actes de L'autorité publique et pour les affaires judiciaires."

Voici ce qu'on trouve dans le premier texte constitutionnel de la Belgique dans les années 1930 et suivantes.

Il est donc un peu abusif de dire que la Belgique était dominée par les francophones. Du moins dans les textes...
Dans les faits, les bourgeois flamands d'expression française étaient déjà dominants... Avec le temps, ils ont simplement "tourné casaque" en fonction de leurs intérêts.
 
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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 11:02
Selon le baromètre conjoncturel réalisé au terme du troisième trimestre, avec près de 1.019.000 habitants, la population bruxelloise représente 9,4 % de la Belgique.
En 2005, 22.783 emplois ont été créés sur son territoire, ce qui correspond à 23,7 pc des emplois créés en Belgique. Il s'agit d'une croissance de 3,48% contre 1,51% pour la Flandre et 2,62% pour la Wallonie.
 
On y constate que les emplois créés au sein de la Région bruxelloise ne bénéficient qu'à concurrence de 14 % aux Bruxellois, 71 % étant attribués à des navetteurs en provenance de Flandre et 15 % en provenance de Wallonie. Ce qui fait dire à Charles Picqué, ministre-président bruxellois, que Bruxelles est un moteur pour l'économie du pays.  Concluant qu’il convient de faire en sorte que l'emploi créé à Bruxelles revienne aux Bruxellois. Logique de sa part, nous sommes en campagne électorale et il sera candidat à Bruxelles. Signe supplémentaire qu'il n'y a plus d'unité institutionnelle.  
Quatre confirmations :
- Le chacun pour soi remplace clairement le principe (républicain !) de solidarité entre les régions. 
- Le rôle des métropoles comme pôle de développement semble bien être confirmé. Notre problème en Wallonie, c’est que les principaux pôles sont situés à l’extérieur de notre territoire. Comme Brabançons wallons, nous le vivons, ainsi d’ailleurs que les nombreux bruxellois immigrés dans notre province qui font chaque jour la navette vers Bruxelles.
Ailleurs,  Maëstricht, Cologne, Lille, Valencienne et Luxembourg sont aussi devenus de puissants moteurs de développement local.
- Le virus de pensée terriblement bien implanté qui veut « qu’il faut  savoir parler flamand » pour trouver un emploi pénalise les Bruxellois, comme les Wallons, puisqu’on constate que 71 % des nouveaux emplois ont été attribués à des navetteurs en provenance de Flandre ! Le faible taux de demandeurs d’emploi dont se gargarisent les Flamands tient bien au fait que grâce aux effets de ce virus, les recruteurs leur attribuent systématiquement la préférence et souvent sans raisons concrètes. Un Wallon ou un Bruxellois francophone ne peut pas être vraiment bilingue, un Flamand l’est par nature
- Le seul remède consiste à sortir du cadre belge pour retrouver la solidarité d’un Etat véritable. Permettant aussi de retrouver du bon sens en matière de qualifications linguistiques nécessaires ou simplement utiles pour occuper un emploi. Il n'y en a qu’un : la réunion de nos deux régions, Bruxelles et Wallonie, à la France.
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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 13:47
Une statistique publiée récemment nous informe qu’un Wallon sur cinq n’a jamais utilisé d’ordinateur. Et que (parmi eux ?) un sur quatre n’a jamais navigué sur l’Internet. Ce qui est moins bon qu’en Flandre ou à Bruxelles. Le Directeur (Flamand bien entendu !) du Service de l’Administration fédérale qui a révélé ces chiffres a attribué le retard wallon aux conditions socio-économiques défavorables et à la plus grande proportion de personnes âgées dans notre région. Insistant pour démentir avec un fin sourire - c’est fou comme ça s’entend bien à la radio ! - qu’il ne s’agissait pas là d’incompétence intellectuelle. Comme quoi…
 
Amateur pur et autodidacte moi-même, je suis toujours étonné de constater que l’Internet alimente de nombreux fantasmes (un peu comme l’imprimerie à ses débuts en somme) et paraît soit difficile à appréhender à ceux qui ne le connaissent pas, soit simple à manipuler à ceux qui croient le connaître. Finalement, c’est comme pour la communication politique ou encore pour le sport dans les cafés, ceux qui s’y connaissent le moins en parlent le plus et toujours avec beaucoup de conviction.
Je reçois ainsi très régulièrement sur mon courriel professionnel, à propos des billets publiés ici, des messages rageurs ou injurieux d’un de ces  « e-nuques » (je ne sais plus de qui est ce néologisme, mais je l’aime bien) que j’appelle mon imprécateur préféré. Grand pourfendeur de coquilles et défenseur d’une certaine orthodoxie, tant sémantique que grammaticale classique - ce qui l’honore -, le contenu sans nuance de ses messages montre qu’il ne comprend pas grand-chose par ailleurs à la manière dont ce médium fonctionne au-delà de ce qu’il voit à l’écran. Et ça l’énerve, je ne vous dis pas le délire ! 
 
Et pourtant, si on veut vraiment s’intéresser au sujet, les informations ne manquent pas. L'excellent« Internet pour les nuls » est vendu dans toutes les bonnes librairies. De nombreux sites donnent une information accessible et très complète. Information trop souvent en anglais ou utilisant beaucoup de termes anglo-saxons par facilité ou snobisme, hélas ! Heureusement, l’Office québécois de la langue française publie un glossaire des termes techniques de l’Internet en Anglais comme en Français. Vous le trouverez à l’adresse suivante : http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/Index/.
 
Bien sûr, comme toujours dans ce domaine et on ne peux que s’en réjouir, ils sont allés très loin dans l’illustration et l’adaptation des termes anglo-saxons. C’est tout à leur honneur. Si tous les pays partageant la langue française étaient comme ça…
 
Enfin, voilà qui devrait aussi faciliter la compréhension des termes techniques anglo-saxons se rapportant à l’Internet utilisés avec enthousiasme par la RTB(f) par exemple.
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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 15:33
Un des points phares de notre combat, c’est la défense et la promotion des valeurs républicaine. Une de ces valeurs est, bien entendu, la laïcité (à la française), dont il conviendrait peut-être de rappeler le grand principe, à savoir que la foi est une affaire personnelle et ne doit en rien intervenir dans la sphère publique. A ce propos, l'actualité nous fournit de quoi réagir.
 
Dimanche passé, le roi, sa femme (et le petit prince ?), de même d'ailleurs (et plus étonnamment) que le ministre-président de la région de Bruxelles, ont assisté au lancement de la semaine de la Toussaint.
S'il est tout à fait légitime que les autorités catholiques organisent ce genre d'événements et si nul ne conteste au chef de l'Etat le droit d'avoir des convictions religieuses, il est parfaitement scandaleux qu'il donne son aval à une opération de prosélytisme religieux.
 
La députée socialiste Bouarfa passait hier devant le comité de discipline du PS. Ce qu'on lui reproche ? Avoir osé critiquer la présence d’un fameux "loup gris" (turc d'extrême droite) sur la liste de Laurette Onkelinx à Schaerbeek, et plus généralement de dénoncer les concessions électoralistes du PS face à certains excès de candidats issus de l'immigration... On le voit, la liberté d'expression au sein du PS a ses limites, de même que le principe de laïcité...
 
On apprend par ailleurs que l'Etat fédéral finance officiellement 3.500 traitements de ministre du culte catholique... alors que le pays ne compte en fait que 2.850 prêtres ! Il y a donc pratique du cumul des traitements ! "Charité bien ordonnée commence par soi-même" disait non sans humour mon grand père. 
 
Relevant de multiples anomalies dans le « financement public des convictions religieuses reconnues et de la laïcité organisée », la coprésidente de la Commission des sages auteur d’un rapport sur cette problématique à la demande de la Ministre des Cultes, Marie-Françoise Rigaux, spécialiste en droit constitutionnel aux Facultés universitaires Saint-Louis a déclaré : « Nous sommes confrontés à des tas de pratiques et d'usages particuliers, dans un contexte général très peu transparent qui alimente les disparités... Il faut trouver un nouvel équilibre dans le financement, en simplifiant et unifiant le système. Puisque dans les faits : les principes d'égalité des cultes et de non-discrimination sont bafoués ».
 
Là où je ne peux la suivre, c’est qu’elle réclame l'adoption d'une nouvelle loi de financement... De même qu'une révision des budgets à la hausse, considérant l'utilité publique des cultes reconnus et de la laïcité organisée : ce serait le prix à payer, aux yeux des sages, pour réajuster les inégalités injustifiées et « garantir le maintien de la paix dans la société ».
 
N’est il pas plus sage (justement) de profiter de la publication de ce rapport (et du contexte budgétaire) pour séparer clairement la sphère privée de la sphère publique ? Autant je respecte les croyances quelles qu’elles soient pour autant que l’ordre public ne soit pas mis en cause et que la liberté de chacun soit garantie, autant je n’accepte pas que ces croyances qui sont du domaine privé soient prises en charge par la collectivité. Pas question donc, dans mon esprit, de profiter de l'opportunité pour revoir la clé de répartition globale des subsides publics aux cultes et à la laïcité organisée en tenant compte du nombre réel d'« adeptes » de chaque conviction. Où vont se situer les athées ? Où est la liberté de choix ?
 
Il n’est pas question non-plus de séparer la Société en plusieurs camps. D’institutionnaliser un rapport dual entre ces pôles que constituent l'Etat d'une part, et les puissances religieuses (et la laïcité organisée en Belgique) d'autre part. Il ne suffit pas, en effet, de répartir ce qui revient de droit à l'un et l'autre des deux pôles, au pouvoir politique et au pouvoir religieux. La séparation ne peut être effective que si une instance tierce fonctionne au-delà des nombreux pôles en présence. Cette instance tierce, c'est le modèle républicain. Le choix de vie en commun en respectant quelques grands principes et valeurs communs. Seule garantie de paix.
 
Gageons que ce ne sera pas le choix de la Ministre des CultesLaurette Onkelinx ! Oui, celle qui a foulé au pied les principes de laïcité pour des raisons bassement électoralistes à Schaerbeek.
 
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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